# 12 / Hiver 2012

Se battre

pour les grands singes,

c’est se battre pour

l’avenir de l’humanité.

 

 

 


 

A C T U A L I T É S - Institut Jane Goodall France
1 - Le feu à Tchimpounga !
2 - Me ... Jane – le livre
3 - Jane au Sommet Eye on Earth à Abu Dhabi
4 - 2012 Année Internationale de l'énergie durable pour tous
5 - Alliance Grands Singes au Gabon
6 - Arielle, animatrice engagée au Gabon
7 - Les bénévoles de l'Institut à l'Arboretum
8 - Le grand public, cheval de bataille de l'Institut
9 - Campagne d'éducation environnementale pour l'Année des Forêts
10 - Former pour développer la protection des grands singes du Gabon

A C T U A L I T É S - Roots & Shoots
11 - Actions dans une école du val-de-Marne
12 - Collecte de fonds - financement des bourses
13 - Du matériel éducatif pour l'orphelinat de Lwiro

A C T U A L I T É S - diverses
14 - Huile de palme : arretons le massacre
15– Les forêts, une arme contre la faim
16 - Sacs plastique, à quand la solution ?
17 - A chacun son kilo de déchets
18 - Végétarisme et épuisement de la terre, rien à voir ?

A C T U A L I T É S - grands singes
19 - Cheetah, l'ami de Tarzan est mort
20 - L'Ile Maurice, paradis pour les uns, enfer pour les autres
21 - Les primates ne voleront plus avec Lufthansa
22 - Aidons nous les uns les autres

 

 


A C T U A L I T É S - Institut Jane Goodall France
1 - LE FEU À TCHIMPOUNGA !

© JGI

Nous sommes au regret de vous annoncer que notre sanctuaire de Tchimpounga au Congo-Brazzaville à été frappé d’un tragique sinistre.


Le feu s’est déclaré en savane, à deux kilomètres du sanctuaire. Cette zone abrite plus de 150 chimpanzés qui vivent sous la protection de l’Institut Jane Goodall.


Les chimpanzés ont paniqué et se sont enfuis vers la forêt voisine, tandis que le personnel du sanctuaire a lutté pour contrôler le brasier et amener l'ensemble des chimpanzés en sécurité. De nombreuses infrastructures ont été détruites et d’autres ont été très endommagées.
Nous tenons à remercier le personnel du sanctuaire car grâce à son intervention rapide il n’y a aucune victime parmi les chimpanzés du sanctuaire ou les humains.
Mais malheureusement, nous devons constater des dommages matériels considérables. Des infrastructures essentielles ont été touchées. Nos équipes se sont dés à présent engagées dans les réparations afin de permettre aux chimpanzés de retrouver une vie normale et reprendre nos soins.

Nous avons besoin de votre aide, merci de cliquer ici

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2 - me... Jane - Le livre

Me ... Jane
Patrick McDonnell
© 2011 Little, Brown and Company, 40p.
Beau Livre /Hard Cover, EN ANGLAIS
ISBN 9780316045469

14,95 €

Voici l’histoire d’une petite fille prénommée Jane qui avait pour rêve de dédier sa vie à aider les animaux et à changer le monde.
Dans un style réconfortant qui lui est caractéristique, Patrick McDonnell raconte l’histoire de la jeune Dr. Jane Goodall accompagnée de son jouet d’enfance fétiche, un chimpanzé nommé Jubilee. En observant avec émerveillement la nature qui l’entourait, la jeune Jane se mit à rêver « d’une vie passée auprès des animaux, à les aider », jusqu’au jour où elle se rendit compte que son rêve était devenu réalité !
Patrick McDonnell est le créateur de la bande dessinée internationalement connue, Mutts, publiée dans les plus grands journaux américains nationaux.

En exclusivité à l’Institut Jane Goodall France, pour le commander cliquez-ici

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3 - Jane au Sommet Eye on Earth à Abu Dhabi

Le Sommet Eye on Earth, qui a eu lieu à Abu Dhabi du 12 au 15 décembre dernier, a réunit les plus grands penseurs mondiaux en matière d'informations environnementales.

Des dizaines d'intervenants du calibre du Président Bill Clinton, Docteur Jane Goodall, du Président des E.A.U., S.E. Sheikh Khalifa bin Zayed Al Nahyan, ou encore le patron de Conservation International, Russell Mittermeier, proposeront les représentants à formuler des recommandations concrètes pour le prochain Sommet de la Terre, qui aura lieu à Rio en juin 2012.

Un accès aux connaissances environnementales est crucial. Alors que la conférence sur le climat COP-17 à Durban, en Afrique du Sud, a récemment démontré qu'il devenait urgent d'améliorer la capacité du monde à se préparer aux changements à venir pour notre planète, les informations environnementales deviennent de plus en plus précieuses.
Mais bon nombre de ces informations sont indisponibles, malgré le fait qu'elles existent déjà. Elles peuvent être absentes, inaccessibles ou simplement cachées. Beaucoup d'entre elles sont détenues selon des normes incompatibles, " protégées " par la complexité bureaucratique, contraintes par un manque d'accès ouvert, ou restent dans l'obscurité en raison de l'ignorance de leur existence.
Les économies émergentes en particulier risquent de perdre des atouts inestimables parce que des décisions sont prises sans une connaissance totale. Pourtant, la mise à disposition de davantage d'informations environnementales pour ces économies et les autres ne doit être ni onéreuse, ni particulièrement compliquée. Ce qu'il faut avant tout, c'est une collaboration, des informations et une compréhension des problèmes causés par une absence de données.
Le manque d'eau, l'insécurité alimentaire et le changement climatique sont des problèmes politiques qui nécessitent des solutions qui dépassent les frontières politiques.

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5 - 2012 ANNÉE INTERNATIONALE DE L'ÉNERGIE DURABLE POUR TOUS

Reconnaissant l'importance de l'énergie pour le développement durable, l'Assemblée générale des Nations Unies a proclamé l'année 2012, Année internationale de l'énergie durable pour tous.
Cette Année internationale de l'énergie durable pour tous est l'occasion de sensibiliser à l'importance d'améliorer l'accès durable à l'énergie, l'efficience énergétique, et l'énergie renouvelable au niveau local, régional et international.
Les services énergétiques ont un effet profond sur la productivité, la santé, l’enseignement, les changements climatiques, la sécurité alimentaire et la sécurité de l’approvisionnement en eau ainsi que les services de communications.


