L'INSTITUT
DR. JANE GOODALL
LES CHIMPANZÉS
LES PROGRAMMES
> Tchimpounga
> Gombe
> Gabon
> Roots & Shoots
AGIR
> Parrainage
> Donation
> Partenariat
> Bénévolat
ACTUALITÉS
ÉVÉNEMENTS
L'INSTITUT CHEZ VOUS
BOUTIQUE
FOIRE À QUESTIONS
CONTACT
 
 
Licence  de  droits  d’usage

actions
PROGRAMMES DE L'INSTITUT JANE GOODALL FRANCE
AU GABON
   

 

 

PROGRAMME D'ÉDUCATION ENVIRONNEMENTALE
POUR LA PROTECTION DES GRANDS SINGES 2013

Objectifs poursuivis :
Sensibilisation grand public et éducation des jeunes

Au cours de l’année scolaire 2012-2013, l’antenne Gabon de Institut Jane Goodall France prévoit de réaliser plusieurs campagnes d’éducation environnementale pour la conservation des Grands Singes dans les établissements scolaires du Gabon, à Libreville et dans la province de l’Estuaire.

   

Ces campagnes ont pour objectifs :
Le renforcement des capacités des professionnels de l’Education Nationale afin de leur donner les moyens d’être autonomes et d’œuvrer pour la préservation de la nature.
L’éducation de 10.000 élèves de primaires à l’importance des chimpanzés et gorilles, et plus généralement de la biodiversité.
La validation des outils pédagogiques développés par l‘antenne Gabon de l’Institut en vue de leur généralisation.

Par ailleurs, l’Institut attache une grande importance à la sensibilisation des autorités, des décideurs économiques et du grand public. A cette fin, différents projets sont développés associant acteurs de la conservation, administrations et partenaires économiques.
Enfin, le renforcement des capacités des acteurs de la protection de l’environnement est nécessaire dans le domaine de l’éducation environnementale et est un des axes de travail de l’Institut au Gabon.

Projets identifiés
Campagnes d’éducation environnementale (CEE) et renforcement des capacités dans les établissements scolaires

1) Campagne dans 20 écoles primaires publiques de Libreville (6000 enfants)
Il s’agit de former 16 conseillers pédagogiques de l’Education Nationale pour leur permettre de développer des animations pédagogiques sur les grands singes et la protection de la biodiversité dans 150 classes de CM1 et CM2 de Libreville, avec l’appui de l’Institut. Cette campagne a débuté en octobre 2012 et se terminera en mai 2013. Elle est financée à 100% par la société Tullow Oil Gabon SA. Elle devrait également permettre la création de plusieurs groupes roots & shoots.

2) Campagne dans 10 écoles catholiques de Libreville (3000 enfants)
8 conseillers pédagogiques devraient être formés pour mettre en œuvre une campagne sur les grands singes dans ces écoles primaire. Outre les animations sur les grands singes, la campagne prévoit l’édition d’un recueil de poésie et de nouvelles suite à un concours organisé au sein des écoles et la, participation à des ateliers éco-éducatifs. Les financements de cette campagne ne sont pas acquis à ce jour.

3) Campagne dans 4 écoles publiques conventionnées de Libreville (500 enfants)
Cette campagne est en cours de discussion avec les écoles concernées et devrait être financée par les écoles elles-mêmes.

4) Campagne le long de la RN1 sur l’axe Kango-Bifoun (1000 enfants)
La Route Nationale 1 est la seule route qui permet d’arriver à Libreville depuis l’intérieur du pays. Très fréquentée, elle est un passage obligé pour le trafic de viande de brousse. L’Institut souhaite mener sur 60 km une campagne d’éducation des jeunes en milieu scolaire (au sein des 13 établissements recensés) et de sensibilisation des représentants des autorités locales dans les 13 villages de cette portion. Les financements de cette campagne ne sont pas acquis à ce jour.

