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13 / Printemps 2012 |
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Se
battre
pour les
grands singes,
c’est
se battre pour
l’avenir
de l’humanité.
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A
C T U A L I T É S - Institut Jane Goodall France |

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Un événement en hommage à
Achiam Shoshany, avec invité d'honneur Jane
Goodall.
Des photographies, des peintures et des sculptures
de divers artistes qui se sont inspirés de
la relation Homme-Animal seront à admirer du
12 au 19 avril prochain,
Une exposition pour honorer le Dr. Goodall
sera présentée et une conférence
sur sa vie et ses actions organisée.
L'inauguration aura lieu le jeudi 12 avril à
18h30 à la Mairie,
ouverte au public.
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Grande
frayeur à Tchimpounga |
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Chaque
année, la réserve de Tchimpounga
est touchée par de nombreux feux de brousse,
allumés par les villageois vivant à proximité
pour défricher des terres afin de les cultiver.
Il n’est pas rare que ces feux parviennent jusqu'aux
portes du sanctuaire. En moyenne, le personnel de Tchimpounga
est obligé de combattre jusqu'à dix feux
par saison sèche afin de tenter de protéger
la forêt, le sanctuaire et ses pensionnaires.
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En octobre dernier, ce que
chacun redoutait est arrivé : un feu de brousse a pris
une telle ampleur qu'il a fini par encercler totalement le
sanctuaire. Arrivé par l'ouest, l'incendie s'est approché
dangereusement des bâtiments réservés
au personnel, puis s'est propagé dans la zone centrale
à découvert. Tous les membres du personnel se
sont immédiatement mobilisés et ont réussi,
grâce à leurs efforts et leur courage, à
empêcher la destruction des bâtiments. En revanche,
les enclos ont tous été durement touchés.
L'incendie a pu être maîtrisé principalement
grâce à la solide enceinte en panneaux d’acier
galvanisé construite l'an dernier. Cette dernière
entoure la maison des responsables du sanctuaire et a également
permis de protéger les autres bâtiments des flammes.
Malheureusement, l'incendie a contourné la colline
située au centre du sanctuaire pour atteindre les enclos
des groupes 1, 2 et 3 situés sur le flanc ouest. Tous
les enclos ont été endommagés par les
flammes, les étables à vaches ont été
réduites en cendres et plusieurs chimpanzés
terrorisés par l'incendie se sont échappés.
Le personnel s'est battu toute la journée
pour protéger les chimpanzés et les principaux
bâtiments, ainsi que pour ramener à bon port
ceux qui s'étaient enfuis. Ce terrifiant incendie va
coûter plus de 15 000 dollars en réparations
de base. Encore beaucoup plus si l'on veut prolonger l'enceinte
en panneaux d'acier afin de protéger la zone centrale
particulièrement exposée et acheter du matériel
de lutte contre les incendies plus efficace, comme par exemple
un camion-citerne et des équipements de protection
pour le personnel. La meilleure façon de protéger
les chimpanzés consiste évidemment à
les transférer sur les îles où ils ne
pourront plus être atteints par ces feux de brousse.
Outre la réparation des dégâts matériels,
nous devons donc poursuivre avec détermination le projet
de relocalisation du sanctuaire sur les îles Kouilou
afin de garantir aux chimpanzés des conditions de vie
meilleures mais aussi davantage de sécurité.
Les travaux d’aménagement
des îles sont très coûteux et nous avons
encore besoin de financer les dépenses suivantes :
Construction des dortoirs 250.000 $
Construction des clôtures 90.000 $
Construction des docks 5000 $
Construction des cuisines 35.000 $
Achat de deux zodiacs 30.000 $
Achat du matériel de construction 15.000 $
Salaire de l'ingénieur responsable du chantier 48.000
$
Lorsque les travaux ci-dessus seront achevés, les soixante
premiers chimpanzés qui ont été présélectionnés
pourront être transférés sur les îles.
Timi et Petit Prince,
ambassadeurs de notre programme de parrainage, font justement
partie de ce premier groupe. Et ceci ne constitue que la première
étape du projet, car deux autres îles seront
ensuite aménagées.
Ces besoins de financement sont d’une extrême
urgence car la saison pendant laquelle nous pouvons réaliser
ces travaux est très courte, à cause du climat
(en dehors de la saison sèche, qui dure de mai à
octobre, les pluies sont trop abondantes pour construire quoi
que ce soit). Nous en appelons donc à votre générosité
pour que l’installation des chimpanzés dans leurs
nouveaux quartiers ne soit pas encore retardée d’une
année supplémentaire ! Aidez-nous à rendre
cela possible en envoyant vos dons ou vos bulletins de parrainage
!!!
L'équipe du programme de« Parrainage »
Pour
nous aider à réconstruire Tchimpounga,
cliquez-ici
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Cette année
l'Institut Jane Goodall (JGI) fête ces 35 ans
!
Fondé en 1977, l'Institut Jane Goodall poursuit
les recherches initiées par le Dr Goodall sur
le comportement des chimpanzés sauvages, recherches
qui ont contribué à transformer la vision
scientifique des relations entre les êtres humains
et les animaux.
Aujourd'hui, l'Institut est l'un des chefs de file internationaux
dans la lutte pour la protection des chimpanzés
et de leur habitat. Il est également largement
reconnu pour la mise en œuvre de programmes de
conservation et de développement innovants centrés
sur les communautés dans différents pays
d'Afrique ainsi que pour son programme international
à visée environnementale et humanitaire
destiné aux jeunes générations,
dénommé Roots & Shoots, au titre duquel
plus de 10 000 de groupes ont été créés
dans plus de 120 pays.
Au cours des 35 dernières années,
les réalisations de l'Institut Jane Goodall sont
trop nombreuses pour être toutes énumérées.
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Citons simplement quelques exemples
parmi les plus récents :
• JGI a favorisé l'adoption
de 38 plans d'aménagement du territoire dans l'ouest
de la Tanzanie. Résultat: plus de 80.000 hectares de
terres communautaires ont été réservées
à des projets de conservation.