© UN

C'est pourquoi l’absence d’accès à une énergie propre, abordable et fiable entrave le développement humain, social et économique et constitue un obstacle majeur à la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement.
Pourtant, 1.4 milliard de personnes n’ont pas accès à une énergie moderne, tandis que 3 milliards de personnes dépendent de la « biomasse traditionnelle » et du charbon comme source principale de combustible.

Source : UN

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5 - L'ALLIANCE GRANDS SINGES AU GABON

Alliance Grands Singes Gabon
Réseau d’acteurs engagés pour la conservation des grands singes au Gabon

L’Alliance Grands Singes Gabon « zéro grands singes orphelins »
Membres
- CIRMF
- Gabon Environnement
- Institut Jane Goodall
- Projet Gorille Fernan Vaz
- Protection des Grands Singes de la Moukalaba
- Zoological Society of London
Mission
- Coordination des actions en faveur de la conservation des grands singes du Gabon
Objectifs stratégiques
- Gestion des grands singes orphelins
- Renforcement et application de la loi
- Sensibilisation et éducation
- Veille et expertise (recherche et tourisme)

Réunis en réseau afin de coordonner certaines de leurs actions et d’avoir plus de poids dans la mise en œuvre de certains projets auprès des partenaires (Administration, bailleurs), l’Alliance a particulièrement axé son travail cette année sur la sensibilisation du grand public et l’éducation des jeunes aux valeurs de la conservation et à la protection des grands singes.

Parmi les réalisations, les membres de l’Alliance ont produit une bande dessinée à vocation éducative « Ada et Essi racontent les gorilles et les chimpanzés ».

Cette BD, destinée aux enfants de 8 à 12 ans, sera distribuée gratuitement dans les écoles lors des campagnes d’éducation environnementale.

Par ailleurs, différents posters de sensibilisation à la protection des chimpanzés et gorilles ont également été réalisés et seront diffusés par les membres de l’Alliance dans les différents lieux opportuns : mairies et chefferies, brigades des Eaux et Forêts, marchés, campements en brousse…


Enfin, une session de formation à destination d’animateurs en éducation environnementale se tiendra mi-novembre. Animée par l’Institut Jane Goodall, elle aura pour objectif de renforcer et harmoniser les compétences des participants en éducation environnementale afin de leur donner, de manière spécifique, les outils nécessaires pour qu’ils puissent agir efficacement pour la conservation des grands singes au Gabon.

Au moins Quatre ONG locales devraient prendre part à cette formation.

CM

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6 - Arielle, animatrice engagée AU GABON

© JGI

Bonjour Arielle, peux-tu te présenter en quelques mots ?
Je suis une jeune gabonaise de 28 ans, diplômée de l’Ecole Nationale des Eaux et Forêts. Passionnée par la nature et plus particulièrement par la biodiversité présente dans mon pays, je suis nouvellement affectée par le Ministère des Eaux et Forêts à Port-Gentil.

Les domaines dans lesquels je me suis beaucoup impliquée sont la sensibilisation et l’éducation environnementale parce que je pense que l’on ne peut protéger que ce que l’on connaît. En transmettant à d’autres ce que je sais, peut-être cela suscitera chez eux une envie de protéger cette nature que j’aime et dont nous avons tous besoin.
Durant mon stage de fin d’étude au sein de l’ONG Ibonga, j’avais participé à l’expérimentation de la mise en place d’un curriculum en éducation environnementale pour les programmes scolaires sur le thème de la biodiversité à Tchibanga. Une fois mon diplôme obtenu, l’Institut Jane Goodall m’a offert, peu de temps après, l’opportunité de continuer à faire ce que j’aime : travailler avec les enfants afin de susciter chez eux un comportement responsable vis-à-vis de l’environnement.
Je participe ainsi à ma manière à leur éducation afin qu’ils adoptent ce que je peux nommer de « bons réflexes », une responsabilisation vitale pour nos vies.

Comment as-tu rencontré l’Institut et as-tu travaillé avec nous ?
J’ai fait connaissance de l’Institut au travers d’une formation d’animateurs d’ONG qu’il organisait en mars 2010. A l’issue de celle-ci, j’ai été contacté par la responsable des programmes d’éducation environnementale de l’époque pour prendre part, en tant qu’animatrice, à une campagne de sensibilisation organisée par l’Institut. Durant deux mois, nous avons parcouru différentes écoles privées de Libreville afin de sensibiliser et éduquer les enfants à la protection des grands singes. J’ai ensuite participé à une seconde campagne dans des écoles publiques de la capitale.

Depuis un an et demi que tu travailles avec nous, ton approche d’animation a-t-elle évoluée ?

Dans mon rôle d’animatrice, certaines choses ont changé. Lors de la 1ère campagne début 2010, une seconde animatrice, Christy Moukambi, et moi-même travaillions en binôme avec la coordinatrice de l’Institut lors des interventions auprès des enfants. Nous suivions une trame d’intervention déjà établie. Lors de la 2nde campagne organisée cette année, nous étions plus autonomes et investies dans les modifications à apporter aux animations. Nous avons ainsi tous ensemble défini les objectifs à atteindre ainsi que les notions importantes à transmettre aux enfants. Après chaque rencontre avec les élèves, nous travaillions pour remodeler l’animation afin qu’elle s’applique au plus proche de la réalité de vie du public-cible et qu’elle les implique toujours plus. Certains messages que nous expliquions auparavant ont ainsi été retirés, d’autres ajoutés.
Au-delà de ça, nos connaissances sur les grands singes et la forêt ont été approfondies : mieux connaître les grands singes et leurs relations avec la forêt nous permettait d’expliquer avec plus de clarté l’importance de ces espèces protégées.
De manière personnelle, j’ai appris beaucoup de choses, comme : m’adapter à différentes réalités de terrain, trouver des stratégies pour faire face à des difficultés, organiser et analyser ma méthode de travail… En fait, je garde des souvenirs très positifs de mon expérience au sein de l’Institut et je serais ravie de prendre part à d’autres campagnes d’éducation environnementale avec cet organisme.
Ce qui m’a le plus interpellé, c’est qu’en faisant connaissance avec les grands singes, les élèves apprennent le rôle de « jardiniers » de la forêt des chimpanzés et des gorilles. Fascinés par ce rôle, les enfants se mettent à aimer les grands singes et cela suscite chez eux l’envie d’agir pour leur protection.

