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# 11
Printemps-Eté 2011 |
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Se
battre pour les grands singes, c’est
se battre pour
l’avenir
de l’humanité. |
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Ce livre anniversaire
retrace, avec de nombreuses photographies, la vie
du Dr. Goodall et ses 50 années de recherches
dans le Parc National de Gombe, en Tanzanie.
C'est là que Jane Goodall
a débarqué, en 1960, alors qu'elle n'était
encore qu'une toute jeune femme, pour entamer ce qui
constitue à ce jour le plus long projet d'étude
d'une espèce animale dans son milieu naturel
jamais mené. Mais Gombe représente bien
davantage que le point de départ des recherches
du Dr. Goodall.
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En
effet, celle-ci a compris très tôt que
le seul moyen de protéger les espèces
menacées était d'intéresser les
populations locales à leur protection, et Gombe
est aussi le berceau de deux programmes phares de l'Institut:
le programme de Conservation Centrée
sur les Communautés (CCC) et le programme Roots
& Shoots, dont le but est d'inciter les
jeunes générations à s'impliquer
pour agir sur le monde qui les entoure.
Grâce à ce livre magnifiquement illustré,
vous connaîtrez tout de ce lieu exceptionnel et
de l'histoire non moins extraordinaire de celle qui
lui a consacré sa vie.
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Photos inédites
du livre |
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© Hugo van
Lawick |
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Jane
Goodall : 50 years at Gombe
(en anglais)
35 €
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Actuellement
disponible dans notre boutique.
Pour
le commander, cliquez
ici |
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Créé
par la passion dévorante d'une femme, Beauval est l'histoire
d'une vie toute entière dédiée aux animaux
et à leur sauvegarde. En allant au bout de
son rêve Françoise Delord a
construit l'un des 15 plus beaux parcs zoologiques
du monde. Des soigneurs aux vétérinaires
en passant par les jardiniers, c’est toujours la même
philosophie : tout pour les animaux.
Connu pour la qualité de ses installations, les
naissances d’espèces rares ou menacées
continuent d’être particulièrement nombreuses.
Association Beauval Conservation
& Recherche
Le ZooParc de Beauval a toujours eu pour exigence
la sauvegarde des espèces à travers le monde
c’est donc tout naturellement que l’Association
Beauval Conservation & Recherche a été
créé pour mettre en oeuvre, développer
et soutenir des actions de conservation in-situ, pour la
préservation de la biodiversité mondiale, sensibiliser
les visiteurs du ZooParc de Beauval et le grand public
en général à la nécessité
de ces actions, ainsi que développer des programmes
de recherche scientifique contribuant à l'amélioration
du bien être des animaux. Financée principalement
par le ZooParc, elle gère en plus les dons et les parrainages
des particuliers, scolaires et entreprises dont l’intégralité
est utilisée sur le terrain.
Jane Goodall & le ZooParc
de Beauval
L’Association Beauval Conservation & Recherche
a décidé de s’engager aux cotés
du Dr. Jane Goodall en soutenant financièrement les
actions de l’Institut Jane Goodall France.
Jane Goodall sera présente
au ZooParc de Beauval le samedi 14 Mai 2011 pour une conférence
au centre de séminaire du ZooParc,
suivie par une cérémonie d'inauguration du panneau
symbole de ce partenariat.
Pour voir le programme des
événements : www.janegoodall.fr/evenements
Alexandra Montpert
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La
mise en garde du Dr. Jane Goodall :
Les cultures destinées aux biocarburants mettent
en danger les forêts tropicales !
La course à la production de cultures destinées
aux biocarburants met gravement en danger les forêts
d’Asie, d’Afrique et d’Amérique
du Sud, et vient s'ajouter aux émissions de gaz
tenues pour responsable du réchauffement climatique.
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«
Nous abattons les forêts pour produire de la canne
à sucre et de l’huile de palme destinées
aux biocarburants, et nos forêts sont menacées
par une multitude d’intérêts divergents,
à tel point qu’il devient de plus en plus
urgent de les protéger »,
a déclaré Jane Goodall.
Alors qu’il devient de plus en plus difficile
de trouver de nouvelles réserves de pétrole,
plusieurs pays comme le Brésil et l’Indonésie
misent à tout va sur la production locale de
biocarburants, tels que l’éthanol (produit
à partir de la canne à sucre) et le «
biodiesel » (produit à partir des noix
de palme).
Le programme de l’ONU pour le climat, considère
que les biocarburants ont une empreinte carbonique faible
car les cultures absorbent le dioxyde de carbone responsable
du réchauffement.
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Cependant,
les critiques affirment que la demande en biocarburants
a encouragé les entreprises à couper et
à brûler les forêts pour y faire
pousser des cultures, multipliant ainsi les émissions
responsables du réchauffement et entraînant
une érosion des sols et une dégradation
des écosystèmes.
Jane Goodall indique que le problème est particulièrement
criant dans la forêt tropicale indonésienne,
où sont produites de grandes quantités
d’huile de palme. En Ouganda – un pays où
l’Institut Jane Goodall œuvre pour
la protection des grands singes –, les
cultivateurs cherchent eux-aussi à acheter de
grandes parcelles de forêt tropicale pour y planter
de la canne à sucre, tout comme au Brésil,
où la forêt est abattue pour les mêmes
raisons.
L’Institut Jane Goodall travaille avec un groupe
récemment constitué de huit pays recouverts
de forêt tropicale appelé le « Forest
Eight » ou « F8 » et dirigé
par l’Indonésie. Ces pays ambitionnent
de mettre en place un système en vertu duquel
les pays riches verseraient des fonds en contrepartie
de la préservation de leur forêt tropicale.
Bien que cette solution ne séduise pas le Dr
Jane Goodall, elle a le mérite d’enclencher
le dialogue.
Les scientifiques des pays abritant des forêts,
essaient encore de calculer avec précision la
quantité de gaz carbonique stockée par
les écosystèmes, mais les premières
estimations indiquent que cette quantité serait
environ deux fois supérieure à celle déjà
présente dans l’atmosphère.