Sensibilisation grand public

1) Manifestation culturelle et scientifique « Les grands singes : une histoire de famille ? »
Exposition, conférences-débats, projections de films documentaires et de fictions pour le grand public et les scolaires ou de dessins animés pour les enfants, pièce de théâtre, ateliers éco-pédagogiques : un mois de manifestations diverses autour du thème des grands singes et de la famille des Hominidés est organisé par l’Antenne Gabon de l’Institut Jane Goodall France et l’Institut Français du Gabon en partenariat avec l’Alliance Grands Singes Gabon, le Ministère des Eaux et Forêts, l’ANPN. Faire connaître les Grands Singes et faire prendre conscience de leur proximité avec l’Homme et de leur fragilité, tel est l’objectif de cet évènement, première au Gabon. Les financements de cette campagne ne sont pas acquis à ce jour.

2) Campagne radio
18 émissions radio sur deux radios gabonaises animées par l’Institut sur les grands singes et la biodiversité vont être enregistrées. Avec les rediffusions, ce sont plus de 50 plages de diffusion. Ce programme est financé par la société DHL international Gabon.

Renforcement des capacités des acteurs de la conservation des grands singes

1) Formation des ONG locales
Suite à une première formation de membres d’ONG locales en novembre 2011 à l’éducation environnementale pour la conservation des GS, l’antenne Gabon de l’Institut souhaite organiser en 2013 une session de niveau 2 afin de poursuivre le renforcement des capacités de ces ONG. La formation aura lieu au parc de la Lékédi, centre d’accueil de GS orphelins. Un accord de principe de financement a été donné par ECOFAC.

2) Formation des agents des Eaux et Forêts
Il s’agit de renforcer les compétences des agents des Eaux et Forêts lors de cas de saisie de GS détenus illégalement ou issus de mission de lutte anti-braconnage, en ce qui concerne les aspects réglementaires, sanitaires et sécuritaires, les premiers soins à apporter à l’animal, les procédures de quarantaine, de transfert et d’accueil dans un centre qualifié. Le Ministère est très intéressé par cette formation, d’abord à Libreville puis délocalisée en province dont le financement n’est pas encore acquis à ce jour.

En partenariat avec
 
  >> haut de page

 

NOUVELLE CAMPAGNE D'ÉDUCATION ENVIRONNEMENTALE
DANS LES ÉCOLES PUBLIQUES DE LIBREVILLE
POUR L'ANNÉE SCOLAIRE 2012-2013


Conseillers pédagogiques participant à la formation animée par l’Institut Jane Goodall en octobre 2012 à Libreville

Vers une collaboration renforcée avec l’Education Nationale pour protéger les grands singes du Gabon.
En ce début d’année scolaire, l’Institut relance ses programmes d’éducation environnementale dans les écoles. Afin de conscientiser les élèves de 4ème et 5ème années (CM1-CM2) issus de 20 établissements publics de Libreville à l’importance des grands singes, l’Institut travaille en appui aux conseillers pédagogiques du Primaire. Fournir les savoirs, savoir-faire, supports pédagogiques et le suivi nécessaires à ces professionnels de l’éducation leur permettra de réaliser des interventions sur les grands singes dans les écoles dont ils ont la charge.
Renforcer les compétences des équipes enseignantes offre la possibilité de démultiplier les interventions auprès de la jeunesse gabonaise. Former chaque année de nouveaux conseillers pédagogiques permettra d’éduquer un nombre toujours croissant d’élèves sur l’importance de la biodiversité de leur pays.

