|
Manager
de base scientifique
Employeur
: L'Institut Jane Goodall France
Contrat : CDD de 16 mois
Poste à pourvoir
aux environs de février 2010
Lieu de travail : Parc
National, Gabon
Salaire : A discuter selon
qualifications et expérience
Contexte :
L’Institut Jane Goodall mène
des programmes de protection des Grands
Singes et plus particulièrement des
chimpanzés en Afrique. Son territoire
d’action couvre notamment l’Ouganda
et la Tanzanie en Afrique de l’Est,
le Gabon et la République du Congo
en Afrique centrale, ainsi que l’Afrique
du Sud. L’Institut Jane Goodall France
a ouvert une antenne au Gabon en 2008 où
elle lancera en 2010 un projet de recensement
et suivi des populations de chimpanzés,
accompagné d’un programme d’appui
aux populations villageoises.
L’Institut va en particulier travailler
dans deux parcs nationaux du Gabon avec
pour objectif de créer une base de
recherche et de protection des chimpanzés.
Afin d’assurer l’aspect scientifique
de ce projet ainsi que sa coordination sur
le terrain, l’Institut recrute deux
managers de base scientifique.
Missions
:
Le manager de base prendra en charge tous
les aspects du projet mené dans le
parc national sous la supervision du Coordinateur
du programme basé à Libreville.
Il assurera la mise en œuvre et le
suivi des recherches scientifiques, ainsi
que le suivi des aspects logistiques et
administratifs de la base. Il travaillera
pour cela en réseau avec les autorités
locales, administrations et autres organisations
concernées.
En particulier au niveau scientifique, il
proposera et réalisera:
- la constitution des équipes pour
l’organisation du recensement et du
suivi-observation des communautés
de chimpanzés ;
- l’élaboration de la méthodologie
pour le recensement des chimpanzés,
la réalisation du recensement, l’analyse
des résultats, la rédaction
des rapports scientifiques en français
et en anglais;
- l’élaboration de la méthodologie
pour le suivi-observation des communautés
de chimpanzés dans le but d’approfondir
les connaissances scientifiques de cette
espèce, sa réalisation, l’analyse
des résultats, la rédaction
des rapports en français et en anglais;
- Il créera une base de données
sur les chimpanzés et participera
à l'analyse et à la diffusion
de ces données.
Il assurera la gestion du personnel présent
sur la base (personnel logistique, d’entretien,
pisteurs, assistants de recherche) et sera
responsable de l’entretien de la base.
Il participera au développement des
activités d'éducation et de
sensibilisation aux risques d’extinction
de cette espèce et à la lutte
anti-braconnage dans les villages environnants,
ainsi qu’au développement d’un
programme d’appui aux populations
locales, en collaboration avec le chargé
de mission éducation environnementale.
Profil
:
Le manager détiendra une
formation scientifique de niveau supérieur
(Doctorat/ Master/Ingénieur) en biologie
ou/et primatologie ou/et éthologie
ou/et études vétérinaires.
Expérience de terrain en Afrique
exigée.
Expérience en tant que responsable
de projet.
Mise en œuvre de projets de recensement
de la faune.
Maîtrise des outils informatiques
de base, connaissance des bases de données
et SIG (capacité à la structuration
de base de données et au traitement
de données).
Rigueur scientifique et sens de l'organisation.
Capacités dans la gestion administrative
et logistique (gérer les achats,
les paies et autres tâches en collaboration
avec le coordinateur basé à
Libreville).
Qualités rédactionnelles :
plan de travail, rapports.
Très bonnes capacités relationnelles,
qualités pédagogiques et d'adaptation.
Autonomie et capacité à vivre
en communauté dans un site isolé,
goût pour la conservation de la nature
et le développement durable.
- Anglais écrit et parlé de
très bon niveau.
- Permis B.
Dossiers de candidature
(lettre de motivation + CV + prétentions
salariales) à adresser avant le 20
décembre 2009 à l’intention
de Monsieur le Président de l’Institut
Jane Goodall France, à l’adresse
email suivante : twendell@janegoodall.fr
Renseignements : twendell@janegoodall.fr
et cmartin@janegoodall.fr
|
La
création de l’Institut Jane Goodall
Gabon.