Jane Goodall
Traduction par Shane Lillis et Céline
Kaleka - Photos © Tony Comiti |
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Pour
lutter contre le réchauffement de la planète,
il faut protéger les dernières forêts
qui subsistent.
L’IPCC (International
Panel on Climat Change) a publié un rapport dans
lequel est fait état du nombre alarmant des effets
néfastes du changement climatique à travers
le monde, parmi lesquels : la sècheresse, les
inondations, la diminution des récoltes, les
risques de famine et l’acidification des océans.
Aucun être vivant de ce monde dont nous faisons
partie n’est épargné par le changement
climatique.
En tant que primatologue, je suis particulièrement
préoccupée par la prévision selon
laquelle 20 à 30% des espèces font face
à un risque accru d’extinction.
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Nous
savons que la plupart des espèces vive dans les
forêts tropicales humides, des espèces
phares telles que les éléphants, les tigres
et les chimpanzés, jusqu’aux plus petites
espèces telles que les insectes et les algues.
Certaines d’entre elles jouent un rôle dans
la guérison des maladies, ou pourront le jouer
à l’avenir.
Ces forêts sont menacées à
la fois par leur exploitation à grande échelle
et par le nombre croissant des pays pauvres
qui les détruisent pour fabriquer du charbon
ou les défrichent pour une agriculture de subsistance.
Quelques-uns des impacts du changement climatique envisagé
par l’IPCC, comme la sécheresse ou la famine,
ne feront qu’exacerber l’enlisement de ces
populations.
Un danger relativement nouveau pour ces forêts
est l’engouement croissant pour les biocarburants.
En Afrique, Asie et Amérique Latine, des zones
forestières autrefois réservées
pour la conservation ou pour une exploitation maîtrisée,
sont désormais converties en plantations de canne
à sucre et de palme, dont la production sera
utilisée comme fiouls pour l’éthanol-carburant
ou les biofiouls.
Alors que les pressions humaines ne peuvent être
rapidement inversées, ni les exploitations forestières
et minières enrayées, nous pouvons faire
beaucoup pour sauver ces forêts. Le cœur
d’une stratégie réussie implique
de travailler non seulement avec les leaders nationaux,
mais aussi, et avant tout, avec les populations locales
afin de rehausser leur niveau de vie, surtout dans les
zones proches des réserves forestières.
En apportant une assistance technique aux fermiers afin
d’augmenter leurs revenus, une éducation
aux jeunes, des soins médicaux aux familles,
et des investissements économiques dans l’écotourisme,
ces communautés rurales peuvent devenir les gardiens
de ces forêts, et non pas leurs « destructeurs
».
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Ces
stratégies apportent également d’autres
avantages : elles encouragent la stabilité régionale
et la sécurité. La prospérité
rurale, l’éducation, et un système
de santé publique efficace servent de défenses
naturelles contre les épidémies pandémiques,
les guerres, le terrorisme et l’instabilité
politique. En oeuvrant avec les populations locales
pour sauver les forêts, nous aidons à créer
des communautés stables qui amélioreront
certainement la sécurité mondiale.
Le gouvernement des Etats-Unis d’Amérique,
l’Europe et d’autres pays développés
ont une part de responsabilité privilégiée
pour promouvoir ces programmes. Les pays occidentaux
sont les plus grands consommateurs de pétrole,
bois et autres industries générant du
gaz carbonique, ils ont la responsabilité d’aider
les pays en voie de développement à préserver
leur patrimoine naturel par la promotion de programmes
de développement durable. Une augmentation relativement
faible sous forme d’aide destinée au développement
des communautés rurales, particulièrement
grâce aux microcrédits, peut avoir un impact
extraordinaire pour la sauvegarde des zones sauvages,
forêts comprises, et de l’ensemble des formes
de vie qu’elles alimentent.
En quelques siècles seulement, les pays
aujourd’hui développés d’Europe,
d’Asie et d’Amérique du Nord ont
détruit leurs forêts dans leur inexorable
ruée vers la richesse. Aujourd’hui seuls
quelques vestiges de ces forêts subsistent sur
ces continents.
Les pays développés ont la possibilité
de permettre aux nations en voie de développement
d’éviter de commettre les mêmes erreurs.
En investissant massivement dans le développement
durable, nous pouvons sauvegarder de précieuses
espèces, aider à empêcher l’intensification
du réchauffement climatique, et augmenter la
sécurité planétaire.
Aider la préservation des forêts des nations
en voie de développement doit se faire dans l’intérêt
de tous.
Jane Goodall
Traduction par Shane Lillis et Céline
Kaleka - Photos © Tony Comiti |
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Forêts
tropicales, boréales, tempérées
ou subtropicales sont les composantes de l’écosystème
forestier. Au total, c’est 4 milliards
d’hectares de forêts soit 31% de la superficie
des terres. Captation du CO2, régulation du climat,
protection des ressources en eau et des sols en limitant
l’érosion sont les principaux et précieux
services que nous rendent les forêts au quotidien.
Mais voilà, chaque année c’est près
de 13 millions d’hectares qui disparaissent sous
le bruit des tronçonneuses et avec eux c’est
toute une biodiversité et des populations qui
sont menacées. Trois régions dans le monde
sont particulièrement touchées : l’Amazonie,
le Bassin du Congo et l’Asie du Sud-Est. |
Les
causes de cette perte sont principalement le commerce
illégal du bois exotique, la conversion des terres
pour les plantations de palmiers à huile ou la
culture du soja mais également l’utilisation
des
espaces pour l’élevage. L’abattage
des ces temples verts pour notre soif d’exotisme
reste le principal danger auxquelles sont confrontées
les forêts tropicales. Fenêtres en méranti,
portes en ayous, escaliers en tauari, équipements
de cuisines ou de salle de bains en okoumé, mobilier
de jardins en teck, parquets en merbau, sont autant
de produits qui composent les étalages des magasins
d’équipements et de bricolage en France.
Nous pouvons décider de ne pas prendre
part à ce fléau qu’est la déforestation
et cela passe par au moins deux voies : acheter
responsable et consommer des produits labellisés
types FSC ou consommer local, préférer
le bois local aux bois de provenance lointaine (bois
tropicaux en France).