  « L’éducation environnementale est importante car j’ai découvert beaucoup de choses que je ne connaissais pas, en particulier sur les grands singes. Désormais je passerai tout mon temps à parler de la protection environnementale, par exemple en sensibilisant tous ceux que je verrais jeter des ordures n’importe où »
Suzanne KOUMBA
conseiller pédagogique
circonscription Centre
   
  « Avant je ne maîtrisais pas profondément la valeur des grands singes. Mais j’ai fait de grandes découvertes sur eux, à travers leurs rôles dans la nature. Je suis maintenant mandaté par l’éducation pour sensibiliser, former et éduquer les citoyens pour protéger la nature »
Judes MBA ANGONE
conseiller pédagogique
circonscription Nord
   

La particularité de l’Institut Jane Goodall : la formation du corps enseignant
Cinq jours de formation ont été dispensés au cours du mois d’octobre 2012 par l’Institut Jane Goodall et ont permis de renforcer les compétences de 14 encadreurs pédagogiques à la méthodologie d’éducation environnementale. Parmi les connaissances abordées, quelques-unes ont surpris les participants : troublés par les nombreuses similitudes de comportement existant entre les Chimpanzés, les Gorilles et notre propre espèce, ils ont découvert avec fascination le rôle de disséminateurs naturels que jouent les grands singes de leur pays. Accompagnés par l’Institut, ils disposent désormais des moyens, jusqu’à fin décembre, pour éduquer 6000 élèves.

 
« Il existe des interactions entre tous les êtres vivants, la disparition de l’un entraînant inévitablement la disparition des autres »
Gertrude OBE ASSAMA
conseiller pédagogique
circonscription Est
   
 
« Il est possible de vivre sans détruire la nature. En la détruisant, on se détruit soi-même car tout est lié »
Florentin MIKALA
conseiller pédagogique
circonscription Sud
   

Un travail en classe en deux temps : animations pédagogiques suivies de leçons de sciences
Après un premier temps classique d’animations pédagogiques sur les grands singes réalisées par les conseillers formés entre les mois d’octobre à décembre 2012, des leçons seront développées par les enseignants de janvier à avril 2013 dans le but de renforcer le message de conservation de la biodiversité et l’approche scientifique à l’école (se questionner, émettre des hypothèses puis les vérifier).
L’Institut Jane Goodall a à cet effet élaboré, avec un conseiller pédagogique de la Coopération française, des documents pédagogiques sur la famille des Hominidés qui ont été validés par l’Institut Pédagogique National. Reprenant des thèmes inscrits dans les programmes scolaires (classification du vivant, chaîne alimentaire, évolution), ces supports (cahier de l’élève et livre du maître) permettront aux enseignants de développer de nouvelles leçons en s’appuyant sur une méthodologie sollicitant le raisonnement des enfants et permettront à ces derniers d’aller plus loin dans la compréhension du monde vivant et de l’interdépendance des êtres vivants.


Document déclencheur utilisé avec les élèves pour
qu’ils expriment leurs connaissances sur les grands singes
(phase de « représentation des apprenants »)

Pour rappel, l’Institut Jane Goodall avait l’an dernier formé 6 conseillers pédagogiques et éduqué 2.700 enfants issus de 10 écoles publiques de Libreville. Cette année, l’appui financier d’un partenaire local, la société Tullow Oil Gabon SA, permet d’accroître le nombre de bénéficiaires de cette campagne et de poursuivre l’éducation en proposant des modules d’enseignement complémentaires sur les grands singes.
Campagne soutenue financièrement par
Tullow Oil Gabon SA

 

 
  >> haut de page

PRÉSENTATION DES PROGRAMMES D'ÉDUCATION ENVIRONNEMENTALES AU GABON

2010-2012

SOMMAIRE

PRESENTATION DES PROGRAMMES

SP1 : INTRODUCTION DE L’EDUCATION ENVIRONNEMENTALE DANS LES PROGRAMMES SCOLAIRES
1. APPUI AU PROJET « EDUCATION RELATIVE A L’ENVIRONNEMENT » DE L’ONG A.S.F
2. PROJET D’EDUCATION SCIENTIFIQUE « DECOUVRIR LES HOMINIDES »

SP2 : EDUCATION ENVIRONNEMENTALE EN MILIEU SCOLAIRE ET EXTRA-SCOLAIRE
1. CAMPAGNES EFFECTUEES EN MILIEU SCOLAIRE ET RESULTATS OBTENUS
2. EDUCATION ENVIRONNEMENTALE EN MILIEU EXTRA-SCOLAIRE

