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TRAFIC DE BONOBO

Le 18 décembre dernier, une jeune femelle bonobo est découverte recroquevillée dans un bagage à main passé aux rayons X par la police de l'air et des frontières à l’aéroport de Roissy.
En provenance de Kinshasa, le couple propriétaire du sac, détenteur de passeports russe et ukrainien ne possédait pas les permis d’exportation et d’importation C.I.T.E.S. indispensables pour faire franchir les frontières à des espèces hautement protégées comme le bonobo. Classé en annexe 1, le commerce de tout ou partie de cette espèce est interdit. Même les chercheurs ramenant pour des études ADN ou autres, des échantillons de poils, de fécès ou d’urine de bonobo doivent fournir ces permis lors de leur passage en douane.
Bien que les saisies de grands singes soient rares à la cellule de contrôle de fret du service des douanes de l’aéroport, un grand nombre d’autres espèces et de produits dérivés (peaux, défenses, os, caviar…) dont le commerce est soit interdit soit très fortement réglementé achève son voyage dans l’un des postes de douane français. Ces animaux et produits dérivés de ces espèces sont principalement destinés aux pays riches : Etats Unis, Europe et Japon. Néanmoins la Chine et la Russie ne sont pas en reste et figurent au palmarès des plus gros "consommateurs" de spécimens vivants ou séchés. Il existe aujourd'hui un important trafic de jeunes grands singes (chimpanzés, bonobos et gorilles) destiné à des collectionneurs privés entre le Bassin du Congo et la Russie mais également pour les orangs-outans entre l’Indonésie et d’autres pays du sud-est asiatique comme la Thaïlande, la Chine mais aussi la Russie. Ce trafic illégal qui, à l’échelle mondiale rapporte entre 5 et 8 milliards d’euros par an, a de quoi allécher de nombreux trafiquants qui n’hésitent pas à louer les services de compagnies aériennes privées pour acheminer leur butin via certains aéroports peu regardants et surtout corruptibles. C’est ainsi qu’une grande partie du trafic illégal d’espèces animales africaines, dont les chimpanzés, transite par le Nigéria, le Soudan ou l’Egypte. Début 2004, ce sont 6 jeunes chimpanzés qui ont été confisqués par le Kenya Wildlife Service à l’aéroport de Nairobi.

La femelle bonobo, traumatisée et fortement déshydratée a été accueillie, après sa saisie, par le Parc de Thoiry pour les premiers soins, avant de repartir le 23 décembre vers la République Démocratique de Congo, son pays d’origine et le sanctuaire de Lola Ya Bonobo qui s’occupe de réhabiliter les orphelins issus du trafic. Aujourd’hui, Malou, âgée de près de 4 ans, se porte beaucoup mieux. Elle se remet de ses blessures et de ses traumatismes grâce au dévouement et à l’amour de sa maman humaine d’adoption : Yvonne, qui passe toutes ces journées à ses côtés. Elle commence à interagir avec d’autres jeunes bonobos orphelins et a même tenté de grimper dans un arbre. Une victoire pour le sanctuaire car au vu de son état : pieds brûlés, le ventre couvert hématomes, des blessures de chaînes et son état de déshydratation intense, sans parler des traumatismes psychologiques, les pronostics d’issue positive étaient faibles.
Malheureusement beaucoup des primates victimes de ce commerce illégal et saisis dans les aéroports ou ailleurs n’ont pas cette chance. Un grand nombre ne survit pas au voyage, et il s’avère souvent très difficile de placer les survivants dans les zoos ou sanctuaires par manque de place. Les deux braconniers quant à eux sont repartis vers leur destination finale, Moscou, sans avoir été pour le moins inquiété par la justice. Un revers pour la Cites et pour toutes les associations de protection des grands singes.

Pour plus d’information >>> info@janegoodall.fr
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One Voice et L'Institut Jane Goodall France pour la défense des animaux de cirque


1) L'Institut Jane Goodall France et l'association One voice viennent de se rapprocher pour défendre ensemble le sort des animaux de cirque. Un combat de longue haleine.

