# 13 / Printemps 2012

Se battre

pour les grands singes,

c’est se battre pour

l’avenir de l’humanité.

 

 

 


 

A C T U A L I T É S - Institut Jane Goodall France
1 - Evénement à la Mairie du XVIème arrondissement de Paris
2 - Le feu à Tchimpounga - la suite
3 - Les 35 ans de l’Institut Jane Goodall
4 - La sortie de la re-edition du livre ‘Ma vie avec les chimpanzés’
5 - La Rose Jane Goodall enfin disponible !
6 - Exposition et conférénces au Gabon
7 - Découvrir la famille des hominidés
8 - Bénévoles et animateurs au Gabon

A C T U A L I T É S - Jane Goodall
9 - Les 78 ans de Jane Goodall
10 - Jane Goodall aux festivités du Commonwealth à Londres
11 - Dialogue entre Jane Goodall et Matthieu Ricard

A C T U A L I T É S - Roots & Shoots
12 - Rencontre à Paris avec Shadrach, leader Roots & Shoots en Tanzanie
13 - Les actualités du groupe Les Bees d'Ivry-sur-Seine
14 - Actualités Roots & Shoots au Gabon

A C T U A L I T É S - grands singes
15 - Les cobayes de Fukushima
16 - La bêtise n'a pas de frontières
17 - Grèce : les animaux interdits au cirque

A C T U A L I T É S - diverses
18 - Environnement : sortons la calculette
19 - Indonésie : le géant du papier sur la selette

 

 


A C T U A L I T É S - Institut Jane Goodall France

 

Un événement en hommage à Achiam Shoshany, avec invité d'honneur Jane Goodall.

Des photographies, des peintures et des sculptures de divers artistes qui se sont inspirés de la relation Homme-Animal seront à admirer du 12 au 19 avril prochain,

Une exposition pour honorer le Dr. Goodall sera présentée et une conférence sur sa vie et ses actions organisée.

L'inauguration aura lieu le jeudi 12 avril à 18h30 à la Mairie,
ouverte au public.


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2 - LE FEU À TCHIMPOUNGA - LA SUITE


Grande frayeur à Tchimpounga
Chaque année, la réserve de Tchimpounga est touchée par de nombreux feux de brousse, allumés par les villageois vivant à proximité pour défricher des terres afin de les cultiver. Il n’est pas rare que ces feux parviennent jusqu'aux portes du sanctuaire. En moyenne, le personnel de Tchimpounga est obligé de combattre jusqu'à dix feux par saison sèche afin de tenter de protéger la forêt, le sanctuaire et ses pensionnaires.

En octobre dernier, ce que chacun redoutait est arrivé : un feu de brousse a pris une telle ampleur qu'il a fini par encercler totalement le sanctuaire. Arrivé par l'ouest, l'incendie s'est approché dangereusement des bâtiments réservés au personnel, puis s'est propagé dans la zone centrale à découvert. Tous les membres du personnel se sont immédiatement mobilisés et ont réussi, grâce à leurs efforts et leur courage, à empêcher la destruction des bâtiments. En revanche, les enclos ont tous été durement touchés. L'incendie a pu être maîtrisé principalement grâce à la solide enceinte en panneaux d’acier galvanisé construite l'an dernier. Cette dernière entoure la maison des responsables du sanctuaire et a également permis de protéger les autres bâtiments des flammes.
Malheureusement, l'incendie a contourné la colline située au centre du sanctuaire pour atteindre les enclos des groupes 1, 2 et 3 situés sur le flanc ouest. Tous les enclos ont été endommagés par les flammes, les étables à vaches ont été réduites en cendres et plusieurs chimpanzés terrorisés par l'incendie se sont échappés. Le personnel s'est battu toute la journée pour protéger les chimpanzés et les principaux bâtiments, ainsi que pour ramener à bon port ceux qui s'étaient enfuis. Ce terrifiant incendie va coûter plus de 15 000 dollars en réparations de base. Encore beaucoup plus si l'on veut prolonger l'enceinte en panneaux d'acier afin de protéger la zone centrale particulièrement exposée et acheter du matériel de lutte contre les incendies plus efficace, comme par exemple un camion-citerne et des équipements de protection pour le personnel. La meilleure façon de protéger les chimpanzés consiste évidemment à les transférer sur les îles où ils ne pourront plus être atteints par ces feux de brousse.
Outre la réparation des dégâts matériels, nous devons donc poursuivre avec détermination le projet de relocalisation du sanctuaire sur les îles Kouilou afin de garantir aux chimpanzés des conditions de vie meilleures mais aussi davantage de sécurité.


Les travaux d’aménagement des îles sont très coûteux et nous avons encore besoin de financer les dépenses suivantes :
Construction des dortoirs 250.000 $
Construction des clôtures 90.000 $
Construction des docks 5000 $
Construction des cuisines 35.000 $
Achat de deux zodiacs 30.000 $
Achat du matériel de construction 15.000 $
Salaire de l'ingénieur responsable du chantier 48.000 $

Lorsque les travaux ci-dessus seront achevés, les soixante premiers chimpanzés qui ont été présélectionnés pourront être transférés sur les îles. Timi et Petit Prince, ambassadeurs de notre programme de parrainage, font justement partie de ce premier groupe. Et ceci ne constitue que la première étape du projet, car deux autres îles seront ensuite aménagées.
Ces besoins de financement sont d’une extrême urgence car la saison pendant laquelle nous pouvons réaliser ces travaux est très courte, à cause du climat (en dehors de la saison sèche, qui dure de mai à octobre, les pluies sont trop abondantes pour construire quoi que ce soit). Nous en appelons donc à votre générosité pour que l’installation des chimpanzés dans leurs nouveaux quartiers ne soit pas encore retardée d’une année supplémentaire ! Aidez-nous à rendre cela possible en envoyant vos dons ou vos bulletins de parrainage !!!
L'équipe du programme de« Parrainage »

Pour nous aider à réconstruire Tchimpounga, cliquez-ici

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Cette année l'Institut Jane Goodall (JGI) fête ces 35 ans !
Fondé en 1977, l'Institut Jane Goodall poursuit les recherches initiées par le Dr Goodall sur le comportement des chimpanzés sauvages, recherches qui ont contribué à transformer la vision scientifique des relations entre les êtres humains et les animaux.
Aujourd'hui, l'Institut est l'un des chefs de file internationaux dans la lutte pour la protection des chimpanzés et de leur habitat. Il est également largement reconnu pour la mise en œuvre de programmes de conservation et de développement innovants centrés sur les communautés dans différents pays d'Afrique ainsi que pour son programme international à visée environnementale et humanitaire destiné aux jeunes générations, dénommé Roots & Shoots, au titre duquel plus de 10 000 de groupes ont été créés dans plus de 120 pays.