Propos recueillis par Emmanuel Chartrain

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7 - LES BÉNÉVOLES DE L'INSTITUT à L'ARBORETUM

Ce samedi 9 juillet 2011, le soleil est déjà haut sur Libreville lorsque les bénévoles de l’Institut quittent leurs maisons. Ce matin, leurs babouches sont restées au placard : ils ont rendez-vous à l’Arboretum de Sibang.
Au cœur du quartier populaire de Nzeng Ayong dans la capitale gabonaise, là où le goudron disparaît et laisse place à des chemins de terre poussiéreux, des grilles se dressent autour d’une zone forestière. C’est en 1931 que des étudiants français se sont installés ici pour être formés aux techniques vivrières et planter une poignée d’espèces tropicales. Depuis, de nombreuses plantes se sont développées de manière naturelle et aujourd’hui, les essences sont étudiées pour leurs vertus thérapeutiques.
En se promenant dans les allées aménagées de cet espace de 16 hectares, les bénévoles (re)découvrent une forêt dont ils parlent tant avec l’Institut. Ils oublient le brouhaha de la ville pour quelques heures, retrouvent la nature, évoquent sa beauté et son importance. Chacun partage l’usage traditionnel de certaines essences et prend véritablement conscience de l’interdépendance entre l’homme et la nature, ne serait-ce que par le bien-être que celle-ci procure. Certains ont même tenté d’apercevoir la silhouette furtive d’un mandrill échappé d’une maison voisine et qui s’est réfugié parmi les arbres, lui aussi en quête d’instants de liberté.
Lorsque l’équipe de l’Institut quitte ces lieux dont la plupart ignorait l’existence, l’importance de protéger la forêt est encore plus présente en eux. Fleury, bénévole de l’Institut, a filmé ses instants et ses lieux et monté un reportage qui a été diffusé aux informations télévisées afin de le faire découvrir aux Librevillois.
EC

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8 - LE GRAND PUBLIC, CHEVAL DE BATAILLE DE L'INSTITUT

Le grand public, cheval de bataille de l’Institut
Au cours des mois de mai et juin 2011, l’Institut a participé à deux manifestations grand public : la seconde édition du Salon Gabon Durable (4 au 8 mai) et la Semaine Nationale de l’Environnement (7 au 10 juin) organisée par le Ministère des Eaux et Forêt ainsi que le Ministère de l’Ecologie et du Développement Durable. La première regroupait différentes entreprises désireuses de développer des techniques d’exploitations responsables tandis que la seconde rassemblait des ONG et des institutions œuvrant pour la conservation.
L’Institut était présent lors de ces événements afin de sensibiliser le grand public sur la thématique de la conservation et plus particulièrement celle des grands singes et, nouveauté 2011, accueillir et éduquer des groupes d’enfants sur des sujets relatifs à la protection de la nature.
Afin de toucher un très large public, nous avions à notre disposition un stand de présentation et avons réalisé des conférences et projections de films suivis de débats.

Des ateliers éducatifs étaient également proposés aux enfants sur différentes thématiques :
1. « l’Homme et la Nature » visant à expliquer le lien d’interdépendance entre l’homme et son environnement naturel : services rendus par la forêt, rôle des espèces protégées, dégradation de l’environnement, importance de sa protection, recyclage ;
2. « l’Homme, un Animal comme les autres ? » visant à mettre à jour les ressemblances physiques et comportementales entre l’homme et le chimpanzé.
Les ateliers insistaient sur les responsabilités individuelles et collectives nécessaires à un développement respectueux de la biodiversité, si indispensable à notre propre survie.
Ces événements ont notamment permis d’accueillir près de 600 enfants et de les conscientiser sur l’importance de la nature, de prendre contact avec différentes institutions et entreprises et de valoriser l’implication des bénévoles de l’Institut qui ont largement contribués au bon déroulement de ces deux manifestations.
EC

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9 - CAMPAGNE D'ÉDUCATION ENVIRONNEMENTALE POUR L'ANNÉE DES FORÊTS

Le 5 juin, Journée Mondiale de l’Environnement, est chaque année l’occasion de célébrer l’importance de la nature. Dans la capitale gabonaise, la seconde édition d’un défilé - carnaval de la biodiversité s’est déroulé cette année 2011. Les enfants de dix écoles privées de Libreville étaient invités par l’UNESCO, ECOFAC-RAPAC, le Méridien et WCS à se déguiser en animal emblématique du Bassin du Congo.
Pour l’Institut Jane Goodall, il était important d’aller à la rencontre de ces enfants afin de relayer auprès d’eux les nombreux bienfaits qu’offrent la nature, si indispensables à notre survie, et plus particulièrement la biodiversité présente dans leur pays. Ainsi, au cours des mois de mai et juin 2011, l’Institut a organisé une campagne d’éducation environnementale au sein de ces 10 écoles afin que l’ensemble des 350 élèves de 4ème et 5ème années (CM1 et CM2) fassent connaissance avec les grands singes et la biodiversité.