SP3 : GROUPES ROOTS & SHOOTS

SP4 : SENSIBILISATION DU GRAND PUBLIC
1. EVENEMENTS NATIONAUX AUXQUELS L’INSTITUT JANE GOODALL FRANCE A PARTICIPE
2. EVENEMENT ORGANISE PAR L’INSTITUT JANE GOODALL FRANCE
3. EVENEMENT CO-ORGANISE PAR L’INSTITUT JANE GOODALL FRANCE
4. MEDIATISATION

SP5 : RENFORCEMENT DES CAPACITES LOCALES
1. FORMATIONS MISES EN ŒUVRE ET PUBLIC CIBLE
2. OUTILS PEDAGOGIQUES CREES

ALLIANCE GRANDS SINGES DU GABON
1. CREATION D’OUTILS PEDAGOGIQUES
2. CAMPAGNES DE SENSIBILISATION GRAND PUBLIC
3. RENFORCEMENT DES CAPACITES LOCALES

CONCLUSION

   
 
Les programmes d'éducation environnementales avec le soutien de
   

 

PRÉSENTATION DES PROGRAMMES

POURQUOI EDUQUER A L’ENVIRONNEMENT AU GABON
Les forêts gabonaises constituent l’un des plus vastes blocs forestiers d’Afrique Centrale et abritent une importante population de chimpanzés et gorilles. Ces deux espèces, richesse de la biodiversité gabonaise, sont menacées d’extinction et intégralement protégées par les lois internationales et nationales. Le Gabon a pourtant dû faire face à une diminution de 50% de leurs effectifs en 20 ans (Walsh et al., 2003). La chasse illégale, alimentant le commerce de viande de brousse ainsi que le marché de jeunes gorilles et chimpanzés orphelins, tout comme la destruction des habitats et plus récemment les épidémies mortelles du virus Ebola ont contribué à ce déclin.
Le niveau de connaissance de la population gabonaise sur les grands singes est relativement faible, tant en ce qui concerne les menaces qui pèsent sur ces espèces, la réalité de leur déclin que leurs rôles écologiques. Afin de lutter contre la disparition du vivant et conscientiser la population gabonaise, l’Institut Jane Goodall France a notamment mis en place au Gabon un programme de sensibilisation et d’éducation environnementale. Plusieurs volets y sont développés, dont l’éducation des plus jeunes et le renforcement des capacités locales.

LE PROGRAMME D’EDUCATION ENVIRONNEMENTALE DE L’INSTITUT JANE GOODALL FRANCE AU GABON

Le Programme de Sensibilisation et d’Education Environnemental de l’Institut Jane Goodall France au Gabon est subdivisé en six sous-programmes :

SP1 Introduction de l’Education Environnementale dans les curricula scolaires
SP2 Education environnementale en milieu scolaire et extra-scolaire
SP3 Groupes roots&shoots
SP4 Sensibilisation du grand public
SP5 Renforcement des capacités locales

video
   


 

SP1 : INTRODUCTION DE L’EDUCATION ENVIRONNEMENTALE DANS LES PROGRAMMES SCOLAIRES

 

1. APPUI AU PROJET « EDUCATION RELATIVE A L’ENVIRONNEMENT » DE L’ONG A.S.F.

En avril 2010, l’ONG gabonaise Aventure Sans Frontière (ASF), voulant inscrire l’éducation à l’environnement au sein des programmes scolaires, a convié l’antenne Gabon de l’Institut Jane Goodall France à une présentation de documents pédagogiques réalisés afin d’expliquer aux enfants de 4ème et 5ème année (CM1 et CM2) l’importance de la nature présente au Gabon, les menaces qui pèsent sur cette nature et les mesures mises en œuvre pour la préserver. En collaboration avec le Ministère de l’Education Nationale et ASF, l’Institut Jane Goodall France a participé, au cours de l’année scolaire 2010-2011, à des groupes de travail réguliers et fait plusieurs lectures de correction des documents, afin d’appuyer leur création dans différents domaines :