• JGI a favorisé l'attribution
de 25 millions d’hectares à un programme de conservation
destiné à permettre la protection de 35.000
chimpanzés et 2500 gorilles de Grauer en République
Démocratique du Congo.
• JGI a permis de multiplier par
37 les recettes d'un site d'écotourisme en Ouganda
au cours de sa première année de fonctionnement,
site qui emploie vingt-quatre membres issus des communautés
locales dans des activités respectueuses de l'environnement
et en forme cinquante-cinq de plus.
• JGI a étendu ses programmes
de sensibilisation à l'environnement et à l'éducation.
Actuellement, ce sont plus de 2 millions d'enfants dans différents
pays d'Afrique qui bénéficient de ces programmes.
• JGI a formé 690 personnes
dans 27 villages, à la construction de fourneaux économes
en combustible.
• JGI a collaboré avec des
producteurs de café et des entreprises partenaires.
Ceci a permis de multiplier par trois le prix payé
aux producteurs de café de Kigoma, désormais
il est parmi les plus élevés de Tanzanie.
• JGI a répertorié
plus de 280 variétés de plantes médicinales
indigènes en Tanzanie et formé 720 membres des
communautés locales à la valorisation de ces
plantes.
• JGI a fourni plus de 780 000
heures de travail bénévole grâce aux groupes
Roots & Shoots établis aux États-Unis, ce
qui a généré un bénéfice
direct de plus d'un million d'Américains au niveau
local en 2011.
• JGI a continué de soutenir
le travail de terrain au Centre de Recherche de Gombe Stream,
travail qui s'est traduit par plus de 350 publications scientifiques
à ce jour.
Les succès de l'Institut
Jane Goodall seraient impossibles sans votre généreux
soutien. Nous ne vous remercierons jamais assez !
JH et CK
© JGI
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Ma
vie avec les chimpanzés : nouvelle édition
Voilà plusieurs moi déjà que le
livre « Ma vie avec les chimpanzés
», fort de son succès, n’était
malheureusement plus disponible au sein de la boutique
de l’Institut Jane Goodall ! Bonne nouvelle !
Une nouvelle édition des Ecoles des
Loisirs vient juste de paraître.
Vous pourrez ainsi faire découvrir à vos
enfants, âgés dès 9 ans, le parcours
incroyable du Dr. Jane Goodall. Son récit vous
transporte de son enfance jusqu’à Gombe
et le début de sa vie parmi nos chers cousins
les chimpanzés.
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C’est
un encouragement à vivre sa passion, à
poursuivre ses rêves. Ce livre illustre parfaitement
bien une citation du Dr. Jane Goodall : «
Laissez-vous guider par votre rêve, même
si vous devez momentanément le mettre de côté
pour trouver un emploi ou payer votre loyer. Et restez
toujours ouvert aux opportunités de sortir du
cadre pour mener la vie et faire les choses qui vous
inspirent profondément... n'ayez pas peur. »
Bonne lecture à tous !
Pour
le commander, cliquez-ici
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Préparez-vous
pour le Printemps !
La Rose
Jane Goodall® a été
baptisé le 17 mai dernier par le Dr. Jane Goodall
en présence de son créateur Christian
Hanak et un représentant de la Roseraie Guillot,
le producteur de la rose à la Roseraie de l’Haÿ-Les-Roses.
Une
production en série très limitée
et en exclusivité à l’Institut
Jane Goodall France, est actuellement disponible jusqu’au
1er mai prochain.
La plante est par nature ‘nue’, c'est-à-dire
des racines et des tiges. Les fleurs c’est pour
plus tard !
Vous pouvez
planter le rosier grimpant maintenant chez vous !
Il suffit de le commander !
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Le rosier coûte
75 euros, INCLUS l’expédition en France,
et le reste de l’Europe
100 euros pour deux rosiers, et 150 euros pour trois
rosiers, si expédié à la même
adresse.
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Votre commande sera envoyée après la réception
de votre règlement par chèque ou virement
(RIB sur demande)
Vous recevrez ensuite le(s) rosier(s) par La Poste en
Colissimo.
La Rose Jane Goodall ® est une marque déposée
: Rose Jane Goodall ® Christian HANAK/Versailles
2011
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plus d'infos sur la rose, cliquez-ici
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Emmanuel Chartrain avec des scolaires
devant les panneaux de l’exposition
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Exposition et conférences «
Patrimoine Naturel du Gabon : attention fragile ! »
A l’initiative de l’Institut Jane Goodall
et de l’ONG Conservation Justice une exposition
évènement intitulée ‘Patrimoine
naturel du Gabon : Attention fragile !’ a été
organisée à l’Institut Français
de Libreville (ex-CCF) du 21 novembre au 22 décembre
2011, avec le Partenariat pour les Tortues Marines et
la Société Zoologique de Londres, sous
le patronage du Ministère des Eaux et Forêts.
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Cette manifestation a
été soutenue financièrement par
l’Alliance Grands Singes Gabon, l’Ambassade
de France et l’Institut Français du Gabon.
Cette exposition-évènement visait à
sensibiliser un large public sur la richesse du patrimoine
naturel gabonais et sa fragilité. Les différentes
manifestations mises en œuvre avaient pour but
de favoriser une prise de conscience sur la nécessité
de s’engager ensemble dans la préservation
et la gestion durable des écosystèmes
naturels : exposition de photos sur les beautés
naturelles du Gabon, exposition de 12 panneaux didactiques
(créés pour l’occasion) présentant
les menaces qui pèsent sur la biodiversité
gabonaise et les solutions pour la préserver,
organisation d’ateliers éducatifs pour
les enfants (animés par l’Institut), de
conférences-débats et projection-débat
grand public.
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Point d’orgue de cet évènement,
la venue de Fred de « C’est
pas Sorcier » au Gabon pour
la projection d’un long métrage
en soirée et d’un court-métrage
auprès des scolaires.
