|
|
#
12 / Hiver 2012 |
|
|
Se
battre
pour les
grands singes,
c’est
se battre pour
l’avenir
de l’humanité.
|
A
C T U A L I T É S - Institut Jane Goodall France |
 |

© JGI |
Nous sommes au regret
de vous annoncer que notre sanctuaire de Tchimpounga
au Congo-Brazzaville à été frappé
d’un tragique sinistre.
Le feu s’est déclaré en savane,
à deux kilomètres du sanctuaire. Cette
zone abrite plus de 150 chimpanzés qui vivent
sous la protection de l’Institut Jane Goodall.
|
Les chimpanzés ont paniqué et se sont enfuis
vers la forêt voisine, tandis que le personnel du
sanctuaire a lutté pour contrôler le brasier
et amener l'ensemble des chimpanzés en sécurité.
De nombreuses infrastructures ont été détruites
et d’autres ont été très endommagées.
Nous tenons à remercier le personnel du sanctuaire
car grâce à son intervention rapide il n’y
a aucune victime parmi les chimpanzés du sanctuaire
ou les humains.
Mais malheureusement, nous devons constater des dommages
matériels considérables. Des infrastructures
essentielles ont été touchées. Nos
équipes se sont dés à présent
engagées dans les réparations afin de permettre
aux chimpanzés de retrouver une vie normale et
reprendre nos soins.
Nous avons besoin de votre aide, merci de
cliquer ici |
|
|
|
|
|
|
Me
... Jane
Patrick McDonnell
© 2011 Little, Brown and Company, 40p.
Beau Livre /Hard Cover, EN ANGLAIS
ISBN 9780316045469
14,95 €
|
| |
Voici l’histoire d’une
petite fille prénommée Jane qui avait pour rêve
de dédier sa vie à aider les animaux et à
changer le monde.
Dans un style réconfortant qui lui est caractéristique,
Patrick McDonnell raconte l’histoire de la jeune Dr.
Jane Goodall accompagnée de son jouet d’enfance
fétiche, un chimpanzé nommé Jubilee.
En observant avec émerveillement la nature qui l’entourait,
la jeune Jane se mit à rêver « d’une
vie passée auprès des animaux, à les
aider », jusqu’au jour où elle se rendit
compte que son rêve était devenu réalité
!
Patrick McDonnell est le créateur de la bande dessinée
internationalement connue, Mutts, publiée dans les
plus grands journaux américains nationaux.
En
exclusivité à l’Institut Jane Goodall
France, pour le commander
cliquez-ici
|
 |
Le
Sommet Eye on Earth, qui a eu lieu à
Abu Dhabi du 12 au 15 décembre dernier, a réunit
les plus grands penseurs mondiaux en matière
d'informations environnementales.
Des dizaines d'intervenants du calibre du Président
Bill Clinton, Docteur Jane Goodall,
du Président des E.A.U., S.E. Sheikh Khalifa
bin Zayed Al Nahyan, ou encore le patron de Conservation
International, Russell Mittermeier, proposeront les
représentants à formuler des recommandations
concrètes pour le prochain Sommet de la Terre,
qui aura lieu à Rio en juin 2012.

Un accès aux connaissances
environnementales est crucial. Alors que la conférence
sur le climat COP-17 à Durban,
en Afrique du Sud, a récemment démontré
qu'il devenait urgent d'améliorer la capacité
du monde à se préparer aux changements
à venir pour notre planète, les informations
environnementales deviennent de plus en plus précieuses.
Mais bon nombre de ces informations sont indisponibles,
malgré le fait qu'elles existent déjà.
Elles peuvent être absentes, inaccessibles ou
simplement cachées. Beaucoup d'entre elles sont
détenues selon des normes incompatibles, "
protégées " par la complexité
bureaucratique, contraintes par un manque d'accès
ouvert, ou restent dans l'obscurité en raison
de l'ignorance de leur existence.
Les économies émergentes en particulier
risquent de perdre des atouts inestimables parce que
des décisions sont prises sans une connaissance
totale. Pourtant, la mise à disposition de davantage
d'informations environnementales pour ces économies
et les autres ne doit être ni onéreuse,
ni particulièrement compliquée. Ce qu'il
faut avant tout, c'est une collaboration, des informations
et une compréhension des problèmes causés
par une absence de données.
Le manque d'eau, l'insécurité alimentaire
et le changement climatique sont des problèmes
politiques qui nécessitent des solutions qui
dépassent les frontières politiques.
|
|
 |
Reconnaissant
l'importance de l'énergie pour le développement
durable, l'Assemblée générale des
Nations Unies a proclamé l'année 2012,
Année internationale de l'énergie durable
pour tous.
Cette Année internationale de l'énergie
durable pour tous est l'occasion de sensibiliser à
l'importance d'améliorer l'accès durable
à l'énergie, l'efficience énergétique,
et l'énergie renouvelable au niveau local, régional
et international.
Les services énergétiques ont un effet
profond sur la productivité, la santé,
l’enseignement, les changements climatiques, la
sécurité alimentaire et la sécurité
de l’approvisionnement en eau ainsi que les services
de communications.
|
© UN |
C'est pourquoi l’absence d’accès
à une énergie propre, abordable et fiable
entrave le développement humain, social et
économique et constitue un obstacle majeur
à la réalisation des objectifs du Millénaire
pour le développement.
Pourtant, 1.4 milliard de personnes n’ont pas
accès à une énergie moderne,
tandis que 3 milliards de personnes dépendent
de la « biomasse traditionnelle » et du
charbon comme source principale de combustible.
