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Julie,
jeune chimpanzé femelle
d’environ 3 ans, a quitté
Libreville dimanche 7 février
2010 pour séjourner dans
un premier temps en quarantaine
au Centre International
de Recherches Médicales
de Franceville, avant
de rejoindre définitivement
le Parc de la Lékédi
à Bakoumba où
elle retrouvera ses congénères.
L’histoire de Julie, c’est
malheureusement l’histoire
de nombreux autres chimpanzés
orphelins. Une histoire triste
à laquelle nous avons
donné une fin heureuse
grâce à la mobilisation
de plusieurs partenaires de
la conservation au Gabon, l’Institut
Jane Goodall bien sûr,
mais aussi le CIRMF,
la SODEPAL
(Société d’Exploitation
du Parc de la Lékédi),
Gabon Environnement,
sans oublier l’administration
des Eaux et Forêts
et la famille de Célestine
qui a recueilli et soigné
Julie dans l’attente de
son transfert. |
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Julie
à l’attache lors
de la première visite
de Cécile Martin en décembre
2009 |
Julie
est originaire du sud ouest
du Gabon, dans la région
de la Nyanga. Elle a été
récupérée
par un couple de chasseurs qui
a tué sa mère
pour le commerce de viande de
brousse. Après
s’en être occupé
quelque temps, le couple, ne
pouvant pas faire face aux coûts
et soins nécessités
par Julie, l’a remise
à un écogarde
local qui l’a d’abord
gardée avec lui, puis
a organisé son transfert
vers Libreville. Julie a alors
séjourné 10 mois
à Libreville dans des
conditions difficiles à
la fois pour elle et pour la
famille de Célestine
pour qui nourrir et soigner
Julie représentait une
véritable charge financière.
Julie était attachée
toute la journée à
une chaîne d’un
mètre de long, au pied
d’un arbre, dans la cour
en terre de la maison.
Le soir, Julie était
rentrée dans la maison,
de crainte que, durant la nuit,
elle ne disparaisse ou subisse
de mauvais traitements de la
part de voisins excédés
par ses cris dus aux morsures.
La journée, elle chapardait
tout ce qui passait à
sa portée, au grand dam
des passants. Cépendant,
pour les enfants du quartier
qui jouaient avec elle, c’était
un peu comme une « petite
sœur ».
Conscients, d’une part,
que sa place n’est socialement
pas au milieu des humains. D’autre
part, que la détention
de chimpanzés est interdite
par la loi au Gabon,
comme toute espèce intégralement
protégée (article
92 du Code Forestier de 2010),
l’écogarde et sa
famille ont alors alerté
le Ministère des Eaux
et Forêts afin de placer
ce chimpanzé à
la Lékédi, seule
structure accréditée
à ce jour au Gabon qui
soit capable d’accueillir
des chimpanzés dans de
bonnes conditions. |
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Julie
et les habitants du quartier de
Libreville
le jour de son transfert |
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Barthélémy
Ngoupangoye (avec crayon),
Cécile Martin, Célestine
en discussion |
Le
transfert, après une
première tentative en
décembre 2009 avortée
pour cause de panne de véhicule,
a pu être organisé
début février
2010, à la grande émotion
de la famille qui l’avait
recueillie. Pendant que Cécile
Martin (Institut Jane Goodall)
et Barthélémy
Ngoupangoye (vétérinaire
CIRMF) faisaient le point avec
Célestine sur l’histoire
de Julie, son comportement,
ses conditions de vie, les soins
qu’elle a reçus,
ainsi que ses contacts physiques
avec les hommes (pour des raisons
sanitaires), Julie est montée
docilement dans la cage installée
pour elle dans la voiture de
la Sodepal venue la chercher. |
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| Julie
monte docilement dans sa cage
avec l'aide de M.Ibolo |
Après
des au revoir émouvants,
Julie est partie pour
Franceville accompagnée
par deux agents de la Sodepal
et le vétérinaire
du CIRMF ayant pour
mission de s’assurer des
bonnes conditions de transfert
et de la santé de Julie
tout au long du voyage. Voyage
qui s’avéra plus
long que prévu, la voiture
ayant eu quelques problèmes
techniques (un peu d’eau
dans le carburant semble t-il
!). Partis à 9h dimanche
matin de Libreville, c’est
à 4h du matin lundi que
Julie et ses accompagnateurs
ont atteint le CIRMF, épuisés
mais tous en bonne santé. |
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 |
| Au
revoir poignant de Célestine
et son mari à Julie |
Le
premier bilan de santé
de Julie montre, à priori,
un état sanitaire et
physiologique satisfaisant,
sans infection susceptible de
lui avoir été
transmise par l’homme
avec qui elle a été
en contact durant plus de 2
ans, ni sans infection qu’elle-même
serait susceptible d’avoir
transmise à l’homme.