Au cours des 35 dernières années, les réalisations de l'Institut Jane Goodall sont trop nombreuses pour être toutes énumérées.

 

 

Citons simplement quelques exemples parmi les plus récents :

• JGI a favorisé l'adoption de 38 plans d'aménagement du territoire dans l'ouest de la Tanzanie. Résultat: plus de 80.000 hectares de terres communautaires ont été réservées à des projets de conservation.

• JGI a favorisé l'attribution de 25 millions d’hectares à un programme de conservation destiné à permettre la protection de 35.000 chimpanzés et 2500 gorilles de Grauer en République Démocratique du Congo.

• JGI a permis de multiplier par 37 les recettes d'un site d'écotourisme en Ouganda au cours de sa première année de fonctionnement, site qui emploie vingt-quatre membres issus des communautés locales dans des activités respectueuses de l'environnement et en forme cinquante-cinq de plus.

• JGI a étendu ses programmes de sensibilisation à l'environnement et à l'éducation. Actuellement, ce sont plus de 2 millions d'enfants dans différents pays d'Afrique qui bénéficient de ces programmes.

• JGI a formé 690 personnes dans 27 villages, à la construction de fourneaux économes en combustible.

• JGI a collaboré avec des producteurs de café et des entreprises partenaires. Ceci a permis de multiplier par trois le prix payé aux producteurs de café de Kigoma, désormais il est parmi les plus élevés de Tanzanie.

• JGI a répertorié plus de 280 variétés de plantes médicinales indigènes en Tanzanie et formé 720 membres des communautés locales à la valorisation de ces plantes.

• JGI a fourni plus de 780 000 heures de travail bénévole grâce aux groupes Roots & Shoots établis aux États-Unis, ce qui a généré un bénéfice direct de plus d'un million d'Américains au niveau local en 2011.

• JGI a continué de soutenir le travail de terrain au Centre de Recherche de Gombe Stream, travail qui s'est traduit par plus de 350 publications scientifiques à ce jour.

Les succès de l'Institut Jane Goodall seraient impossibles sans votre généreux soutien. Nous ne vous remercierons jamais assez !

JH et CK



© JGI

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Ma vie avec les chimpanzés : nouvelle édition
Voilà plusieurs moi déjà que le livre « Ma vie avec les chimpanzés », fort de son succès, n’était malheureusement plus disponible au sein de la boutique de l’Institut Jane Goodall ! Bonne nouvelle ! Une nouvelle édition des Ecoles des Loisirs vient juste de paraître.
Vous pourrez ainsi faire découvrir à vos enfants, âgés dès 9 ans, le parcours incroyable du Dr. Jane Goodall. Son récit vous transporte de son enfance jusqu’à Gombe et le début de sa vie parmi nos chers cousins les chimpanzés.

C’est un encouragement à vivre sa passion, à poursuivre ses rêves. Ce livre illustre parfaitement bien une citation du Dr. Jane Goodall : « Laissez-vous guider par votre rêve, même si vous devez momentanément le mettre de côté pour trouver un emploi ou payer votre loyer. Et restez toujours ouvert aux opportunités de sortir du cadre pour mener la vie et faire les choses qui vous inspirent profondément... n'ayez pas peur. »
Bonne lecture à tous !

Pour le commander, cliquez-ici

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Préparez-vous pour le Printemps !

La Rose Jane Goodall® a été baptisé le 17 mai dernier par le Dr. Jane Goodall en présence de son créateur Christian Hanak et un représentant de la Roseraie Guillot, le producteur de la rose à la Roseraie de l’Haÿ-Les-Roses.


Une production en série très limitée et en exclusivité à l’Institut Jane Goodall France, est actuellement disponible jusqu’au 1er mai prochain.
La plante est par nature ‘nue’, c'est-à-dire des racines et des tiges. Les fleurs c’est pour plus tard !

Vous pouvez planter le rosier grimpant maintenant chez vous !


Il suffit de le commander !

 

Le rosier coûte 75 euros, INCLUS l’expédition en France, et le reste de l’Europe
100 euros pour deux rosiers, et 150 euros pour trois rosiers, si expédié à la même adresse.

Pour le commander, cliquez-ici

Votre commande sera envoyée après la réception de votre règlement par chèque ou virement (RIB sur demande)
Vous recevrez ensuite le(s) rosier(s) par La Poste en Colissimo.

La Rose Jane Goodall ® est une marque déposée : Rose Jane Goodall ® Christian HANAK/Versailles 2011

Pour plus d'infos sur la rose, cliquez-ici

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Emmanuel Chartrain avec des scolaires
devant les panneaux de l’exposition

Exposition et conférences « Patrimoine Naturel du Gabon : attention fragile ! »
A l’initiative de l’Institut Jane Goodall et de l’ONG Conservation Justice une exposition évènement intitulée ‘Patrimoine naturel du Gabon : Attention fragile !’ a été organisée à l’Institut Français de Libreville (ex-CCF) du 21 novembre au 22 décembre 2011, avec le Partenariat pour les Tortues Marines et la Société Zoologique de Londres, sous le patronage du Ministère des Eaux et Forêts.