En juillet 2007, le Dr. Jane Goodall et David
Lefranc, actuel président de l’Institut
Jane Goodall France, se rendent au Gabon. C’est
à la suite de cette visite et après
plusieurs entretiens avec les autorités
gabonaises et les représentants des organisations
locales de protection de la faune et de la flore
qu’une antenne de l'Institut Jane Goodall
a été créée en juillet
2008 à Libreville pour instaurer un
programme d’étude et de conservation
des chimpanzés à long terme, d'éducation
des plus jeunes et d’appui au développement
durable des populations.
 |
|
Cécile
Martin est ingénieur et spécialiste
de la gestion de projets
de conservation
de la biodiversité, de développement
durable et d’aménagement
du territoire.
Elle est depuis janvier 2009 salariée
de l’Institut Jane Goodall France
à Libreville, en charge de la coordination
des programmes au Gabon.
|
| |
| |
| |
DONNER
POUR LES GORILLES DU GABON
Dans le cadre de l'Année du Gorille
qui est une initiative de la Convention
des Nations Unies sur la conservation des
espèces migratrices appartenant à
la faune sauvage (UNEP-CMS), en partenariat
avec le PNUE, l'UNESCO, le Projet pour la
survie des grands singes (GRASP) et l'Association
mondiale des parcs zoologiques et des aquariums
(WAZA), l’Institut Jane Goodall France
s’engage en 2009 dans un programme
de protection des gorilles du Gabon. |
|
 |
 |
| ©
Garth Cripps/ZSL |
|
•
Localisation
du programme
 |
 |
|
| carte
du Gabon |
carte
des parcs nationaux |
carte
du Parc National de la Lopé |
| |
|
|
•
Information sur le partenaire de l’Institut
Jane Goodall France
Le
programme sera géré
par la Zoological Society
of London (ZSL) et mis
en œuvre au Gabon à
travers le Centre de Conservation
de Mikongo. Fondée
en 1826, la ZSL est une organisation
caritative internationale de recherche,
conservation et éducation.
Avec la mission de promouvoir et
de mettre en œuvre la conservation
des animaux et de leurs habitats
à travers le monde, la ZSL
gère le Zoo de Londres et
le Zoo de Whipsnade, mène
des recherches scientifiques à
l’Institut de Zoologie (IOZ)
et est impliquée activement
dans la conservation et la recherche
sur le terrain dans plus de 80 pays.
|
|
|
Le Centre de Conservation de Mikongo fait
partie du Programme de Conservation Afrique,
qui se focalise sur le développement
de capacités, la formation, le
soutien à la gestion, la recherche
et le suivi écologique en partenariat
avec les gouvernements, l’industrie
et les communautés locales, et
travaille dans 35 pays d’Afrique,
y compris la République Démocratique
du Congo, le Gabon, le Cameroun, la Guinée
Equatoriale, le Ghana, le Liberia et la
Sierra Leone en Afrique Equatoriale. ZSL
a joue un rôle important dans le
développement du Centre de Conservation
de Mikongo dont elle a repris la complète
gestion après ECOFAC 3 en Janvier
2005.
• Présentation des
programmes ZSL et de l’Institut
Jane Goodall France
>> Le travail de conservation
des gorilles au Centre de Conservation
de Mikongo
Contexte
Les Gorilles des Plaines de l’Ouest
(Gorilla gorilla gorilla) ont
subi un déclin sévère
au cours des 20-25 dernières années,
principalement dû au commerce de
la viande de brousse, au virus Ebola et
à la perte/dégradation continue
de leur habitat, les conduisant à
être classés comme espèce
en danger de manière critique (Liste
Rouge des Espèces Menacées
UICN, 2007). L’évaluation
qui a mené à cette classification
a identifié des besoins en termes
(1) de recherche et suivi écologique,
(2) d’actions locales ciblées
sur les habitats et (3) de création
et de gestion des aires protégées.
Le Gabon est un des bastions des populations
de Gorilles des Plaines de l’Ouest,
abritant, avec la République du
Congo, 80% de la population mondiale restante.
En 2005, le Parc National de la Lopé
(PNL) a été reconnu comme
Site Prioritaire Exceptionnel dans le
Plan d’Action Régional pour
la Conservation des Grands Singes en Afrique
Centrale, et, de manière indépendante,
lors d’une réunion intergouvernementale
du GRASP (Great Ape Survival Project)
à Kinshasa, RDC.