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| Fred & Cécile
Martin répondant aux questions des enfants |
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| Les enfants venus
voir l’émission C’est pas sorcier
« Rencontre avec les gorilles » en présence
de Fred ! |
L’Institut Jane Goodall a éduqué
950 enfants grâce à ses ateliers, sensibilisé
1000 enfants lors des projections, mis à disposition
2 animatrices et plusieurs bénévoles pour
sensibiliser le grand public et expliquer l’exposition
(300 à 400 personnes sensibilisées), animé
une conférence sur les grands singes «
Gorille sur le grill, chimpanzé enchaîné,
quel destin pour nos cousins ! » auprès
d’un public de 60 personnes. Par ailleurs l’Institut
a assuré la coordination de toute cette manifestation
en lien avec les institutions et les autres ONG, dont
en particulier la cérémonie d’inauguration
en présence de représentants du Ministère
des Eaux et Forêts.
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| Ateliers
éducatifs auprès de 950 enfants de
11 écoles de Libreville animés par
les bénévoles de JGI Gabon |
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| Les programmes
d'éducation environnementale avec le soutien de
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Découvrir la famille des Hominidés
Pour l’Institut, éduquer les enfants à
l’écocitoyenneté est un travail
de longue haleine. En s’appuyant sur les programmes
scolaires, nous avons réalisé avec l’appui
d’un conseiller pédagogique de la Coopération
Française des supports didactiques permettant
aux élèves de « Découvrir
la famille des Hominidés ». Deux documents
sont aujourd’hui finalisés et ont reçu
la validation de la Main à la Pâte : le
Livre du maître présentant la logique d’intervention
pour l’enseignant et les séances à
développer en classe et le Cahier de l’élève
permettant aux enfants d’effectuer des exercices
correspondants à chaque leçon.
Quatre modules d’enseignement pour découvrir
les grands singes
Les thématiques abordées dans ces ouvrages
l’ont été pour des classes de 5ème
année (CM2). Tout au long de l’année
scolaire, les enseignants pourront ainsi décliner
des leçons auprès de leurs élèves
en s’appuyant sur différents modules d’enseignement
:
La classification et l’évolution
des êtres vivants
Les aires de répartition et la dynamique des
populations des grands singes
La vie sociale des grands singes
Les écosystèmes, relations alimentaires
et l’interdépendance des êtres vivants
Première
mise en œuvre cette année scolaire 2012-2013
Ces documents étant finalisés, une phase
test va être organisée au troisième
trimestre de cette année scolaire au sein d’un
réseau d’écoles publiques avec lequel
l’Institut travaille. Les documents seront ainsi
évalués et corrigés au besoin avant
d’intégrer cette démarche d’intervention
aux futures campagnes d’éducation environnementale
de l’Institut.
Pour le bon déroulement de cette activité
et avant de développer les modules en classe,
des formations seront organisées par l’Institut
et les conseillers pédagogiques des écoles
concernées auprès des enseignants de 5ème
année. De cette manière, les maîtres
apprendront à aborder les thématiques
développées dans ses supports et permettront
à leurs élèves d’assimiler
de nouvelles connaissances qui renforceront le message
de l’importance des grands singes et de la protection
des écosystèmes naturels en général.
Les enfants auront ainsi plus d’éléments
pour devenir des citoyens responsables.
EC
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Mouquit et Mestrick, bénévoles
et animateurs de l’Institut.
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Bonjour Mouquit et Mestrick,
pouvez-vous vous présenter rapidement et nous
dire comment vous avez appris à connaître
l’Institut Jane Goodall ?
Je m’appelle
Mestrick MBOME, j’ai 32 ans, et je suis gabonais
originaire de la région du Woleu Ntem dans le
nord du pays. En fait, j’aime la nature et c’est
grâce à cet amour pour ce qui nous donne
vie que j’ai voulu protéger les espèces
qui permettent à la nature de toujours exister.
J’ai rencontré JGI en 2010 à Gabon
Durable où j’ai parlé avec la représentante
de l’Institut, puis j’ai désiré
devenir bénévole.
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| Mouquit et Mestrick |
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| Les programmes
d'éducation environnementale avec le soutien de
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A
C T U A L I T É S - JANE GOODALL |
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UN BELIER
AU GRAND CŒUR
Née un 3 avril, Jane Goodall a fêté
ses 78 ans au Nebraska (USA) où elle donnait
une conférence. Une de plus pour cette infatigable
combattante de la cause des chimpanzés.
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Si l'on se réfère aux généralités
astrologiques, le bélier représente
les Forces réanimatrices de la nature.
Il est équipé pour la lutte,
il est dynamique, déterminé,
courageux, il prend des initiatives et passe
à l'action. Un portrait qui, somme
toute, est assez proche de celui du Dr Goodall....,
engagée becs et ongles depuis 50 ans
dans la protection des grands singes, et qui
continue encore et encore.
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Dans
la Mairie du 16ème arrondissement à
Paris, une exposition lui rendra hommage dans
le cadre de l'événement «
Homme, vous avez dit Animal », à
partir du 12 avril.
A Orlando (USA), elle assistera fin avril à
la première du film « Chimpanzé
» au Disney Animal Kingdom.
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Début mai, elle dirigera la réunion
de tous les représentants des 27 bureaux
de l'Institut dans le monde.
Elle participera en août à l'ouverture
des Jeux Olympiques à Londres.
Ensuite, elle continuera à parcourir
la planète, pour faire entendre sa
voix et son combat qui est aussi le nôtre.
CC
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| Sous
un magnifique soleil printanier, 1000 représentants
du Commonwealth et 1000 écoliers de tout le
Royaume-Uni, se sont réunis pour un événement
très spécial, la première célébration
du Jubilé de la Reine Elisabeth II.
"Commonwealth Day Observance" s'est tenu
dans l'abbaye de Westminster et notre Fondatrice,
le docteur Jane Goodall a eu l'honneur d'y participer.