Les analyses sont encore en
cours pour se prononcer définitivement
et écarter tout risque
sanitaire.
La prise en charge de
la quarantaine de Julie (soins,
nourriture) est assurée
par le CIRMF et la SODEPAL.
Si tout se passe bien pour Julie,
elle devrait pouvoir rejoindre
le parc de la Lékédi
et ses congénères
courant avril 2010 après
quelques semaines passées
en quarantaine au CIRMF. Elle
retrouvera entre autres Tarzan,
Ebéa ou Cerise, d’autres
chimpanzés orphelins
issus du commerce illégal
de viande de brousse et recueillis
précédemment à
la Lékédi. On
imagine aisément, après
une période d’habituation
à ses congénères
et à la vie en forêt,
que Julie sera beaucoup plus
heureuse dans ces nouvelles
conditions de vie ! |
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| Julie
le jour de son transfert vers
une nouvelle vie |
Si
pour Julie le dénouement
est heureux, ce n’est
malheureusement pas le cas pour
beaucoup d’autres chimpanzés
orphelins. Il manque cruellement
de places en sanctuaires pour
accueillir tous les orphelins
recensés ou estimés
au Gabon. Par ailleurs, il n’y
a pas de prise de conscience
de la part des chasseurs et
détenteurs de chimpanzés
de la nécessité
de préserver ces proches
cousins de l’homme, qui
nous permettent de comprendre
notre propre évolution
et qui jouent un rôle
vital dans le maintien de la
forêt équatoriale,
et donc dans la préservation
de la biodiversité.
Si nos missions au Gabon
sont de protéger les
chimpanzés en milieu
naturel et de sauver les chimpanzés
captifs en contribuant à
leur offrir un environnement
propice à leur développement
avec une éventuelle réintroduction
en milieu naturel, nous avons
aussi pour objectif d’enrayer
ce phénomène des
chimpanzés orphelins
dont les mères ont été
souvent tuées dans des
conditions atroces, en informant
les populations et par un renforcement
de l’arsenal juridique.
Cécile Martin
Photos © Cécile
Martin, Sandrine Mahé |
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DONNEZ
POUR LES GORILLES DU GABON
Dans le cadre de l'Année
du Gorille qui est une initiative
de la Convention des Nations
Unies sur la conservation des
espèces migratrices appartenant
à la faune sauvage (UNEP-CMS),
en partenariat avec le PNUE,
l'UNESCO, le Projet pour la
survie des grands singes (GRASP)
et l'Association mondiale des
parcs zoologiques et des aquariums
(WAZA), l’Institut Jane
Goodall France s’engage
en 2009 dans un programme de
protection des gorilles du Gabon. |
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| ©
Garth Cripps/ZSL |
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•
Localisation
du programme
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| carte
du Gabon |
carte
des parcs nationaux
|
carte
du Parc National de
la Lopé |
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•
Information sur le partenaire
de l’Institut Jane Goodall
France
Le
programme sera géré
par la Zoological
Society of London (ZSL)
et mis en œuvre
au Gabon à travers
le Centre de Conservation
de Mikongo.
Fondée en 1826,
la ZSL est une organisation
caritative internationale
de recherche, conservation
et éducation.
Avec la mission de promouvoir
et de mettre en œuvre
la conservation des
animaux et de leurs
habitats à travers
le monde, la ZSL gère
le Zoo de Londres et
le Zoo de Whipsnade,
mène des recherches
scientifiques à
l’Institut de
Zoologie (IOZ) et est
impliquée activement
dans la conservation
et la recherche sur
le terrain dans plus
de 80 pays. |
|
|
Le Centre de Conservation
de Mikongo fait partie
du Programme de Conservation
Afrique, qui se focalise sur
le développement de
capacités, la formation,
le soutien à la gestion,
la recherche et le suivi écologique
en partenariat avec les gouvernements,
l’industrie et les communautés
locales. Il travaille dans
35 pays d’Afrique, y
compris la République
Démocratique du Congo,
le Gabon, le Cameroun, la
Guinée Equatoriale,
le Ghana, le Liberia et la
Sierra Leone en Afrique Equatoriale.