- logique et objectifs des supports,
- développement des thématiques,
- pédagogie d’intervention,
- connaissances biologiques.
Après validation par l’Institut Pédagogique National (IPN) au cours du 2ème semestre 2011, les trois documents ont été soumis par ASF à différents bailleurs pour publication en vue d’être testés en fin d’année scolaire 2011-2012. Avant cette publication, l’Institut Jane Goodall a souhaité apporter un certain nombre de corrections aux documents, faute de quoi l’Institut demande à ne pas apparaitre en tant que membre de l’équipe rédactionnelle.
Ces documents pourraient alors être testés dans les écoles lors de la prochaine année scolaire.

2. PROJET D’EDUCATION SCIENTIFIQUE « DECOUVRIR LES HOMINIDES »

La Coopération Française, par l’intermédiaire du Fond de Solidarité Prioritaire (FSP), appuie le renforcement des programmes scolaires de premier cycle dans le domaine des sciences.

L’Institut Jane Goodall France et un conseiller pédagogique du FSP ont créé une ressource pédagogique scientifique à partir de l’exemple des grands singes pour les classes de 4ème et 5ème années qui vise à :
- Favoriser l’enseignement des sciences et l’appropriation de la démarche scientifique à l’école - Enrichir les connaissances des élèves sur les grands singes et la biodiversité - Insister sur l’importance de protéger les chimpanzés et les gorilles.

Deux supports didactiques pour découvrir la famille des Hominidés ont ainsi été réalisés :
- un livre du maître comprenant les connaissances nécessaires aux sujets abordés et un descriptif des séances à mener en vue de « découvrir les grands singes »
- un cahier de l’élève comprenant une série d’exercices correspondant aux séances développées dans le livre du maître
Différentes thématiques sont traitées dans ces supports :
- classification et évolution - vie sociale des grands singes - chaîne alimentaire et écosystèmes - aires de répartition et dynamique des populations de grands singes
Il est prévu que les équipes enseignantes (conseillers pédagogiques et instituteurs) reçoivent une formation en préalable à l’usage de ces documents dans leurs classes.
Démarré en avril 2010, ce projet a été finalisé en juillet 2011 ; les documents ont été validés par l’Institut Jane Goodall France en octobre 2011 et en décembre 2011 par La Main à la Pâte (Académie des Sciences, France). Il s’agit maintenant d’une part de valider avec l’Institut Pédagogique National, associé au projet FSP, l’utilisation de ces documents pour l’année 2012-2013 (phase test initialement prévue en mars-avril 2012 dans 10 établissements scolaires gabonais repoussée pour 2012-2013), d’autre part de trouver des financements pour leur impression et diffusion dans les écoles gabonaises (le Ministère de l’Education Nationale gabonais ne pouvant supporter ces coûts).

 

SP2 : EDUCATION ENVIRONNEMENTALE EN MILIEU SCOLAIRE ET EXTRA-SCOLAIRE

 

1. CAMPAGNES EFFECTUEES EN MILIEU SCOLAIRE ET RESULTATS OBTENUS

Cinq campagnes d’éducation environnementale en 2010-2011 et 2011-2012

En deux années scolaires, cinq campagnes d’éducation environnementale ont été réalisées afin d’éduquer les élèves sur les grands singes du Gabon. Ces interventions intitulées «Faire connaissance avec les grands singes » ont pour objectifs :

- de permettre aux enfants de faire connaissance avec ces espèces et leur habitat
- d’éveiller les enfants aux sciences et à la démarche scientifique
- de les inciter à se questionner et à étudier leur environnement
- de leur donner le goût de protéger les grands singes et plus généralement l’environnement.