Cette manifestation a été soutenue financièrement par l’Alliance Grands Singes Gabon, l’Ambassade de France et l’Institut Français du Gabon.
Cette exposition-évènement visait à sensibiliser un large public sur la richesse du patrimoine naturel gabonais et sa fragilité. Les différentes manifestations mises en œuvre avaient pour but de favoriser une prise de conscience sur la nécessité de s’engager ensemble dans la préservation et la gestion durable des écosystèmes naturels : exposition de photos sur les beautés naturelles du Gabon, exposition de 12 panneaux didactiques (créés pour l’occasion) présentant les menaces qui pèsent sur la biodiversité gabonaise et les solutions pour la préserver, organisation d’ateliers éducatifs pour les enfants (animés par l’Institut), de conférences-débats et projection-débat grand public.

 

 

Point d’orgue de cet évènement, la venue de Fred de « C’est pas Sorcier » au Gabon pour la projection d’un long métrage en soirée et d’un court-métrage auprès des scolaires.

Fred & Cécile Martin répondant aux questions des enfants    
Les enfants venus voir l’émission C’est pas sorcier « Rencontre avec les gorilles » en présence de Fred !


L’Institut Jane Goodall a éduqué 950 enfants grâce à ses ateliers, sensibilisé 1000 enfants lors des projections, mis à disposition 2 animatrices et plusieurs bénévoles pour sensibiliser le grand public et expliquer l’exposition (300 à 400 personnes sensibilisées), animé une conférence sur les grands singes « Gorille sur le grill, chimpanzé enchaîné, quel destin pour nos cousins ! » auprès d’un public de 60 personnes. Par ailleurs l’Institut a assuré la coordination de toute cette manifestation en lien avec les institutions et les autres ONG, dont en particulier la cérémonie d’inauguration en présence de représentants du Ministère des Eaux et Forêts.


Ateliers éducatifs auprès de 950 enfants de 11 écoles de Libreville animés par les bénévoles de JGI Gabon
Les programmes d'éducation environnementale avec le soutien de
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7 - Découvrir la famille des Hominidés

Découvrir la famille des Hominidés
Pour l’Institut, éduquer les enfants à l’écocitoyenneté est un travail de longue haleine. En s’appuyant sur les programmes scolaires, nous avons réalisé avec l’appui d’un conseiller pédagogique de la Coopération Française des supports didactiques permettant aux élèves de « Découvrir la famille des Hominidés ». Deux documents sont aujourd’hui finalisés et ont reçu la validation de la Main à la Pâte : le Livre du maître présentant la logique d’intervention pour l’enseignant et les séances à développer en classe et le Cahier de l’élève permettant aux enfants d’effectuer des exercices correspondants à chaque leçon.


Quatre modules d’enseignement pour découvrir les grands singes
Les thématiques abordées dans ces ouvrages l’ont été pour des classes de 5ème année (CM2). Tout au long de l’année scolaire, les enseignants pourront ainsi décliner des leçons auprès de leurs élèves en s’appuyant sur différents modules d’enseignement :
La classification et l’évolution des êtres vivants
Les aires de répartition et la dynamique des populations des grands singes
La vie sociale des grands singes
Les écosystèmes, relations alimentaires et l’interdépendance des êtres vivants

Première mise en œuvre cette année scolaire 2012-2013
Ces documents étant finalisés, une phase test va être organisée au troisième trimestre de cette année scolaire au sein d’un réseau d’écoles publiques avec lequel l’Institut travaille. Les documents seront ainsi évalués et corrigés au besoin avant d’intégrer cette démarche d’intervention aux futures campagnes d’éducation environnementale de l’Institut.
Pour le bon déroulement de cette activité et avant de développer les modules en classe, des formations seront organisées par l’Institut et les conseillers pédagogiques des écoles concernées auprès des enseignants de 5ème année. De cette manière, les maîtres apprendront à aborder les thématiques développées dans ses supports et permettront à leurs élèves d’assimiler de nouvelles connaissances qui renforceront le message de l’importance des grands singes et de la protection des écosystèmes naturels en général. Les enfants auront ainsi plus d’éléments pour devenir des citoyens responsables.

EC

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8 - BÉNÉVOLES ET ANIMATEURS AU GABON

Mouquit et Mestrick, bénévoles et animateurs de l’Institut.

Bonjour Mouquit et Mestrick, pouvez-vous vous présenter rapidement et nous dire comment vous avez appris à connaître l’Institut Jane Goodall ?
Mestrick : Je m’appelle Mestrick MBOME, j’ai 32 ans, et je suis gabonais originaire de la région du Woleu Ntem dans le nord du pays. En fait, j’aime la nature et c’est grâce à cet amour pour ce qui nous donne vie que j’ai voulu protéger les espèces qui permettent à la nature de toujours exister.
J’ai rencontré JGI en 2010 à Gabon Durable où j’ai parlé avec la représentante de l’Institut, puis j’ai désiré devenir bénévole.

Mouquit et Mestrick  
Les programmes d'éducation environnementale avec le soutien de
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A C T U A L I T É S - JANE GOODALL
 
9 - LES 78 ANS DE JANE GOODALL
UN BELIER AU GRAND CŒUR
Née un 3 avril, Jane Goodall a fêté ses 78 ans au Nebraska (USA) où elle donnait une conférence. Une de plus pour cette infatigable combattante de la cause des chimpanzés.
 

Si l'on se réfère aux généralités astrologiques, le bélier représente les Forces réanimatrices de la nature. Il est équipé pour la lutte, il est dynamique, déterminé, courageux, il prend des initiatives et passe à l'action. Un portrait qui, somme toute, est assez proche de celui du Dr Goodall...., engagée becs et ongles depuis 50 ans dans la protection des grands singes, et qui continue encore et encore.

Dans la Mairie du 16ème arrondissement à Paris, une exposition lui rendra hommage dans le cadre de l'événement « Homme, vous avez dit Animal », à partir du 12 avril.