Source : UN
|
|
|
 |
Alliance
Grands Singes Gabon
Réseau d’acteurs engagés pour la
conservation des grands singes au Gabon |
| |
L’Alliance
Grands Singes Gabon « zéro grands singes
orphelins »
Membres
- CIRMF
- Gabon Environnement
- Institut Jane Goodall
- Projet Gorille Fernan Vaz
- Protection des Grands Singes de la Moukalaba
- Zoological Society of London
Mission
- Coordination des actions en faveur de la conservation
des grands singes du Gabon
Objectifs stratégiques
- Gestion des grands singes orphelins
- Renforcement et application de la loi
- Sensibilisation et éducation
- Veille et expertise (recherche et tourisme)
|
Réunis
en réseau afin de coordonner certaines de leurs
actions et d’avoir plus de poids dans la mise
en œuvre de certains projets auprès des
partenaires (Administration, bailleurs), l’Alliance
a particulièrement axé son travail cette
année sur la sensibilisation du grand public
et l’éducation des jeunes aux valeurs de
la conservation et à la protection des grands
singes.
|
|
Parmi les réalisations, les membres de l’Alliance
ont produit une bande dessinée à vocation
éducative « Ada et Essi racontent les
gorilles et les chimpanzés ».
Cette BD, destinée aux enfants de 8 à
12 ans, sera distribuée gratuitement dans les
écoles lors des campagnes d’éducation
environnementale.
|
|
Par ailleurs, différents posters de sensibilisation
à la protection des chimpanzés et gorilles
ont également été réalisés
et seront diffusés par les membres de l’Alliance
dans les différents lieux opportuns : mairies
et chefferies, brigades des Eaux et Forêts,
marchés, campements en brousse…
|
|
Enfin, une session de formation à destination
d’animateurs en éducation environnementale
se tiendra mi-novembre. Animée par l’Institut
Jane Goodall, elle aura pour objectif de renforcer
et harmoniser les compétences des participants
en éducation environnementale afin de leur
donner, de manière spécifique, les outils
nécessaires pour qu’ils puissent agir
efficacement pour la conservation des grands singes
au Gabon.
Au moins Quatre ONG locales devraient prendre part
à cette formation.
CM
|
|
 |
© JGI |
Bonjour Arielle, peux-tu te présenter
en quelques mots ?
Je suis une jeune gabonaise de 28 ans, diplômée
de l’Ecole Nationale des Eaux et Forêts.
Passionnée par la nature et plus particulièrement
par la biodiversité présente dans mon
pays, je suis nouvellement affectée par le Ministère
des Eaux et Forêts à Port-Gentil.
|
| Les
domaines dans lesquels je me suis beaucoup impliquée
sont la sensibilisation et l’éducation
environnementale parce que je pense que l’on ne
peut protéger que ce que l’on connaît.
En transmettant à d’autres ce que je sais,
peut-être cela suscitera chez eux une envie de
protéger cette nature que j’aime et dont
nous avons tous besoin.
Durant mon stage de fin d’étude au sein
de l’ONG Ibonga, j’avais participé
à l’expérimentation de la mise en
place d’un curriculum en éducation environnementale
pour les programmes scolaires sur le thème de
la biodiversité à Tchibanga. Une fois
mon diplôme obtenu, l’Institut Jane Goodall
m’a offert, peu de temps après, l’opportunité
de continuer à faire ce que j’aime : travailler
avec les enfants afin de susciter chez eux un comportement
responsable vis-à-vis de l’environnement.
Je participe ainsi à ma manière à
leur éducation afin qu’ils adoptent ce
que je peux nommer de « bons réflexes »,
une responsabilisation vitale pour nos vies.
Comment as-tu rencontré l’Institut
et as-tu travaillé avec nous ?
J’ai fait connaissance de l’Institut au
travers d’une formation d’animateurs d’ONG
qu’il organisait en mars 2010. A l’issue
de celle-ci, j’ai été contacté
par la responsable des programmes d’éducation
environnementale de l’époque pour prendre
part, en tant qu’animatrice, à une campagne
de sensibilisation organisée par l’Institut.
Durant deux mois, nous avons parcouru différentes
écoles privées de Libreville afin de sensibiliser
et éduquer les enfants à la protection
des grands singes. J’ai ensuite participé
à une seconde campagne dans des écoles
publiques de la capitale.
Depuis un an et demi que tu travailles avec nous,
ton approche d’animation a-t-elle évoluée
?
Dans mon rôle d’animatrice, certaines choses
ont changé. Lors de la 1ère campagne début
2010, une seconde animatrice, Christy Moukambi, et moi-même
travaillions en binôme avec la coordinatrice de
l’Institut lors des interventions auprès
des enfants. Nous suivions une trame d’intervention
déjà établie. Lors de la 2nde campagne
organisée cette année, nous étions
plus autonomes et investies dans les modifications à
apporter aux animations. Nous avons ainsi tous ensemble
défini les objectifs à atteindre ainsi
que les notions importantes à transmettre aux
enfants. Après chaque rencontre avec les élèves,
nous travaillions pour remodeler l’animation afin
qu’elle s’applique au plus proche de la
réalité de vie du public-cible et qu’elle
les implique toujours plus. Certains messages que nous
expliquions auparavant ont ainsi été retirés,
d’autres ajoutés.
Au-delà de ça, nos connaissances sur les
grands singes et la forêt ont été
approfondies : mieux connaître les grands singes
et leurs relations avec la forêt nous permettait
d’expliquer avec plus de clarté l’importance
de ces espèces protégées.
De manière personnelle, j’ai appris beaucoup
de choses, comme : m’adapter à différentes
réalités de terrain, trouver des stratégies
pour faire face à des difficultés, organiser
et analyser ma méthode de travail… En fait,
je garde des souvenirs très positifs de mon expérience
au sein de l’Institut et je serais ravie de prendre
part à d’autres campagnes d’éducation
environnementale avec cet organisme.
Ce qui m’a le plus interpellé, c’est
qu’en faisant connaissance avec les grands singes,
les élèves apprennent le rôle de
« jardiniers » de la forêt des chimpanzés
et des gorilles. Fascinés par ce rôle,
les enfants se mettent à aimer les grands singes
et cela suscite chez eux l’envie d’agir
pour leur protection.
Propos recueillis par Emmanuel Chartrain
|
|
 |
Ce samedi 9 juillet 2011, le soleil est déjà
haut sur Libreville lorsque les bénévoles
de l’Institut quittent leurs maisons. Ce matin,
leurs babouches sont restées au placard : ils
ont rendez-vous à l’Arboretum de Sibang.