Ces campagnes ont concerné :
- 50 établissements scolaires publics et privés (40 à Libreville et 10 à Mouila) - 163 classes principalement de 4ème et 5ème années (CM1 et CM2), ainsi que collèges et lycées - 6.522 enfants

 

Evolution de la méthode d’intervention : vers une plus grande implication des apprenants et une meilleure formation des animateurs

La méthodologie d’éducation environnementale a évolué au cours de ces deux ans, notamment en termes de pédagogie d’intervention. Grâce à l’appui des conseillers pédagogiques (de la Coopération française et de l’Education Nationale gabonaise), un travail de fond a été mené afin de cibler les informations importantes à transmettre selon les objectifs visés. L’Institut dispose ainsi d’un module d’éducation environnementale fiable et éprouvé afin de ‘‘faire connaissance avec les grands singes’’ dans un objectif éducatif et de protection des grands singes non-humains.

Création d’un kit pédagogique pour faire connaissance avec les grands singes

L’Institut Jane Goodall France a utilisé dans ses premières campagnes la Malle Pédagogique Grands Singes, créée par le Projet de Conservation des Grands Singes avec l’appui du Museum National d’Histoire Naturelle et de la Coopération Française, et mise à disposition par le Réseau des Aires Protégées d’Afrique Centrale (RAPAC). Le manque de disponibilité de cette malle (un seul exemplaire pour le Gabon) et ses caractéristiques (lourdeur 120 kg et encombrement) ont incité l’Institut Jane Goodall France à créer son propre outil d’éducation environnementale sur les grands singes.


Vue de plusieurs dessins réalisés par JGIF permettant d’illustrer le rôle des grands singes dans la forêt.

Une quarantaine d’illustrations de la forêt et des grands singes du Gabon a ainsi été dessinée par un jeune artiste gabonais, Eric. Ces simples outils, inspirés de la Malle Pédagogique Grands Singes, sont largement suffisants pour atteindre les objectifs d’éducation environnementale que s’est fixé l’Institut Jane Goodall France.

Par ailleurs, différents supports ont été réalisés afin d’évaluer les enfants (avant et après animation sur les grands singes) et de leur permettre de poursuivre l’éducation environnementale sur les grands singes dans les écoles ou à la maison :

- Questionnaire d’évaluation
- Livret sur les grands singes
- Bande dessinée sur les chimpanzés et les gorilles (cf. Alliance Grands Singes Gabon)

 

2. EDUCATION ENVIRONNEMENTALE EN MILIEU EXTRA-SCOLAIRE

Les élèves de certaines écoles ont été invités à participer à des ateliers éducatifs lors d’événements grand-public à Libreville (voir SP4 : Sensibilisation du Grand Public) :

- Salon Gabon Durable en mai 2011 à la Cité de la Démocratie, en partenariat avec la société organisatrice Stella Maris

- Semaine Nationale de l’Environnement en juin 2011 à la Cité de la Démocratie, en partenariat avec la Direction Générale de l’Environnement (Ministère de l’Habitat, de l’Urbanisme, de l’Ecologie et du Développement Durable)

- Manifestation « Patrimoine Naturel du Gabon : Attention fragile ! » en novembre et décembre 2011 à l’Institut Français du Gabon, en partenariat avec la Zoological Society of London (ZSL), Conservation Justice, le Partenariat Tortues Marines, l’Alliance grands Singes Gabon et l’Ambassade de France.

Les ateliers développés complètent l’éducation environnementale reçue dans les classes en élargissant les thématiques : classification du vivant, services rendus par la forêt, recyclage des déchets...

Plus de 1.500 enfants ont été accueillis lors de ces évènements par l’équipe de l’Institut Jane Goodall France, dont 1400 issus des écoles avec lesquelles l’Institut travaille régulièrement.


Ateliers éducatifs pour les enfants à l’Institut Français du Gabon et à la Cité de la Démocratie

 

SP3 : GROUPES ROOTS & SHOOTS

est un programme éducatif mondial humanitaire et environnemental.

