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PROGRAMMES DE L'INSTITUT JANE GOODALL AU GABON

 

 

En partenariat avec

 


SAUVETAGE D'UN CHIMPANZÉ
Sauvetage d’un chimpanzé
Julie, jeune chimpanzé femelle d’environ 3 ans, a quitté Libreville dimanche 7 février 2010 pour séjourner dans un premier temps en quarantaine au Centre International de Recherches Médicales de Franceville, avant de rejoindre définitivement le Parc de la Lékédi à Bakoumba où elle retrouvera ses congénères.

L’histoire de Julie, c’est malheureusement l’histoire de nombreux autres chimpanzés orphelins. Une histoire triste à laquelle nous avons donné une fin heureuse grâce à la mobilisation de plusieurs partenaires de la conservation au Gabon, l’Institut Jane Goodall bien sûr, mais aussi le CIRMF, la SODEPAL (Société d’Exploitation du Parc de la Lékédi), Gabon Environnement, sans oublier l’administration des Eaux et Forêts et la famille de Célestine qui a recueilli et soigné Julie dans l’attente de son transfert.
 
  Julie à l’attache lors de la première visite
de Cécile Martin en décembre 2009
Julie est originaire du sud ouest du Gabon, dans la région de la Nyanga. Elle a été récupérée par un couple de chasseurs qui a tué sa mère pour le commerce de viande de brousse. Après s’en être occupé quelque temps, le couple, ne pouvant pas faire face aux coûts et soins nécessités par Julie, l’a remise à un écogarde local qui l’a d’abord gardée avec lui, puis a organisé son transfert vers Libreville. Julie a alors séjourné 10 mois à Libreville dans des conditions difficiles à la fois pour elle et pour la famille de Célestine pour qui nourrir et soigner Julie représentait une véritable charge financière.

Julie était attachée toute la journée à une chaîne d’un mètre de long, au pied d’un arbre, dans la cour en terre de la maison. Le soir, Julie était rentrée dans la maison, de crainte que, durant la nuit, elle ne disparaisse ou subisse de mauvais traitements de la part de voisins excédés par ses cris dus aux morsures. La journée, elle chapardait tout ce qui passait à sa portée, au grand dam des passants. Cépendant, pour les enfants du quartier qui jouaient avec elle, c’était un peu comme une « petite sœur ».
Conscients, d’une part, que sa place n’est socialement pas au milieu des humains. D’autre part, que la détention de chimpanzés est interdite par la loi au Gabon, comme toute espèce intégralement protégée (article 92 du Code Forestier de 2010), l’écogarde et sa famille ont alors alerté le Ministère des Eaux et Forêts afin de placer ce chimpanzé à la Lékédi, seule structure accréditée à ce jour au Gabon qui soit capable d’accueillir des chimpanzés dans de bonnes conditions.

 
Julie et les habitants du quartier de Libreville
le jour de son transfert
  Barthélémy Ngoupangoye (avec crayon),
Cécile Martin, Célestine en discussion

Le transfert, après une première tentative en décembre 2009 avortée pour cause de panne de véhicule, a pu être organisé début février 2010, à la grande émotion de la famille qui l’avait recueillie. Pendant que Cécile Martin (Institut Jane Goodall) et Barthélémy Ngoupangoye (vétérinaire CIRMF) faisaient le point avec Célestine sur l’histoire de Julie, son comportement, ses conditions de vie, les soins qu’elle a reçus, ainsi que ses contacts physiques avec les hommes (pour des raisons sanitaires), Julie est montée docilement dans la cage installée pour elle dans la voiture de la Sodepal venue la chercher.

Julie monte docilement dans sa cage avec l'aide de M.Ibolo

Après des au revoir émouvants, Julie est partie pour Franceville accompagnée par deux agents de la Sodepal et le vétérinaire du CIRMF ayant pour mission de s’assurer des bonnes conditions de transfert et de la santé de Julie tout au long du voyage. Voyage qui s’avéra plus long que prévu, la voiture ayant eu quelques problèmes techniques (un peu d’eau dans le carburant semble t-il !). Partis à 9h dimanche matin de Libreville, c’est à 4h du matin lundi que Julie et ses accompagnateurs ont atteint le CIRMF, épuisés mais tous en bonne santé.