Les drapeaux des nations, les vêtements traditionnels,
les chapeaux et les uniformes scolaires tous réunis
formaient une multitude de couleurs, dans chaque recoin
de l'Abbaye. Il y avait des représentants de
chaque croyance et grâce aux écrans installés,
la majeure partie de l'assemblée pouvait avoir
un aperçu de l’événement.
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En présence de la Reine Elisabeth
II, le Duc d'Edimbourg, le prince de Galles
et la Duchesse de Cornouailles nous étions
immergés dans une douce atmosphère,
la musique émanant des chœurs
: Rufus Wainwright et Hugh Masekela, une merveilleuse
danse, quelques récitations, poèmes
et réflexions .... c’est au beau
milieu de tous ces talents que j'ai pu adressé
mon message.
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Bonjour.
Quel privilège de parler pour cette merveilleuse
occasion, en ce lieu si merveilleux.
J'ai un remerciement tout particulier pour le
groupe de jeunes ici présent bien que
je ne puisse pas les voir, ainsi que pour toutes
les autres personnes qui sont un peu loin. Voici
le remerciement à distance d'un chimpanzé
sauvage : ouh ouh ouh ououh.......... |
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Je veux parler des
connections, connections entre les cultures des pays
du Commonwealth et entre le Commonwealth et le reste
du monde. L'appel du chimpanzé nous rappelle
que nous sommes également connectés
au monde animal et à l'environnement dont nous
dépendons tous.
Ce sont les relations entre l'Angleterre et le Kenya
qui m'ont permis d'accomplir mon rêve
d'enfance en Afrique, en 1957.
Les relations entre le Kenya et la Tanzanie m'ont
amenée à mes recherches sur les chimpanzés,
eux plutôt qu'une autre créature vivante.
J’ai étudié la biologie,
leur comportement, leurs émotions et leur intelligence.
Pourtant, l'esprit brillant des chimpanzés
est minimisé par l'intellect humain.
Nous sommes, sans doute, la créature la plus
intelligente sur cette planète. Alors comment
se fait-il que nous détruisions l'environnement
dont nous dépendons tous ?
Il semble que nous soyons intelligents - mais pas
sages. Nous volons l'avenir de nos enfants et il est
désespérément important que nous
les aidions à sauver cet héritage que
nous avons endommagé. C'est pourquoi j'ai initié
le mouvement Roots & Shoots
"des Racines et des Pousses", un mouvement
de la jeunesse maintenant présent dans plus
de 130 pays - incluant les trois quarts des pays du
Commonwealth.
Les jeunes, de la Maternelle à l'Université,
choisissent des projets pour améliorer la vie
des animaux, des peuples et de l'environnement.
Ils construisent des relations entre nations, cultures,
religions mais aussi ente les gens et le monde naturel.
Ce message principal est pour chacun d'entre nous
: chaque individu est important et peut faire
la différence. Chaque jour, chacun d'entre
nous a un impact sur le monde. Et nous avons
le choix de l'impact que nous voulons avoir.
Laissez-nous prier que nous, citoyens du Commonwealth,
nous choisirons d'unir nos mains et de mener le monde
vers la création d'un avenir sûr pour
nos enfants.
Il n'est pas trop tard.
GJ |
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Dialogue entre Jane Goodall et Matthieu Ricard
(bras droit du Dalai Lama) évoquant
les sujets comme le traitements des animaux,
la tuerie des animaux et la consommation de
viande, et la fascination avec la souffrance
des autres.
Voici un premier extrait. Les autres extraits
seront publiés dans les prochains n°
du e-magazine Jane Goodall News
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1ère
Partie : Le traitement des animaux
Il existe une continuité
ininterrompue entre les différentes espèces
animales et les êtres humains. La réalité
de ce continuum devrait nous pousser, nous humains,
à réévaluer la manière
dont nous traitons les autres animaux.
Bien sûr, sans aucun doute. Il existe
une continuité de sentiments et d’émotions.
Les animaux ressentent de la douleur. Je ne pourrais
pas citer avec précision toutes les espèces
pour lesquelles ce ressenti existe, mais je suis sûre
que les insectes ressentent une forme de douleur,
puisqu’ils évitent les stimuli désagréables
ou menaçants. Quant aux animaux dotés
de cerveaux plus complexes, ils ne ressentent pas
uniquement de la douleur, mais aussi de la peur et
de la souffrance – une souffrance aussi bien
mentale que physique.
Ce qui me choque le
plus, c’est que certaines personnes paraissent
presque 'schizophrènes' dès lors que
vous évoquez les conditions terribles qui règnent
dans les élevages intensifs, l’entassement
cruel d’êtres sensibles dans des espaces
minuscules – des conditions tellement horribles
que l’on est obligé de leur administrer
sans cesse des antibiotiques pour les garder en vie,
sinon ils se laisseraient mourir. Je décris
souvent le cauchemar du transport et des abattoirs
où tant d’animaux ne sont même
pas étourdis avant d’être écorchés
vifs, plongés dans l’eau bouillante.
C’est horrible. S’ils tombent pendant
le transport, on les hisse par une patte, qui finit
par casser. Evidemment, c’est atrocement douloureux.
Lorsque je raconte tout ceci, les gens répondent
souvent, « Oh, s’il vous plaît,
ne m’en parlez pas, je suis trop sensible et
j’adore les animaux. » Et je me dis, «Mais
qu’est-ce qui a bien pu dérailler dans
ce le cerveau humain pour que certains soient capables
de commettre de telles atrocités ?! »
Les pratiques de l’industrie alimentaire
– de l’industrie de la viande– sont
particulièrement choquantes, car elles sont
validées par les gouvernements et les populations.
Même s’ils ne les approuvent pas consciemment,
ils le font en mangeant de la viande. Ces pratiques
s’intensifient à mesure que la consommation
de viande augmente ce qui entraîne une destruction
de l’environnement, une diminution des stocks
d’eau et un gaspillage énorme d’énergie,
transformant les protéines végétales
en protéines animales avec un rendement ridicule
(il faut 10 grammes de protéine végétale
pour faire 1 gramme de viande). Sans parler de l’interminable
souffrance de tant d’animaux chaque jour. Ce
n’est que souffrance, de la naissance à
la mort.