Ces rencontres avec les enfants ont également été l’occasion de former l’un des bénévoles de l’Institut à l’animation en éducation environnementale pour la conservation des grands singes. Après un premier temps de formation théorique, Franck a pu se confronter à la réalité, en binôme avec Christy, l’une des animatrices expérimentées de l’Institut et mettre en pratique ses connaissances nouvellement apprises, tant en éducation que sur les chimpanzés et les gorilles.
Les enseignants de ces écoles ont vivement exprimé leur intérêt de réitérer cette démarche d’éducation auprès de leurs élèves pour les années à venir, voire de recevoir une formation leur permettant d’effectuer eux-mêmes ces animations pour une meilleure responsabilisation de leurs élèves.
Prochaine étape donc pour nous, la formation des enseignants et éducateurs pédagogiques.
EC

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10 - FORMER POUR DÉVELOPPER LA PROTECTION DES GRANDS SINGES DU GABON

Pendant l’année scolaire 2010-2011 ce sont près de 95.000 élèves qui étaient inscrits en classe de 4ème et 5ème année. Malgré toute sa volonté, l’Institut Jane Goodall ne peut, à lui seul, éduquer tous ces enfants à la conservation des grands singes du Gabon. De plus, de nombreux établissements qui bénéficient d’animations environnementales de la part d’ONG se retrouvent démunis lorsque les activités de ces dernières s’arrêtent.
Afin d’éduquer le plus d’enfants possible à la protection des chimpanzés et des gorilles et répondre aux demandes des équipes enseignantes de pérenniser les interventions dans leurs écoles, il est nécessaire de former, au sein des équipes enseignantes, des animateurs d’éducation environnementale pour la conservation des grands singes. En transmettant les compétences et outils nécessaires pour éduquer leurs élèves dans le sens d’une responsabilisation en faveur de la biodiversité, les écoles seront à même de répéter ces entreprises chaque année.
Dans le but de répondre à cette préoccupation, l’Institut Jane Goodall a organisé, du 4 au 7 octobre 2011, une formation en « éducation environnementale pour la conservation des grands singes » auprès d’encadreurs et responsables pédagogiques des écoles privées catholiques de Libreville. Ces écoles réunissent entre leurs murs près de 3000 élèves de 4ème et 5ème année.
Une formation continue complètera cette première étape sous la forme d’une campagne d’éducation environnementale au sein des établissements concernés jusqu’à la fin décembre. Tout au long de ces démarches, les apprenants bénéficieront du soutien de l’Institut afin qu’ils possèdent, en fin de formation, les compétences nécessaires pour mettre en œuvre, auprès de leurs élèves, des actions d’éducation en faveur de l’environnement.
Cette première phase de formation était centrée sur la méthodologie d’éducation environnementale, les connaissances à acquérir sur les grands singes du Gabon ainsi que la démarche d’intervention. Les animations débuteront à partir du mardi 18 octobre, offrant ainsi de l’expérience aux apprenants.
Au cours de ces quelques jours, de nombreux moments d’échange entre les formateurs et les apprenants ont permis de démontrer l’importance de protéger le chimpanzé et le gorille présents au Gabon, et plus largement la biodiversité présente sur le territoire. Les encadreurs et conseillers pédagogiques attendent avec intérêt et quelques inquiétudes d’intervenir auprès de leurs élèves pour leur transmettre ce qu’ils ont appris et devenir ainsi des animateurs pour la conservation de la richesse naturelle de leur pays.
Arielle Azizet
EC


© JGI
Trois animatrices, Arielle, Christy et Perrine, ont été recrutées par l’Institut et ont animé à Libreville, sous la supervision du coordinateur des programmes d’éducation environnementale, 120 interventions dans 20 établissements scolaires.
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A C T U A L I T É S - Roots & Shoots
11 - ACTIONS D'UNE ÉCOLE DU VAL-DE-MARNE

Actions dans une école du Val-de-Marne

 

Pour cette nouvelle année scolaire, Mme Joubert enseignante d’une classe de CE2, crée un nouveau groupe Roots & Shoots. Il se nomme « les Bees d’Ivry » (école Joliot Curie B à Ivry-sur-Seine).

Ce groupe composé d’enfants âgés de 8 ans, a envisagé plusieurs actions. Afin de pouvoir les mettre en œuvre, ils devaient tout d’abord, réunir des fonds.

 
Pour ce faire, ils ont fabriqué et vendu des porte-clés « scoubidou et queue de capucin », des bougies mais aussi des petits sacs de graines de fleurs mellifères, fleurs préférées des abeilles.
Voici les objectifs qu’ils s’étaient fixés : parrainer un chimpanzé orphelin dans un sanctuaire dirigé par le docteur Jane Goodall en Afrique et développer un partenariat avec un apiculteur ivryen.
Ils voulaient également participer au financement d’un programme d’éducation environnementale auprès de jeunes scolarisés au Gabon.
Dans un souci de développer une conscience écologique, les enfants ont mis en place dans leur école, une collecte de piles usagées et de cartouches vides d’imprimantes à jet d’encre afin qu’elles soient recyclées.
Et enfin, dernière action : ils participent à un projet de science participative avec le Muséum d’Histoire Naturelle de Paris « Sauvages de ma rue » en répertoriant la végétation présente sur Ivry à l’état sauvage, c’est-à-dire, toute cette végétation qui tente de pousser à chaque petit interstice, entre béton et bitume.
 

Ils ont installé en octobre dernier, dans le jardinet de leur école, un second abri pour abeilles solitaires. Nos gentilles
« sentinelles de l’environnement » pourront ainsi, passer tranquillement l’hiver et attendre le retour du printemps !
A ce jour, la vente est terminée ! « Les Bees » vont pouvoir réaliser tous leurs projets ! Ils sont comblés car ils vont concrétiser tous les désirs qu’ils avaient exprimés. Leur volonté d’agir et leur travail ont été récompensés !
GJ

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12 - COLLECTE DE FONDS - FINANCEMENT DE BOURSES

Collecte de fonds - financement de bourses


Bedan
 

Cette année encore, le groupe Roots & Shoots de l’American University of Paris continue de soutenir financièrement plusieurs membres de Roots & Shoots dans le cadre de leurs études en Tanzanie. Cette aide s’avère fondamentale pour les boursiers sélectionnés. Sans elle, ils ne pourraient pas poursuivre leurs projets professionnels, et continuer de venir en aide à leur communauté. Ainsi, Bedan Gadson pourra reprendre ses études, interrompues à cause de nombreuses difficultés, et entamer une formation en informatique. L’année dernière, Bedan a contribué, en tant que volontaire, aux activités d’une ONG qui concilie développement communautaire et réduction de l’empreinte carbone à Mwanza. Il a aussi donné des cours à des enfants en situation de grande pauvreté.