 
Au revoir poignant de Célestine et son mari à Julie

Le premier bilan de santé de Julie montre, à priori, un état sanitaire et physiologique satisfaisant, sans infection susceptible de lui avoir été transmise par l’homme avec qui elle a été en contact durant plus de 2 ans, ni sans infection qu’elle-même serait susceptible d’avoir transmise à l’homme. Les analyses sont encore en cours pour se prononcer définitivement et écarter tout risque sanitaire.

La prise en charge de la quarantaine de Julie (soins, nourriture) est assurée par le CIRMF et la SODEPAL.
Si tout se passe bien pour Julie, elle devrait pouvoir rejoindre le parc de la Lékédi et ses congénères courant avril 2010 après quelques semaines passées en quarantaine au CIRMF. Elle retrouvera entre autres Tarzan, Ebéa ou Cerise, d’autres chimpanzés orphelins issus du commerce illégal de viande de brousse et recueillis précédemment à la Lékédi. On imagine aisément, après une période d’habituation à ses congénères et à la vie en forêt, que Julie sera beaucoup plus heureuse dans ces nouvelles conditions de vie !

 
Julie le jour de son transfert vers une nouvelle vie

Si pour Julie le dénouement est heureux, ce n’est malheureusement pas le cas pour beaucoup d’autres chimpanzés orphelins. Il manque cruellement de places en sanctuaires pour accueillir tous les orphelins recensés ou estimés au Gabon. Par ailleurs, il n’y a pas de prise de conscience de la part des chasseurs et détenteurs de chimpanzés de la nécessité de préserver ces proches cousins de l’homme, qui nous permettent de comprendre notre propre évolution et qui jouent un rôle vital dans le maintien de la forêt équatoriale, et donc dans la préservation de la biodiversité.

Si nos missions au Gabon sont de protéger les chimpanzés en milieu naturel et de sauver les chimpanzés captifs en contribuant à leur offrir un environnement propice à leur développement avec une éventuelle réintroduction en milieu naturel, nous avons aussi pour objectif d’enrayer ce phénomène des chimpanzés orphelins dont les mères ont été souvent tuées dans des conditions atroces, en informant les populations et par un renforcement de l’arsenal juridique.

Cécile Martin
Photos © Cécile Martin, Sandrine Mahé

cliquez ici pour suivre le transfert de Julie en images
> vidéo : 'Il faut sauver les gorilles'
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PROGRAMME GORILLES
 

DONNEZ POUR LES GORILLES DU GABON

Dans le cadre de l'Année du Gorille qui est une initiative de la Convention des Nations Unies sur la conservation des espèces migratrices appartenant à la faune sauvage (UNEP-CMS), en partenariat avec le PNUE, l'UNESCO, le Projet pour la survie des grands singes (GRASP) et l'Association mondiale des parcs zoologiques et des aquariums (WAZA), l’Institut Jane Goodall France s’engage en 2009 dans un programme de protection des gorilles du Gabon.

 
© Garth Cripps/ZSL


Localisation du programme

carte du Gabon
carte des parcs nationaux
carte du Parc National de la Lopé
     

• Information sur le partenaire de l’Institut Jane Goodall France

Le programme sera géré par la Zoological Society of London (ZSL) et mis en œuvre au Gabon à travers le Centre de Conservation de Mikongo. Fondée en 1826, la ZSL est une organisation caritative internationale de recherche, conservation et éducation. Avec la mission de promouvoir et de mettre en œuvre la conservation des animaux et de leurs habitats à travers le monde, la ZSL gère le Zoo de Londres et le Zoo de Whipsnade, mène des recherches scientifiques à l’Institut de Zoologie (IOZ) et est impliquée activement dans la conservation et la recherche sur le terrain dans plus de 80 pays.
 