Historique et réalisations
ZSL contribue aux activités de
conservation dans le Parc National de
la Lopé depuis 2001 à travers
le projet du Centre de Conservation de
Mikongo (CCM), qu’elle gère
intégralement depuis 2005. Le CCM
a été initié en 1999
sur des fonds de la Commission Européenne
avec pour but d’assurer la survie
à long terme des Gorilles des Plaines
de l’Ouest au Gabon, par le développement
d’un écotourisme à
faible impact et forts revenus, basé
sur la vision de gorilles habitués
à la présence humaine et
soutenant la gestion du Parc national
et le développement des communautés
locales.
L’originalité du projet réside
dans le fait de pister les gorilles en
forêt plutôt que de les observer
dans des bais. De plus, en concentrant
les efforts sur la conservation d’une
espèce phare telle que le Gorille
des Plaines de l’Ouest, toute une
gamme d’autres espèces (e.g.
chimpanzés, mandrill, colobes noirs,
cercopithèques, éléphants,
panthères et le rare picatharte
du Cameroun) et leurs habitats de forêt
sont également protégés.
En donnant de la valeur à la forêt,
et aux animaux qui y vivent, ZSL et l’Institut
Jane Goodall France visent ainsi à
améliorer les chances que le gouvernement
et les communautés locales tirent
profit de forêts non exploitées
et non chassées.
Situation actuelle
Bien que la présence permanente
du personnel du CCM et de touristes limitent
les pressions des villages voisins sur
la zone d’activité, une étude
des perturbations humaines menées
en 2005 a montré que les villages
les plus proches continuent à utiliser
la zone du CCM pour la chasse, et les
équipes de terrain trouvent encore
aujourd’hui des traces de chasse
(sous la forme de pièges et de
cartouches de fusils vides).
De plus, en plusieurs occasions, ces équipes
ont localisé des groupes de gorilles
en bordure des plantations villageoises,
notamment durant la saison sèche
lorsque la nourriture est moins abondante
en forêt.
Enfin, les suivis de pistes et contacts
avec les gorilles réalisés
par les équipes de terrain au cours
des trois dernières années
ont principalement impliqués des
mâles solitaires et des groupes
de petites tailles (inférieures
à 10 individus), alors que de plus
grands groupes (jusqu'à 18 individus)
qui avait été observés
et suivis dans la zone au début
du projet (1999-2002) ne sont plus rencontrés.
Dans ce contexte, nous avons besoin
d’une image précise et à
jour de la population locale de gorilles
(combien de groupes ? quelles sont leurs
tailles et structures respectives ? qui
sont les individus qui les composent ?)
et des patrons de répartition spatiale
des groupes afin d’évaluer
le potentiel actuel pour l’habituation
dans la zone et adapter nos efforts en
fonction.
La persistance du braconnage dans
les villages bordant le Parc national
souligne le besoin d’impliquer davantage
les populations locales dans nos activités
et également d’accroître
les efforts d’éducation,
de sensibilisation et d’actions
communautaires.
----------------------------------
 |
| ©
Garth Cripps/ZSL |
>> Programme
1 : Connaissance et valorisation des Gorilles
des Plaines de l’Ouest du Parc National
de la Lopé.
Résumé du programme
1
Dans le cadre d’un programme d’habituation
et de conservation des Gorilles des Plaines
de l’Ouest mené depuis 10
ans au Centre de Conservation de Mikongo,
Parc national de la Lopé, la ZSL
et l’Institut Jane Goodall France
proposent de mener un recensement et de
mettre en place un système de suivi
de la population locale de gorilles dans
sa zone d’activités. Un
recensement génétique
permettra de mettre à jour de manière
fiable les informations sur la composition
et la structure de la population, ainsi
que sur sa distribution spatiale. Un système
de suivi par piégeage photographique
complètera ces informations par
l’obtention d’images permettant
la reconnaissance visuelle des gorilles
et la possibilité de suivre les
changements dans la population au cours
du temps. Les informations collectées
permettront de mieux adapter les efforts
locaux d’habituation et de conservation
des gorilles. ZSL et l’Institut
Jane Goodall France veulent profiter de
la mise en place de ces activités
pour impliquer davantage les villages
bordant le parc par l’emploi de
pisteurs pygmées et d’un
assistant de terrain. Leur travail et
les données collectées seront
ensuite valorisés par deux expositions
à destination des visiteurs du
parc et des villages dans le but d’informer
et de sensibiliser le public à
la conservation des gorilles.