Au cœur du quartier populaire de Nzeng Ayong dans
la capitale gabonaise, là où le goudron
disparaît et laisse place à des chemins
de terre poussiéreux, des grilles se dressent
autour d’une zone forestière. C’est
en 1931 que des étudiants français se
sont installés ici pour être formés
aux techniques vivrières et planter une poignée
d’espèces tropicales. Depuis, de nombreuses
plantes se sont développées de manière
naturelle et aujourd’hui, les essences sont étudiées
pour leurs vertus thérapeutiques.
En se promenant dans les allées aménagées
de cet espace de 16 hectares, les bénévoles
(re)découvrent une forêt dont ils parlent
tant avec l’Institut. Ils oublient le brouhaha
de la ville pour quelques heures, retrouvent la nature,
évoquent sa beauté et son importance.
Chacun partage l’usage traditionnel de certaines
essences et prend véritablement conscience de
l’interdépendance entre l’homme et
la nature, ne serait-ce que par le bien-être que
celle-ci procure. Certains ont même tenté
d’apercevoir la silhouette furtive d’un
mandrill échappé d’une maison voisine
et qui s’est réfugié parmi les arbres,
lui aussi en quête d’instants de liberté.
Lorsque l’équipe de l’Institut quitte
ces lieux dont la plupart ignorait l’existence,
l’importance de protéger la forêt
est encore plus présente en eux. Fleury, bénévole
de l’Institut, a filmé ses instants et
ses lieux et monté un reportage qui a été
diffusé aux informations télévisées
afin de le faire découvrir aux Librevillois.
EC
|
|
 |
Le grand public, cheval de bataille de l’Institut
Au cours des mois de mai et juin 2011, l’Institut
a participé à deux manifestations grand
public : la seconde édition du Salon Gabon Durable
(4 au 8 mai) et la Semaine Nationale de l’Environnement
(7 au 10 juin) organisée par le Ministère
des Eaux et Forêt ainsi que le Ministère
de l’Ecologie et du Développement Durable.
La première regroupait différentes entreprises
désireuses de développer des techniques
d’exploitations responsables tandis que la seconde
rassemblait des ONG et des institutions œuvrant
pour la conservation.
L’Institut était présent lors de
ces événements afin de sensibiliser le
grand public sur la thématique de la conservation
et plus particulièrement celle des grands singes
et, nouveauté 2011, accueillir et éduquer
des groupes d’enfants sur des sujets relatifs
à la protection de la nature.
Afin de toucher un très large public, nous avions
à notre disposition un stand de présentation
et avons réalisé des conférences
et projections de films suivis de débats.
Des ateliers éducatifs étaient
également proposés aux enfants sur différentes
thématiques :
1. « l’Homme et la Nature
» visant à expliquer le lien d’interdépendance
entre l’homme et son environnement naturel : services
rendus par la forêt, rôle des espèces
protégées, dégradation de l’environnement,
importance de sa protection, recyclage ;
2. « l’Homme, un Animal
comme les autres ? » visant à mettre à
jour les ressemblances physiques et comportementales
entre l’homme et le chimpanzé.
Les ateliers insistaient sur les responsabilités
individuelles et collectives nécessaires à
un développement respectueux de la biodiversité,
si indispensable à notre propre survie.
Ces événements ont notamment permis d’accueillir
près de 600 enfants et de les conscientiser sur
l’importance de la nature, de prendre contact
avec différentes institutions et entreprises
et de valoriser l’implication des bénévoles
de l’Institut qui ont largement contribués
au bon déroulement de ces deux manifestations.
EC |
|
 |
Le 5 juin, Journée Mondiale de l’Environnement,
est chaque année l’occasion de célébrer
l’importance de la nature. Dans la capitale
gabonaise, la seconde édition d’un défilé
- carnaval de la biodiversité s’est déroulé
cette année 2011. Les enfants de dix écoles
privées de Libreville étaient invités
par l’UNESCO, ECOFAC-RAPAC, le Méridien
et WCS à se déguiser en animal emblématique
du Bassin du Congo.
Pour l’Institut Jane Goodall, il était
important d’aller à la rencontre de ces
enfants afin de relayer auprès d’eux les
nombreux bienfaits qu’offrent la nature, si indispensables
à notre survie, et plus particulièrement
la biodiversité présente dans leur pays.
Ainsi, au cours des mois de mai et juin 2011, l’Institut
a organisé une campagne d’éducation
environnementale au sein de ces 10 écoles afin
que l’ensemble des 350 élèves de
4ème et 5ème années (CM1 et CM2)
fassent connaissance avec les grands singes et la biodiversité.
Ces rencontres avec les
enfants ont également été l’occasion
de former l’un des bénévoles de
l’Institut à l’animation en éducation
environnementale pour la conservation des grands singes.
Après un premier temps de formation théorique,
Franck a pu se confronter à la réalité,
en binôme avec Christy, l’une des animatrices
expérimentées de l’Institut et mettre
en pratique ses connaissances nouvellement apprises,
tant en éducation que sur les chimpanzés
et les gorilles.
Les enseignants de ces écoles ont vivement exprimé
leur intérêt de réitérer
cette démarche d’éducation auprès
de leurs élèves pour les années
à venir, voire de recevoir une formation leur
permettant d’effectuer eux-mêmes ces animations
pour une meilleure responsabilisation de leurs élèves.
Prochaine étape donc pour nous, la formation
des enseignants et éducateurs pédagogiques.
EC |
|
 |
| Pendant
l’année scolaire 2010-2011 ce sont près
de 95.000 élèves qui étaient
inscrits en classe de 4ème et 5ème année.
Malgré toute sa volonté, l’Institut
Jane Goodall ne peut, à lui seul, éduquer
tous ces enfants à la conservation des grands
singes du Gabon. De plus, de nombreux établissements
qui bénéficient d’animations environnementales
de la part d’ONG se retrouvent démunis
lorsque les activités de ces dernières
s’arrêtent.