Emmanuelle Grundmann : Hélas, oui. Depuis 1999, déjà, One Voice se mobilise pour dénoncer les conditions de détention et de dressage des animaux de cirque. Beaucoup d'entre eux souffrent tant physiquement que moralement, souvent victimes des pires actes de cruauté. De son côté, l'Institut Jane Goodall milite aussi, revendiquant plus spécifiquement l'interdiction des gorilles, chimpanzés, bonobos, orangs-outans dans les spectacles. Aucune mesure de contrôle ou de sanction n'étant réellement appliquée en France, nos deux associations ont décidé d'unir leurs efforts pour entamer un dialogue constructif avec les pouvoirs publics et demander une révision de la législation et de la réglementation.


2) Le gouvernement se montre-t-il coopératif ?

E.G. : Depuis un an, le Ministère de l'environnement a décidé de modifier la réglementation existante en considérant un certain nombre de nouveaux paramètres. Après avoir donné la parole à de multiples reprises aux circassiens, il se dit désormais prêt à écouter notre point de vue. Nous lui avons donc fourni un rapport co-signé par One Voice (contenant un chapitre entier sur les grands singes) décrivant nos attentes par rapport aux textes en vigueurs.


3) Que souhaitez-vous obtenir ?

E.G. : L'idéal serait d'interdire la présence de tous les animaux dans les cirques, à commencer par ceux placés en Annexe 1 de la CITES (Convention internationale sur le commerce des espèces menacées) ! Mais, le plus important serait au moins de mettre un terme
au renouvellement de ces espèces. A quoi sert de pratiquer des reproductions en dehors de tout programme d'élevage, sans le moindre suivi? Cela ne rime à rien. Juste à alimenter un fonds de commerce !


4) Ainsi, on pourrait rêver de ne plus trouver d'animaux sauvages dans les cirques d'ici quelques années . Cela serait une belle victoire !
Mais, pour répondre aux exigences immédiates, que deviendraient les individus déjà captifs ?

E.G. : À défaut d'envisager leur libération illusoire, nous avons dressé une liste de recommandations visant à améliorer leurs conditions de détention et assurer leur bien-être jusqu'à la fin de leur vie. Respecter les règles de base d'hygiène et de sécurité nous semble aussi essentiel. Dans la plupart des ménageries des cirques, aucune précaution n'est prise. Y compris vis-à-vis du public ! Par exemple, les gens peuvent toucher les animaux en risquant de se faire mordre. Un problème particulièrement préoccupant dans le cas des grands singes dont les maladies sont transmissibles à l'homme.


5) Avez-vous quelques espoirs que vos demandes soient prises en compte ?

E.G. : Honnêtement, je ne sais pas. On nous a laissé entendre que les circassiens ne sont favorables à aucune transformation ou interdiction formelle. Ils sont juste prêts à faire du "cas par cas" , ce qui facilite forcément les détournements de la loi. Or, le lobby est si puissant et les appuis politiques si forts qu'il y a peu de chance de voir les choses bouger vraiment. Malgré tout, nous continuerons à nous faire entendre. Nous comptons beaucoup sur la mobilisation du public. Lui seul peut nous aider a faire le poids pour défendre cette cause

Pour plus d’information >>> info@janegoodall.fr
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Extinction des grands singes : la planète en alerte

Du 05 au 09 septembre dernier, Kinshasa a été le lieu d’une double rencontre, placée sous le patronage du Président Kabila de la République démocratique du Congo.

Pendant ces 5 jours, s’est tenue conjointement la Réunion intergouvernementale (RIG) sur les grands singes convoquée par l’ONU et la première réunion du Great Apes Survival Project (Projet pour la survie des Grands Singes), lancé en mai 2001 sous les auspices du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) et de l’Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture (UNESCO).

Lors de ces assises, seule la Malaisie manquait à l’appel. Tous les autres Etats de l’aire de répartition des derniers primates (21 africains, 2 asiatiques) étaient représentés et ont pu discuter avec les délégués de pays donateurs, des bailleurs de fonds, des agences spécialisées de l’ONU, des scientifiques et des organisations non gouvernementales pour tenter d’adopter une stratégie mondiale destinée à sauver nos plus proches cousins.