Winifrida Tito Julius poursuit quant à elle ses études pour devenir enseignante. Elle souhaiterait, une fois en poste, intégrer Roots & Shoots dans le programme scolaire de ses élèves. Shadrach Meshach, qui a déjà fait l’objet d’un article dans ces pages, a terminé avec succès ses études de sociologie. Souhaitons-lui toute la réussite qu’il mérite dans ses recherches d’emploi.

Enfin, Azizi A. Mchomvu, qui a récemment été intégré au sein du programme de bourses, étudie à Iringa pour devenir assistant social. Après avoir été le secrétaire du club roots and shoots de son école, Azizi continue à prêter main forte à l’équipe de l’Institut Jane Goodall à Dar es Salaam, et s’intéresse particulièrement aux questions climatiques.

JE


 


Azizi

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13 - DU MATÉRIEL ÉDUCATIF POUR L'ORPHELINAT DE LWIRO

Du matériel éducatif pour l'orphelinat de Lwiro


 

Cette année l’Institut Jane Goodall France a de nouveau envoyé presque 15 kg de matériel éducatif au club Roots & Shoots de Lwiro au Congo-Kinshasa.
Grâce à un donateur privé de l'Institut, les enfants âgés de 8 à 14 ans ont reçu récemment des calendriers, des magazines, des livres et des encyclopédies sur les grands singes.

Le centre de Réhabilitation des Primates de Lwiro (CRPL) est situé au nord de Bukavu à l’est de la République Démocratique du Congo. Il accueille et soigne des chimpanzés orphelins, victimes de chasse illégale.

L 'orphelinat des enfants de Lwiro se trouve dans les environs du centre.
JH


 


 

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A C T U A L I T É S - diverses

14 - HUILE DE PALME : ARRêTONS LE MASSACRE



On en parle maintenant depuis déjà longtemps. Cela ne fait pas changer les choses pour autant. La production d'huile de palme est un désastre écologique annoncé.
TOUT LE MONDE EN CONSOMME CHAQUE JOUR
L'huile de palme est utilisée dans de nombreux secteurs industriels.
La cosmétologie achète environ 7% de la production annuelle.
Malgré les campagnes d'information et les engagements de certains fabricants, l'industrie alimentaire reste encore cependant la plus grande consommatrice. Chocolat, chips, pains, biscuits, soupes lyophilisées, un produit sur dix contient de l'huile de palme.
L'industrie liée au biocarburant ne fait qu'accroître la demande. Le biocombustible est une alternative au combustible pétrolier.
D'OU PROVIENT-ELLE ?
Importée au 20ème siècle d'Afrique de l'Ouest vers l'Indonésie et la Malaisie comme plante ornementale, le palmier à huile a dans les décennies suivantes changé de fonction. Et sa culture à grande échelle a suivi.
Sur 6,5 millions d'hectares de plantations, 4 millions étaient encore vierges en 2004. 90% de la production mondiale vient de cette partie du globe, 20 millions de tonnes produites chaque année par l'Indonésie. Entre 1995 et 2003, les surfaces consacrées à la monoculture du palmier ont augmenté de 118%.
LE PROFIT
L'huile de palme est la moins chère du monde, un véritable trésor, miraculeux pour toutes les grandes compagnies. Près de 10 milliards d'Euros d'investissements viennent d’Europe, du Japon et d'Australie. Pourquoi s'en priver ?

UN DESASTRE TOTAL
Sur le plan environnemental, la culture du palmier à huile se fait par brûlis des sols. Ce qui entraine une gigantesque émission de C02, 140 millions de tonnes de gaz à effet de serre. L'Indonésie est au 3ème rang mondial concernant ces émissions.Toutes les 15 secondes, la forêt équatoriale diminue d’une surface équivalente à celle d'un terrain de football.
Avec la forêt équatoriale de l'Asie du Sud Est, c'est aussi toute sa biodiversité qui s'éteint : les orangs outans et les gibbons qui sont les premières victimes, mais aussi les tigres de Sumatra, et bien d'autres espèces.
Sur le plan social, à Bornéo la situation est dramatique. Les populations se voient confisquer des terres sans aucune forme de compensation. Ceux qui s'y opposent se retrouvent souvent en prison. Nombre d'habitants souffrent aujourd'hui de diverses maladies, les eaux d'un lac à proximité étant contaminées par les déchets toxiques des plantations.Les Nations Unies prévoient que les 50 ou 60.000 orangs-outans vivant à l'état sauvage auront disparu d'ici 10 ans.


Et après? On verra bien, on s'attaquera à autre chose........
En attendant, lisons plus attentivement la liste des composants entrant dans la fabrication des produits que nous achetons, ce sera déjà ça.
CC

Sources : Futura sciences, Envoyé Spécial France 2
photos © Tony Comiti

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15 - LES FORÊTS, UNE ARME CONTRE LA FAIM

Selon le Partenariat de Collaboration sur les Forêts (P.C.F.), les forêts peuvent avoir un rôle positif dans la lutte contre la faim dans le monde.
« Elles sont une source directe de nourriture (aliments de base ou complémentaires) et de revenus en espèces pour plus d'un milliard de personnes dans le monde, les plus pauvres », affirme E Rojas-Briales, sous-directeur de la F.A.O. (Food and Agriculture Organisation), chargé des forêts.
Les gouvernements, les décideurs nationaux, les agences internationales de développement, doivent impérativement augmenter leurs investissements dans la gestion forestière durable et la réhabilitation des terres dégradées.
Une raison de plus, parmi toutes les autres, pour dire non à la déforestation.
CC
Sources Evana / FAO

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16 - SACS PLASTIQUE, À QUAND LA SOLUTION ?

Ils vivent avec nous depuis si longtemps que l'on a du mal à y porter encore attention au quotidien. Et pourtant, ces petits bouts de plastique multicolore aussi légers que l'air, qui se glissent dans la poche comme dans un sac, sont un fléau et un casse-tête écologique dans la plupart des pays du monde, y compris les pays développés.