Afin d’éduquer le plus d’enfants
possible à la protection des chimpanzés
et des gorilles et répondre aux demandes des
équipes enseignantes de pérenniser les
interventions dans leurs écoles, il est nécessaire
de former, au sein des équipes enseignantes,
des animateurs d’éducation environnementale
pour la conservation des grands singes. En transmettant
les compétences et outils nécessaires
pour éduquer leurs élèves dans
le sens d’une responsabilisation en faveur de
la biodiversité, les écoles seront à
même de répéter ces entreprises
chaque année.
Dans le but de répondre à cette préoccupation,
l’Institut Jane Goodall a organisé, du
4 au 7 octobre 2011, une formation en « éducation
environnementale pour la conservation des grands singes
» auprès d’encadreurs et responsables
pédagogiques des écoles privées
catholiques de Libreville. Ces écoles réunissent
entre leurs murs près de 3000 élèves
de 4ème et 5ème année.
Une formation continue complètera cette première
étape sous la forme d’une campagne d’éducation
environnementale au sein des établissements
concernés jusqu’à la fin décembre.
Tout au long de ces démarches, les apprenants
bénéficieront du soutien de l’Institut
afin qu’ils possèdent, en fin de formation,
les compétences nécessaires pour mettre
en œuvre, auprès de leurs élèves,
des actions d’éducation en faveur de
l’environnement.
Cette première phase de formation était
centrée sur la méthodologie d’éducation
environnementale, les connaissances à acquérir
sur les grands singes du Gabon ainsi que la démarche
d’intervention. Les animations débuteront
à partir du mardi 18 octobre, offrant ainsi
de l’expérience aux apprenants.
Au cours de ces quelques jours, de nombreux moments
d’échange entre les formateurs et les
apprenants ont permis de démontrer l’importance
de protéger le chimpanzé et le gorille
présents au Gabon, et plus largement la biodiversité
présente sur le territoire. Les encadreurs
et conseillers pédagogiques attendent avec
intérêt et quelques inquiétudes
d’intervenir auprès de leurs élèves
pour leur transmettre ce qu’ils ont appris et
devenir ainsi des animateurs pour la conservation
de la richesse naturelle de leur pays.
Arielle Azizet
EC
|

© JGI
|
Trois
animatrices, Arielle, Christy et Perrine,
ont été recrutées par l’Institut
et ont animé à Libreville, sous la supervision
du coordinateur des programmes d’éducation
environnementale, 120 interventions dans 20
établissements scolaires. |
|
A
C T U A L I T É S - Roots & Shoots |
 |
| Actions
dans une école du Val-de-Marne
 |
|
Pour cette nouvelle année scolaire,
Mme Joubert enseignante d’une classe
de CE2, crée un nouveau groupe Roots
& Shoots. Il se nomme « les Bees
d’Ivry » (école Joliot
Curie B à Ivry-sur-Seine).
Ce groupe composé d’enfants
âgés de 8 ans, a envisagé
plusieurs actions. Afin de pouvoir les mettre
en œuvre, ils devaient tout d’abord,
réunir des fonds.
|
|
|
Pour
ce faire, ils ont fabriqué et vendu des
porte-clés « scoubidou et queue
de capucin », des bougies mais aussi des
petits sacs de graines de fleurs mellifères,
fleurs préférées des abeilles.
Voici les objectifs qu’ils s’étaient
fixés : parrainer un chimpanzé
orphelin dans un sanctuaire dirigé par
le docteur Jane Goodall en Afrique et développer
un partenariat avec un apiculteur ivryen.
Ils voulaient également participer au
financement d’un programme d’éducation
environnementale auprès de jeunes scolarisés
au Gabon. |
Dans
un souci de développer une conscience
écologique, les enfants ont mis en place
dans leur école, une collecte de piles
usagées et de cartouches vides d’imprimantes
à jet d’encre afin qu’elles
soient recyclées.
Et enfin, dernière action : ils participent
à un projet de science participative
avec le Muséum d’Histoire Naturelle
de Paris « Sauvages de ma rue »
en répertoriant la végétation
présente sur Ivry à l’état
sauvage, c’est-à-dire, toute cette
végétation qui tente de pousser
à chaque petit interstice, entre béton
et bitume. |
|
|
Ils ont installé
en octobre dernier, dans le jardinet de leur école,
un second abri pour abeilles solitaires. Nos gentilles
«
sentinelles de l’environnement » pourront
ainsi, passer tranquillement l’hiver et attendre
le retour du printemps !
A ce jour, la vente est terminée ! «
Les Bees » vont pouvoir réaliser tous
leurs projets ! Ils sont comblés car ils vont
concrétiser tous les désirs qu’ils
avaient exprimés. Leur volonté d’agir
et leur travail ont été récompensés
!
GJ
|
|
 |
|
Collecte
de fonds - financement de bourses
|
Bedan |
|
Cette année encore, le groupe Roots &
Shoots de l’American University of Paris continue
de soutenir financièrement plusieurs membres
de Roots & Shoots dans le cadre de leurs études
en Tanzanie. Cette aide s’avère fondamentale
pour les boursiers sélectionnés. Sans
elle, ils ne pourraient pas poursuivre leurs projets
professionnels, et continuer de venir en aide à
leur communauté. Ainsi, Bedan Gadson pourra
reprendre ses études, interrompues à
cause de nombreuses difficultés, et entamer
une formation en informatique. L’année
dernière, Bedan a contribué, en tant
que volontaire, aux activités d’une
ONG qui concilie développement communautaire
et réduction de l’empreinte carbone
à Mwanza. Il a aussi donné des cours
à des enfants en situation de grande pauvreté.
|
Winifrida
Tito Julius poursuit quant à elle ses études
pour devenir enseignante. Elle souhaiterait, une fois
en poste, intégrer Roots & Shoots dans
le programme scolaire de ses élèves.
Shadrach Meshach, qui a déjà fait l’objet
d’un article dans ces pages, a terminé
avec succès ses études de sociologie.
Souhaitons-lui toute la réussite qu’il
mérite dans ses recherches d’emploi.
|
|
Enfin,
Azizi A. Mchomvu, qui a récemment été
intégré au sein du programme de bourses,
étudie à Iringa pour devenir assistant
social. Après avoir été le
secrétaire du club roots and shoots de son
école, Azizi continue à prêter
main forte à l’équipe de l’Institut
Jane Goodall à Dar es Salaam, et s’intéresse
particulièrement aux questions climatiques.