Le Centre de Conservation de Mikongo fait partie du Programme de Conservation Afrique, qui se focalise sur le développement de capacités, la formation, le soutien à la gestion, la recherche et le suivi écologique en partenariat avec les gouvernements, l’industrie et les communautés locales. Il travaille dans 35 pays d’Afrique, y compris la République Démocratique du Congo, le Gabon, le Cameroun, la Guinée Equatoriale, le Ghana, le Liberia et la Sierra Leone en Afrique Equatoriale. ZSL a joué un rôle important dans le développement du Centre de Conservation de Mikongo dont elle a repris la complète gestion après ECOFAC 3 en Janvier 2005.

• Présentation des programmes ZSL et de l’Institut Jane Goodall France


>> Le travail de conservation des gorilles au Centre de Conservation de Mikongo

Contexte

Les Gorilles des Plaines de l’Ouest (Gorilla gorilla gorilla) ont subi un déclin sévère au cours des 20-25 dernières années, principalement dû au commerce de la viande de brousse, au virus Ebola et à la perte/dégradation continue de leur habitat, les conduisant à être classés comme espèce en danger de manière critique (Liste Rouge des Espèces Menacées UICN, 2007). L’évaluation qui a mené à cette classification a identifié des besoins en termes (1) de recherche et suivi écologique, (2) d’actions locales ciblées sur les habitats et (3) de création et de gestion des aires protégées.
Le Gabon est un des bastions des populations de Gorilles des Plaines de l’Ouest, abritant, avec la République du Congo, 80% de la population mondiale restante. En 2005, le Parc National de la Lopé (PNL) a été reconnu comme Site Prioritaire Exceptionnel dans le Plan d’Action Régional pour la Conservation des Grands Singes en Afrique Centrale, et, de manière indépendante, lors d’une réunion intergouvernementale du GRASP (Great Ape Survival Project) à Kinshasa, RDC.


Historique et réalisations

ZSL contribue aux activités de conservation dans le Parc National de la Lopé depuis 2001 à travers le projet du Centre de Conservation de Mikongo (CCM), qu’elle gère intégralement depuis 2005. Le CCM a été initié en 1999 sur des fonds de la Commission Européenne avec pour but d’assurer la survie à long terme des Gorilles des Plaines de l’Ouest au Gabon, par le développement d’un écotourisme à faible impact et forts revenus, basé sur la vision de gorilles habitués à la présence humaine et soutenant la gestion du Parc national et le développement des communautés locales.
L’originalité du projet réside dans le fait de pister les gorilles en forêt plutôt que de les observer dans des bais. De plus, en concentrant les efforts sur la conservation d’une espèce phare telle que le Gorille des Plaines de l’Ouest, toute une gamme d’autres espèces (e.g. chimpanzés, mandrill, colobes noirs, cercopithèques, éléphants, panthères et le rare picatharte du Cameroun) et leurs habitats de forêt sont également protégés. En donnant de la valeur à la forêt, et aux animaux qui y vivent, ZSL et l’Institut Jane Goodall France visent ainsi à améliorer les chances que le gouvernement et les communautés locales tirent profit de forêts non exploitées et non chassées.


Situation actuelle

Bien que la présence permanente du personnel du CCM et de touristes limitent les pressions des villages voisins sur la zone d’activité, une étude des perturbations humaines menées en 2005 a montré que les villages les plus proches continuent à utiliser la zone du CCM pour la chasse, et les équipes de terrain trouvent encore aujourd’hui des traces de chasse (sous la forme de pièges et de cartouches de fusils vides).
De plus, en plusieurs occasions, ces équipes ont localisé des groupes de gorilles en bordure des plantations villageoises, notamment durant la saison sèche lorsque la nourriture est moins abondante en forêt.
Enfin, les suivis de pistes et contacts avec les gorilles réalisés par les équipes de terrain au cours des trois dernières années ont principalement impliqués des mâles solitaires et des groupes de petites tailles (inférieures à 10 individus), alors que de plus grands groupes (jusqu'à 18 individus) qui avaient été observés et suivis dans la zone au début du projet (1999-2002) ne sont plus rencontrés.