ZSL a joué un rôle
important dans le développement
du Centre de Conservation
de Mikongo dont elle a repris
la complète gestion
après ECOFAC 3 en Janvier
2005.
• Présentation
des programmes ZSL et de l’Institut
Jane Goodall France
>> Le travail
de conservation des gorilles
au Centre de Conservation
de Mikongo
Contexte
Les Gorilles des Plaines de
l’Ouest (Gorilla
gorilla gorilla) ont
subi un déclin sévère
au cours des 20-25 dernières
années, principalement
dû au commerce de la
viande de brousse, au virus
Ebola et à la perte/dégradation
continue de leur habitat,
les conduisant à être
classés comme espèce
en danger de manière
critique (Liste Rouge des
Espèces Menacées
UICN, 2007). L’évaluation
qui a mené à
cette classification a identifié
des besoins en termes (1)
de recherche et suivi écologique,
(2) d’actions locales
ciblées sur les habitats
et (3) de création
et de gestion des aires protégées.
Le Gabon est un des bastions
des populations de Gorilles
des Plaines de l’Ouest,
abritant, avec la République
du Congo, 80% de la population
mondiale restante. En 2005,
le Parc National de la Lopé
(PNL) a été
reconnu comme Site Prioritaire
Exceptionnel dans le Plan
d’Action Régional
pour la Conservation des Grands
Singes en Afrique Centrale,
et, de manière indépendante,
lors d’une réunion
intergouvernementale du GRASP
(Great Ape Survival Project)
à Kinshasa, RDC.
Historique et
réalisations
ZSL contribue aux activités
de conservation dans le Parc
National de la Lopé
depuis 2001 à travers
le projet du Centre de Conservation
de Mikongo (CCM), qu’elle
gère intégralement
depuis 2005. Le CCM a été
initié en 1999 sur
des fonds de la Commission
Européenne avec pour
but d’assurer la survie
à long terme des Gorilles
des Plaines de l’Ouest
au Gabon, par le développement
d’un écotourisme
à faible impact et
forts revenus, basé
sur la vision de gorilles
habitués à la
présence humaine et
soutenant la gestion du Parc
national et le développement
des communautés locales.
L’originalité
du projet réside dans
le fait de pister les gorilles
en forêt plutôt
que de les observer dans des
bais. De plus, en concentrant
les efforts sur la conservation
d’une espèce
phare telle que le Gorille
des Plaines de l’Ouest,
toute une gamme d’autres
espèces (e.g. chimpanzés,
mandrill, colobes noirs, cercopithèques,
éléphants, panthères
et le rare picatharte du Cameroun)
et leurs habitats de forêt
sont également protégés.
En donnant de la valeur à
la forêt, et aux animaux
qui y vivent, ZSL et l’Institut
Jane Goodall France visent
ainsi à améliorer
les chances que le gouvernement
et les communautés
locales tirent profit de forêts
non exploitées et non
chassées.
Situation actuelle
Bien que la présence
permanente du personnel du
CCM et de touristes limitent
les pressions des villages
voisins sur la zone d’activité,
une étude des perturbations
humaines menées en
2005 a montré que les
villages les plus proches
continuent à utiliser
la zone du CCM pour la chasse,
et les équipes de terrain
trouvent encore aujourd’hui
des traces de chasse (sous
la forme de pièges
et de cartouches de fusils
vides).
De plus, en plusieurs occasions,
ces équipes ont localisé
des groupes de gorilles en
bordure des plantations villageoises,
notamment durant la saison
sèche lorsque la nourriture
est moins abondante en forêt.
Enfin, les suivis de pistes
et contacts avec les gorilles
réalisés par
les équipes de terrain
au cours des trois dernières
années ont principalement
impliqués des mâles
solitaires et des groupes
de petites tailles (inférieures
à 10 individus), alors
que de plus grands groupes
(jusqu'à 18 individus)
qui avaient été
observés et suivis
dans la zone au début
du projet (1999-2002) ne sont
plus rencontrés.