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Le
label FSC (Forest Stewardship
Council), garantit une gestion durable et respectueuse
des forêts. Il s’agit d’un système
de certification imposant un cahier des charges aux
entreprises sur trois points : économique, social
et environnemental. A ce jour, ce label est le plus
exigent. Près de 135 millions
d’hectares sont actuellement certifiés
dans plus de 80 pays. Equipez, rénovez sa maison
n’est donc pas anodin. Il appartient à
chacun de prendre conscience de l’impact de ses
achats sur la déforestation et de prendre le
temps de s’informer sur la nature du bois, sa
provenance. Nous avons ce pouvoir et c’est à
nous de le prendre !
Noëlla Lefebvre |
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| Une
vague green a depuis quelque peu déferlé
dans les supermarchés et nous sommes de plus
en plus nombreux à consommer des produits biologiques.
Pour ceux qui n’ont pas encore succombé
à cette nouvelle manière de s’alimenter,
bien loin d’un simple effet de mode, voici quelques
bonnes raisons.
Le marché des produits biologiques a dépassé
les 3,5 milliards d’euros en 2010 en France.
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Un chimpanzé savourant des termites |
Fin 2010,
la France comptait 20.600 agriculteurs bio,
y compris ceux en cours de conversion, ce qui traduit
une hausse de 25 % par rapport à 2009, pour une
surface agricole d'environ 2,9 % (contre 2,46 % fin
2009). Selon le journal Le Monde daté du 3 février
2011, les objectifs du Grenelle de l'environnement devraient
cependant être difficilement atteints puisque
6 % des terres agricoles doivent être consacrées
au bio d'ici à 2012, et 20 % en 2020. |
Les
effets positifs sur la santé sont la principale
raison d’acheter du bio (91%), suivis de la qualité
et du goût des produits. Et les bienfaits
sur la santé sont multiples : fruits et légumes
cultivés sans OGM ni pesticides, une charte régissant
les conditions d’élevage des animaux et
certifiant une viande sans antibiotiques, et en bonus,
des saveurs exaltées. Pour rappel, un OGM est
un organisme vivant dont le patrimoine génétique
a été modifié par l’homme
et constitue à la fois un risque pour la santé
et pour l’environnement. Les OGM sont interdits
en agriculture biologique, même si des contaminations
superficielles extérieures restent possibles
jusqu’au seuil de 0,9%.
On en sait un peu moins sur les bienfaits que
connaissent aussi les terres converties à l’agriculture
biologique. Lydia et Claude Bourguignon, respectivement
maître es sciences et ingénieur agronome,
sont spécialistes de la microbiologie du sol.
Ils déplorent la pauvreté de la plupart
des sols dénués de bactéries, de
champignons et d’humus.
Le discours de Claude est clair : « l’activité
biologique de la terre, la vie des bactéries,
micro-organismes et autres animaux minuscules est réduite,
voire quasi-nulle. La plupart des sols, aujourd’hui,
ont perdu une partie de leur biodiversité ou
sont morts ». L’agriculture dite «
conventionnelle » érode les sols, alors
comment les produits issus de ces terres mortes pourraient-ils
être bons ? Les solutions qu’ils proposent
sont celles des agriculteurs biologiques ou biodynamiques
qui ont des sols bien plus actifs et riches en organismes
vivants et en biodiversité. Et comme disait Franklin
D. Roosevelt : « Une nation qui détruit
son sol se détruit elle-même ».
Parmi les freins à l’achat biologique,
l’étude révèle le manque
de réflexe et le prix, jugé trop élevé
par 79% des non-acheteurs (source : Le Monde, 3 février
2011). |

Pendant des tests, un chimpanzé préfère
un chou biologique |
Pourtant,
dès que l’on commence à s’alimenter
avec des produits biologiques, préférant
pour cela les surfaces spécialisées où
l’on découvre tout un tas de produits et
où la quasi-totalité des fruits et légumes
sont de saison (Biocoop, Naturalia par exemple), on
change de réflexe. Petit à petit, on acquiert
la délicieuse habitude de préparer soi-même
des plats tout simples gorgés de vitamines (soupes,
gratins à base de légumes de saison par
exemple), qui du coup reviennent moins chers que des
plats touts préparés non biologiques,
gorgés de sel et de pesticides. |
La viande et les poissons biologiques étant des
produits relativement chers, on préfèrera
les consommer moins souvent ou en petite quantité,
que consommer des viandes saturées d’antibiotiques
qui contribuent à l’effet de serre et dont
la production repose sur de la cruauté et de
l’élevage intensif. On se penche sur des
alternatives, on apprend à développer
son goût avec les laits végétaux
et les légumes inédits et on est en bonne
santé.
Dans son dernier livre, « Nous sommes
ce que nous mangeons », Jane Goodall
décortique nos modes de consommation alimentaire,
et nous parle à cœur ouvert de son choix
de devenir végétarienne : «
Depuis 1986, je voyage presque trois cent jours par
an – je donne des conférences, je participe
à des réunions, je m’engage pour
certaines causes, j’enseigne, etc. Je ne reste
jamais au même endroit plus de trois semaines,
n’y séjournant le plus souvent que quelques
jours. Honnêtement, je ne pense pas que j’aurais
pu garder ce rythme quand j’avais trente ans,
et je crois que, si j’y arrive aujourd’hui,
c’est parce que je ne mange plus de viande ».
Alors saisissons-nous de notre pouvoir de consommateur
pour que les choses changent !
« Je dis toujours qu’il
faut passer quelques minutes chaque jour à penser
aux conséquences des choix que l’on pose
: ce que l’on achète, ce que l’on
mange, ce que l’on porte, comment on va d’un
point A à un point B. Certaines personnes ne
peuvent pas se permettre de faire les bons choix mais
il y en a des millions d’autres qui le peuvent
».
Pour en savoir plus sur une consommation alimentaire
responsable :
Jane Goodall, « Nous sommes ce que
nous mangeons », Editions Actes
Sud questions de société, 2008.