Dans ce contexte, nous avons besoin d’une image précise et à jour de la population locale de gorilles (combien de groupes ? quelles sont leurs tailles et structures respectives ? qui sont les individus qui les composent ?) et des patrons de répartition spatiale des groupes, afin d’évaluer le potentiel actuel pour l’habituation dans la zone et adapter nos efforts en fonction.
La persistance du braconnage dans les villages bordant le Parc national souligne le besoin d’impliquer davantage les populations locales dans nos activités et également d’accroître les efforts d’éducation, de sensibilisation et d’actions communautaires.

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© Garth Cripps/ZSL

 

>> Programme 1 : Connaissance et valorisation des Gorilles des Plaines de l’Ouest du Parc National de la Lopé.

Résumé du programme 1
Dans le cadre d’un programme d’habituation et de conservation des Gorilles des Plaines de l’Ouest mené depuis 10 ans au Centre de Conservation de Mikongo, Parc national de la Lopé, la ZSL et l’Institut Jane Goodall France proposent de mener un recensement et de mettre en place un système de suivi de la population locale de gorilles dans sa zone d’activités. Un recensement génétique permettra de mettre à jour de manière fiable les informations sur la composition et la structure de la population, ainsi que sur sa distribution spatiale. Un système de suivi par piégeage photographique complètera ces informations par l’obtention d’images permettant la reconnaissance visuelle des gorilles et la possibilité de suivre les changements dans la population au cours du temps. Les informations collectées permettront de mieux adapter les efforts locaux d’habituation et de conservation des gorilles. ZSL et l’Institut Jane Goodall France veulent profiter de la mise en place de ces activités pour impliquer davantage les villages bordant le parc par l’emploi de pisteurs pygmées et d’un assistant de terrain. Leur travail et les données collectées seront ensuite valorisés par deux expositions à destination des visiteurs du parc et des villages dans le but d’informer et de sensibiliser le public à la conservation des gorilles.


Buts et objectifs
Ce projet a pour but d’améliorer les perspectives à long terme de conservation des Gorilles des Plaines de l’Ouest du Parc national de la Lopé à travers l’amélioration des connaissances et du suivi de la population locale de gorilles, la valorisation de ces connaissances et la sensibilisation des communautés locales et des visiteurs du parc.

Pour atteindre ce but, nos objectifs spécifiques pour 2009-2010 sont :

Objectif 1. Approfondir et actualiser la connaissance de la population locale de gorilles autour du CCM par l’utilisation de techniques non invasives complémentaires.

Objectif 2. Valoriser les données collectées sur la population locale de gorilles comme supports de sensibilisation des communautés et des visiteurs du PNL.

Objectif 3. Augmenter l’implication des communautés villageoises de la zone tampon du PNL par l’emploi et la formation d’un assistant de terrain et de pisteurs locaux.


Budget total du programme 1 = 75.421 €

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>> Programme 2 : Accroissement des capacités du Parc National de la Lopé pour l’éducation environnementale et l’appui au développement communautaire.

Résumé du programme 2
Afin d’intégrer davantage les populations locales dans les actions de conservation des gorilles des Plaines de l’Ouest dans le Parc national de la Lopé, ZSL et l’Institut Jane Goodall France souhaitent développer les capacités locales d’éducation environnementale, de sensibilisation et d’appui communautaire dans les villages et les concessions forestières bordant le Parc national par l’utilisation d’outils innovants, l’emploi et la formation de personnel local à l’utilisation d’approches participatives.

Ainsi, la mise en place d’une unité mobile Natubus permettra d’accroître la circulation d’information entre les villages, les concessions forestières, les autorités locales, les acteurs de la conservation et les visiteurs du parc, de fournir un centre de documentation et d’information facilement accessible aux populations locales et de faciliter le soutien logistique et technique aux initiatives de développement dans les villages de manière plus soutenue.