Des scientifiques dont le Dr Jane Goodall ont en effet démontré depuis longtemps que les grands singes sont biologiquement semblables aux humains, doués de nombreuses capacités intellectuelles et émotionnelles.

Les Bonobos, chimpanzés, gorilles et orangs-outans qui partagent de 96,4% à 99,4% de nos gènes,
restent pourtant en danger d'extinction imminent. Victimes du braconnage, du trafic, des conflits armés, du virus Ebola et de la déforestation, ils ne seraient plus qu'environ 400.000 en Afrique et en Asie, contre des millions au XIXème siècle. Selon le PNUE, au moins 90 % des zones où vivent les rares survivants seront affectées d’ici 30 ans si aucune action urgente n’est instaurée dès à présent…

C’est donc "au nom de l’humanité", que les quelques 150 participants du forum de Kinshasa ont été invités à se mobiliser pour enrayer une situation dramatique. M. Yerodia, qui représentait le président congolais Joseph Kabila, a appelé à "une prise de conscience collective" pour que ces espèces "bénéficient d'un statut particulier partout où elles se trouvent". D’autant que, comme l’a souligné le GRASP, leur protection peut aussi représenter un intérêt économique pour les communautés locales souvent démunies en encourageant le développement d’un écotourisme soigneusement réglementé.

Au terme de la conférence, 22 pays ont d’ores et déjà accepté de signer une déclaration préconisant l'élaboration et l’application de plans nationaux pour sauvegarder l'habitat naturel des singes d’ici 2015 et mettre enfin un terme au braconnage. Les pays riches se sont engagés à soutenir les plus pauvres dans leurs projets. Reste à espérer que ces décisions seront suivies d’effets avant qu’il ne soit trop tard…

 
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Insertion d’une biographie de Jane Goodall dans l’édition 2006 du Petit Larousse illustré (page 1401)

23.06.2005

Le Petit Larousse illustré 2006
Ouvrir les yeux sur le monde

Avec cette 101e édition, le plus célèbre des dictionnaires se mobilise !

Fidèle à sa mission de toujours, il transmet la connaissance et nous permet de mieux comprendre les sujets fondamentaux du monde qui nous entoure.
Dans ses deux cahiers exceptionnels, il nous invite à ouvrir les yeux sur deux trésors :
- la planète Terre, à travers un cahier illustré de 32 pages, réalisé avec la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme.
- la langue française, à travers un cahier original sur la francophonie, illustré par des artistes de talent, et évidemment à travers ses nouveaux mots, sens, expressions et locutions.
- Dictionnaire encyclopédique de référence créé en 1905, le Petit Larousse illustré a conquis le cœur des lecteurs par sa conception éditoriale unique qui en fait un ouvrage incontournable, une source inépuisable de découvertes !


© Larousse 2005

   
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  LES CHIMPANZES ONT DEJA DISPARUS DANS TROIS PAYS OUEST-AFRICAINS


Chaque geste compte.


Par Saliou SambCONAKRY, 9 novembre 2004 (IPS)
A 17 ans, Robert est le chimpanzé le plus âgé du centre de conservation de Somoriyah, à Faranah, dans le centre est de la Guinée, à environ 400 kilomètres de Conakry, la capitale de ce pays d'Afrique de l'ouest.

Avec les 33 autres pensionnaires du centre, le ''vieux'' chimpanzé ignore la menace qui plane sérieusement sur son espèce, malgré les innombrables efforts des organisations écologistes décidées à stopper l'extermination des primates. ''La menace sur les chimpanzés est réelle. Les chimpanzés ont disparu au Togo, au Bénin et au Burkina Faso et, même s'ils sont protégés par les règles du Projet pour la survie des grands singes (GRASP), leur population a sensiblement diminué dans certains pays d'Afrique de l'ouest'', a déclaré à IPS, Maurice Mamy, un des spécialistes de la faune en Guinée. Jane Goodall, une des principales activistes, connue dans la défense des chimpanzés à travers le monde, a fait remarquer, dans sa contribution au dernier rapport sur les chimpanzés rendu public fin octobre, que leur population a chuté considérablement au cours des trois dernières décennies, ajoute Camara.

   
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