Lydia et Claude Bourguignon, « Le
sol, la terre et les champs : pour retrouver une agriculture
saine », Editeur Sang de la terre
Et deux films très pertinents sur ces questions
: Solutions locales pour un désordre
global de Coline Serreau (2010) et Le
temps des grâces de Dominique Marchais
(2010).
Tiphaine Illouz |
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Au niveau mondial, 42% du bois exploité
commercialement sert à fabriquer du papier et
17 % de ce bois provient de forêts vierges.
C’est ainsi 339 millions de tonnes de papier qui
sont consommés dans le monde chaque année.
En France, ce chiffre s’élève à
10,9 millions (10 fois plus qu’il y a 50 ans)
soit 167,2 kg par habitant et par an, ce qui place la
France au 24ème rang mondial loin derrière
la Belgique qui consomme plus du double.
La consommation mondiale de papier est en augmentation
et l’apparition des nouvelles technologies n’a
guère contribué à la faire baisser.
Selon une étude réalisée par l’Institut
de sondage Ipsos pour le compte de Lexmark, un salarié
européen imprime en moyenne 31 pages par jour
et il n’est pas illusoire de penser qu’une
part non négligeable de ces impressions est inutile.
Voici donc quelques solutions pour réduire sa
consommation de papier et son impact sur l’environnement
:
- Utiliser du papier recyclé.
Avec une tonne de vieux papiers, on peut obtenir 900
kg de papier recyclé alors qu'il faut 2 à
3 tonnes de bois pour fabriquer une tonne de papier
neuf. En plus d’épargner des arbres, la
fabrication du papier recyclé consomme nettement
moins d’énergie et d’eau que la fabrication
de papier neuf.
- Réduire le gaspillage. Pour
information, les impressions inutiles des entreprises
françaises représentent 1,2 million d'arbres
abattus pour rien.
- Privilégier les
réceptions au format électronique
des abonnements aux lettres d’information ainsi
que des factures.
- Imprimer en recto verso ou se servir
du verso comme papier brouillon.
- Utiliser du papier plus léger.
- Triez vos déchets
pour permettre le recyclage du papier.
Consommer moins de papier,
c’est : lutter contre la déforestation,
faire des économies d’énergie, réduire
les rejets de Co2 et la consommation d’eau.
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2011 a été proclamée Année
Internationale des Forêts par l'ONU.
Cela est l’occasion de rappeler de manière
imagée les chiffres alarmants de la déforestation
: chaque année, près de 13 millions d’hectares
de couverture forestière sont détruits
à travers le monde soit l’équivalent
de 33 terrains de football par minute et la superficie
de la Grèce sur une année.
Alexis Boniface
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Le 3ème dans le monde
après celui de la drogue et celui des armes.
On évalue à 15 milliards d’Euros
le marché mondial de la faune et la flore, 5
milliards de dollars selon Interpol uniquement pour
les USA.
DES CHIFFRES QUI AFFOLENT
Chaque année sur la planète, se vendent
environ : 50 000 singes, 5 millions d’oiseaux
vivants dont 500 000 perroquets, 10 millions de peaux
de reptiles, 15 millions de peaux de mammifères
divers, 500 millions de poissons tropicaux.
Des animaux victimes d’un commerce évidemment
illicite, et par là même extrêmement
lucratif, dont le principal risque est l’extinction
pure et simple des espèces, et l’atteinte
irrémédiable à la biodiversité.
LES PAYS A L’INDEX
Un grand nombre d’organismes sont d’accord
à l’unanimité.
Environ 47% des animaux sauvages qui font l’objet
de trafic proviennent d’Amérique du Sud
: 37% du Brésil, 10% du Pérou, Argentine,
Bolivie, Venezuela, Colombie.
Le reste vient d’Amérique centrale, d’Afrique
et d’Asie.
CIRCULEZ,
Y’A RIEN A VOIR
Quelque soit la provenance, quelque soit la destination,
les pertes sont lourdes, les conditions insupportables
de cruauté. Près de 9 animaux sur 10 meurent
pendant le transport. |

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A
commerce illégal, effectivement méthodes
inhumaines. Pour éviter les ennuis sur les routes,
aux frontières, les trafiquants n’hésitent
pas à anesthésier les singes par exemple
avec du rhum, à leur casser parfois les dents,
avant de les jeter dans des sacs. Les serpents quant
à eux sont emballés dans des tuyaux, les
oiseaux ont souvent les yeux crevés pour éviter
qu’ils ne chantent, ou les os brisés.
Vivants ou morts à leur arrivée, ces animaux
auront de toute façon une valeur. Captivité,
peaux, plumes, viande. |
| QUI
SONT LES TRAFIQUANTS ?
Des chasseurs, des contrebandiers, des braconniers
indépendants « travaillant »
avec des grossistes locaux, ou pire, encadrés
par des organisations criminelles de haut vol, comme
la mafia italienne, les Triades de Hong-Kong, les réseaux
malaisiens, brésiliens;
Dans les pays les plus pauvres, ce type de commerce
est une source de revenus considérables. Il nourrit
des familles entières et le risque encouru est
minime si tant est que l’on puisse les intercepter.
QUI SONT LES ACHETEURS
?
Tout le monde, ou presque.
En Europe, en Amérique du Nord, au Japon, à
Singapour, Taïwan, au Moyen-Orient, les amateurs
sont partout.
Des collectionneurs fous, des laboratoires pharmaceutiques
et cosmétiques, des animaleries, des parcs de
divertissements, certaines industries dans le vêtement
ou la maroquinerie, des participants au commerce de
la médecine et cuisine asiatique traditionnelles,
des addicts des NAC (Nouveaux Animaux de Compagnie),
qui achètent au travers de filières sous-terraines,
de simples touristes complètement irresponsables,
rapportant de leurs voyages et sous le manteau des animaux
exotiques dont ils se débarrasseront un peu plus
tard.
LES MOYENS DE LUTTE
Depuis 1973, la communauté internationale à
travers la Convention de Washington (CITES
: Convention sur le Commerce International des Espèces
de faune et de flore sauvages menacées d’extinction),
tente de réglementer le commerce des animaux.