Dans ce contexte,
nous avons besoin d’une
image précise et à
jour de la population locale
de gorilles (combien de groupes
? quelles sont leurs tailles
et structures respectives
? qui sont les individus qui
les composent ?) et des patrons
de répartition spatiale
des groupes, afin d’évaluer
le potentiel actuel pour l’habituation
dans la zone et adapter nos
efforts en fonction.
La persistance du
braconnage dans les villages
bordant le Parc national souligne
le besoin d’impliquer
davantage les populations
locales dans nos activités
et également d’accroître
les efforts d’éducation,
de sensibilisation et d’actions
communautaires.
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| ©
Garth Cripps/ZSL |
>>
Programme 1 : Connaissance
et valorisation des Gorilles
des Plaines de l’Ouest
du Parc National de la Lopé.
Résumé
du programme 1
Dans le cadre d’un programme
d’habituation et de
conservation des Gorilles
des Plaines de l’Ouest
mené depuis 10 ans
au Centre de Conservation
de Mikongo, Parc national
de la Lopé, la ZSL
et l’Institut Jane Goodall
France proposent de mener
un recensement et de mettre
en place un système
de suivi de la population
locale de gorilles dans sa
zone d’activités.
Un recensement
génétique permettra
de mettre à jour de
manière fiable les
informations sur la composition
et la structure de la population,
ainsi que sur sa distribution
spatiale. Un système
de suivi par piégeage
photographique complètera
ces informations par l’obtention
d’images permettant
la reconnaissance visuelle
des gorilles et la possibilité
de suivre les changements
dans la population au cours
du temps. Les informations
collectées permettront
de mieux adapter les efforts
locaux d’habituation
et de conservation des gorilles.
ZSL et l’Institut Jane
Goodall France veulent profiter
de la mise en place de ces
activités pour impliquer
davantage les villages bordant
le parc par l’emploi
de pisteurs pygmées
et d’un assistant de
terrain. Leur travail et les
données collectées
seront ensuite valorisés
par deux expositions à
destination des visiteurs
du parc et des villages dans
le but d’informer et
de sensibiliser le public
à la conservation des
gorilles.
Buts et objectifs
Ce projet a pour but d’améliorer
les perspectives à
long terme de conservation
des Gorilles des Plaines de
l’Ouest du Parc national
de la Lopé à
travers l’amélioration
des connaissances et du suivi
de la population locale de
gorilles, la valorisation
de ces connaissances et la
sensibilisation des communautés
locales et des visiteurs du
parc.
Pour atteindre ce but, nos
objectifs spécifiques
pour 2009-2010 sont :
Objectif 1. Approfondir
et actualiser la connaissance
de la population locale de
gorilles autour du CCM par
l’utilisation de techniques
non invasives complémentaires.
Objectif 2. Valoriser les
données collectées
sur la population locale de
gorilles comme supports de
sensibilisation des communautés
et des visiteurs du PNL.
Objectif 3. Augmenter l’implication
des communautés villageoises
de la zone tampon du PNL par
l’emploi et la formation
d’un assistant de terrain
et de pisteurs locaux.
Budget
total du programme 1 = 75.421
€
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>>
Programme 2 : Accroissement
des capacités du Parc
National de la Lopé
pour l’éducation
environnementale et l’appui
au développement communautaire.
Résumé
du programme 2
Afin d’intégrer
davantage les populations
locales dans les actions de
conservation des gorilles
des Plaines de l’Ouest
dans le Parc national de la
Lopé, ZSL et l’Institut
Jane Goodall France souhaitent
développer les capacités
locales d’éducation
environnementale,
de sensibilisation et d’appui
communautaire dans les villages
et les concessions forestières
bordant le Parc national par
l’utilisation d’outils
innovants, l’emploi
et la formation de personnel
local à l’utilisation
d’approches participatives.
Ainsi, la mise en place d’une
unité mobile Natubus
permettra d’accroître
la circulation d’information
entre les villages, les concessions
forestières, les autorités
locales, les acteurs de la
conservation et les visiteurs
du parc, de fournir un centre
de documentation et d’information
facilement accessible aux
populations locales et de
faciliter le soutien logistique
et technique aux initiatives
de développement dans
les villages de manière
plus soutenue.