Lorsque j’étais jeune, je mangeais un
peu de viande, parce que nous mangions tous de la
viande, nous ne réfléchissions même
pas à sa provenance. Je n’ai pris conscience
de « l’élevage intensif »,
de la manière cruelle dont les animaux sont
élevés et abattus, que lorsque je suis
rentrée de Gombé, parce que cet élevage
avait commencé en Angleterre avant mon départ.
J’ai regardé ce morceau de viande dans
mon assiette et j’ai pensé : «
Il symbolise la peur, la douleur, la mort. »
C’est le dernier morceau de viande que
j’ai eu dans mon assiette. Je n’ai jamais
plus touché de viande ou de poisson
Mais à cela s’ajoute l’expérimentation
animale. Elle est pharmaceutique – c’est
la pire – et médicale. Elle est censée
être régie par des règlements,
mais ceux-ci sont très souvent contournés.
Ici encore, on observe cette « schizophrénie
comportementale ». Prenons le cas d’un
homme qui a un foyer, une femme, des enfants et un
animal domestique . S’il a une chienne, il en
parlera comme étant un membre de sa famille,
il dira: “Elle comprend tout ce que je dis.
» Puis, ce même homme pourra se rendre
dans le laboratoire où il travaille, il revêtira
une blouse blanche et fera subir des choses innommables
à des chiens !
Dans les écoles vétérinaires
d’Amérique, pas d’Angleterre, on
établit une différence entre les animaux
en traitement. Certains animaux ont des propriétaires
qui peuvent payer pour les traitements. Les autres
animaux sont utilisés pour l’expérimentation.
La porte de leur cage est marquée d’un
X. Ces derniers ne reçoivent pas d’anesthési
e adéquate. Je connais un philosophe merveilleux
qui a mis tout cela en évidence, Bernard Rollin.
Il n’arrivait pas à comprendre comment
des jeunes gens qui étudiaient dans les écoles
vétérinaires, au demeurant passionnés
par les animaux, les aimant et souhaitant les aider
en les soignant. Ces mêmes étudiants
pouvaient, une fois leurs études terminées
six ans plus tard, être devenus totalement froids
et indifférents. Force de constater que leur
empathie avait été détruite peu
à peu et avait fini par disparaître.
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C T U A L I T É S - Roots & Shoots |
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| Visite
de la Tanzanie: Shadrach à Paris.
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Le 17 mars dernier, les
membres du bureau de l'Institut Jane Goodall
France ont eu le grand plaisir de recevoir
la visite de Shadrach, l’un des étudiants
tanzaniens dont les études universitaires
ont été financées par
les actions du groupe Roots & Shoots de
l'Université Américaine de Paris
(AUP). De passage en Europe pour une formation
complémentaire qui se déroulait
à Hambourg durant tout le mois de mars,
Shadrach s'est rendu à Paris à
l'invitation du coordonnateur du groupe de
l'AUP et de l'Institut. Toute l'équipe
de l'Institut a donc eu la chance et le grand
plaisir de l’entendre raconter son histoire
et d’échanger avec lui.
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Shadrach
et Linda Martz, coordinateur
du groupe Roots & Shoots de l'AUP |
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Travail dans
un camp de réfugiés
Shadrach a travaillé pendant plusieurs années
dans un camp de réfugiés en Tanzanie,
où vivaient plusieurs dizaines de milliers
de personnes au plus fort de la guerre civile dans
la République du Congo voisine. Son action
consistait à tenter de résoudre les
tensions entre les différents groupes ethniques
forcés de cohabiter dans des conditions très
précaires et à mettre en place des projets
pour améliorer le quotidien des réfugiés.
La création d’un groupe Roots & Shoots
dont Shadrach était le coordonnateur a permis
de réunir un certain nombre de familles autour
d’un objectif commun. Au début, beaucoup
d’enfants étaient horriblement traumatisés
par ce qu'ils avaient vécu. Dans un premier
temps, le groupe a permis de donner la parole à
ces enfants qui, en racontant leur histoire, parvenaient
peu à peu à exorciser leurs douloureux
souvenirs. Ce travail de conciliation n'était
pas dénué de risque car les tensions
ethniques étaient très vives et la méfiance
omniprésente au sein du camp. Shadrach a même
reçu des menaces de mort et s'est vu obligé
de se cacher pendant plusieurs heures pour rester
en vie, car au plus fort des tensions, son appartenance
ethnique était perçue comme une menace
par certains.
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Le
camp de réfugiés de Lugufu |
Le groupe Roots & Shoots
Le groupe impulsé par Shadrach a eu beaucoup
de succès. L’un de ses objectifs consistait
à faire évoluer les mentalités
sur la problématique de la viande de brousse,
régulièrement consommée dans
la région. Un jour, un groupe d’enfants
qui jouait dans la forêt autour du camp est
tombé nez à nez avec un bébé
antilope d’une espèce protégée.
Certains enfants ayant participé au groupe
Roots & Shoots savaient qu’il ne fallait
pas la chasser car elle était protégée,
mais les autres enfants l’ont attrapée.
Après beaucoup de discussions, les enfants
du groupe Roots & Shoots ont réussi à
convaincre leurs camarades de relâcher l’antilope.
Cependant, lorsque les parents ont appris que leurs
enfants avaient capturé puis relâché
un animal, ils les ont battus, car la chasse représente
la seule opportunité de manger de la viande,
la seule source de protéines. En revanche,
lorsque ces mêmes enfants ont raconté
leur aventure à leur instituteur, fervent défenseur
du programme Roots & Shoots, celui-ci les a félicités
et récompensés. Les enfants ont donc
été confortés dans leurs idées
de protection des espèces menacées.