Buts et objectifs
Ce projet a pour but d’améliorer
les perspectives à long terme de
conservation des Gorilles des Plaines
de l’Ouest du Parc national de la
Lopé à travers l’amélioration
des connaissances et du suivi de la population
locale de gorilles, la valorisation de
ces connaissances et la sensibilisation
des communautés locales et des
visiteurs du parc.
Pour atteindre ce but, nos objectifs spécifiques
pour 2009-2010 sont :
Objectif 1. Approfondir et actualiser
la connaissance de la population locale
de gorilles autour du CCM par l’utilisation
de techniques non invasives complémentaires.
Objectif 2. Valoriser les données
collectées sur la population locale
de gorilles comme supports de sensibilisation
des communautés et des visiteurs
du PNL.
Objectif 3. Augmenter l’implication
des communautés villageoises de
la zone tampon du PNL par l’emploi
et la formation d’un assistant de
terrain et de pisteurs locaux.
Budget total
du programme 1 = 75.421 €
----------------------------------
----------------------------------
>> Programme
2 : Accroissement des capacités
du Parc National de la Lopé pour
l’éducation environnementale
et l’appui au développement
communautaire.
Résumé du programme
2
Afin d’intégrer davantage
les populations locales dans les actions
de conservation des gorilles des Plaines
de l’Ouest dans le Parc national
de la Lopé, ZSL et l’Institut
Jane Goodall France souhaitent développer
les capacités locales d’éducation
environnementale, de sensibilisation
et d’appui communautaire dans les
villages et les concessions forestières
bordant le Parc national par l’utilisation
d’outils innovants, l’emploi
et la formation de personnel local à
l’utilisation d’approches
participatives.
Ainsi, la mise en place d’une unité
mobile Natubus permettra d’accroître
la circulation d’information entre
les villages, les concessions forestières,
les autorités locales, les acteurs
de la conservation et les visiteurs du
parc, de fournir un centre de documentation
et d’information facilement accessible
aux populations locales et de faciliter
le soutien logistique et technique aux
initiatives de développement dans
les villages de manière plus soutenue.
Parallèlement, des visites du centre
par les écoles villageoises, la
mise en place d’un groupe de théâtre
pilote et la tenue de soirées thématiques
dans les villages et les concessions forestières
permettront de sensibiliser les populations
locales – enfants et adultes –
à la conservation des grands singes
et de les motiver à y contribuer
plus activement, notamment par leur contribution
à un réseau de suivi sanitaire.
Ces activités nécessiteront
l’emploi de personnel local et sa
formation aux techniques appropriées
afin de faciliter la communication et
d’assurer la pérennité
des activités.
Buts et objectifs
Ce projet a pour but d’améliorer
les perspectives à long terme de
conservation des Gorilles des Plaines
de l’Ouest du Parc national de la
Lopé à travers le renforcement
des capacités locales d’éducation
environnementale, de sensibilisation et
d’appui communautaire pour la réalisation
d’activités de manière
plus continue et touchant une plus large
audience.
Pour atteindre ce but, nos objectifs spécifiques
pour 2009-2010 sont :
Objectif 1. Sensibiliser et informer
les adultes et les enfants des communautés
locales et des concessions forestières
sur les grands singes et les problématiques
de conservation associées.
Objectif 2. Soutenir les initiatives tournées
vers le développement et l’amélioration
des conditions de vie dans les villages
du Parc national, notamment celles impliquant
des interactions potentielles avec les
grands singes.
Objectif 3. Emploi et formation de personnel
local aux approches participatives pour
l’éducation environnementale
et la sensibilisation.
Budget total
du programme 2 = 68.712 €
Dossier technique et financier complet
sur demande à info@janegoodall.fr
|
| DONNER
POUR LES GORILLES DU GABON |
|
 |
 |
|
| Initiative
conjointe visant à protéger
les grands singes menacés d'extinction
La célèbre primatologue Jane
Goodall sera la marraine officielle de'
l'Année du Gorille 2009',
une campagne de douze mois destinée
à améliorer les conditions
de préservation des plus proches
parents de l'homme, ainsi que de leurs habitats,
tout en augmentant les moyens de subsistance
et les revenus des populations locales.
Son Altesse Sérénissime le
Prince Albert II de Monaco a inauguré
le lancement de l'initiative “Année
du Gorille” le 1er décembre
dernier, à l'occasion de l'ouverture
d'une conférence des Nations Unies
sur la faune sauvage à Rome, en Italie.