Parallèlement, des
visites du centre par les
écoles villageoises,
la mise en place d’un
groupe de théâtre
pilote et la tenue de soirées
thématiques dans les
villages et les concessions
forestières permettront
de sensibiliser les populations
locales – enfants et
adultes – à la
conservation des grands singes
et de les motiver à
y contribuer plus activement,
notamment par leur contribution
à un réseau
de suivi sanitaire. Ces activités
nécessiteront l’emploi
de personnel local et sa formation
aux techniques appropriées
afin de faciliter la communication
et d’assurer la pérennité
des activités.
Buts et objectifs
Ce projet a pour but d’améliorer
les perspectives à
long terme de conservation
des Gorilles des Plaines de
l’Ouest du Parc national
de la Lopé à
travers le renforcement des
capacités locales d’éducation
environnementale, de sensibilisation
et d’appui communautaire
pour la réalisation
d’activités de
manière plus continue
et touchant une plus large
audience.
Pour atteindre ce but, nos
objectifs spécifiques
pour 2009-2010 sont :
Objectif 1. Sensibiliser
et informer les adultes et
les enfants des communautés
locales et des concessions
forestières sur les
grands singes et les problématiques
de conservation associées.
Objectif 2. Soutenir les initiatives
tournées vers le développement
et l’amélioration
des conditions de vie dans
les villages du Parc national,
notamment celles impliquant
des interactions potentielles
avec les grands singes.
Objectif 3. Emploi et formation
de personnel local aux approches
participatives pour l’éducation
environnementale et la sensibilisation.
Budget
total du programme 2 = 68.712
€
Dossier technique et financier
complet sur demande à
info@janegoodall.fr
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| DONNEZ
POUR LES GORILLES DU GABON |
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| Initiative
conjointe visant à protéger
les grands singes menacés
d'extinction
La célèbre primatologue
Jane Goodall sera la marraine
officielle de' l'Année
du Gorille 2009', une
campagne de douze mois destinée
à améliorer les
conditions de préservation
des plus proches parents de
l'homme, ainsi que de leurs
habitats, tout en augmentant
les moyens de subsistance et
les revenus des populations
locales. Son Altesse Sérénissime
le Prince Albert II de Monaco
a inauguré le lancement
de l'initiative “Année
du Gorille” le
1er décembre 2008, à
l'occasion de l'ouverture d'une
conférence des Nations
Unies sur la faune sauvage à
Rome, en Italie.
La marraine de ‘l'Année
du Gorille 2009’ a
fait écho au Prince Albert
II de Monaco en déclarant:
“Il est temps
pour nous de concentrer toutes
nos ressources sur le sauvetage
de ces magnifiques créatures.
Je suis heureuse de prêter
ma voix à ‘l'Année
du gorille 2009’, une
campagne visant à donner
un avenir à ce proche
cousin du genre humain. ”
Cette campagne a également
pour but d'améliorer
la gestion des populations de
primates nationales et transfrontalières,
ainsi que de celles qui vivent
dans les parcs nationaux, en
renforçant la coopération
entre les pays concernés
et en fournissant un meilleur
soutien aux gardes forestiers
et autres personnels.
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L'Année du Gorille est
une initiative de la Convention
des Nations Unies sur la conservation
des espèces migratrices
appartenant à la faune
sauvage (UNEP-CMS), en partenariat
avec le PNUE, l'UNESCO, le Projet
pour la survie des grands singes
(GRASP) et l'Association mondiale
des parcs zoologiques et des
aquariums (WAZA).
Le Dr.
Goodall, fondatrice de l'Institut
Jane Goodall (JGI) et Messager
de la Paix des Nations Unies,
se trouvait en Asie au moment
du lancement de l'initiative.
Dans une déclaration
lue en son absence, elle a souligné
l'impact de la pauvreté
sur les grands singes.
“Les gens
qui vivent à proximité
des dernières zones de
forêt luttent pour leur
survie” a déclaré
le Dr. Goodall. “Si nous
ne parvenons pas à aider
ces gens à trouver des
moyens de subsistance qui ne
provoquent pas la destruction
continue de la forêt,
tous nos efforts pour protéger
ces formidables grands singes,
nos plus proches parents encore
en vie, échoueront.”