Près de 5 000 espèces sont concernées
et sont classées par catégories. Théoriquement
aucun animal ne peut circuler sans un permis délivré
par la CITES, vérifiant la provenance, la destination
et la santé de l’animal.
158 états dont la France et le Gabon, font partie
de la CITES. Chacun de ces pays se doit d’appliquer
la loi par l’intermédiaire d’un organisme
d’Etat.
En France, les Directions Régionales de l’Environnement
utilisent les Douanes aux frontières, et l’Office
de la Chasse et la Faune sauvage.
Au Gabon, c’est à la Direction Générale
de la Faune et des Aires Protégées du
Ministère des Eaux et Forêts qu’incombe
cette tâche.
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Chaque
pays signataire a sa propre législation en matière
d’échanges légaux, et de lutte contre
le trafic.
Tous pays confondus, on ne peut malheureusement que
constater que la législation actuelle est largement
dépassée par l’augmentation constante
du trafic. L’appât du gain est bien plus
fort que toutes les lois en vigueur.
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LES
PERSPECTIVES
Elles sont assez sombres, on s’en doute. Il faut
croire cependant à l’action sur le terrain
qui consiste à développer des projets
d’aide au développement des populations
locales, comme l’agriculture ou l’artisanat,
et qui permettrait à ces populations de vivre
sans le trafic.
Croire aussi à la chasse au niveau mondial, des
trafiquants de haut vol, à l’information
des millions de touristes qui sillonnent le globe et
qui encouragent le commerce illicite en achetant des
produits dérivés d’espèces
animales. Les pilules « magiques » pour
soigner l’arthrite ou les pannes sexuelles, les
dents de requins, les bracelets en ivoire, les carapaces
de tortue, et autres grigris qui n’ont d’autre
intérêt que pour certains le magot continue
à grossir, sur le dos des animaux sauvages.
Carol Caray |
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Selon un rapport de l'Organisation de coopération
et de développement économique (OCDE),
l’approvisionnement en eau pourrait être
« insuffisant » voire « dramatiquement
insuffisant » en 2025 pour la majorité
des habitants de la planète. Aujourd'hui déjà,
la pénurie d’eau touche tous les continents
et plus de 40% de la population mondiale.
L'eau douce est une denrée rare et précieuse
: elle ne représente que 2,5 % de toute l'eau
présente sur terre, le reste étant de
l'eau salée.
Le risque d’une pénurie d’eau
douce s'explique par de multiples facteurs :
le premier d'entre eux est l’augmentation de la
population mondiale (celle-ci devrait passer de 6 milliards
aujourd’hui à 8 milliards dans 25 ans),
donc de la production agricole et de l'irrigation. En
effet, nourriture égale eau. Il faut de 1 000
à 2 000 litres d’eau pour produire un kilo
de blé et de 13 000 à 15 000 litres pour
la même quantité de viande de boeuf. Sans
eau, pas d'agriculture et sans agriculture, pas de nourriture.
Ainsi, l'irrigation représente aujourd'hui
70 % de la consommation d'eau dans le monde, et cette
part devrait encore augmenter de 17 % au cours des 20
prochaines années. |

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Ce chiffre
peut même atteindre 95% dans certains pays en
développement.
Pour faire face à cette pénurie alors
même que la demande de nourriture augmente, le
seul moyen consiste à soutenir des initiatives
visant à produire davantage de nourriture avec
proportionnellement moins d’eau. Seule une nette
amélioration de la gestion globale de l’irrigation
et la rationalisation des pratiques de culture et d'élevage
permettront de maîtriser la hausse de la consommation
d'eau dans le monde. |
Deuxièmement,
le risque de pénurie d’eau est
aggravé par le changement climatique,
en particulier dans les zones les plus arides du monde.
Le réchauffement influe sur les réserves
en eau à plusieurs niveaux: évaporation
plus importante des étendues d'eau, diminution
du niveau des nappes phréatiques, événements
météorologiques extrêmes plus fréquents
(sécheresse, inondations), modification des zones
climatiques et des saisons, etc.
Autre problème : la pollution. Pesticides, bactéries,
engrais et déchets industriels peuvent contaminer
durablement les nappes phréatiques. C'est le
cas par exemple des nitrates utilisés en agriculture,
qui s'infiltrent dans le sol et polluent les eaux souterraines.
Pour toutes ces raisons, la satisfaction de l’ensemble
des besoins en eau potable de l’humanité
est un enjeu de taille pour les années à
venir. Aujourd’hui déjà, un habitant
sur cinq n’a pas accès à l'eau potable.
Mieux gérer la consommation d'eau est donc une
priorité, car on estime qu'au moins un tiers
de l'eau prélevée dans le monde est gaspillée
(fuites dans les réseaux d'approvisionnement,
irrigation excessive en agriculture…).
Pour tenter d’inverser cette tendance, diverses
solutions existent qui permettent de diminuer la consommation
en eau et d’en limiter les pertes : améliorer
l’efficacité des techniques d’irrigation
et surtout généraliser l’usage des
méthodes agricoles les plus performantes, rénover
les structures de production et de distribution d’eau
potable et en construire de nouvelles, préserver
les réserves, lutter contre la pollution, entre
autres en assainissant les eaux usées, recycler
l'eau ... Mais toutes ces mesures ont un coût
et nécessitent d'énormes investissements.
En dehors des rares périodes de restriction de
l’arrosage des jardins et du lavage des voitures,
la plupart des habitants des pays développés
ne prêtent que peu d’attention à
la manière dont ils utilisent l’eau, et
encore moins à son coût réel et
à sa provenance. Or, en modifiant nos habitudes
quotidiennes, nous pouvons contribuer à économiser
l'eau de manière efficace si les bons gestes
sont appliqués par le plus grand nombre. Par
ailleurs, d'aucuns préconisent d'attribuer une
valeur économique à l'eau, bien commun
par excellence, afin que les coûts « invisibles
», comme ceux induits par la pollution, soient
répercutés sur les prix du marché.