Shadrach a utilisé cet exemple afin d’illustrer
les contradictions qui existent entre l’éducation
reçue à la maison et l’enseignement
transmis à l'école ou dans les groupes
Roots & Shoots.... Aujourd'hui, le programme Roots
& Shoots est très développé
en Tanzanie, berceau des recherches et de l'action
éducative de Jane Goodall. Il existe à
l'heure actuelle plusieurs dizaines de groupes comptant
plus de 300 membres actifs dans la seule région
où travaille Shadrach. Lorsque tous ces enfants
auront grandi, nous pouvons espérer qu’ils
seront soucieux de protéger leur patrimoine
naturel !
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Jane
Goodall rend visite au camp de réfugiés
de Lugufu |
Elevage de poulets
Shadrach a également évoqué l’une
des grandes réussites du groupe Roots &
Shoots dans le camp de réfugiés : la
création d’un élevage de poulets.
Chaque enfant participant au projet a reçu
un œuf, qui a été placé
dans un incubateur construit par le groupe. Au bout
d’un certain temps, chaque famille du camp a
ainsi obtenu des poules et poulets pour se nourrir,
ce qui a permis de diminuer la consommation de viande
de brousse. Plus de 3 000 œufs ont ainsi été
distribués au total. Le programme a eu un succès
tel que Jane Goodall en personne est venue rendre
visite au groupe !
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Jane
Goodall rencontre des jeuns réfugiés
du camp |
« L'éducation m'a rendu plus
fort »
Aujourd'hui, Shadrach dirige des ateliers de formation
de leaders Roots & Shoots partout en Tanzanie.
Sa participation à ce programme depuis son
adolescence lui a permis de perfectionner son anglais
et de communiquer avec d'autres jeunes du monde entier.
Son ambition aujourd'hui est de favoriser l'éducation
des femmes, car ce sont elles qui sont efficaces pour
gérer les questions de développement
et d'amélioration du quotidien. Il est donc
également essentiel de les sensibiliser aux
problématiques de protection de l'environnement
et de conservation des espèces menacées.
Cependant, Shadrach admet également qu'il faut
rester pragmatique et que pour le moment, davantage
d'hommes sont « prêts » à
suivre les programmes d'éducation.
Remerciements
mutuels
Shadrach a remercié l'Institut du fond du cœur
pour le financement de ses études universitaires,
grâce auxquelles il se sent aujourd'hui plus
fort et mieux armé pour faire changer les choses
en agissant selon ses convictions. Alors qu'il quittait
le bureau de l'Institut pour une journée bien
remplie avec les élèves de l'AUP, notamment
pour réaliser une action de nettoyage des déchets
en bord de Seine et planter une rose « Jane
Goodall » dans le jardin de l'Université,
toute l'équipe lui a exprimé sa gratitude
pour l'incroyable énergie et la motivation
profonde à agir pour un monde meilleur que
ce tout jeune homme de 24 ans avait su lui transmettre
à travers son récit. C'est nous qui
te remercions, Shadrach !
PW et CK
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| Bonjour,
nous sommes la classe de CE2A de l’école
Joliot Curie B de Madame Joubert.
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Nous
faisons cette émission pour vous expliquer
ce que nous avons envie de faire cette année
pour protéger l’environnement.
Tout d’abord, nous avons créé
un groupe Roots & Shoots. C’est le Docteur
Jane Goodall qui a eu cette idée en 1991. Jane
Goodall est une primatologue qui a étudié
les chimpanzés dans leur milieu naturel en
Tanzanie pendant 50 Ans. C’est grâce à
elle que nous connaissons mieux ces grands singes,
qui nous ressemblent telllement. |
Comme
elle se rendait compte de tous les problèmes
d’environnement, elle a eu l’idée
de créer des groupes roots & shoots. Roots
& shoots ça veut dire des racines et des
pousses en anglais.
Le rôle de ces groupes, c’est de choisir
des actions qu’on a envie de faire pour améliorer
ce qui ne va pas, en aidant les gens qui en ont besoin,
ou en protégeant les animaux y compris les
animaux domestiques et enfin en prenant soin de notre
environnement.
Depuis la création de roots&shoots, il
y a plus de 10.000 groupes dans 130 pays différents,
de l’école maternelle jusqu’à
l’université.
En France, pour le moment il n’y a que 4 groupes
roots&shoots : 1 à Paris, 1 dans le Var
et 2 dans notre école : notre classe de CE2
et une classe de CP.
Notre groupe s’appelle « les Bees »
B.E.E.S. ça veut dire les abeilles en anglais.
expliquer pour quoi ?
Et mettre dabord le projet des abeilles, pour la logique
Cette année, notre groupe a décidé
de parrainer KUDIA c’est une femelle chimpanzé
au Congo dans un sanctuaire qui s’appelle Tchimpouga.
Nous allons aussi prendre soin des abeilles en travaillant
avec un apiculteur amateur à Ivry qui s’appelle
Julien.
Nous essayons aussi de récolter des fonds pour
les envoyer au Gabon pour le développement
d’un programme d’éducation à
l’environnement.
Dans toute l’école nous faisons du tri
sélectif et nous récoltons des cartouches
vides d’imprimante à jet d’encre
afin qu’elles soient recyclées. Si vous
voulez, vous pouvez nous aider en nous en envoyant
par le courrier interne.
Lorsque l’on crée un groupe roots&shoots,
ça nous donne la possibilité d’être
mis en contact avec d’autres groupes dans le
monde entier. Par exemple, cette année nous
correspondons avec des enfants qui vivent à
Louisville dans le Kentucky aux Etats-Unis, mais aussi
avec une classe à Libreville au Gabon.
Nous faisons cette émission pour faire connaître
les groupes roots&shoots mais aussi pour vous
donner envie d’en créer un !
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| Correspondance
roots&shoots : Paris - Libreville
Une classe de 4ème
année (CM1) de l’école Sainte-Marie,
située dans le 1er arrondissement de Libreville
et encadrée par Larissa, leur institutrice,
a entamé une correspondance avec le groupe
roots & shoots Les Bees d’Ivry sur Seine.