Le Dr. Goodall a aussi mis en
avant l'importance des projets
de conservation centrés
sur les communautés du
type de ceux prévus dans
le programme d'actions de l'Année
du Gorille, et de ceux actuellement
mis en œuvre par l’Institut
Jane Goodall en Tanzanie et
en République démocratique
du Congo (RDC). Le programme
TACARE de l’Institut,
qui concerne 24 villages autour
du Parc National de Gombe, en
Tanzanie, recouvre des projets
liés à la santé,
à la protection des forêts,
à la formation aux méthodes
de culture durables, à
la régénération
des forêts, à l'eau
et à l'assainissement,
des initiatives pour les femmes,
des programmes de micro-crédit
et d'éducation. Grâce
à ce programme, les populations
locales coopèrent avec
l’Institut Jane Goodall
pour réserver une partie
de leurs terres à des
actions de reboisement et protéger
les portions de forêts
restantes, qui abritent encore
de nombreuses espèces,
y compris des chimpanzés
menacés d'extinction.
“Ces initiatives
ne bénéficient
pas qu'aux grands singes,”
précise le Dr. Goodall.
“Elle permettent d'éviter
la propagation de maladies contagieuses,
réduisent la pauvreté
et protègent les forêts.
Elles contribuent également
à ralentir le changement
climatique. Enfin, dans les
régions où la
diminution des ressources naturelles
génère une concurrence
susceptible d'engendre des violences,
ce type de programme contribue
à renforcer la sécurité.
”
|
| Pour
plus d’information >>>
info@janegoodall.fr |
|
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La
population de chimpanzés
au Gabon.
La population de chimpanzés
d’Afrique Centrale (Pan
troglodytes troglodytes) est
estimée entre 50.000
et 80.000 individus répartis
au Cameroun, en Guinée
Equatoriale, au Gabon, en République
du Congo, en République
démocratique du Congo,
en République Centrafricaine
et en Angola, sur une aire de
répartition couvrant
695.000 km2. |
| |
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Les
forêts gabonaises,
au cœur du Bassin
du Congo, abritent à
elles seules la plus importante
population de ces chimpanzés
d’Afrique Centrale,
estimée à
40.000 individus, soit
50 à 80% de la
population mondiale de
Pan t. troglodytes ! |
|
| |
Le
Gabon a dû pourtant faire
face à une diminution
de 50% de leurs effectifs ces
vingt dernières années.
La chasse illégale, qui
alimente le commerce de viande
de brousse et le marché
d’animaux de laboratoires
et d’agrément tout
en laissant derrière
elle de nombreux jeunes chimpanzés
orphelins, la destruction ou
l’utilisation non durable
des habitats et, plus récemment,
le virus Ebola contribuent fortement
à ce déclin.
C’est dire l’importance,
pour l’Institut Jane Goodall,
d’être présent
au Gabon pour participer à
l’amélioration
des connaissances et à
la protection des chimpanzés
!
Nos ambitions au Gabon
sont élevées,
mais les 40.000 chimpanzés
le valent bien ! |
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|
| |
Travailler
à la protection des chimpanzés,
c’est essayer
d’enrayer les menaces
qui pèsent sur les populations
de chimpanzés en milieu
naturel, mais c’est également
sauver et améliorer les
conditions de vie des chimpanzés
captifs. |
 |
|
L’Institut
Jane Goodall n’ouvrira
pas de sanctuaire pour
chimpanzés au Gabon.
Néanmoins, nous
avons d’ores et
déjà commencé
à travailler avec
un programme d’accueil
existant pour analyser
les causes et réduire
l’ampleur pressentie
du phénomène
des chimpanzés
orphelins au Gabon.
|
|
| |
En
collaboration avec ce programme,
nous avons un triple objectif
:
sauver les bébés
chimpanzés,
qui sans notre intervention,
risquent fort de mourir;
soigner les orphelins;
préparer
leur avenir par un programme
de réintroduction en
milieu naturel.
Ce programme
de protection des chimpanzés
captifs sera accompagné
d’une campagne nationale
d’information et de
sensibilisation sur les risques
et les sanctions encourues
en cas de détention
d’un chimpanzé
ainsi que des propositions
de développement du
cadre juridique légal.