Compte tenu de son caractère indispensable et
des problématiques associées à
l'eau, la consommation en eau par habitant est désormais
considérée comme un indicateur du développement
économique d'un pays. Selon une étude
des Nations Unies, l'eau pourrait même devenir,
d'ici à 50 ans, un bien plus précieux
que le pétrole. C’est dire toute l’importance
de cette ressource que d’aucuns appellent déjà
« l’or bleu ».
|
Un
monde qui manque d'eau est essentiellement un monde
instable. Certains pensent que les crises provoquées
par la pénurie d'eau dans un nombre de pays de
plus en plus élevé empêcheront d'améliorer
les niveaux de vie et la santé des populations,
entraînant même des risques de guerres.
La recherche de solutions à cette problématique
doit donc désormais être une priorité
absolue pour tous les pays du globe.
|
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Quelques
chiffres:
Un Américain du nord consomme en moyenne 600
litres d’eau par jour, un Africain moyen environ
30 litres et un Européen entre 150 et 200 litres
d’eau par jour.
Nous pouvons économiser l’eau au
quotidien en changeant quelques uns de nos gestes :
- je prends une douche
plutôt qu’un bain et je coupe l'eau quand
je me savonne. Un seul bain utilise 250 litres d’eau
contre 50 litres pour une douche !
- je ferme le robinet
pendant que je me brosse les dents, car si je le laisse
ouvert, c’est 12 litres d’eau par minute
qui partent pour rien. Cela représente un gaspillage
de 10 000 litres d’eau par an.
- je vérifie qu’il
n’y a pas de fuites d’eau
chez moi. Un robinet qui goutte, à raison de
6 gouttes par 10 secondes, c’est 12 litres d’eau
qui coulent pour rien en une journée, soit plus
de 4 000 litres par an ... Une chasse d’eau qui
fuit, c’est 80 litres d’eau par heure ...
ça fait beaucoup d’eau gaspillée
!
Alexis Boniface |
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| |
| Petit
aperçu des actions de l’Institut au Gabon
sur 1 an
Grâce à vos dons et certains partenaires
au Gabon (Ambassade de France et Rapac), en un an,
entre avril 2010 et mars 2011, trois campagnes de
sensibilisation ont été menées
par l’Institut Jane Goodall France en milieu
scolaire, permettant la sensibilisation de plus de
2800 enfants au Gabon.
A Mouila, les interventions ont été
réalisées par le coordinateur lui-même
en partenariat avec une ONG locale, Muyissi Environnement,
dont 8 membres ont été formés
à cette occasion afin d’être à
même de conduire une campagne d’éducation
sur le thème des grands singes.
|

|
Trois
animatrices, Arielle, Christy et Perrine,
ont été recrutées par l’Institut
et ont animé à Libreville, sous la supervision
du coordinateur des programmes d’éducation
environnementale, 120 interventions dans 20
établissements scolaires. |
A
Mouila, les interventions ont été
réalisées par le coordinateur lui-même
en partenariat avec une ONG locale, Muyissi Environnement,
dont 8 membres ont été formés
à cette occasion afin d’être à
même de conduire une campagne d’éducation
sur le thème des grands singes.
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| Date |
Lieu |
Nombre établissements
|
Nombre enfants |
| |
|
et classes |
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| Avril - Juin 2010 |
Libreville |
11 (25 classes) |
768 |
| Novembre 2010 / Janvier 2011 |
Mouila |
9 (19 classes) |
750 |
| Mars - Avril 2011 |
Libreville |
10 (31 classes) |
1346 |
| |
|
30 (75 classes) |
2864 |
|
| Les programmes
d'éducation environnementale avec le soutien
de |
 |
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| Ces
mois de mars et avril 2011, l’Institut est intervenu
au sein de 10 établissements scolaires publics
de Libreville afin de« faire connaissance avec
les grands singes ». En collaboration
avec la Coopération Française et son
projet « Faire des sciences à l’école
» et grâce à un appui financier
de l’Ambassade de France au Gabon, il s’agit
de sensibiliser les enfants d’une trentaine
de classes de 4e et 5e années (CM1 et CM2,
enfants de 9 à 12 ans) par des animations s’inscrivant
au sein des programmes scolaires.
Comment solliciter l’esprit critique des enfants
? Comment leur faire adopter une démarche scientifique
(faite d’observations, hypothèses, expériences
et conclusions) en interpellant leur curiosité,
car qui dit curiosité, dit intérêt
?
|

|
|
|
Les grands singes, que
connaissez-vous d’eux ?
Il s’est agi dans un premier temps d’amener
les enfants à exprimer leurs connaissances
et leurs représentations sur le chimpanzé
et le gorille, puis de leur faire découvrir
et comprendre des données plus scientifiques
sur ces deux espèces avant de finir par un
temps de discussion.
Différentes thématiques ont
ainsi été abordées :
- Qui sont les grands singes présents au Gabon
et où vivent-ils ?
- Comment vivent-ils (vie sociale, comportement…)
?
- Quels sont leurs rôles au sein de la forêt
?
- Pourquoi s’agit-il d’espèces
protégées ?
Observer, décrire,
comprendre
L’approche des animations a été
ciblée sur la découverte des grands
singes par l’échange et l’observation
afin d’enthousiasmer les élèves
et de les faire réagir de manière ludique
sur des sujets parfois délicats à aborder,
comme le fait que l’homme est lui aussi un grand
singe.
En donnant la parole aux enfants à partir des
supports que nous leur proposions (film, dessins de
différentes espèces animales et représentation
de l’écosystème forestier, moules
de main et pied de gorille), ils ont pu exprimer eux-mêmes
les nombreuses ressemblances anatomiques et comportementales
existant entre les hommes et les autres espèces
de la famille des grands singes. Ils ont également
compris leur rôle principal de disséminateur
de graines et de jardinier de la forêt. |

|
|
|
La discussion par laquelle nous avons clôturé
chacune de nos rencontres a toujours été
enrichissante. La plupart du temps, les élèves
répondaient eux-mêmes aux questions de
leurs camarades :
« Qu’est-ce qu’on va manger si on
ne peut plus manger les grands singes ?
- Les autres espèces non protégées
! »
« Moi, pour protéger le chimpanzé,
je vais le prendre chez moi.