La marraine de ‘l'Année
du Gorille 2009’ a fait écho
au Prince Albert II de Monaco en déclarant:
“Il est temps pour nous
de concentrer toutes nos ressources sur
le sauvetage de ces magnifiques créatures.
Je suis heureuse de prêter ma voix
à ‘l'Année du gorille
2009’, une campagne visant à
donner un avenir à ce proche cousin
du genre humain. ”
Cette campagne a également pour but
d'améliorer la gestion des populations
de primates nationales et transfrontalières,
ainsi que de celles qui vivent dans les
parcs nationaux, en renforçant la
coopération entre les pays concernés
et en fournissant un meilleur soutien aux
gardes forestiers et autres personnels.
 |
|
 |
L'Année du Gorille est une initiative
de la Convention des Nations Unies sur la
conservation des espèces migratrices
appartenant à la faune sauvage (UNEP-CMS),
en partenariat avec le PNUE, l'UNESCO, le
Projet pour la survie des grands singes
(GRASP) et l'Association mondiale des parcs
zoologiques et des aquariums (WAZA).Le Dr.
Goodall, fondatrice de l'Institut Jane Goodall
(JGI) et Messager de la Paix des Nations
Unies, se trouvait en Asie au moment du
lancement de l'initiative. Dans une déclaration
lue en son absence, elle a souligné
l'impact de la pauvreté sur les grands
singes.
“Les gens qui vivent à
proximité des dernières zones
de forêt luttent pour leur survie”
a déclaré le Dr. Goodall.
“Si nous ne parvenons pas à
aider ces gens à trouver des moyens
de subsistance qui ne provoquent pas la
destruction continue de la forêt,
tous nos efforts pour protéger ces
formidables grands singes, nos plus proches
parents encore en vie, échoueront.”
Le Dr. Goodall a aussi mis en avant l'importance
des projets de conservation centrée
sur les communautés du type de ceux
prévus dans le programme d'actions
de l'Année du Gorille, et de ceux
actuellement mis en œuvre par l’Institut
Jane Goodall en Tanzanie et en République
démocratique du Congo (RDC). Le programme
TACARE de l’Institut, qui concerne
24 villages autour du Parc National de Gombe,
en Tanzanie, recouvre des projets liés
à la santé, à la protection
des forêts, à la formation
aux méthodes de culture durables,
à la régénération
des forêts, à l'eau et à
l'assainissement, des initiatives pour les
femmes, des programmes de micro-crédit
et d'éducation. Grâce à
ce programme, les populations locales coopèrent
avec l’Institut Jane Goodall pour
réserver une partie de leurs terres
à des actions de reboisement et protéger
les portions de forêts restantes,
qui abritent encore de nombreuses espèces,
y compris des chimpanzés menacés
d'extinction.
“Ces initiatives ne bénéficient
pas qu'aux grands singes,”
précise le Dr. Goodall. “Elle
permettent d'éviter la propagation
de maladies contagieuses, réduisent
la pauvreté et protègent les
forêts. Elles contribuent également
à ralentir le changement climatique.
Enfin, dans les régions où
la diminution des ressources naturelles
génère une concurrence susceptible
d'engendre des violences, ce type de programme
contribue à renforcer la sécurité.
”
|
| Pour
plus d’information >>> info@janegoodall.fr |
La
population de chimpanzés au Gabon.
La population de chimpanzés d’Afrique
Centrale (Pan troglodytes troglodytes) est estimée
entre 50.000 et 80.000 individus répartis
au Cameroun, en Guinée Equatoriale, au
Gabon, en République du Congo, en République
démocratique du Congo, en République
Centrafricaine et en Angola, sur une aire de répartition
couvrant 695.000 km2.
 |
|
Les
forêts gabonaises, au cœur du
Bassin du Congo, abritent à elles
seules la plus importante population de
ces chimpanzés d’Afrique Centrale,
estimée à 40.000 individus,
soit 50 à 80% de la population mondiale
de Pan t. troglodytes !l. |
Le Gabon a dû pourtant
faire face à une diminution de 50% de leurs
effectifs ces vingt dernières années.
La chasse illégale, qui alimente le commerce
de viande de brousse et le marché d’animaux
de laboratoires et d’agrément tout
en laissant derrière elle de nombreux jeunes
chimpanzés orphelins, la destruction ou
l’utilisation non durable des habitats et,
plus récemment, le virus Ebola contribuent
fortement à ce déclin.