JE
|
|

Azizi
|
|
| Du
matériel éducatif pour l'orphelinat
de Lwiro
|
|
|
Cette année l’Institut Jane Goodall
France a de nouveau envoyé presque 15 kg
de matériel éducatif au club Roots
& Shoots de Lwiro au Congo-Kinshasa.
Grâce à un donateur privé de
l'Institut, les enfants âgés de 8 à
14 ans ont reçu récemment des calendriers,
des magazines, des livres et des encyclopédies
sur les grands singes.
Le centre de Réhabilitation des Primates
de Lwiro (CRPL) est situé au nord de Bukavu
à l’est de la République Démocratique
du Congo. Il accueille et soigne des chimpanzés
orphelins, victimes de chasse illégale.
L 'orphelinat des enfants de Lwiro se trouve dans
les environs du centre.
JH
|
|
A C T
U A L I T É S - diverses
 |

|
On en
parle maintenant depuis déjà longtemps.
Cela ne fait pas changer les choses pour autant. La
production d'huile de palme est un désastre écologique
annoncé.
TOUT LE MONDE EN CONSOMME CHAQUE JOUR
L'huile de palme est utilisée dans de nombreux
secteurs industriels.
La cosmétologie achète environ 7% de la
production annuelle.
Malgré les campagnes d'information et les engagements
de certains fabricants, l'industrie alimentaire reste
encore cependant la plus grande consommatrice. Chocolat,
chips, pains, biscuits, soupes lyophilisées,
un produit sur dix contient de l'huile de palme.
L'industrie liée au biocarburant ne fait qu'accroître
la demande. Le biocombustible est une alternative au
combustible pétrolier. |
D'OU
PROVIENT-ELLE ?
Importée au 20ème siècle d'Afrique
de l'Ouest vers l'Indonésie et la Malaisie comme
plante ornementale, le palmier à huile a dans
les décennies suivantes changé de fonction.
Et sa culture à grande échelle a suivi.
Sur 6,5 millions d'hectares de plantations, 4 millions
étaient encore vierges en 2004. 90% de la production
mondiale vient de cette partie du globe, 20 millions
de tonnes produites chaque année par l'Indonésie.
Entre 1995 et 2003, les surfaces consacrées à
la monoculture du palmier ont augmenté de 118%.
LE PROFIT
L'huile de palme est la moins chère du monde,
un véritable trésor, miraculeux pour toutes
les grandes compagnies. Près de 10 milliards
d'Euros d'investissements viennent d’Europe, du
Japon et d'Australie. Pourquoi s'en priver ?
|
|
|
|
UN DESASTRE TOTAL
Sur le plan environnemental, la culture du palmier
à huile se fait par brûlis des sols.
Ce qui entraine une gigantesque émission de
C02, 140 millions de tonnes de gaz à effet
de serre. L'Indonésie est au 3ème rang
mondial concernant ces émissions.Toutes les
15 secondes, la forêt équatoriale diminue
d’une surface équivalente à celle
d'un terrain de football.
Avec la forêt équatoriale de l'Asie du
Sud Est, c'est aussi toute sa biodiversité
qui s'éteint : les orangs outans et les gibbons
qui sont les premières victimes, mais aussi
les tigres de Sumatra, et bien d'autres espèces.
Sur le plan social, à Bornéo la situation
est dramatique. Les populations se voient confisquer
des terres sans aucune forme de compensation. Ceux
qui s'y opposent se retrouvent souvent en prison.
Nombre d'habitants souffrent aujourd'hui de diverses
maladies, les eaux d'un lac à proximité
étant contaminées par les déchets
toxiques des plantations.Les Nations Unies prévoient
que les 50 ou 60.000 orangs-outans vivant à
l'état sauvage auront disparu d'ici 10 ans.
|
 |
Et après?
On verra bien, on s'attaquera à autre chose........
En attendant, lisons plus attentivement la liste
des composants entrant dans la fabrication des produits
que nous achetons, ce sera déjà ça.
CC
Sources : Futura sciences,
Envoyé Spécial France 2
photos © Tony Comiti
|
|
| Selon
le Partenariat de Collaboration sur les Forêts
(P.C.F.), les forêts peuvent avoir un rôle
positif dans la lutte contre la faim dans le monde.
« Elles sont une source directe de nourriture
(aliments de base ou complémentaires) et de
revenus en espèces pour plus d'un milliard
de personnes dans le monde, les plus pauvres »,
affirme E Rojas-Briales, sous-directeur de la F.A.O.
(Food and Agriculture Organisation), chargé
des forêts.
Les gouvernements, les décideurs nationaux,
les agences internationales de développement,
doivent impérativement augmenter leurs investissements
dans la gestion forestière durable et la réhabilitation
des terres dégradées.
Une raison de plus, parmi toutes les autres, pour
dire non à la déforestation.
CC
Sources Evana / FAO
|
|
 |
| Ils
vivent avec nous depuis si longtemps que l'on a du
mal à y porter encore attention au quotidien.
Et pourtant, ces petits bouts de plastique multicolore
aussi légers que l'air, qui se glissent dans
la poche comme dans un sac, sont un fléau et
un casse-tête écologique dans la plupart
des pays du monde, y compris les pays développés.

|
Sur le continent européen
En Europe, on réfléchit : à
leur interdiction pure et simple, à
les taxer pour en diminuer l'usage, à
labelliser leur biodégradabilité
(décomposition naturelle) ou leur compostabilité
(destruction industrielle). Chaque pays commence
à prendre des solutions dans son coin,
mais il n'y a encore aucune règle au
niveau européen.
La tâche est sans doute difficile, mais
le jeu en vaut la chandelle. Les citoyens
européens utilisent environ 500 sacs
plastique par an, la plupart du temps pour
un usage unique.
|
L’Irlande a
instauré un impôt en 2002.
L'Italie a interdit l'utilisation d'un certain type
de plastique dans la production des sacs.