Sur le continent européen

En Europe, on réfléchit : à leur interdiction pure et simple, à les taxer pour en diminuer l'usage, à labelliser leur biodégradabilité (décomposition naturelle) ou leur compostabilité (destruction industrielle). Chaque pays commence à prendre des solutions dans son coin, mais il n'y a encore aucune règle au niveau européen.
La tâche est sans doute difficile, mais le jeu en vaut la chandelle. Les citoyens européens utilisent environ 500 sacs plastique par an, la plupart du temps pour un usage unique.

L’Irlande a instauré un impôt en 2002.
L'Italie a interdit l'utilisation d'un certain type de plastique dans la production des sacs.
L'Angleterre entre 2006 et 2009 avait de quoi se réjouir, l'usage des sacs plastique avait baissé de 40%. En 2010 la tendance s'est renversée. Aujourd'hui les britanniques se disent prêts à « prendre des mesures » et même à « contraindre par la loi ». Difficile d'être plus flou.
En France depuis 2010, la commercialisation et la distribution de sacs plastique non biodégradables sont interdites. C'est une nette avancée vis à vis de l'environnement. Encore faut-il faire la différence entre les sacs fabriqués avec des biomatériaux, et ceux conçus à base de pétrole. Abandonnés au sol, les premiers disparaissent en plusieurs mois (quand même!), quant aux seconds, personne ne peut encore fixer véritablement leur durée de vie. Les études sont en cours.
La mer méditerranée compte à elle seule 250 milliards de particules plastique flottantes, et 500 tonnes de plastique.

Du côté de l'Afrique
C'est peut-être là que, bizarrement, cela risque de bouger plus vite qu'on ne le croit.

Au Congo, où l'on s'est aperçu que les montagnes des sacs plastique à l'abandon pouvaient provoquer des inondations en bouchant les égouts. Le gouvernement semble décidé à prendre les choses en main. Il est désormais et par décret interdit de produire, d'importer, de vendre, et d'utiliser des sacs plastique. Mais si le décret a bien été adopté, on ne sait pas à quelle date débutera l'interdiction...
Au Gabon, même discours. Les autorités encouragent la production de sacs biodégradables. La décision de remplacer définitivement des sas plastique est datée de mars 2010.
Le Rwanda lui, fait figure de très bon élève. Cela fait cinq ans que l'interdiction existe.


Tous ces pays en voie de développement ont donc l'air de vouloir faire des efforts pour protéger l'environnement. Mais ils manquent tous d'une véritable politique de gestion, de tri et de recyclage des déchets. Peu ou pas d'infrastructures, de moyens, d'information et d'éducation de la population.

Le sujet des déchets propres aux sacs plastique est donc loin d'être épuisé.
Sachant que la durée de vie d'un sac plastique traditionnel est de plus de 250 ans, on espère juste avoir résolu le problème d'ici là.

CC
Sources : Guardian News, Ai Gabon, Media limited, Planète-info.

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17 - À CHACUN SON KILO DE DÉCHETS

Un kilo par personne et par jour, c'est le volume de déchets produit en France, soit environ 28 millions de tonnes par an, une quantité qui a doublé en l'espace de 40 ans.
A ces déchets d'origine ménagère, il reste à ajouter ceux des collectivités, des entreprises, de l'agriculture et des mines. Et c'est ainsi que l'on frôle le milliard de tonnes. Un volume qui augmente plus vite que le PIB.

Comment gère-t-on ces déchets ?
En France comme en Europe, la mise en décharge reste la solution la plus utilisée: 49% des déchets municipaux, contre 18 qui sont incinérés, et 33 recyclés.
La mise en décharge
C'est effectivement partout sur la planète le moyen le plus employé pour se débarrasser des déchets. Encore très récemment il comptait pour 54% aux USA, 97% au Mexique, majoritaire aussi en Chine, Australie et pays émergents.
En Europe, c'est la France qui a l'honneur de posséder les plus grandes déchetteries. L'une située non loin de Marseille, à Entressen entrepose chaque jour, 1200 tonnes de déchets divers, soit 500. 000 par an, sur 80 ha. L'autre, à Claye-Souilly, est autorisée pour 700.000 tonnes.
S'ensuivent évidemment quelques nuisances : odeurs, libération de polluants dans le sol.
Les espaces naturels en font les frais, de même que les populations avoisinantes qui peuvent présenter des problèmes de santé.
Ajoutons que le problème de la décharge ne valorise qu'environ 50% de l'énergie contenue dans les déchets.
L'incinération
Un procédé plus courant au Japon, Singapour et Taïwan, pour pallier le manque d'espace.
Bon point pour l'incinération : elle permet de récupérer l'énergie.
Mauvais point : les incinérateurs producteurs d'électricité génèrent 33% de CO2 par Kwatt/h. De plus, la combustion produit des résidus dangereux pour la santé.

Le compostage et le recyclage
Le compostage en est encore à ses balbutiements, dans les pays européens.
Le recyclage permet une économie de l'énergie et des matériaux, réduit les émissions de gaz à effet de serre. En outre chaque déchet est considéré d'une part, comme un élément de pollution à réduire, mais aussi comme une nouvelle ressource à exploiter.
Ces deux procédés sont utilisés à 80% aux Pays-Bas, à 60% en Allemagne, à seulement 19% en France.
Autre possibilité, le « réemploi ». Importé du Québec dans les années 2000, il est surtout pratiqué dans les pays en voie de développement. L'objet n'est plus ni jeté ni détruit. Il trouve une seconde vie, un nouvel usage. La solution sans doute la plus économique, la plus écologique, mais aussi la plus difficile à mettre en place.
Quoiqu'il en soit, il s'agit d'appliquer au mieux la règle des trois R : Réduire, Réutiliser, Recycler.