Les enfants du Gabon et de France, impatients de recevoir
des lettres « qui viennent de loin » souhaitent
apprendre les différences qui peuvent exister
entre leurs pays. Les animaux qui s’y trouvent,
les habitudes de vie, ce que chacun d’eux fait
en classe… sont autant de questions qui reviennent
dans leurs courriers.
L’objectif pour l’Institut, autre que
de favoriser un échange culturel propice au
questionnement et l’ouverture d’esprit,
est de créer un engouement chez les élèves
de Libreville afin qu’ils désirent à
leur tour s’impliquer dans des actions concrètes
en faveur de la protection de l’environnement.
Ainsi pourront-ils créer à leur tour
un groupe roots&shoots à des milliers de
kilomètres de celui avec lequel il échange
mais œuvrant tous deux pour la même cause
: la préservation de la biodiversité.
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Groupe roots&shoots
Les Bees d’Ivry… |
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et leurs correspondants
à Libreville. |
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A C T
U A L I T É S - grands singes
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| Après
les chats et les chiens laissés sur place,
seuls et abandonnés à leur triste sort
lors de l'évacuation des régions sinistrées,
les responsables japonais ont décidé
aujourd'hui d'introduire des singes dans les zones
contaminées.
Equipés de dosimètres,
de GPS, de compteurs Geiger, des primates et des sangliers
vont être utilisés dès mars prochain
pour évaluer les mesures de radio activité
dans la région.
« Utiliser ces animaux sauvages permettra d'établir
une carte précise des niveaux de radiation
au coeur des forêts qui couvrent 71% de la région
de Fukushima, surfaces difficilement accessibles »,
explique le vice-président de l'Université
Takayuki Takahashi.
En octobre 2011, une expérience semblable avait
déjà été lancée
dans les forêts proches de la ville de Minamissoma.
Le résultat s'était avéré
nul puisque le matériel de mesures n'a jamais
pu être récupéré, ni les
données analysées.
On sait depuis la catastrophe que les forêts
sont hautement contaminées et que les conséquences
sur le bois, l'eau, l'agriculture, la pêche
dans, ces mêmes zones, sont inéluctables.
Certes, traiter les forêts est important, car
les pluies font ruisseler la radio activité
jusque dans les zones habitées.
On peut juste se demander
si l'utilisation de cobayes sera efficace....
Rendez-vous au même endroit dans quelques centaines
d'années.
CC
Sources Le Parisien.fr
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| LA
BETISE N'A PAS DE FRONTIERES
Au Kazakhstan, où
plus que partout ailleurs le froid a sévi en
ce début d'année, les singes du zoo
de Karanganda peuvent se considérer comme grandement
privilégiés.
Chaque jour pour se réchauffer, les primates
ont droit à leur bocal de vin chaud.
« Un vin rouge très sucré
que l'on fait bouillir aditionné de miel et
de citron, ça les protège contre les
infections virales », précise une
responsable du zoo. « Les primates sont
comme les hommes, ils boivent avec plaisir des boissons
alcoolisées. Parfois même, ils en abusent... »
ajoute-t-elle très sérieusement.
On voudrait pouvoir répondre que vouloir protéger
ces pauvres singes contre le grand froid est louable.
Mais peut-être vaudrait-il mieux ne pas accueillir
dans une région où les – 30°
sont assez habituels, une population animale non adaptée
à ce type de climat, sans aucune infrastructures
pour les protéger.
Mais ça, ça demande si ce n'est de l'intelligence,
un peu de réfléxion.
Et puis, si un jour
le vin vient à manquer, restera toujours la
vodka....
CC
Sources Le Figaro
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GRÈCE : LES ANIMAUX INTERDITS AU
CIRQUE
Une grande première en Europe, un
bel exemple.
Désormais il est interdit d'exploiter les
animaux dans les cirques grecs, toutes espèces
confondues. Ainsi en a décidé le gouvernement,
agissant il faut le dire, sous la pression des associations
locales qui s'intéressent à la protection
animale.
Transbahutés en tous sens, vivant dans des
conditions souvent déplorables, les animaux
de cirque travaillent pour le seul plaisir de l'homme.
Un plaisir extrêmement malsain qui consiste
à regarder d'un oeil amusé des mastodontes
réduits en esclavage, sautant sur des tabourets,
dans des cerceaux de feu, ou assis immobiles les
pattes en l'air, attendant l'ordre du dompteur.
Des espèces souvent en grand danger d'extinction
qui répètent docilement leurs numéros
sous les Oh et les Ah des petits et des grands.
Qui s'inquiète de leur souffrance, de la
vie contre nature que les propriétaires de
cirques leur imposent ? Qui a conscience que ce
type de spectacle proposé aux enfants va
à l'encontre de ce qui aujourd'hui doit faire
partie de l'éducation : le respect animal
et la protection de la nature.
Aussi étonnant que cela puisse paraître,
c'est la Bolivie qui a été le premier
pays à interdire les animaux dans les cirques.
Puis le Pérou, qui a suivi. En Europe le
Portugal, le Danemark et la Croatie ont lancé
des procédures qui vont dans le même
sens.
Occupés à se débattre pour
se sortir d'une crise financière effrayante,
on aurait pu penser que les Grecs avaient en ce
moment d'autres chats à fouetter que de se
pencher sur la situation des animaux de cirque.
Comme quoi tout le monde peut se tromper. Les Grecs
donnent à l'Europe une grande leçon.
CC
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A C T
U A L I T É S - diverses
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| ENVIRONNEMENT
: SORTONS LA CALCULETTE
Rien n'est gratuit
dans ce monde. La nature pas plus que le reste. Ni
l'air, ni l'eau, ni les terres, car tout a ses limites.