Parallèlement, des visites du centre par les écoles villageoises, la mise en place d’un groupe de théâtre pilote et la tenue de soirées thématiques dans les villages et les concessions forestières permettront de sensibiliser les populations locales – enfants et adultes – à la conservation des grands singes et de les motiver à y contribuer plus activement, notamment par leur contribution à un réseau de suivi sanitaire. Ces activités nécessiteront l’emploi de personnel local et sa formation aux techniques appropriées afin de faciliter la communication et d’assurer la pérennité des activités.


Buts et objectifs

Ce projet a pour but d’améliorer les perspectives à long terme de conservation des Gorilles des Plaines de l’Ouest du Parc national de la Lopé à travers le renforcement des capacités locales d’éducation environnementale, de sensibilisation et d’appui communautaire pour la réalisation d’activités de manière plus continue et touchant une plus large audience.

Pour atteindre ce but, nos objectifs spécifiques pour 2009-2010 sont :

Objectif 1. Sensibiliser et informer les adultes et les enfants des communautés locales et des concessions forestières sur les grands singes et les problématiques de conservation associées.

Objectif 2. Soutenir les initiatives tournées vers le développement et l’amélioration des conditions de vie dans les villages du Parc national, notamment celles impliquant des interactions potentielles avec les grands singes.

Objectif 3. Emploi et formation de personnel local aux approches participatives pour l’éducation environnementale et la sensibilisation.


Budget total du programme 2 = 68.712 €


Dossier technique et financier complet sur demande à info@janegoodall.fr

DONNEZ POUR LES GORILLES DU GABON

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l'annee du gorille
 
 

Initiative conjointe visant à protéger les grands singes menacés d'extinction

La célèbre primatologue Jane Goodall sera la marraine officielle de' l'Année du Gorille 2009', une campagne de douze mois destinée à améliorer les conditions de préservation des plus proches parents de l'homme, ainsi que de leurs habitats, tout en augmentant les moyens de subsistance et les revenus des populations locales. Son Altesse Sérénissime le Prince Albert II de Monaco a inauguré le lancement de l'initiative “Année du Gorille” le 1er décembre 2008, à l'occasion de l'ouverture d'une conférence des Nations Unies sur la faune sauvage à Rome, en Italie.

La marraine de ‘l'Année du Gorille 2009’ a fait écho au Prince Albert II de Monaco en déclarant: “Il est temps pour nous de concentrer toutes nos ressources sur le sauvetage de ces magnifiques créatures. Je suis heureuse de prêter ma voix à ‘l'Année du gorille 2009’, une campagne visant à donner un avenir à ce proche cousin du genre humain. ”

Cette campagne a également pour but d'améliorer la gestion des populations de primates nationales et transfrontalières, ainsi que de celles qui vivent dans les parcs nationaux, en renforçant la coopération entre les pays concernés et en fournissant un meilleur soutien aux gardes forestiers et autres personnels.

 


L'Année du Gorille est une initiative de la Convention des Nations Unies sur la conservation des espèces migratrices appartenant à la faune sauvage (UNEP-CMS), en partenariat avec le PNUE, l'UNESCO, le Projet pour la survie des grands singes (GRASP) et l'Association mondiale des parcs zoologiques et des aquariums (WAZA).

Le Dr. Goodall, fondatrice de l'Institut Jane Goodall (JGI) et Messager de la Paix des Nations Unies, se trouvait en Asie au moment du lancement de l'initiative. Dans une déclaration lue en son absence, elle a souligné l'impact de la pauvreté sur les grands singes.

“Les gens qui vivent à proximité des dernières zones de forêt luttent pour leur survie” a déclaré le Dr. Goodall. “Si nous ne parvenons pas à aider ces gens à trouver des moyens de subsistance qui ne provoquent pas la destruction continue de la forêt, tous nos efforts pour protéger ces formidables grands singes, nos plus proches parents encore en vie, échoueront.”