Nous voulons également
mieux connaître les
populations de chimpanzés
sauvages afin de mieux les
protéger.
Le dernier recensement exhaustif
des chimpanzés au Gabon
date de 1983 ! A cette époque,
Caroline Tutin (membre du
Conseil scientifique de l’Institut
Jane Goodall France) et Michel
Hernandez ont estimé
le nombre de chimpanzés
vivant au Gabon à 64.000
chimpanzés (±
13.000). Mais qu’en
est-il aujourd’hui ?
Le Gabon dispose depuis 2002
d’un réseau de
13 parcs nationaux couvrant
près de 11 % de son
territoire. Des données
sur les grands singes existent
dans certains parcs nationaux
grâce au travail d’ONG
ou d’instituts de recherche.
Cependant, tous n’ont
pas été couverts
par ces études. De
plus, de nouveaux inventaires
permettraient de connaître
l’évolution des
populations de chimpanzés
: ont-elles augmenté,
stagné ou diminué
(ce que l’on redoute
du fait du braconnage, de
l’exploitation forestière
ou de l’émergence
d’épidémies
telle Ebola dans le nord-est
du pays) ? Ces connaissances
sont essentielles pour nous
permettre d’adapter
nos programmes de protection.
|
| |
|
C’est
pourquoi, dans un premier temps,
nous réaliserons dans
les prochains mois un inventaire
des chimpanzés dans trois
des aires protégées
parmi les plus prometteuses.
Nous envisageons par la suite
d’étendre ces inventaires
aux autres parcs nationaux,
voire à l’ensemble
du territoire national. Nous
disposerons ainsi d’une
base de données fiables
et pouvant être comparées,
tant dans l’espace que
dans le temps.
Dans ces trois premiers
sites, nous mettrons
en place des équipes
chargées de l’observation
des différentes communautés
de chimpanzés recensées.
L’intérêt
de ces études est double
: mieux comprendre leurs comportements
sociaux, les interactions entre
groupes, leurs déplacements,
mais aussi participer directement
à leur protection : lorsqu’une
équipe de scientifiques
est présente tous les
jours sur le terrain, le risque
de braconnage diminue fortement
!
Enfin, conformément à
la politique de l’Institut
Jane Goodall, nous développerons
des programmes d’éducation
environnementale et mettrons
en œuvre des projets communautaires
au bénéfice des
populations locales,
principalement autour des trois
sites choisis afin de les associer
dans la gestion des aires et
des espèces protégées. |
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Notre
projet consiste également
à développer des
stratégies de gestion
durable des ressources naturelles
dans les villages gabonais.
Le Programmes de Conservation
des chimpanzés en partenariat
avec les communautés
locales (CCC)
La gestion des ressources naturelles
est souvent perçue par
les communautés locales
comme l'expression d'une politique
autoritaire en contradiction
avec les cultures traditionnelles.
L'Institut Jane Goodall estime
que les populations locales
sont les gardiens immédiats
des ressources naturelles. Il
y a peu de chances de protéger
les ressources naturelles et
de mettre en place une politique
de développement durable
sans une association sérieuse
et équilibrée
avec les communautés
locales.
Notre programme de Conservation
Centrée sur les Communautés
(CCC) permet aux communautés
locales de devenir des partenaires
privilégiés des
programmes de l'Institut Jane
Goodall et d'acquérir
un rôle essentiel dans
la gestion des ressources naturelles
garante pour elles d'un avenir
meilleur.
Implication
des communautés locales
:
Le programme CCC attribue aux
communautés locales gabonaises
des outils nécessaires
à une gestion de leurs
ressources naturelles capable
de leur apporter une prospérité
économique et environnementale.
En augmentant les compétences
locales, les responsabilités
et la participation à
la gestion durable des ressources,
les communautés s'investissent
avec fierté dans la protection
de leur environnement et de
la faune sauvage locale.
La mise en place de mesures
locales d'incitation à
la préservation des ressources
naturelles est nécessaire
à la réussite
de tout projet. En confiant
aux communautés locales
la responsabilité de
gérer les ressources
naturelles et en les invitant
à participer à
tous les niveaux de nos projets,
nous avons réussi à
améliorer leurs conditions
de vie tout en prônant
le besoin de préserver
la biodiversité au bénéfice
de tous.