- Mais non, là où il vit, c’est
dans la forêt ! »
Les directeurs, enseignants et les conseillers pédagogiques
se sont souvent joints à nos rencontres et
se sont prêtés au jeu des animations.
La campagne en est à
mi-parcours
La première phase d’animation vient de
se terminer et l’évaluation de notre
campagne débute. Cette phase permettra de mesurer
les notions que les enfants ont retenues lors de notre
passage et de vérifier si notre message était
adapté, tant au niveau des connaissances inculquées
qu’en termes de communication et de pédagogie
utilisées.
Au total, c’est près de 1 350 enfants
qui auront été sensibilisés à
la protection des grands singes et de la biodiversité
à l’aide de supports tirés de
la « malle pédagogique des grands singes
» conçue par le MNHN, le PCGS, l’UNESCO
et la Coopération Française. En évoquant
les grands singes, leurs rôles au sein de la
forêt tropicale et les dangers qui menacent
leur survie, il a souvent été abordé
de nombreux autres sujets relatifs à l’importance
de protéger notre environnement et la nécessité
que chacun s’y implique.
Souhaitons que les prochaines campagnes prévues
par l’Institut dans le pays reçoivent
le même accueil par les équipes pédagogiques
et suscitent le même enthousiasme de la part
des enfants.
Emmanuel Chartrain
|
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| |
| L’Institut
Jane Goodall est engagé au Gabon dans un programme
de conservation et de protection des populations de
chimpanzés sauvages ainsi que de protection
et d’amélioration des conditions de vie
de chimpanzés captifs ou orphelins.
Au moins 28 bébés
chimpanzés et gorilles arrachés à
leur mère en 2010 !
Constitué par un certain nombre de partenaires
réunis au sein de l’Alliance Grands Singes
Gabon, le réseau d’alerte Grands Singes
Orphelins a recensé 28 chimpanzés et
gorilles en danger au Gabon au cours de l’année
2010. Et ce n’est malheureusement que l’arbre
qui cache la forêt !
Certains ont été découvert dans
des villages, d’autres en vente sur des parkings
de grande surfaces à Libreville, d’autres
encore détenus chez des particuliers ou des
hôteliers, tout ceci de manière illégale
puisque le Code Forestier gabonais de 2001 interdit
la chasse, la capture, la vente, le transport et la
détention des espèces intégralement
protégées dont font partie le chimpanzé
et le gorille.
|

|
Parmi
ces 28 animaux, seuls deux chimpanzés (dont
Ogooué en photo) ont pu être placés
dans un centre d’accueil et trois (2 gorilles
dont 1 en photo et 1 chimpanzé) sont décédés
suite à des blessures ou absence de soins.
Les autres sont en général détenus
par des particuliers ou des hôteliers qui ne
souhaitent pas s’en séparer ou sont portés
disparus (animaux en vente ou aperçu dont nous
avons perdu la trace, tel le petit gorille de Mayumba).
|
Que pouvons-nous faire pour arrêter
cela ?
Afin d’enrayer ce trafic au Gabon, nous
travaillons aujourd’hui sur plusieurs axes :
La sensibilisation du grand public sur la protection
des grands singes
L’éducation des enfants en milieu scolaire
à la protection de l’environnement
Le recensement des cas d’infraction à
la loi concernant la protection des grands singes
et la mise à disposition de ces informations
aux administrations compétentes
Le suivi de l’application de la loi et des cas
d’infraction constatés, en lien avec
le Ministère des Eaux et Forêts et l’Alliance
Grands Singes Gabon.
L’étude de faisabilité de création
par un pool de partenaires d’un nouveau sanctuaire
pour accueillir les chimpanzés orphelins à
proximité de Libreville, afin de leur donner
des soins adaptés et un avenir, et afin d’accentuer
la sensibilisation et la répression
Cette année 2011, alors que la période
de chasse vient de débuter au Gabon (ouverture
du 15 mars au 15 septembre), nous craignons une recrudescence
des cas de jeunes chimpanzés ou gorilles dont
les mères auront été tuées
par des braconniers et qui seront mis en vente comme
animaux domestiques.
Pour 3 grands singes sauvés, combien souffrent
?
Deux bébés gorilles femelles ont déjà
été récupérés par
des structures d’accueil ainsi qu’un bébé
chimpanzé de quelques mois, Flore, qui a pu
être sauvé grâce aux premiers soins
prodiguée par une passionnée dans l’attente
de son transfert vers un centre adapté (le
CIRMF pour une quarantaine dans un 1er temps puis
le parc de la Lékédi).
Le vendeur de Flore puis son ancien détenteur
ont été arrêtés par les
agents des Eaux et Forêts et la gendarmerie.
Si ce dernier a bien été mis en garde
à vue et présenté au procureur,
une première au Gabon pour un « propriétaire
» de chimpanzé vivant, il a malheureusement
été relaxé par le tribunal après
un verdict non coupable...
Pour 3 grands singes sauvés, combien souffrent
et meurent encore du fait de l’incivisme, de
l’irresponsabilité et de l’appât
du gain de quelques-uns de leurs cousins ?
Espérons que les efforts entrepris par l’Institut
et ses partenaires portent leurs fruits, en particulier
en cette année internationale des forêts
et, au Gabon, à l’occasion de la Coupe
d’Afrique des Nations dont la mascotte n’est
autre qu’un gorille !
Cécile Martin
|
|
 |
| |
| Depuis
10 ans, Mouss vit en captivité à Libreville.
La troupe du « cirque de l’équateur
», qui a souvent fait des spectacles auprès
des enfants, détient ce chimpanzé mâle
qui n’a vécu qu’en captivité,
souvent en cage ou attaché à une chaîne.
Depuis qu’il est devenu adolescent (sub-adulte),
il s’est régulièrement échappé
et a causé des accidents auprès du voisinage.
Aussi le cirque cherche-t-il à s’en séparer.
|
| Mouss
n’a probablement aucun souvenir de la liberté.
Cela vaut probablement mieux pour lui.