Le Dr. Goodall a aussi mis en avant l'importance des projets de conservation centrés sur les communautés du type de ceux prévus dans le programme d'actions de l'Année du Gorille, et de ceux actuellement mis en œuvre par l’Institut Jane Goodall en Tanzanie et en République démocratique du Congo (RDC). Le programme TACARE de l’Institut, qui concerne 24 villages autour du Parc National de Gombe, en Tanzanie, recouvre des projets liés à la santé, à la protection des forêts, à la formation aux méthodes de culture durables, à la régénération des forêts, à l'eau et à l'assainissement, des initiatives pour les femmes, des programmes de micro-crédit et d'éducation. Grâce à ce programme, les populations locales coopèrent avec l’Institut Jane Goodall pour réserver une partie de leurs terres à des actions de reboisement et protéger les portions de forêts restantes, qui abritent encore de nombreuses espèces, y compris des chimpanzés menacés d'extinction.

“Ces initiatives ne bénéficient pas qu'aux grands singes,”
précise le Dr. Goodall. “Elle permettent d'éviter la propagation de maladies contagieuses, réduisent la pauvreté et protègent les forêts. Elles contribuent également à ralentir le changement climatique. Enfin, dans les régions où la diminution des ressources naturelles génère une concurrence susceptible d'engendre des violences, ce type de programme contribue à renforcer la sécurité.

Pour plus d’information >>> info@janegoodall.fr

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PROGRAMME DE PROTECTION DES CHIMPANZÉS AU GABON
 
La population de chimpanzés au Gabon.

La population de chimpanzés d’Afrique Centrale (Pan troglodytes troglodytes) est estimée entre 50.000 et 80.000 individus répartis au Cameroun, en Guinée Equatoriale, au Gabon, en République du Congo, en République démocratique du Congo, en République Centrafricaine et en Angola, sur une aire de répartition couvrant 695.000 km2.
 
 
Les forêts gabonaises, au cœur du Bassin du Congo, abritent à elles seules la plus importante population de ces chimpanzés d’Afrique Centrale, estimée à 40.000 individus, soit 50 à 80% de la population mondiale de Pan t. troglodytes !
 
Le Gabon a dû pourtant faire face à une diminution de 50% de leurs effectifs ces vingt dernières années. La chasse illégale, qui alimente le commerce de viande de brousse et le marché d’animaux de laboratoires et d’agrément tout en laissant derrière elle de nombreux jeunes chimpanzés orphelins, la destruction ou l’utilisation non durable des habitats et, plus récemment, le virus Ebola contribuent fortement à ce déclin.

C’est dire l’importance, pour l’Institut Jane Goodall, d’être présent au Gabon pour participer à l’amélioration des connaissances et à la protection des chimpanzés !
Nos ambitions au Gabon sont élevées, mais les 40.000 chimpanzés le valent bien !
 
 

Travailler à la protection des chimpanzés, c’est essayer d’enrayer les menaces qui pèsent sur les populations de chimpanzés en milieu naturel, mais c’est également sauver et améliorer les conditions de vie des chimpanzés captifs.

 
L’Institut Jane Goodall n’ouvrira pas de sanctuaire pour chimpanzés au Gabon.

Néanmoins, nous avons d’ores et déjà commencé à travailler avec un programme d’accueil existant pour analyser les causes et réduire l’ampleur pressentie du phénomène des chimpanzés orphelins au Gabon.
 

En collaboration avec ce programme, nous avons un triple objectif :
sauver les bébés chimpanzés
, qui sans notre intervention, risquent fort de mourir;
soigner les orphelins;
préparer leur avenir par un programme de réintroduction en milieu naturel.