En mettant l'accent sur la capacité
de chaque individu à
contribuer par des actes éclairés
et bienveillants à l'amélioration
de l'environnement pour tous
les êtres vivants, et
en offrant aux populations la
possibilité de mettre
en place des modes de vie durables,
l'Institut Jane Goodall revendique
une approche holistique de la
conservation, guidée
par la certitude que l'avenir
de notre planète dépend
des actes de ceux qui la peuplent.
Tous nos programmes ont pour
but d'améliorer les conditions
de vie des populations vivant
aux abords de nos sanctuaires
ou réserves, tout en
favorisant la conservation et
la compréhension du besoin
de préserver la biodiversité
de la zone au bénéfice
de tous ceux qui y vivent.
En
impliquant les communautés
dans le processus de conservation,
nous pouvons susciter une meilleure
compréhension des populations
et agir en même temps
sur les causes sociales et économiques
profondes qui influent sur les
communautés.
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Éducation et participation
des plus jeunes :
La mise en place de
programmes d'éducation
à l'environnement,
au sein des communautés
locales gabonaises qui ont un
accès limité à
ce type d'informations, est
un moyen efficace d'améliorer
les chances de succès
de nos programmes à long
terme. Dans les zones où
la conservation est un sujet
de préoccupation, il
n'est pas rare de rencontrer
des enfants qui n'ont jamais
été confrontés
à la beauté ou
aux merveilles de leurs propres
richesses nationales. Les enfants
qui ne sont pas en contact direct
avec la vie sauvage et ceux
qui ont appris à considérer
les animaux sauvages comme des
destructeurs de récoltes
ou comme un fléau qu'il
faut éradiquer, n'ont
souvent pas pleinement conscience
de l'importance des objectifs
de conservation.
Le fait d'habituer les enfants,
dès leur plus jeune âge,
à comprendre et à
apprécier l'importance
de tous les êtres vivants
et les liens étroits
qui les unissent, peut avoir
un effet positif sur leur manière
de penser et favoriser une compréhension
et un intérêt profonds
pour le monde qui les entoure.
Les programmes d'éducation
à l'environnement encouragent
les jeunes à apprécier
la valeur de tous les êtres
vivants et posent les jalons
nécessaires pour favoriser
leur implication future dans
des projets visant à
la fois la protection de l'environnement
et le développement des
communautés humaines.
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Roots
& Shoots
Le programme d'éducation
environnementale et humanitaire
à destination des jeunes
de l'Institut Jane Goodall,
a pour objectif de favoriser
le respect et la compassion
envers tous les êtres
vivants, d'encourager la compréhension
de toutes les cultures et croyances
et d'inciter chaque individu
à mener des actions bénéfiques
dans les domaines de l'environnement,
de la protection de la faune
et du développement des
communautés humaines.
Nos
programmes africains ont à
cœur d'associer les communautés
humaines aux projets de conservation
mis en œuvre dans les zones
où nous intervenons.
La création de groupes
Roots & Shoots
au Gabon est un moyen important
d'impliquer les communautés
et d'éduquer les plus
jeunes aux valeurs de la conservation,
tout en s'efforçant de
bâtir un avenir durable. |
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| Photos ©
Sabine Bernert - Cécile
Martin - Virginia Rodriguez Ponga |
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La
création de l’Institut
Jane Goodall Gabon.
En juillet 2007, le Dr. Jane Goodall
et David Lefranc, actuel président
de l’Institut Jane Goodall France,
se rendent au Gabon. C’est à
la suite de cette visite et après
plusieurs entretiens avec les autorités
gabonaises et les représentants
des organisations locales de protection
de la faune et de la flore qu’une
antenne de l'Institut Jane Goodall
a été créée
en juillet 2008 à Libreville
pour instaurer un programme
d’étude et de conservation
des chimpanzés à long
terme, d'éducation des plus
jeunes et d’appui au développement
durable des populations.
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Cécile
Martin est ingénieur
et spécialiste de la
gestion de projets
de
conservation de la biodiversité,
de développement durable
et d’aménagement
du territoire.
Elle est depuis janvier 2009
salariée de l’Institut
Jane Goodall France à
Libreville, en charge de la
coordination des programmes
au Gabon.
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