 

Depuis 1991, plus de 10.000 groupes sont enregistrés auprès de 120 pays, intervenant dans :

- la préservation de l’environnement
- la protection du monde animal
- le bien-être des communautés locales.
roots & shoots au Gabon : difficulté de mise en œuvre

En 2010, 5 groupes étaient en projet au Gabon, l’un à Mouila et les autres sur Libreville.
Les Coordonnateurs de différents groupes ont été rencontrés sur 2011 mais leur mise en place n’est pas effective, ni le message compris en terme d’objectifs.
La logique de fonctionnement des groupes roots & shoots, basée sur la participation proactive de ses membres, n’est pas habituelle au Gabon. Ainsi, les coordonnateurs sont dans l’attente d’un appui fort de l’Institut Jane Goodall France pour définir et mettre en œuvre leurs actions.
Pour l’année 2012, l’effort porte sur la mise en place de groupes roots & shoots au sein de certaines écoles avec lesquelles l’Institut Jane Goodall France a travaillé en 2011 et identifiées comme motivées par la protection de l’environnement.

En particulier un jumelage entre une des classes de l’école Sainte-Marie de Libreville et le groupe roots & shoots « les Bees » de la classe de CE2 de l’école Joliot Cury d’Ivry (coordonné par Ghislaine Joubert, de l’Institut Jane Goodall France) a été mis en œuvre en début d’année 2012

 

SP4 : SENSIBILISATION DU GRAND PUBLIC

1. EVENEMENTS NATIONAUX AUXQUELS L’INSTITUT JANE GOODALL FRANCE A PARTICIPE
En mai et juin 2011, deux événementiels ouverts au public se sont déroulés à Libreville :

- la seconde édition du Salon Gabon Durable (du 4 au 8 mai)
- la Semaine Nationale de l’Environnement (du 7 au 10 juin)

L’Institut Jane Goodall France y était présent afin de :

- Sensibiliser le public sur les grands singes en particulier et plus généralement sur la thématique de la conservation de la biodiversité (500 personnes accueillies sur le stand de l’Institut)
- Renforcer l’éducation environnementale des enfants à travers plusieurs ateliers éducatifs portant sur les liens Homme-Forêt ou Homme-Nature (chaque salon a accueilli près de 300 élèves).
- Former les bénévoles de l’Institut à la sensibilisation et leur permettre de transmettre leurs connaissances et motivation
- Rencontrer de nouveaux bénévoles.

 

2. EVENEMENT ORGANISE PAR L’INSTITUT JANE GOODALL FRANCE
La « Sainte Jane », 11 décembre
Sensibilisation grand public sur la plage de Libreville Léon Mba :

- En 2010, 10 bénévoles ont participé et environ 100 personnes ont été sensibilisées
- En 2011, 14 bénévoles ont participé pour plus de 200 personnes sensibilisées.

 

3. EVENEMENT CO-ORGANISE PAR L’INSTITUT JANE GOODALL FRANCE
Exposition conférences « Patrimoine Naturel du Gabon : Attention fragile ! »
L’Institut Jane Goodall France et Conservation Justice ont organisée à l’Institut Français de Libreville une exposition évènement intitulée ‘Patrimoine naturel du Gabon: Attention fragile!’ du 21 novembre au 22 décembre 2011, avec ZSL et le Partenariat pour les Tortues Marines, sous le patronage du Ministère des Eaux et Forêts.
Soutenue financièrement par l’Alliance Grands Singes Gabon (BHP Billiton), l’Ambassade de France et l’Institut Français du Gabon, cette manifestation associait également d’autres partenaires de la conservation (Wild Conservation Society, Brainforest, ASF).
Cette exposition-évènement visait à sensibiliser un large public sur la richesse du patrimoine naturel gabonais et sa fragilité. Les différentes manifestations prévues ont favorisé une prise de conscience sur la nécessité de s’engager ensemble pour la préservation et la gestion durable des écosystèmes naturels :
- exposition de photos et de panneaux didactiques sur les menaces qui pèsent sur la biodiversité gabonaise et les solutions pour la préserver (12 panneaux créés pour l’occasion)
- ateliers éducatifs pour les enfants (animés par l’Institut Jane Goodall France) - conférences-débats grand public sur les Tortues Marines, le trafic d’ivoire, les grands singes - projection-débat grand public avec la venue de Fred de C’est pas Sorcier pour la projection
d’un long métrage « En route pour la jungle » en soirée - projection d’un court-métrage de C’est pas sorcier « Rencontre avec les gorilles » auprès des scolaires.