C’est dire l’importance, pour l’Institut
Jane Goodall, d’être présent
au Gabon pour participer à l’amélioration
des connaissances et à la protection des
chimpanzés !
Nos ambitions au Gabon sont élevées,
mais les 40.000 chimpanzés le valent bien
!
Travailler à la protection
des chimpanzés, c’est essayer
d’enrayer les menaces qui pèsent
sur les populations de chimpanzés en milieu
naturel, mais c’est également sauver
et améliorer les conditions de vie des
chimpanzés captifs.
 |
|
L’Institut
Jane Goodall n’ouvrira pas de sanctuaire
pour chimpanzés au Gabon.
Néanmoins, nous avons d’ores
et déjà commencé à
travailler avec un programme d’accueil
existant pour analyser les causes et réduire
l’ampleur pressentie du phénomène
des chimpanzés orphelins au Gabon.
En collaboration avec ce programme, nous
avons un triple objectif :
sauver les bébés chimpanzés
qui sans notre intervention risquent fort
de mourir ; soigner les orphelins ; préparer
leur avenir par un programme de réintroduction
en milieu naturel. |
Ce programme de protection
des chimpanzés captifs sera accompagné
d’une campagne nationale d’information
et de sensibilisation sur les risques et les sanctions
encourues en cas de détention d’un
chimpanzé ainsi que des propositions de
développement du cadre juridique légal.
Nous voulons également mieux connaître
les populations de chimpanzés sauvages
afin de mieux les protéger.
Le dernier recensement exhaustif des chimpanzés
au Gabon date de 1983 ! A cette époque,
Caroline Tutin (membre du Conseil scientifique
de l’Institut Jane Goodall France) et Michel
Hernandez ont estimé le nombre de chimpanzés
vivant au Gabon à 64.000 chimpanzés
(± 13.000). Mais qu’en est-il aujourd’hui
?
Le Gabon dispose depuis 2002 d’un réseau
de 13 parcs nationaux couvrant près de
11 % de son territoire. Des données
sur les grands singes existent dans certains parcs
nationaux grâce au travail d’ONG ou
d’instituts de recherche. Cependant, tous
n’ont pas été couverts par
ces études. De plus, de nouveaux inventaires
permettraient de connaître l’évolution
des populations de chimpanzés : ont-elles
augmenté, stagné ou diminué
(ce que l’on redoute du fait du braconnage,
de l’exploitation forestière ou de
l’émergence d’épidémies
telle Ebola dans le nord-est du pays) ? Ces connaissances
sont essentielles pour nous permettre d’adapter
nos programmes de protection.
 |
|
|
C’est pourquoi, dans
un premier temps, nous réaliserons dans
les prochains mois un inventaire des chimpanzés
dans trois des aires protégées parmi
les plus prometteuses. Nous envisageons par la
suite d’étendre ces inventaires aux
autres parcs nationaux, voire à l’ensemble
du territoire national. Nous disposerons ainsi
d’une base de données fiables et
pouvant être comparées, tant dans
l’espace que dans le temps.
Dans ces trois premiers sites,
nous mettrons en place des équipes chargées
de l’observation des différentes
communautés de chimpanzés recensées.
L’intérêt de ces études
est double : mieux comprendre leurs comportements
sociaux, les interactions entre groupes, leurs
déplacements, mais aussi participer directement
à leur protection : lorsqu’une équipe
de scientifiques est présente tous les
jours sur le terrain, le risque de braconnage
diminue fortement !
Enfin, conformément à la politique
de l’Institut Jane Goodall, nous
développerons des programmes d’éducation
environnementale et mettrons en œuvre des
projets communautaires au bénéfice
des populations locales, principalement
autour des trois sites choisis afin de les associer
dans la gestion des aires et des espèces
protégées.
 |
 |
|
Notre
projet consiste également à développer
des stratégies de gestion durable des ressources
naturelles dans les villages gabonais.
Le Programmes de Conservation des chimpanzés
en partenariat avec les communautés locales
(CCC)
La gestion des ressources naturelles est souvent
perçue par les communautés locales
comme l'expression d'une politique autoritaire
en contradiction avec les cultures traditionnelles.
L'Institut Jane Goodall estime que les populations
locales sont les gardiens immédiats des
ressources naturelles. Il y a peu de chances de
protéger les ressources naturelles et de
mettre en place une politique de développement
durable sans une association sérieuse et
équilibrée avec les communautés
locales.