A Orlando (USA), elle assistera fin avril à la première du film « Chimpanzé » au Disney Animal Kingdom.
 

Début mai, elle dirigera la réunion de tous les représentants des 27 bureaux de l'Institut dans le monde.
Elle participera en août à l'ouverture des Jeux Olympiques à Londres.
Ensuite, elle continuera à parcourir la planète, pour faire entendre sa voix et son combat qui est aussi le nôtre.

CC

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10 - Jane Goodall aux festivités du Commonwealth à Londres

Sous un magnifique soleil printanier, 1000 représentants du Commonwealth et 1000 écoliers de tout le Royaume-Uni, se sont réunis pour un événement très spécial, la première célébration du Jubilé de la Reine Elisabeth II. "Commonwealth Day Observance" s'est tenu dans l'abbaye de Westminster et notre Fondatrice, le docteur Jane Goodall a eu l'honneur d'y participer.
Les drapeaux des nations, les vêtements traditionnels, les chapeaux et les uniformes scolaires tous réunis formaient une multitude de couleurs, dans chaque recoin de l'Abbaye. Il y avait des représentants de chaque croyance et grâce aux écrans installés, la majeure partie de l'assemblée pouvait avoir un aperçu de l’événement.

 

En présence de la Reine Elisabeth II, le Duc d'Edimbourg, le prince de Galles et la Duchesse de Cornouailles nous étions immergés dans une douce atmosphère, la musique émanant des chœurs : Rufus Wainwright et Hugh Masekela, une merveilleuse danse, quelques récitations, poèmes et réflexions .... c’est au beau milieu de tous ces talents que j'ai pu adressé mon message.

Bonjour.
Quel privilège de parler pour cette merveilleuse occasion, en ce lieu si merveilleux.
J'ai un remerciement tout particulier pour le groupe de jeunes ici présent bien que je ne puisse pas les voir, ainsi que pour toutes les autres personnes qui sont un peu loin. Voici le remerciement à distance d'un chimpanzé sauvage : ouh ouh ouh ououh..........
 

Je veux parler des connections, connections entre les cultures des pays du Commonwealth et entre le Commonwealth et le reste du monde. L'appel du chimpanzé nous rappelle que nous sommes également connectés au monde animal et à l'environnement dont nous dépendons tous.
Ce sont les relations entre l'Angleterre et le Kenya qui m'ont permis d'accomplir mon rêve d'enfance en Afrique, en 1957.
Les relations entre le Kenya et la Tanzanie m'ont amenée à mes recherches sur les chimpanzés, eux plutôt qu'une autre créature vivante. J’ai étudié la biologie, leur comportement, leurs émotions et leur intelligence. Pourtant, l'esprit brillant des chimpanzés est minimisé par l'intellect humain.
Nous sommes, sans doute, la créature la plus intelligente sur cette planète. Alors comment se fait-il que nous détruisions l'environnement dont nous dépendons tous ?
Il semble que nous soyons intelligents - mais pas sages. Nous volons l'avenir de nos enfants et il est désespérément important que nous les aidions à sauver cet héritage que nous avons endommagé. C'est pourquoi j'ai initié le mouvement Roots & Shoots "des Racines et des Pousses", un mouvement de la jeunesse maintenant présent dans plus de 130 pays - incluant les trois quarts des pays du Commonwealth.
Les jeunes, de la Maternelle à l'Université, choisissent des projets pour améliorer la vie des animaux, des peuples et de l'environnement.
Ils construisent des relations entre nations, cultures, religions mais aussi ente les gens et le monde naturel.
Ce message principal est pour chacun d'entre nous : chaque individu est important et peut faire la différence. Chaque jour, chacun d'entre nous a un impact sur le monde. Et nous avons le choix de l'impact que nous voulons avoir.
Laissez-nous prier que nous, citoyens du Commonwealth, nous choisirons d'unir nos mains et de mener le monde vers la création d'un avenir sûr pour nos enfants.
Il n'est pas trop tard.
GJ

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11 - Dialogue entre Jane Goodall et Matthieu Ricard
 

Dialogue entre Jane Goodall et Matthieu Ricard (bras droit du Dalai Lama) évoquant les sujets comme le traitements des animaux, la tuerie des animaux et la consommation de viande, et la fascination avec la souffrance des autres.

Voici un premier extrait. Les autres extraits seront publiés dans les prochains n° du e-magazine Jane Goodall News

1ère Partie : Le traitement des animaux

Matthieu : Il existe une continuité ininterrompue entre les différentes espèces animales et les êtres humains. La réalité de ce continuum devrait nous pousser, nous humains, à réévaluer la manière dont nous traitons les autres animaux.
Jane Goodall : Bien sûr, sans aucun doute. Il existe une continuité de sentiments et d’émotions. Les animaux ressentent de la douleur. Je ne pourrais pas citer avec précision toutes les espèces pour lesquelles ce ressenti existe, mais je suis sûre que les insectes ressentent une forme de douleur, puisqu’ils évitent les stimuli désagréables ou menaçants. Quant aux animaux dotés de cerveaux plus complexes, ils ne ressentent pas uniquement de la douleur, mais aussi de la peur et de la souffrance – une souffrance aussi bien mentale que physique.