Ce programme de protection des chimpanzés captifs sera accompagné d’une campagne nationale d’information et de sensibilisation sur les risques et les sanctions encourues en cas de détention d’un chimpanzé ainsi que des propositions de développement du cadre juridique légal.
Nous voulons également mieux connaître les populations de chimpanzés sauvages afin de mieux les protéger.
Le dernier recensement exhaustif des chimpanzés au Gabon date de 1983 ! A cette époque, Caroline Tutin (membre du Conseil scientifique de l’Institut Jane Goodall France) et Michel Hernandez ont estimé le nombre de chimpanzés vivant au Gabon à 64.000 chimpanzés (± 13.000). Mais qu’en est-il aujourd’hui ?

Le Gabon dispose depuis 2002 d’un réseau de 13 parcs nationaux couvrant près de 11 % de son territoire.
Des données sur les grands singes existent dans certains parcs nationaux grâce au travail d’ONG ou d’instituts de recherche. Cependant, tous n’ont pas été couverts par ces études. De plus, de nouveaux inventaires permettraient de connaître l’évolution des populations de chimpanzés : ont-elles augmenté, stagné ou diminué (ce que l’on redoute du fait du braconnage, de l’exploitation forestière ou de l’émergence d’épidémies telle Ebola dans le nord-est du pays) ? Ces connaissances sont essentielles pour nous permettre d’adapter nos programmes de protection.

 
 
C’est pourquoi, dans un premier temps, nous réaliserons dans les prochains mois un inventaire des chimpanzés dans trois des aires protégées parmi les plus prometteuses. Nous envisageons par la suite d’étendre ces inventaires aux autres parcs nationaux, voire à l’ensemble du territoire national. Nous disposerons ainsi d’une base de données fiables et pouvant être comparées, tant dans l’espace que dans le temps.

Dans ces trois premiers sites, nous mettrons en place des équipes chargées de l’observation des différentes communautés de chimpanzés recensées. L’intérêt de ces études est double : mieux comprendre leurs comportements sociaux, les interactions entre groupes, leurs déplacements, mais aussi participer directement à leur protection : lorsqu’une équipe de scientifiques est présente tous les jours sur le terrain, le risque de braconnage diminue fortement !

Enfin, conformément à la politique de l’Institut Jane Goodall, nous développerons des programmes d’éducation environnementale et mettrons en œuvre des projets communautaires au bénéfice des populations locales, principalement autour des trois sites choisis afin de les associer dans la gestion des aires et des espèces protégées.
 
 
 
 
 

Notre projet consiste également à développer des stratégies de gestion durable des ressources naturelles dans les villages gabonais.

Le Programmes de Conservation des chimpanzés en partenariat avec les communautés locales (CCC)


La gestion des ressources naturelles est souvent perçue par les communautés locales comme l'expression d'une politique autoritaire en contradiction avec les cultures traditionnelles. L'Institut Jane Goodall estime que les populations locales sont les gardiens immédiats des ressources naturelles. Il y a peu de chances de protéger les ressources naturelles et de mettre en place une politique de développement durable sans une association sérieuse et équilibrée avec les communautés locales.
Notre programme de Conservation Centrée sur les Communautés (CCC) permet aux communautés locales de devenir des partenaires privilégiés des programmes de l'Institut Jane Goodall et d'acquérir un rôle essentiel dans la gestion des ressources naturelles garante pour elles d'un avenir meilleur.

Implication des communautés locales :

Le programme CCC attribue aux communautés locales gabonaises des outils nécessaires à une gestion de leurs ressources naturelles capable de leur apporter une prospérité économique et environnementale. En augmentant les compétences locales, les responsabilités et la participation à la gestion durable des ressources, les communautés s'investissent avec fierté dans la protection de leur environnement et de la faune sauvage locale. La mise en place de mesures locales d'incitation à la préservation des ressources naturelles est nécessaire à la réussite de tout projet. En confiant aux communautés locales la responsabilité de gérer les ressources naturelles et en les invitant à participer à tous les niveaux de nos projets, nous avons réussi à améliorer leurs conditions de vie tout en prônant le besoin de préserver la biodiversité au bénéfice de tous.