L'Angleterre entre 2006 et 2009 avait de quoi se réjouir,
l'usage des sacs plastique avait baissé de
40%. En 2010 la tendance s'est renversée. Aujourd'hui
les britanniques se disent prêts à «
prendre des mesures » et même à
« contraindre par la loi ». Difficile
d'être plus flou.
En France depuis 2010, la commercialisation et la
distribution de sacs plastique non biodégradables
sont interdites. C'est une nette avancée vis
à vis de l'environnement. Encore faut-il faire
la différence entre les sacs fabriqués
avec des biomatériaux, et ceux conçus
à base de pétrole. Abandonnés
au sol, les premiers disparaissent en plusieurs mois
(quand même!), quant aux seconds, personne ne
peut encore fixer véritablement leur durée
de vie. Les études sont en cours.
La mer méditerranée compte à
elle seule 250 milliards de particules plastique flottantes,
et 500 tonnes de plastique.
Du côté
de l'Afrique
C'est peut-être là que, bizarrement,
cela risque de bouger plus vite qu'on ne le croit.
Au Congo, où l'on s'est aperçu que les
montagnes des sacs plastique à l'abandon pouvaient
provoquer des inondations en bouchant les égouts.
Le gouvernement semble décidé à
prendre les choses en main. Il est désormais
et par décret interdit de produire, d'importer,
de vendre, et d'utiliser des sacs plastique. Mais
si le décret a bien été adopté,
on ne sait pas à quelle date débutera
l'interdiction...
Au Gabon, même discours. Les autorités
encouragent la production de sacs biodégradables.
La décision de remplacer définitivement
des sas plastique est datée de mars 2010.
Le Rwanda lui, fait figure de très bon élève.
Cela fait cinq ans que l'interdiction existe.
Tous ces pays en voie de
développement ont donc l'air de vouloir
faire des efforts pour protéger l'environnement.
Mais ils manquent tous d'une véritable
politique de gestion, de tri et de recyclage
des déchets. Peu ou pas d'infrastructures,
de moyens, d'information et d'éducation
de la population.
Le sujet des déchets propres aux sacs
plastique est donc loin d'être épuisé.
Sachant que la durée de vie d'un sac
plastique traditionnel est de plus de 250 ans,
on espère juste avoir résolu le
problème d'ici là.
|
|
CC
Sources : Guardian News, Ai Gabon, Media limited,
Planète-info.
|
|
 |
| Un
kilo par personne et par jour, c'est le volume de
déchets produit en France, soit environ 28
millions de tonnes par an, une quantité qui
a doublé en l'espace de 40 ans.
A ces déchets d'origine ménagère,
il reste à ajouter ceux des collectivités,
des entreprises, de l'agriculture et des mines. Et
c'est ainsi que l'on frôle le milliard de tonnes.
Un volume qui augmente plus vite que le PIB.
Comment gère-t-on ces déchets
?
En France comme en Europe, la mise en décharge
reste la solution la plus utilisée: 49% des
déchets municipaux, contre 18 qui sont incinérés,
et 33 recyclés.
La mise en décharge
C'est effectivement partout sur la planète
le moyen le plus employé pour se débarrasser
des déchets. Encore très récemment
il comptait pour 54% aux USA, 97% au Mexique, majoritaire
aussi en Chine, Australie et pays émergents.
En Europe, c'est la France qui a l'honneur de posséder
les plus grandes déchetteries. L'une située
non loin de Marseille, à Entressen entrepose
chaque jour, 1200 tonnes de déchets divers,
soit 500. 000 par an, sur 80 ha. L'autre, à
Claye-Souilly, est autorisée pour 700.000 tonnes.
S'ensuivent évidemment quelques nuisances :
odeurs, libération de polluants dans le sol.
Les espaces naturels en font les frais, de même
que les populations avoisinantes qui peuvent présenter
des problèmes de santé.
Ajoutons que le problème de la décharge
ne valorise qu'environ 50% de l'énergie contenue
dans les déchets.
L'incinération
Un procédé plus courant au Japon, Singapour
et Taïwan, pour pallier le manque d'espace.
Bon point pour l'incinération : elle permet
de récupérer l'énergie.
Mauvais point : les incinérateurs producteurs
d'électricité génèrent
33% de CO2 par Kwatt/h. De plus, la combustion produit
des résidus dangereux pour la santé.
Le compostage et le recyclage
Le compostage en est encore à ses balbutiements,
dans les pays européens.
Le recyclage permet une économie de l'énergie
et des matériaux, réduit les émissions
de gaz à effet de serre. En outre chaque déchet
est considéré d'une part, comme un élément
de pollution à réduire, mais aussi comme
une nouvelle ressource à exploiter.
Ces deux procédés sont utilisés
à 80% aux Pays-Bas, à 60% en Allemagne,
à seulement 19% en France.
Autre possibilité, le « réemploi
». Importé du Québec dans les
années 2000, il est surtout pratiqué
dans les pays en voie de développement. L'objet
n'est plus ni jeté ni détruit. Il trouve
une seconde vie, un nouvel usage. La solution sans
doute la plus économique, la plus écologique,
mais aussi la plus difficile à mettre en place.
Quoiqu'il en soit, il s'agit d'appliquer au mieux
la règle des trois R : Réduire, Réutiliser,
Recycler.
Un monde sans déchets, c'est possible
?
Sans doute totalement utopique, parce que extrêmement
coûteux. Il faudrait pour se rapprocher de zéro,
tout penser à partir de la conception même
du produit, afin de minimiser l'impact environnemental.
Mais en aucun cas cela ne le réduirait à
néant, il resterait toujours un certain volume
de déchets. Cela ne doit pas empêcher
de se pencher sérieusement sur la réduction
des emballages et notamment les emballages ménagers.
Elle a commencé très timidement en France.
En revanche au niveau mondial, les efforts de la Nouvelle
Zélande, la ville de San Francisco et celle
de Kamikatsu au Japon sont remarquables. Elles se
sont engagées sur la fermeture des décharges
et le 100% de recyclage d'ici 20 ans.