Ce qui me choque le plus, c’est que certaines personnes paraissent presque 'schizophrènes' dès lors que vous évoquez les conditions terribles qui règnent dans les élevages intensifs, l’entassement cruel d’êtres sensibles dans des espaces minuscules – des conditions tellement horribles que l’on est obligé de leur administrer sans cesse des antibiotiques pour les garder en vie, sinon ils se laisseraient mourir. Je décris souvent le cauchemar du transport et des abattoirs où tant d’animaux ne sont même pas étourdis avant d’être écorchés vifs, plongés dans l’eau bouillante. C’est horrible. S’ils tombent pendant le transport, on les hisse par une patte, qui finit par casser. Evidemment, c’est atrocement douloureux. Lorsque je raconte tout ceci, les gens répondent souvent, « Oh, s’il vous plaît, ne m’en parlez pas, je suis trop sensible et j’adore les animaux. » Et je me dis, «Mais qu’est-ce qui a bien pu dérailler dans ce le cerveau humain pour que certains soient capables de commettre de telles atrocités ?! »


Les pratiques de l’industrie alimentaire – de l’industrie de la viande– sont particulièrement choquantes, car elles sont validées par les gouvernements et les populations. Même s’ils ne les approuvent pas consciemment, ils le font en mangeant de la viande. Ces pratiques s’intensifient à mesure que la consommation de viande augmente ce qui entraîne une destruction de l’environnement, une diminution des stocks d’eau et un gaspillage énorme d’énergie, transformant les protéines végétales en protéines animales avec un rendement ridicule (il faut 10 grammes de protéine végétale pour faire 1 gramme de viande). Sans parler de l’interminable souffrance de tant d’animaux chaque jour. Ce n’est que souffrance, de la naissance à la mort.


Lorsque j’étais jeune, je mangeais un peu de viande, parce que nous mangions tous de la viande, nous ne réfléchissions même pas à sa provenance. Je n’ai pris conscience de « l’élevage intensif », de la manière cruelle dont les animaux sont élevés et abattus, que lorsque je suis rentrée de Gombé, parce que cet élevage avait commencé en Angleterre avant mon départ. J’ai regardé ce morceau de viande dans mon assiette et j’ai pensé : « Il symbolise la peur, la douleur, la mort. » C’est le dernier morceau de viande que j’ai eu dans mon assiette. Je n’ai jamais plus touché de viande ou de poisson

Mais à cela s’ajoute l’expérimentation animale. Elle est pharmaceutique – c’est la pire – et médicale. Elle est censée être régie par des règlements, mais ceux-ci sont très souvent contournés. Ici encore, on observe cette « schizophrénie comportementale ». Prenons le cas d’un homme qui a un foyer, une femme, des enfants et un animal domestique . S’il a une chienne, il en parlera comme étant un membre de sa famille, il dira: “Elle comprend tout ce que je dis. » Puis, ce même homme pourra se rendre dans le laboratoire où il travaille, il revêtira une blouse blanche et fera subir des choses innommables à des chiens !

Dans les écoles vétérinaires d’Amérique, pas d’Angleterre, on établit une différence entre les animaux en traitement. Certains animaux ont des propriétaires qui peuvent payer pour les traitements. Les autres animaux sont utilisés pour l’expérimentation. La porte de leur cage est marquée d’un X. Ces derniers ne reçoivent pas d’anesthési e adéquate. Je connais un philosophe merveilleux qui a mis tout cela en évidence, Bernard Rollin. Il n’arrivait pas à comprendre comment des jeunes gens qui étudiaient dans les écoles vétérinaires, au demeurant passionnés par les animaux, les aimant et souhaitant les aider en les soignant. Ces mêmes étudiants pouvaient, une fois leurs études terminées six ans plus tard, être devenus totalement froids et indifférents. Force de constater que leur empathie avait été détruite peu à peu et avait fini par disparaître.

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A C T U A L I T É S - Roots & Shoots
12 - Rencontre à Paris avec Shadrach, leader Roots & Shoots en Tanzanie

Visite de la Tanzanie: Shadrach à Paris.

 

Le 17 mars dernier, les membres du bureau de l'Institut Jane Goodall France ont eu le grand plaisir de recevoir la visite de Shadrach, l’un des étudiants tanzaniens dont les études universitaires ont été financées par les actions du groupe Roots & Shoots de l'Université Américaine de Paris (AUP). De passage en Europe pour une formation complémentaire qui se déroulait à Hambourg durant tout le mois de mars, Shadrach s'est rendu à Paris à l'invitation du coordonnateur du groupe de l'AUP et de l'Institut. Toute l'équipe de l'Institut a donc eu la chance et le grand plaisir de l’entendre raconter son histoire et d’échanger avec lui.

Shadrach et Linda Martz, coordinateur
du groupe Roots & Shoots de l'AUP
   

Travail dans un camp de réfugiés
Shadrach a travaillé pendant plusieurs années dans un camp de réfugiés en Tanzanie, où vivaient plusieurs dizaines de milliers de personnes au plus fort de la guerre civile dans la République du Congo voisine. Son action consistait à tenter de résoudre les tensions entre les différents groupes ethniques forcés de cohabiter dans des conditions très précaires et à mettre en place des projets pour améliorer le quotidien des réfugiés. La création d’un groupe Roots & Shoots dont Shadrach était le coordonnateur a permis de réunir un certain nombre de familles autour d’un objectif commun. Au début, beaucoup d’enfants étaient horriblement traumatisés par ce qu'ils avaient vécu. Dans un premier temps, le groupe a permis de donner la parole à ces enfants qui, en racontant leur histoire, parvenaient peu à peu à exorciser leurs douloureux souvenirs. Ce travail de conciliation n'était pas dénué de risque car les tensions ethniques étaient très vives et la méfiance omniprésente au sein du camp. Shadrach a même reçu des menaces de mort et s'est vu obligé de se cacher pendant plusieurs heures pour rester en vie, car au plus fort des tensions, son appartenance ethnique était perçue comme une menace par certains.