En mettant l'accent sur la capacité de chaque individu à contribuer par des actes éclairés et bienveillants à l'amélioration de l'environnement pour tous les êtres vivants, et en offrant aux populations la possibilité de mettre en place des modes de vie durables, l'Institut Jane Goodall revendique une approche holistique de la conservation, guidée par la certitude que l'avenir de notre planète dépend des actes de ceux qui la peuplent. Tous nos programmes ont pour but d'améliorer les conditions de vie des populations vivant aux abords de nos sanctuaires ou réserves, tout en favorisant la conservation et la compréhension du besoin de préserver la biodiversité de la zone au bénéfice de tous ceux qui y vivent.

En impliquant les communautés dans le processus de conservation, nous pouvons susciter une meilleure compréhension des populations et agir en même temps sur les causes sociales et économiques profondes qui influent sur les communautés.

 


Éducation et participation des plus jeunes :

La mise en place de programmes d'éducation à l'environnement, au sein des communautés locales gabonaises qui ont un accès limité à ce type d'informations, est un moyen efficace d'améliorer les chances de succès de nos programmes à long terme. Dans les zones où la conservation est un sujet de préoccupation, il n'est pas rare de rencontrer des enfants qui n'ont jamais été confrontés à la beauté ou aux merveilles de leurs propres richesses nationales. Les enfants qui ne sont pas en contact direct avec la vie sauvage et ceux qui ont appris à considérer les animaux sauvages comme des destructeurs de récoltes ou comme un fléau qu'il faut éradiquer, n'ont souvent pas pleinement conscience de l'importance des objectifs de conservation.
Le fait d'habituer les enfants, dès leur plus jeune âge, à comprendre et à apprécier l'importance de tous les êtres vivants et les liens étroits qui les unissent, peut avoir un effet positif sur leur manière de penser et favoriser une compréhension et un intérêt profonds pour le monde qui les entoure. Les programmes d'éducation à l'environnement encouragent les jeunes à apprécier la valeur de tous les êtres vivants et posent les jalons nécessaires pour favoriser leur implication future dans des projets visant à la fois la protection de l'environnement et le développement des communautés humaines.


Roots & Shoots
Le programme d'éducation environnementale et humanitaire à destination des jeunes de l'Institut Jane Goodall, a pour objectif de favoriser le respect et la compassion envers tous les êtres vivants, d'encourager la compréhension de toutes les cultures et croyances et d'inciter chaque individu à mener des actions bénéfiques dans les domaines de l'environnement, de la protection de la faune et du développement des communautés humaines.

 

Nos programmes africains ont à cœur d'associer les communautés humaines aux projets de conservation mis en œuvre dans les zones où nous intervenons. La création de groupes Roots & Shoots au Gabon est un moyen important d'impliquer les communautés et d'éduquer les plus jeunes aux valeurs de la conservation, tout en s'efforçant de bâtir un avenir durable.

 
Photos © Sabine Bernert - Cécile Martin - Virginia Rodriguez Ponga

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LA CREATION DE L'INSTITUT JANE GOODALL GABON
 

La création de l’Institut Jane Goodall Gabon.

En juillet 2007, le Dr. Jane Goodall et David Lefranc, actuel président de l’Institut Jane Goodall France, se rendent au Gabon. C’est à la suite de cette visite et après plusieurs entretiens avec les autorités gabonaises et les représentants des organisations locales de protection de la faune et de la flore qu’une antenne de l'Institut Jane Goodall a été créée en juillet 2008 à Libreville pour instaurer un programme d’étude et de conservation des chimpanzés à long terme, d'éducation des plus jeunes et d’appui au développement durable des populations.

 

Cécile Martin est ingénieur et spécialiste de la gestion de projets
de conservation de la biodiversité, de développement durable et d’aménagement du territoire.
Elle est depuis janvier 2009 salariée de l’Institut Jane Goodall France à Libreville, en charge de la coordination des programmes au Gabon.

 


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