Car s’il possède encore quelques évocations
de la forêt ou de sa famille, de la mort de
ces semblables lors de sa capture, alors Mouss serait
probablement moins affectueux avec ses tortionnaires.
|

|
Le cirque de l’équateur et l’Institut
se sont rencontré afin d’évoquer
l’avenir de ce chimpanzé. Mais l’acceptation
de son transfert vers une structure d’accueil
plus adaptée nécessite une «
compensation » aux yeux de ses « propriétaires
». Inacceptable.
Comment sera la prochaine décennie pour Mouss
? Un cadenas de plus viendra-t-il s’ajouter
pour calmer ses ardeurs ?
Emmanuel Chartrain
|
|
 |
| |
| Les
enfants de la classe de CE2A de Madame Joubert, à
l’école élémentaire Joliot
Curie B d’ Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne), se
sont engagés cette année scolaire, à
étudier la biodiversité en milieu urbain.
|
| Ils
ont donc commencé par observer l’espace
vert présent dans leur école et après
avoir remarqué la venue de quelques insectes
pollinisateurs comme le bourdon commun et le syrphe,
ils ont entrepris de mieux connaître les abeilles
et de leur venir en aide car elles sont menacées
d’extinction. Plusieurs facteurs sont responsables
du « syndrome d’effondrement des abeilles
» : monoculture, pesticides, insecticides, introduction
du frelon asiatique, déclin des plantes à
fleurs, ... et la liste n’est pas terminée.
|
| 80%
des plantes à fleurs dépendent de la
pollinisation par les insectes et principalement par
les abeilles ! Avec l’aide d’un apiculteur,
Julien Desodt, les enfants ont préparé
5 ruches : peinture, filage des cadres, pose des plaques
de cire alvéolée. Ces 5 ruches ont été
installées sur les terrasses du siège
de la Fnac Bords de Seine.
|
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|
| Voici
ce que les enfants du groupe Roots & Shoots de
l’Institut Jane Goodall ont pu atteindre comme
objectifs :
> parrainer
un chimpanzé en Afrique de l’ou
est (sanctuaire de Tchimpounga),
> parrainer
8000 abeilles au rucher de Cours Doux situé
en plein cœur de la région de la Brie
Verte à Féricy (Seine-et-Marne),
> installer
un abri pour abeilles solitaires, préparer
5 ruches pour abeilles domestiques,
> fabriquer
du compost,
> faire
pousser des plantes mellifères,
> participer
au nettoyage de l’espace vert de l’école,
> mettre
en place dans toutes les classes de l’école,
le tri sélectif : récupération
du papier, du carton et du plastique,
> adopter
des gestes quotidiens d’écocitoyenneté,
> préparer
une exposition dans l’école
afin de sensibiliser les enfants et les adultes au
respect de la biodiversité.
La création de ce groupe,
leur a également permis d’être
mis en relation avec un autre groupe Roots & Shoots
« Children’s Nature Guide » vivant
à Louisville au Kentucky. Une correspondance
scolaire s’est installée afin de con
naître leurs projets respectifs.
Madame Joubert - Classe
de CE2A – Ecole primaire Joliot Curie B –
Ivry-sur-Seine
Année scolaire 2010 – 2011
Ghislaine Joubert
Classe de CE2A – Ecole primaire Joliot Curie
B – Ivry-sur-Seine - Année scolaire 2010
– 2011
|
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| |
| Les
créatrices Vanina Escoubet et Charlotte
Sometime s’associent à l’Institut
Jane Goodall France et créent une
ligne de tee-shirts et accessoires chics et ultra
féminin (foulards et pochettes) dont l’intégralité
des bénéfices des ventes sera reversée
à l’Institut, notamment au programme
éducatif 2011 au Gabon.
L’ensemble de la ligne est en coton biologique
(label « bio tissus » en provenance de
Turquie, et label « Confiance textile »
qui garantit l’absence ou la très faible
teneur de produits chimiques), conçu et fabriqué
en France avec une impression à l’eau.
Jane Goodall, elle-même, a déjà
adopté le foulard !
Il s’agit d’une édition
limitée à 50 exemplaires pour chaque
pièce, exclusivement en vente à la boutique
de Vanina Escoubet, sur les sites internet de Charlotte
Sometime et de l’Institut Jane Goodall France.
|
Top, foulard et pochette –
Vanina Escoubet T-shirt – Charlotte Sometime
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Charlotte Sometime :
boutique en ligne : www.charlottesometime.bigcartel.com
Vanina Escoubet :
boutique-atelier, 1 rue Henry Monnier 75009 Paris.
Tél. 0142743142
Métro Pigalle ou Saint-Georges. Ouvert de 11h
à 19h30 du mardi au samedi.
Institut Jane Goodall France : www.janegoodall.fr/boutique
Tiphaine Illouz
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| Une
erreur s’est glissée dans le livre du
Docteur Jane Goodall :
« Nous sommes ce que nous mangeons » Editions
Actes Sud.
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A la page 260, dans le tableau
récapitulatif de la quantité d’eau
nécessaire à la production de 1 kg
de nourriture (selon les méthodes agricoles
courantes).
Pour ce qui concerne : 1 kilo de viande de bœuf,
il faut lire 99 924 litres d’eau (à
la place des 999 348 litres indiqués).
Cette erreur s’est produite lors de la traduction
de :
“26 400 gallons of water required to produce
about 2 pounds of beef”
|
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| Ce
magazine a été réalisé
par des bénévoles de l'Institut Jane
Goodall France,
conception graphique et photographies sous différents
©,
mises gracieusement à disposition de l'Institut.
Directeur de la rédaction :
David Lefranc
Rédaction : Alexis Boniface,
Carol Caray, Emmanuel Chartrain, Jane Goodall, Tiphaine
Illouz. Ghislaine Joubert, Céline Kaleka, Noëlla
Lefebvre, Shane Lillis, Cécile Martin, Alexandra
Montpert,
Directeur de la publication, conception et réalisation
graphique : Jeroen Haijtink
Ont collaboré à ce numéro
; Sandrine Mahé, Bettina Salle, Tony
Comiti
Tous droits de reproduction réservés
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