 

Le camp de réfugiés de Lugufu


Le groupe Roots & Shoots
Le groupe impulsé par Shadrach a eu beaucoup de succès. L’un de ses objectifs consistait à faire évoluer les mentalités sur la problématique de la viande de brousse, régulièrement consommée dans la région. Un jour, un groupe d’enfants qui jouait dans la forêt autour du camp est tombé nez à nez avec un bébé antilope d’une espèce protégée. Certains enfants ayant participé au groupe Roots & Shoots savaient qu’il ne fallait pas la chasser car elle était protégée, mais les autres enfants l’ont attrapée. Après beaucoup de discussions, les enfants du groupe Roots & Shoots ont réussi à convaincre leurs camarades de relâcher l’antilope. Cependant, lorsque les parents ont appris que leurs enfants avaient capturé puis relâché un animal, ils les ont battus, car la chasse représente la seule opportunité de manger de la viande, la seule source de protéines. En revanche, lorsque ces mêmes enfants ont raconté leur aventure à leur instituteur, fervent défenseur du programme Roots & Shoots, celui-ci les a félicités et récompensés. Les enfants ont donc été confortés dans leurs idées de protection des espèces menacées. Shadrach a utilisé cet exemple afin d’illustrer les contradictions qui existent entre l’éducation reçue à la maison et l’enseignement transmis à l'école ou dans les groupes Roots & Shoots.... Aujourd'hui, le programme Roots & Shoots est très développé en Tanzanie, berceau des recherches et de l'action éducative de Jane Goodall. Il existe à l'heure actuelle plusieurs dizaines de groupes comptant plus de 300 membres actifs dans la seule région où travaille Shadrach. Lorsque tous ces enfants auront grandi, nous pouvons espérer qu’ils seront soucieux de protéger leur patrimoine naturel !

 

Jane Goodall rend visite au camp de réfugiés de Lugufu


Elevage de poulets
Shadrach a également évoqué l’une des grandes réussites du groupe Roots & Shoots dans le camp de réfugiés : la création d’un élevage de poulets. Chaque enfant participant au projet a reçu un œuf, qui a été placé dans un incubateur construit par le groupe. Au bout d’un certain temps, chaque famille du camp a ainsi obtenu des poules et poulets pour se nourrir, ce qui a permis de diminuer la consommation de viande de brousse. Plus de 3 000 œufs ont ainsi été distribués au total. Le programme a eu un succès tel que Jane Goodall en personne est venue rendre visite au groupe !

 

Jane Goodall rencontre des jeuns réfugiés du camp


« L'éducation m'a rendu plus fort »
Aujourd'hui, Shadrach dirige des ateliers de formation de leaders Roots & Shoots partout en Tanzanie. Sa participation à ce programme depuis son adolescence lui a permis de perfectionner son anglais et de communiquer avec d'autres jeunes du monde entier. Son ambition aujourd'hui est de favoriser l'éducation des femmes, car ce sont elles qui sont efficaces pour gérer les questions de développement et d'amélioration du quotidien. Il est donc également essentiel de les sensibiliser aux problématiques de protection de l'environnement et de conservation des espèces menacées. Cependant, Shadrach admet également qu'il faut rester pragmatique et que pour le moment, davantage d'hommes sont « prêts » à suivre les programmes d'éducation.

 

Remerciements mutuels
Shadrach a remercié l'Institut du fond du cœur pour le financement de ses études universitaires, grâce auxquelles il se sent aujourd'hui plus fort et mieux armé pour faire changer les choses en agissant selon ses convictions. Alors qu'il quittait le bureau de l'Institut pour une journée bien remplie avec les élèves de l'AUP, notamment pour réaliser une action de nettoyage des déchets en bord de Seine et planter une rose « Jane Goodall » dans le jardin de l'Université, toute l'équipe lui a exprimé sa gratitude pour l'incroyable énergie et la motivation profonde à agir pour un monde meilleur que ce tout jeune homme de 24 ans avait su lui transmettre à travers son récit. C'est nous qui te remercions, Shadrach !

PW et CK

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13 - Roots & Shoots à Ivry-sur-Seine

Bonjour, nous sommes la classe de CE2A de l’école Joliot Curie B de Madame Joubert.

 
Nous faisons cette émission pour vous expliquer ce que nous avons envie de faire cette année pour protéger l’environnement.
Tout d’abord, nous avons créé un groupe Roots & Shoots. C’est le Docteur Jane Goodall qui a eu cette idée en 1991. Jane Goodall est une primatologue qui a étudié les chimpanzés dans leur milieu naturel en Tanzanie pendant 50 Ans. C’est grâce à elle que nous connaissons mieux ces grands singes, qui nous ressemblent telllement.

Comme elle se rendait compte de tous les problèmes d’environnement, elle a eu l’idée de créer des groupes roots & shoots. Roots & shoots ça veut dire des racines et des pousses en anglais.
Le rôle de ces groupes, c’est de choisir des actions qu’on a envie de faire pour améliorer ce qui ne va pas, en aidant les gens qui en ont besoin, ou en protégeant les animaux y compris les animaux domestiques et enfin en prenant soin de notre environnement.
Depuis la création de roots&shoots, il y a plus de 10.000 groupes dans 130 pays différents, de l’école maternelle jusqu’à l’université.
En France, pour le moment il n’y a que 4 groupes roots&shoots : 1 à Paris, 1 dans le Var et 2 dans notre école : notre classe de CE2 et une classe de CP.
Notre groupe s’appelle « les Bees » B.E.E.S. ça veut dire les abeilles en anglais. expliquer pour quoi ?
Et mettre dabord le projet des abeilles, pour la logique
Cette année, notre groupe a décidé de parrainer KUDIA c’est une femelle chimpanzé au Congo dans un sanctuaire qui s’appelle Tchimpouga. Nous allons aussi prendre soin des abeilles en travaillant avec un apiculteur amateur à Ivry qui s’appelle Julien.
Nous essayons aussi de récolter des fonds pour les envoyer au Gabon pour le développement d’un programme d’éducation à l’environnement.
Dans toute l’école nous faisons du tri sélectif et nous récoltons des cartouches vides d’imprimante à jet d’encre afin qu’elles soient recyclées. Si vous voulez, vous pouvez nous aider en nous en envoyant par le courrier interne.
Lorsque l’on crée un groupe roots&shoots, ça nous donne la possibilité d’être mis en contact avec d’autres groupes dans le monde entier. Par exemple, cette année nous correspondons avec des enfants qui vivent à Louisville dans le Kentucky aux Etats-Unis, mais aussi avec une classe à Libreville au Gabon.
Nous faisons cette émission pour faire connaître les groupes roots&shoots mais aussi pour vous donner envie d’en créer un !