Un monde sans déchets, c'est possible ?
Sans doute totalement utopique, parce que extrêmement coûteux. Il faudrait pour se rapprocher de zéro, tout penser à partir de la conception même du produit, afin de minimiser l'impact environnemental. Mais en aucun cas cela ne le réduirait à néant, il resterait toujours un certain volume de déchets. Cela ne doit pas empêcher de se pencher sérieusement sur la réduction des emballages et notamment les emballages ménagers. Elle a commencé très timidement en France. En revanche au niveau mondial, les efforts de la Nouvelle Zélande, la ville de San Francisco et celle de Kamikatsu au Japon sont remarquables. Elles se sont engagées sur la fermeture des décharges et le 100% de recyclage d'ici 20 ans.

N'entrent pas dans cette perspective les déchets dits « dangereux », définis par la Convention de Bâle depuis 1989, et qui est chargée de contrôler les mouvements inter pays, et leur élimination. En France l'activité économique produisait plus de 9 millions de tonnes en 2004, 400 millions dans le monde entier. Plus de la moitié ne serait pas traitée, simplement stockée dans des décharges contrôlées, une partie serait rejetée purement et simplement dans le milieu naturel.
En France, le Grenelle de l'Environnement avait prévu deux objectifs pour la période 2008/2012. Réduire notre production d'ordures ménagères de 7% d'ici 5 ans, et diminuer de 15% les déchets destinés à être enfouis ou incinérés. Aujourd'hui, nous sommes en 2012.
Les objectifs ont-ils été atteints ? On aimerait bien le savoir.

CC
Sources : Goodplanet Environnement et Technique(O Guichardaz)

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18 - VÉGÉTARISME ET ÉPUISEMENT DE LA TERRE, RIEN À VOIR ?

La planète : souvent une surface désolée, composée de forêts brûlées, de territoires affouillés, de terres stériles, de fleuves desséchés. Une atmosphère chargée de millions de tonnes d'anhydride carbonique, monoxyde d'azote et de méthane. Comment faire face à une telle dévastation ? Faire le choix du végétarisme serait-il une solution pour endiguer ces phénomènes ?

UN CHOIX ECOLOGIQUE
Aujourd'hui, la moitié des terres fertiles de la planète est utilisée pour cultiver des céréales, des semences huileuses, des fourrages et autres aliments destinés au nourrissage des animaux de boucherie. L'augmentation de la consommation de viande par la population mondiale a déjà conduit, et continuera à conduire à la destruction de millions d'hectares de forêts vierges, ce afin d'implanter de nouveaux pâturages et de terrains à cultiver. Conséquences ? Une désertification progressive, une utilisation massive et agressive de produits chimiques pour obtenir des moissons toujours plus abondantes.
Une trop forte consommation de viande et de lait est synonyme d'une utilisation inefficace et polluante des ressources. Produire toujours plus de viande, c'est aussi utiliser des quantités d'eau énormes, et être submergé par les déchets et les déjections animalières, avec pour conséquences, des répercussions sur le climat, l'érosion du sol et la désertification de nombreuses zones.

UN CHOIX ETHIQUE
Une vache ou un cochon, s'ils ne sont pas des animaux de compagnie comme le chat et le chien, n'en sont pas pour autant si éloignés. Tous les animaux ont des sensations, ressentent des émotions, connaissent la peur, la douleur et la souffrance. Mais puisqu'il faut bien respecter les niveaux de production imposés par les marchés économiques, il n'y a pas d'autre choix que de les considérer uniquement comme pièces à abattre. Les abattoirs se faisant discrets aux yeux de la population, il est effectivement assez facile pour chacun d'avaler sans gros problème le steak ou la cuisse de poulet que l'on a dans son assiette.

UN CHOIX SOCIAL
Selon les chiffres de 2009 de la F.A.O., plus d'un milliard d'individus dans le monde souffre de la faim, tandis qu'un milliard de gens consomment de la viande exagérément. La disponibilité de céréales et de légumes pourrait apporter, en quantité de calories, les protéines et autres éléments nutritionnels nécessaires à toute l'humanité. Les millions d'hectares de cultures destinées à l'alimentation animale sont ainsi gaspillés.
Les pays les plus pauvres produisent pour l'exportation, et nourrissent ainsi ce qui deviendra viande pour les pays du nord de la planète. Tout cela est-il très cohérent ?

UN CHOIX POUR L'AFRIQUE
Plus de la moitié du continent africain est aujourd'hui consacrée à la pâture. Les politiques coloniales ont transformé ce qui était auparavant une économie agropastorale en une production intensive, conduisant par là même à un phénomène de désertification. L'équilibre a été détruit, les gardiens de troupeaux autrefois nomades ou semi-nomades se sont sédentarisés. La construction de puits a permis certes l'accès à l'eau aux populations, mais aussi à leur bétail, le nombre de têtes ne cessant d'augmenter. Ce qui s'est avéré être une catastrophe pour les terres.
On compte en Afrique environ un bovin pour trois personnes, sur un total d’environ 186 millions de têtes. En se tournant résolument vers l'élevage moderne afin d'être en bonne position sur le marché de la viande, l'Afrique oublie aussi qu'elle est terre d'animaux sauvages. Des espèces qui aujourd'hui se heurtent à des kilomètres de barbelés au cœur de la savane. Et ces espèces là, qui donc va les nourrir ?

Sources :
Food-Miles and the Relative Climate Impacts of Food Choices in the United States, Christopher L. Weber, and H. Scott Matthews, Environmental Science and Technology, April 2008
Beyond Beef: The Rise and Fall of the Cattle Culture, Jeremy Rifkin, 2001
Assessing the Environmental Impacts of Consumption and Production: Priority Products and Materials, A Report of the Working Group on the Environmental Impacts of Products and Materials to the International Panel for Sustainable Resource Management. Hertwich, E., van der Voet, E., Suh, S., Tukker, A., Huijbregts M., Kazmierczyk, P., Lenzen, M., McNeely, J., Moriguchi, Y. UNEP (2010)
FAO Statistic Division
World Organisation for Animal Health

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A C T U A L I T É S - grands singes

19 - CHEETAH, L'AMI DE TARZAN EST MORT

Cheetah, l’ami de Tarzan, est décédé.