N'entrent pas dans cette perspective les déchets
dits « dangereux », définis par
la Convention de Bâle depuis 1989, et qui est
chargée de contrôler les mouvements inter
pays, et leur élimination. En France l'activité
économique produisait plus de 9 millions de
tonnes en 2004, 400 millions dans le monde entier.
Plus de la moitié ne serait pas traitée,
simplement stockée dans des décharges
contrôlées, une partie serait rejetée
purement et simplement dans le milieu naturel.
En France, le Grenelle de l'Environnement avait prévu
deux objectifs pour la période 2008/2012. Réduire
notre production d'ordures ménagères
de 7% d'ici 5 ans, et diminuer de 15% les déchets
destinés à être enfouis ou incinérés.
Aujourd'hui, nous sommes en 2012.
Les objectifs ont-ils été atteints ?
On aimerait bien le savoir.
CC
Sources : Goodplanet Environnement et Technique(O
Guichardaz)
|
|
 |
|
La planète
: souvent une surface désolée,
composée de forêts brûlées,
de territoires affouillés, de terres
stériles, de fleuves desséchés.
Une atmosphère chargée de millions
de tonnes d'anhydride carbonique, monoxyde
d'azote et de méthane. Comment faire
face à une telle dévastation
? Faire le choix du végétarisme
serait-il une solution pour endiguer ces phénomènes
?
|
UN CHOIX ECOLOGIQUE
Aujourd'hui, la moitié des terres fertiles
de la planète est utilisée pour cultiver
des céréales, des semences huileuses,
des fourrages et autres aliments destinés au
nourrissage des animaux de boucherie. L'augmentation
de la consommation de viande par la population mondiale
a déjà conduit, et continuera à
conduire à la destruction de millions d'hectares
de forêts vierges, ce afin d'implanter de nouveaux
pâturages et de terrains à cultiver.
Conséquences ? Une désertification progressive,
une utilisation massive et agressive de produits chimiques
pour obtenir des moissons toujours plus abondantes.
Une trop forte consommation de viande et de lait est
synonyme d'une utilisation inefficace et polluante
des ressources. Produire toujours plus de viande,
c'est aussi utiliser des quantités d'eau énormes,
et être submergé par les déchets
et les déjections animalières, avec
pour conséquences, des répercussions
sur le climat, l'érosion du sol et la désertification
de nombreuses zones.
UN CHOIX ETHIQUE
Une vache ou un cochon, s'ils ne sont pas des animaux
de compagnie comme le chat et le chien, n'en sont
pas pour autant si éloignés. Tous les
animaux ont des sensations, ressentent des émotions,
connaissent la peur, la douleur et la souffrance.
Mais puisqu'il faut bien respecter les niveaux de
production imposés par les marchés économiques,
il n'y a pas d'autre choix que de les considérer
uniquement comme pièces à abattre. Les
abattoirs se faisant discrets aux yeux de la population,
il est effectivement assez facile pour chacun d'avaler
sans gros problème le steak ou la cuisse de
poulet que l'on a dans son assiette.
UN CHOIX SOCIAL
Selon les chiffres de 2009 de la F.A.O., plus d'un
milliard d'individus dans le monde souffre de la faim,
tandis qu'un milliard de gens consomment de la viande
exagérément. La disponibilité
de céréales et de légumes pourrait
apporter, en quantité de calories, les protéines
et autres éléments nutritionnels nécessaires
à toute l'humanité. Les millions d'hectares
de cultures destinées à l'alimentation
animale sont ainsi gaspillés.
Les pays les plus pauvres produisent pour l'exportation,
et nourrissent ainsi ce qui deviendra viande pour
les pays du nord de la planète. Tout cela est-il
très cohérent ?
UN CHOIX POUR
L'AFRIQUE
Plus de la moitié du continent africain est
aujourd'hui consacrée à la pâture.
Les politiques coloniales ont transformé ce
qui était auparavant une économie agropastorale
en une production intensive, conduisant par là
même à un phénomène de
désertification. L'équilibre a été
détruit, les gardiens de troupeaux autrefois
nomades ou semi-nomades se sont sédentarisés.
La construction de puits a permis certes l'accès
à l'eau aux populations, mais aussi à
leur bétail, le nombre de têtes ne cessant
d'augmenter. Ce qui s'est avéré être
une catastrophe pour les terres.
On compte en Afrique environ un bovin pour trois personnes,
sur un total d’environ 186 millions de têtes.
En se tournant résolument vers l'élevage
moderne afin d'être en bonne position sur le
marché de la viande, l'Afrique oublie aussi
qu'elle est terre d'animaux sauvages. Des espèces
qui aujourd'hui se heurtent à des kilomètres
de barbelés au cœur de la savane. Et ces
espèces là, qui donc va les nourrir
?
Sources :
Food-Miles and the Relative Climate Impacts of
Food Choices in the United States, Christopher L.
Weber, and H. Scott Matthews, Environmental Science
and Technology, April 2008
Beyond Beef: The Rise and Fall of the Cattle Culture,
Jeremy Rifkin, 2001
Assessing the Environmental Impacts of Consumption
and Production: Priority Products and Materials, A
Report of the Working Group on the Environmental Impacts
of Products and Materials to the International Panel
for Sustainable Resource Management. Hertwich, E.,
van der Voet, E., Suh, S., Tukker, A., Huijbregts
M., Kazmierczyk, P., Lenzen, M., McNeely, J., Moriguchi,
Y. UNEP (2010)
FAO Statistic Division
World Organisation for Animal Health
|
|
A C T
U A L I T É S - grands singes
 |
|
|
Cheetah, l’ami de Tarzan, est décédé.
Le chimpanzé Cheetah, le partenaire de Johnny
Weissmuller dans la série des films Tarzan,
est mort le 24 décembre, à 80 ans.
La star des années 1930 aurait succombé
à une insuffisance rénale dans une
réserve animalière de Palm Harbour,
en Floride.
|
|
L'AFP cite une responsable du sanctuaire pour primates
Suncoast, où le singe coulait des jours heureux
depuis 1960 : Cheetah aimait peindre avec ses doigts
(ces peintures se vendaient à des centaines
d’euros) , suivre des matches de football américain
et – détail évangélique
inédit dans la biographie du singe hollywoodien
– se sentait "apaisé par la musique
chrétienne". Il aurait joué dans
Tarzan, l'homme-singe (1932)...