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14 - Roots & Shoots au GABON

Correspondance roots&shoots : Paris - Libreville

Une classe de 4ème année (CM1) de l’école Sainte-Marie, située dans le 1er arrondissement de Libreville et encadrée par Larissa, leur institutrice, a entamé une correspondance avec le groupe roots & shoots Les Bees d’Ivry sur Seine.
Les enfants du Gabon et de France, impatients de recevoir des lettres « qui viennent de loin » souhaitent apprendre les différences qui peuvent exister entre leurs pays. Les animaux qui s’y trouvent, les habitudes de vie, ce que chacun d’eux fait en classe… sont autant de questions qui reviennent dans leurs courriers.
L’objectif pour l’Institut, autre que de favoriser un échange culturel propice au questionnement et l’ouverture d’esprit, est de créer un engouement chez les élèves de Libreville afin qu’ils désirent à leur tour s’impliquer dans des actions concrètes en faveur de la protection de l’environnement.
Ainsi pourront-ils créer à leur tour un groupe roots&shoots à des milliers de kilomètres de celui avec lequel il échange mais œuvrant tous deux pour la même cause : la préservation de la biodiversité.


 

Groupe roots&shoots Les Bees d’Ivry…
  et leurs correspondants à Libreville.
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A C T U A L I T É S - grands singes

Après les chats et les chiens laissés sur place, seuls et abandonnés à leur triste sort lors de l'évacuation des régions sinistrées, les responsables japonais ont décidé aujourd'hui d'introduire des singes dans les zones contaminées.

Equipés de dosimètres, de GPS, de compteurs Geiger, des primates et des sangliers vont être utilisés dès mars prochain pour évaluer les mesures de radio activité dans la région.
« Utiliser ces animaux sauvages permettra d'établir une carte précise des niveaux de radiation au coeur des forêts qui couvrent 71% de la région de Fukushima, surfaces difficilement accessibles », explique le vice-président de l'Université Takayuki Takahashi.
En octobre 2011, une expérience semblable avait déjà été lancée dans les forêts proches de la ville de Minamissoma. Le résultat s'était avéré nul puisque le matériel de mesures n'a jamais pu être récupéré, ni les données analysées.


On sait depuis la catastrophe que les forêts sont hautement contaminées et que les conséquences sur le bois, l'eau, l'agriculture, la pêche dans, ces mêmes zones, sont inéluctables.
Certes, traiter les forêts est important, car les pluies font ruisseler la radio activité jusque dans les zones habitées.

On peut juste se demander si l'utilisation de cobayes sera efficace....
Rendez-vous au même endroit dans quelques centaines d'années.
CC
Sources Le Parisien.fr

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16 - LA BÊTISE N'A PAS DE FRONTIÈRES

LA BETISE N'A PAS DE FRONTIERES

Au Kazakhstan, où plus que partout ailleurs le froid a sévi en ce début d'année, les singes du zoo de Karanganda peuvent se considérer comme grandement privilégiés.
Chaque jour pour se réchauffer, les primates ont droit à leur bocal de vin chaud.
« Un vin rouge très sucré que l'on fait bouillir aditionné de miel et de citron, ça les protège contre les infections virales », précise une responsable du zoo. « Les primates sont comme les hommes, ils boivent avec plaisir des boissons alcoolisées. Parfois même, ils en abusent... » ajoute-t-elle très sérieusement.
On voudrait pouvoir répondre que vouloir protéger ces pauvres singes contre le grand froid est louable. Mais peut-être vaudrait-il mieux ne pas accueillir dans une région où les – 30° sont assez habituels, une population animale non adaptée à ce type de climat, sans aucune infrastructures pour les protéger.
Mais ça, ça demande si ce n'est de l'intelligence, un peu de réfléxion.

Et puis, si un jour le vin vient à manquer, restera toujours la vodka....

CC
Sources Le Figaro

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17 - Grèce : les animaux interdits au cirque

GRÈCE : LES ANIMAUX INTERDITS AU CIRQUE

Une grande première en Europe, un bel exemple.

Désormais il est interdit d'exploiter les animaux dans les cirques grecs, toutes espèces confondues. Ainsi en a décidé le gouvernement, agissant il faut le dire, sous la pression des associations locales qui s'intéressent à la protection animale.
Transbahutés en tous sens, vivant dans des conditions souvent déplorables, les animaux de cirque travaillent pour le seul plaisir de l'homme. Un plaisir extrêmement malsain qui consiste à regarder d'un oeil amusé des mastodontes réduits en esclavage, sautant sur des tabourets, dans des cerceaux de feu, ou assis immobiles les pattes en l'air, attendant l'ordre du dompteur. Des espèces souvent en grand danger d'extinction qui répètent docilement leurs numéros sous les Oh et les Ah des petits et des grands. Qui s'inquiète de leur souffrance, de la vie contre nature que les propriétaires de cirques leur imposent ? Qui a conscience que ce type de spectacle proposé aux enfants va à l'encontre de ce qui aujourd'hui doit faire partie de l'éducation : le respect animal et la protection de la nature.
Aussi étonnant que cela puisse paraître, c'est la Bolivie qui a été le premier pays à interdire les animaux dans les cirques. Puis le Pérou, qui a suivi. En Europe le Portugal, le Danemark et la Croatie ont lancé des procédures qui vont dans le même sens.
Occupés à se débattre pour se sortir d'une crise financière effrayante, on aurait pu penser que les Grecs avaient en ce moment d'autres chats à fouetter que de se pencher sur la situation des animaux de cirque. Comme quoi tout le monde peut se tromper. Les Grecs donnent à l'Europe une grande leçon.