Le chimpanzé Cheetah, le partenaire de Johnny Weissmuller dans la série des films Tarzan, est mort le 24 décembre, à 80 ans. La star des années 1930 aurait succombé à une insuffisance rénale dans une réserve animalière de Palm Harbour, en Floride.

 


L'AFP cite une responsable du sanctuaire pour primates Suncoast, où le singe coulait des jours heureux depuis 1960 : Cheetah aimait peindre avec ses doigts (ces peintures se vendaient à des centaines d’euros) , suivre des matches de football américain et – détail évangélique inédit dans la biographie du singe hollywoodien – se sentait "apaisé par la musique chrétienne". Il aurait joué dans Tarzan, l'homme-singe (1932)...
Cheetah est censé avoir été amené du Liberia aux Etats-Unis par un dresseur animalier en 1932, caché sous un manteau, à bord d'un vol de la compagnie Pan Am. Il a été référencé dans le Guinness Book des records comme le plus vieux primate vivant – il est supposé avoir vécu plus du double de l'âge moyen atteint par ses congénères en captivité et avoir survécu à l'acteur Johnny Weissmuller et à sa compagne Maureen O'Sullivan.
La célèbre primatologue Jane Goodall lui avait même souhaité un joyeux anniversaire pour ses 75 ans – dans la langue des singes sauvages qu'elle avait observés pour la première fois en Tanzanie dans les années 1960.
Source : Le Monde

© AFP
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20 - L'ILE MAURICE, PARADIS POUR LES UNS, ENFER POUR LES AUTRES

L'île paradisiaque, sa végétation luxuriante, ses plages de sable blanc, ses eaux émeraudes..... et ses milliers de macaques capturés par des braconniers, emprisonnés dans des cages avant d'être exportés à des fins expérimentales.

  10.000 macaques à longues queues sont ainsi chaque année « élevés » puis vendus à des laboratoires anglais, européens ou américains. Les femelles sont forcées à la reproduction et les bébés expédiés à l'âge de 10 ou 12 mois.
Ce commerce est un business très florissant que se partagent trois grosses entreprises, et est lorgné de près par d'autres. Il rapporte environ 20 millions d'euros par an.
En quelques années, l'île est devenue l'un des pays les plus importants exportateurs de singes au monde.

Déjà très vigilante depuis longtemps sur le sort des Macaques à Maurice, la B.U.A.V. (British Union for the Abolition of Vivisection) a l'intention d'installer prochainement une unité dans l'île, afin de pouvoir mieux veiller à leur protection.
L'association avait, il y a quelques mois, diffusé des vidéos pour dénoncer le traitement infligé aux singes, au moment et pendant leur captivité.

 

Plusieurs associations militant contre la maltraitance des animaux, ainsi que certains chefs religieux mauriciens soutiennent la B.U.A.V.
Les éleveurs de singes eux, s'émeuvent aussi, mais dans le sens inverse, taxant les membres de l'association d’« extrémistes », dixit le Président de la Cyno Breeders Association.

Le gouvernement mauricien quant à lui, manifeste tout simplement un désintérêt total pour ce dossier.

CC
Source : Belle planète.overblog.com, lefigaro.fr (G.Gouges)

 

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21 - LES PRIMATES NE VOLERONT PLUS AVEC LUFTHANSA

Enfin une bonne nouvelle !!!
A la suite d'une campagne menée par la B.U.A.V. (British Union for the Abolition of Vivisection) et la Fédération allemande pour le Bien-Etre Animal, la compagnie aérienne allemande a confirmé que, comme un certain nombre d'autres compagnies aériennes, elle cessait de transporter des primates destinés à la recherche.
CC
Source Evana

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23 - AIDONS NOUS LES UNS LES AUTRES

On ne sait pas bien qui ou quoi, a pu mettre une idée pareille dans la tête des chimpanzés, en tout cas aujourd'hui une chose est sûre : l'altruisme n'est pas l'apanage de l'homme.
D'abord mis en évidence au début des années 60 par le Docteur Jane Goodall, le comportement altruiste des chimpanzés a été pendant longtemps attribué et réservé aux relations familiales ou à des bénéfices intéressés.

En 2010 en Côte d'Ivoire dans le Parc National de Taï, une équipe de l'Institut Max Planck rapporte que les chimpanzés peuvent adopter de jeunes orphelins, tout comme l'homme. Les adultes, mâles ou femelles, sont capables de donner du temps, de l'énergie, de la nourriture, et une protection aux jeunes qu'ils ont recueillis, sans rien attendre en retour. Pourquoi ? Personne n'a de réponse tangible. En tout cas, tout le monde s'accorde à penser que le geste de l'adoption et les contraintes qu’il génère (surveillance, nourriture, éducation) est tout, sauf égoïste.
Aux USA aujourd'hui, une toute nouvelle expérience met en lumière une autre facette de ce comportement pro-social.
7 femelles ont été ainsi observées. L'expérience consistait à donner le choix à chaque sujet, soit de manger seul et égoïstement devant un congénère, soit de manger mais en s'arrangeant pour que l'autre ait aussi sa part....

Déroulement du jeu :

2 chimpanzés occupent des cages mitoyennes et peuvent se voir.
L'un d'eux a devant lui des jetons de couleurs différentes (A et B)
S'il présente le jeton A, l'animal reçoit de la nourriture, mais pas le « colocataire ».
S'il présente le jeton B, les 2 chimpanzés sont récompensés.
Au terme de l'expérience, les 7 chimpanzés femelles avaient spontanément présenté les jetons B, démontrant ainsi un comportement purement altruiste.

Pour la petite histoire, ajoutons que plus les chimpanzés « receveurs » se montraient calmes, patients, dénués d'agressivité, plus les chimpanzés « donneurs » étaient généreux.
Etrange similitude avec l'homme.....Une de plus.

CC
Sources : ScienceDaily, PNAS, Futura-Sciences

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Ce magazine a été réalisé par des bénévoles de l'Institut Jane Goodall France,
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Directeur de la rédaction : David Lefranc
Rédaction : Carol Caray, Emmanuel Chartrain, Julie Estal, Jeroen Haijtink, Ghislaine Joubert, Céline Kaleka,
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