Notre programme de Conservation Centrée
sur les Communautés (CCC) permet aux communautés
locales de devenir des partenaires privilégiés
des programmes de l'Institut Jane Goodall et d'acquérir
un rôle essentiel dans la gestion des ressources
naturelles garante pour elles d'un avenir meilleur.
Implication
des communautés locales :
Le programme CCC attribue aux communautés
locales gabonaises des outils nécessaires
à une gestion de leurs ressources naturelles
capable de leur apporter une prospérité
économique et environnementale. En
augmentant les compétences locales, les
responsabilités et la participation à
la gestion durable des ressources, les communautés
s'investissent avec fierté dans la protection
de leur environnement et de la faune sauvage locale.
La mise en place de mesures locales d'incitation
à la préservation des ressources
naturelles est nécessaire à la réussite
de tout projet. En confiant aux communautés
locales la responsabilité de gérer
les ressources naturelles et en les invitant à
participer à tous les niveaux de nos projets,
nous avons réussi à améliorer
leurs conditions de vie tout en prônant
le besoin de préserver la biodiversité
au bénéfice de tous.
En mettant l'accent sur la capacité de
chaque individu à contribuer par des actes
éclairés et bienveillants à
l'amélioration de l'environnement pour
tous les êtres vivants, et en offrant aux
populations la possibilité de mettre en
place des modes de vie durables, l'Institut Jane
Goodall revendique une approche holistique de
la conservation, guidée par la certitude
que l'avenir de notre planète dépend
des actes de ceux qui la peuplent. Tous nos programmes
ont pour but d'améliorer les conditions
de vie des populations vivant aux abords de nos
sanctuaires ou réserves, tout en favorisant
la conservation et la compréhension du
besoin de préserver la biodiversité
de la zone au bénéfice de tous ceux
qui y vivent.
En impliquant les
communautés dans le processus de conservation,
nous pouvons susciter une meilleure compréhension
des populations et agir en même temps sur
les causes sociales et économiques profondes
qui influent sur les communautés.
 |
 |
|
Éducation et participation des plus jeunes
:
La mise en place de programmes d'éducation
à l'environnement au sein des communautés
locales gabonaises qui ont un accès limité
à ce type d'informations est un moyen efficace
d'améliorer les chances de succès
de nos programmes à long terme. Dans les
zones où la conservation est un sujet de
préoccupation, il n'est pas rare de rencontrer
des enfants qui n'ont jamais été
confrontés à la beauté ou
aux merveilles de leurs propres richesses nationales.
Les enfants qui ne sont pas en contact direct
avec la vie sauvage et ceux qui ont appris à
considérer les animaux sauvages comme des
destructeurs de récoltes ou comme un fléau
qu'il faut éradiquer n'ont souvent pas
pleinement conscience de l'importance des objectifs
de conservation.
Le fait d'habituer les enfants dès leur
plus jeune âge à comprendre et à
apprécier l'importance de tous les êtres
vivants et les liens étroits qui les unissent
peut avoir un effet positif sur leur manière
de penser et favoriser une compréhension
et un intérêt profonds pour le monde
qui les entoure. Les programmes d'éducation
à l'environnement encouragent les jeunes
à apprécier la valeur de tous les
êtres vivants et posent les jalons nécessaires
pour favoriser leur implication future dans des
projets visant à la fois la protection
de l'environnement et le développement
des communautés humaines.
 |
Roots & Shoots,
le programme d'éducation environnementale
et humanitaire à destination des jeunes
de l'Institut Jane Goodall, a pour objectif de
favoriser le respect et la compassion envers tous
les êtres vivants, d'encourager la compréhension
de toutes les cultures et croyances et d'inciter
chaque individu à mener des actions bénéfiques
dans les domaines de l'environnement, de la protection
de la faune et du développement des communautés
humaines.
Nos programmes africains
ont à cœur d'associer les communautés
humaines aux projets de conservation mis en ouvre
dans les zones où nous intervenons. La
création de groupes Roots & Shoots
au Gabon est un moyen important d'impliquer les
communautés et d'éduquer les plus
jeunes aux valeurs de la conservation, tout en
s'efforçant de bâtir un avenir durable.
| |
| Photos © Sabine
Bernert - Cécile
Martin - Virginia Rodriguez Ponga |

|