Il a fallu du temps pour le comprendre, mais maintenant
il semble que ce soit chose faite. Economistes et
experts environnementaux travaillent à évaluer
la biodiversité sous un angle financier. Ce
qu 'elle rapporte et aussi les pertes que sa destruction
engendre. La nature doit être considérée
par tous et partout comme une valeur économique.
INTERET, EFFICACITE,
RENTABILITE
Si la défense de la nature reste pour beaucoup
d'écologistes un problème essentiellement
moral, en faire le calcul est également obligatoire.
Les richesses allant en se raréfiant, il est
urgent de penser aux investissements à entreprendre.
Ils sont souvent coûteux au départ, mais
à long terme se révèleront rentables.
Il s'agit de donner un prix aux ressources naturelles
pour pouvoir les gérer le plus efficacement
possible.
DES EXEMPLES
QUI PARLENT
La forêt : le « prix » de la forêt
se détermine selon au moins 2 critères
importants.
La production tout d'abord : en France, 1, 34 milliards
d'euros sont répartis dans la vente du bois,
des truffes, du liège, de la cueillette et
de la chasse.
Puis l'étude des « services rendus »
par les zones forestières. Les forêts
fixent le sol, protègent des inondations, filtrent
les eaux de pluie.
Toujours dans l'hexagone, on estime la valeur d'un
hectare à 970 euros, répartie de la
façon suivante : 90€ pour le bois, 500€
pour la fixation et le stockage du carbone, 90 €
pour la qualité de l'eau et 20€ pour les
services dits « récréatifs »,
destinés à la population ( une balade
en forêt).
A Madagascar, la perte de la forêt de Masoala
serait une catastrophe : 1,5 milliard de dollars pour
l'industrie pharmaceutique, 5 milliards pour le tourisme
et 4 milliards pour les ménages.
Les récifs de
corail : toujours selon le rapport Sukhdev, la pêche
et le tourisme à Hawaï dépendent
de l'existence des récifs coralliens qui protègent
de l'érosion. La présence de cet écosystème
rapporterait à l'Etat 360 millions de dollars
annuels.
Les abeilles : sans
elles, les fruits et les légumes ne pourraient
se reproduire. Elles font gagner à la collectivité
150 milliards d'euros par an. Ce serait le prix à
payer pour faire leur travail si elles disparaissaient
!
DES ESTIMATIONS
DIFFICILES
La première difficulté pour mener à
bien des évaluations vient de la très
grande variété et de la complexité
des éco-systèmes. Il n'existe pas d'unité
de mesure.
Pour autant, des études sont menées
depuis plusieurs années maintenant et permettent
de mieux appréhender les problèmes.
En 2008, l'économiste indien Pavan Sukhdev
s'est vu confié par l'Union Européenne
une étude sur « l'économie de
la biodiversité et des systèmes écosystèmiques
».
Il chiffrait à l'époque à environ
23.500 milliards d'euros par an, soit la moitié
du PIB mondial, la valeur des services rendus par
la nature à la planète.
Ce même rapport estime que la perte de biodiversité
pourrait représenter jusqu'à 7% du PIB
mondial en 2050, 14 milliards d'euros annuels.
Deux ans auparavant, le rapport Stern indiquait que
les pertes dûes au changement climatiques pouvaient
être équivalentes à la crise de
29.
LE PRINCIPE
DU POLLUEUR-PAYEUR
Depuis 2008, ce principe fait partie du droit français.
Celui qui pollue est légalement responsable
des dommages occasionnés par la pollution.
Il doit en conséquence réparer les dégâts,
et indemniser les victimes.
S'il est vrai que des progrès ont été
faits dans ce sens, on sait aussi qu'il est parfois
trop facile de détourner ou ne pas appliquer
une loi.
Ce texte est d'ailleurs limité puisqu'il ne
reconnaît pas la responsabilité financière
des sociétés mères par rapport
à leurs filiales.
LE DEVELOPPEMENT
DURABLE, UN SECTEUR PORTEUR
Les activités liées à la protection
de la nature se développent, la recherche se
porte vers les technologies vertes et les energies
propres. En France aujourd'hui on compte
370 000 emplois dans les « éco-activités
».
On peut dire que si rien n'est gagné en matière
d'environnement, ça avance quand même....
La seule existence des études diverses devraient
inciter les entreprises et les politiques à
prendre en compte l'environnement dans leurs investissements,
et à réfléchir à la recommandation
issue du rapport Sukhdev: « Avant de détruire
la nature, réfléchissez à ce
que vous allez perdre ».
CC
Sources GoodPlanet.info, Novethic,
Libération, LeMonde.fr
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INDONESIE : LE GEANT DU PAPIER
SUR LA SELLETTE
Asia Pulp & Paper
(APP), groupe mondial de production de papier et de
pâte à papier, est une fois de plus mis
à l'index par les défenseurs de l'environnement.
Cette fois, il s'agit ni plus ni moins de « violation
des réglementations concernant la protection
d'arbres en danger », en l'occurence, l'abattage
illégal du ramin.
Le ramin est une espèce menacée et protégée
par la loi indonésienne et par le CITES ( Convention
sur le commerce international des espèces en
danger). Une enquête aurait été
menée par des militants écologistes,
sur l'île de Sumatra, dans une zone forestière
de 2 millions d'hectares appartenant à APP.
Des analyses montrent que 46 des 56 échantillons
de bois prélevés à l'usine contiennent
du ramin.
Depuis des années maintenant, l'île de
Sumatra est soumise à la déforestation
pour développer d'une part le palmier à
huile, d'autre part des arbres pour le papier, sous
la houlette de APP. Une déforestation responsable
aussi de l'extinction prochaine du Tigre de
Sumatra, espèce endémique à
l'île. Il ne resterait que 400 individus. Chassé
pour sa peau, ses dents, ses griffes (50 tués
chaque année entre 1998 et 2002), le petit
tigre indonésien voit aussi son habitat se
réduire comme une peau de chagrin.
Que vont faire les
autorités indonésiennes ?
A ce jour, personne
ne sait.
CC
Sources GoodPlanet.info
Actu-Environnement
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