CC

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A C T U A L I T É S - diverses

18 - Environnement : sortons la calculette

ENVIRONNEMENT : SORTONS LA CALCULETTE

Rien n'est gratuit dans ce monde. La nature pas plus que le reste. Ni l'air, ni l'eau, ni les terres, car tout a ses limites. Il a fallu du temps pour le comprendre, mais maintenant il semble que ce soit chose faite. Economistes et experts environnementaux travaillent à évaluer la biodiversité sous un angle financier. Ce qu 'elle rapporte et aussi les pertes que sa destruction engendre. La nature doit être considérée par tous et partout comme une valeur économique.

INTERET, EFFICACITE, RENTABILITE
Si la défense de la nature reste pour beaucoup d'écologistes un problème essentiellement moral, en faire le calcul est également obligatoire. Les richesses allant en se raréfiant, il est urgent de penser aux investissements à entreprendre. Ils sont souvent coûteux au départ, mais à long terme se révèleront rentables.
Il s'agit de donner un prix aux ressources naturelles pour pouvoir les gérer le plus efficacement possible.

DES EXEMPLES QUI PARLENT
La forêt : le « prix » de la forêt se détermine selon au moins 2 critères importants.
La production tout d'abord : en France, 1, 34 milliards d'euros sont répartis dans la vente du bois, des truffes, du liège, de la cueillette et de la chasse.
Puis l'étude des « services rendus » par les zones forestières. Les forêts fixent le sol, protègent des inondations, filtrent les eaux de pluie.
Toujours dans l'hexagone, on estime la valeur d'un hectare à 970 euros, répartie de la façon suivante : 90€ pour le bois, 500€ pour la fixation et le stockage du carbone, 90 € pour la qualité de l'eau et 20€ pour les services dits « récréatifs », destinés à la population ( une balade en forêt).
A Madagascar, la perte de la forêt de Masoala serait une catastrophe : 1,5 milliard de dollars pour l'industrie pharmaceutique, 5 milliards pour le tourisme et 4 milliards pour les ménages.

Les récifs de corail : toujours selon le rapport Sukhdev, la pêche et le tourisme à Hawaï dépendent de l'existence des récifs coralliens qui protègent de l'érosion. La présence de cet écosystème rapporterait à l'Etat 360 millions de dollars annuels.

Les abeilles : sans elles, les fruits et les légumes ne pourraient se reproduire. Elles font gagner à la collectivité 150 milliards d'euros par an. Ce serait le prix à payer pour faire leur travail si elles disparaissaient !

DES ESTIMATIONS DIFFICILES
La première difficulté pour mener à bien des évaluations vient de la très grande variété et de la complexité des éco-systèmes. Il n'existe pas d'unité de mesure.
Pour autant, des études sont menées depuis plusieurs années maintenant et permettent de mieux appréhender les problèmes.
En 2008, l'économiste indien Pavan Sukhdev s'est vu confié par l'Union Européenne une étude sur « l'économie de la biodiversité et des systèmes écosystèmiques ».
Il chiffrait à l'époque à environ 23.500 milliards d'euros par an, soit la moitié du PIB mondial, la valeur des services rendus par la nature à la planète.
Ce même rapport estime que la perte de biodiversité pourrait représenter jusqu'à 7% du PIB mondial en 2050, 14 milliards d'euros annuels.
Deux ans auparavant, le rapport Stern indiquait que les pertes dûes au changement climatiques pouvaient être équivalentes à la crise de 29.

LE PRINCIPE DU POLLUEUR-PAYEUR
Depuis 2008, ce principe fait partie du droit français.
Celui qui pollue est légalement responsable des dommages occasionnés par la pollution. Il doit en conséquence réparer les dégâts, et indemniser les victimes.
S'il est vrai que des progrès ont été faits dans ce sens, on sait aussi qu'il est parfois trop facile de détourner ou ne pas appliquer une loi.
Ce texte est d'ailleurs limité puisqu'il ne reconnaît pas la responsabilité financière des sociétés mères par rapport à leurs filiales.

LE DEVELOPPEMENT DURABLE, UN SECTEUR PORTEUR
Les activités liées à la protection de la nature se développent, la recherche se porte vers les technologies vertes et les energies propres. En France aujourd'hui on compte
370 000 emplois dans les « éco-activités ».
On peut dire que si rien n'est gagné en matière d'environnement, ça avance quand même.... La seule existence des études diverses devraient inciter les entreprises et les politiques à prendre en compte l'environnement dans leurs investissements, et à réfléchir à la recommandation issue du rapport Sukhdev: « Avant de détruire la nature, réfléchissez à ce que vous allez perdre ».

CC
Sources GoodPlanet.info, Novethic, Libération, LeMonde.fr

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19 - Indonésie : le géant du papier sur la selette

INDONESIE : LE GEANT DU PAPIER SUR LA SELLETTE

Asia Pulp & Paper (APP), groupe mondial de production de papier et de pâte à papier, est une fois de plus mis à l'index par les défenseurs de l'environnement.
Cette fois, il s'agit ni plus ni moins de « violation des réglementations concernant la protection d'arbres en danger », en l'occurence, l'abattage illégal du ramin.
Le ramin est une espèce menacée et protégée par la loi indonésienne et par le CITES ( Convention sur le commerce international des espèces en danger). Une enquête aurait été menée par des militants écologistes, sur l'île de Sumatra, dans une zone forestière de 2 millions d'hectares appartenant à APP. Des analyses montrent que 46 des 56 échantillons de bois prélevés à l'usine contiennent du ramin.
Depuis des années maintenant, l'île de Sumatra est soumise à la déforestation pour développer d'une part le palmier à huile, d'autre part des arbres pour le papier, sous la houlette de APP. Une déforestation responsable aussi de l'extinction prochaine du Tigre de Sumatra, espèce endémique à l'île. Il ne resterait que 400 individus. Chassé pour sa peau, ses dents, ses griffes (50 tués chaque année entre 1998 et 2002), le petit tigre indonésien voit aussi son habitat se réduire comme une peau de chagrin.

Que vont faire les autorités indonésiennes ?

A ce jour, personne ne sait.

CC
Sources GoodPlanet.info
Actu-Environnement

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