Cheetah est censé avoir été amené
du Liberia aux Etats-Unis par un dresseur animalier
en 1932, caché sous un manteau, à bord
d'un vol de la compagnie Pan Am. Il a été
référencé dans le Guinness Book
des records comme le plus vieux primate vivant –
il est supposé avoir vécu plus du double
de l'âge moyen atteint par ses congénères
en captivité et avoir survécu à
l'acteur Johnny Weissmuller et à sa compagne
Maureen O'Sullivan.
La célèbre primatologue Jane Goodall
lui avait même souhaité un joyeux anniversaire
pour ses 75 ans – dans la langue des singes
sauvages qu'elle avait observés pour la première
fois en Tanzanie dans les années 1960.
Source : Le Monde
|
|
© AFP |
|
 |
| L'île
paradisiaque, sa végétation luxuriante,
ses plages de sable blanc, ses eaux émeraudes.....
et ses milliers de macaques capturés par des
braconniers, emprisonnés dans des cages avant
d'être exportés à des fins expérimentales.
 |
|
10.000 macaques à
longues queues sont ainsi chaque année
« élevés » puis vendus
à des laboratoires anglais, européens
ou américains. Les femelles sont forcées
à la reproduction et les bébés
expédiés à l'âge de
10 ou 12 mois.
Ce commerce est un business très florissant
que se partagent trois grosses entreprises, et
est lorgné de près par d'autres.
Il rapporte environ 20 millions d'euros par an.
En quelques années, l'île est devenue
l'un des pays les plus importants exportateurs
de singes au monde. |
Déjà
très vigilante depuis longtemps sur le
sort des Macaques à Maurice, la B.U.A.V.
(British Union for the Abolition of Vivisection)
a l'intention d'installer prochainement une
unité dans l'île, afin de pouvoir
mieux veiller à leur protection.
L'association avait, il y a quelques mois, diffusé
des vidéos pour dénoncer le traitement
infligé aux singes, au moment et pendant
leur captivité.
|
|
 |
| Plusieurs associations militant
contre la maltraitance des animaux, ainsi que
certains chefs religieux mauriciens soutiennent
la B.U.A.V.
Les éleveurs de singes eux, s'émeuvent
aussi, mais dans le sens inverse, taxant les
membres de l'association d’« extrémistes
», dixit le Président de la Cyno
Breeders Association.
Le gouvernement mauricien quant à lui,
manifeste tout simplement un désintérêt
total pour ce dossier.
CC
Source : Belle planète.overblog.com,
lefigaro.fr (G.Gouges)
|
|
|
|
Enfin une bonne
nouvelle !!!
A la suite d'une campagne menée par la B.U.A.V.
(British Union for the Abolition of Vivisection) et
la Fédération allemande pour le Bien-Etre
Animal, la compagnie aérienne allemande a confirmé
que, comme un certain nombre d'autres compagnies aériennes,
elle cessait de transporter des primates destinés
à la recherche.
CC
Source Evana
|
|
 |
|
On ne sait pas bien qui ou quoi, a pu mettre
une idée pareille dans la tête des chimpanzés,
en tout cas aujourd'hui une chose est sûre :
l'altruisme n'est pas l'apanage de l'homme.
D'abord mis en évidence au début des
années 60 par le Docteur Jane Goodall, le comportement
altruiste des chimpanzés a été
pendant longtemps attribué et réservé
aux relations familiales ou à des bénéfices
intéressés.
En 2010 en Côte d'Ivoire dans le Parc National
de Taï, une équipe de l'Institut Max Planck
rapporte que les chimpanzés peuvent adopter
de jeunes orphelins, tout comme l'homme. Les adultes,
mâles ou femelles, sont capables de donner du
temps, de l'énergie, de la nourriture, et une
protection aux jeunes qu'ils ont recueillis, sans
rien attendre en retour. Pourquoi ? Personne n'a de
réponse tangible. En tout cas, tout le monde
s'accorde à penser que le geste de l'adoption
et les contraintes qu’il génère
(surveillance, nourriture, éducation) est tout,
sauf égoïste.
Aux USA aujourd'hui, une toute nouvelle expérience
met en lumière une autre facette de ce comportement
pro-social.
7 femelles ont été ainsi observées.
L'expérience consistait à donner le
choix à chaque sujet, soit de manger seul et
égoïstement devant un congénère,
soit de manger mais en s'arrangeant pour que l'autre
ait aussi sa part....
Déroulement du jeu :
2 chimpanzés occupent des cages mitoyennes
et peuvent se voir.
L'un d'eux a devant lui des jetons de couleurs différentes
(A et B)
S'il présente le jeton A, l'animal reçoit
de la nourriture, mais pas le « colocataire
».
S'il présente le jeton B, les 2 chimpanzés
sont récompensés.
Au terme de l'expérience, les 7 chimpanzés
femelles avaient spontanément présenté
les jetons B, démontrant ainsi un comportement
purement altruiste.
Pour la petite histoire, ajoutons que plus les chimpanzés
« receveurs » se montraient calmes, patients,
dénués d'agressivité, plus les
chimpanzés « donneurs » étaient
généreux.
Etrange similitude avec l'homme.....Une de plus.
CC
Sources : ScienceDaily, PNAS, Futura-Sciences
|
|
| Ce
magazine a été réalisé
par des bénévoles de l'Institut Jane
Goodall France,
conception graphique et photographies sous différents
©,
mises gracieusement à disposition de l'Institut.
Directeur de la rédaction :
David Lefranc
Rédaction : Carol Caray, Emmanuel
Chartrain, Julie Estal, Jeroen Haijtink, Ghislaine
Joubert, Céline Kaleka,
Noëlla Lefebvre, Cécile Martin
Directeur de la publication, conception et réalisation
graphique : Jeroen Haijtink
Tous droits de reproduction réservés
© 2012
|
|
|