L’Institut Jane Goodall France a éduqué 950 enfants dans ses ateliers, sensibilisé 1000 enfants lors des projections, mis à disposition 2 animatrices et plusieurs bénévoles pour sensibiliser le grand public et expliquer l’exposition (300 à 400 personnes sensibilisés), animé une conférence sur les grands singes « Gorille sur le grill, chimpanzé enchaîné, quel destin pour nos cousins ! » auprès d’un public de 60 personnes.
La cérémonie d’inauguration a eu lieu en présence de représentants du Ministère des Eaux et Forêts (Secrétaire Général, Directeur Général de la Faune et des Aires Protégées, Directeurs et chefs de service).

 

 

4. MEDIATISATION
6 émissions radio ont été enregistrées par l’Institut Jane Goodall France, dans le cadre d’un partenariat entre l’Alliance Grands Singes Gabon et Radio Emergence (radio locale soutenue par le Ministère de l’Education Nationale et l’Unesco, dont les émissions à vocation éducative sont animées par de jeunes bénévoles gabonais) afin de présenter ses activités et les grands singes du Gabon.
Deux émissions TV ont été enregistrées avec l’Institut Jane Goodall France :
- l’une sur la RTG1 (1ère chaîne de TV publique gabonaise) en septembre 2011 dans le cadre de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) dont la mascotte est un gorille, afin de parler des grands singes non-humains (35 minutes)
- l’autre sur TV+ (télévision privée) dans l’émission « Environnement+ » en décembre 2011, pour présenter l’Institut Jane Goodall France et son programme d’éducation environnementale (30 minutes)
De nombreux articles de la presse écrite (quotidiens Union et Gabon Matin, mensuel Gabon Magazine) et sur internet (www.gaboneco.com, www.agpgabon.ga , www.gabonews.ga, www.mazleck.info) sont parus tant sur l’Institut Jane Goodall France que sur ses activités au Gabon.

 

SP5 : RENFORCEMENT DES CAPACITES LOCALES

L’Institut Jane Goodall France cible différents publics et objectifs pour le renforcement des capacités locales :

- les agents de l’administration sur les procédures de saisies de grands singes orphelins ou victimes du braconnage (santé, sécurité, premiers soins)
- les ONG locales de conservation sur la méthodologie d’éducation environnementale et les connaissances relatives aux grands singes
- les équipes enseignantes des réseaux d’écoles dans lesquelles l’Institut Jane Goodall France intervient. Dans un premier temps, il s’agit de fournir les connaissances et compétences en éducation environnementale pour la conservation des grands singes afin que le corps enseignant soit à même d’effectuer des animations auprès de leurs élèves ; dans un second temps il s’agit de former les enseignants à l’utilisation des supports didactiques développés « Découvrir les Hominidés »
- les bénévoles de l’Institut Jane Goodall France afin de renforcer leurs connaissances sur les chimpanzés et la biodiversité et leur compétence en terme d’animation et d’éducation environnementale.

1. FORMATIONS MISES EN ŒUVRE ET PUBLIC CIBLE
Animateurs de l’Institut Jane Goodall France
Formation en connaissances sur les grands singes, méthodologie et pédagogie d’intervention pour les animateurs en éducation environnementale : 7 animateurs dont 5 bénévoles formés en deux ans.
Début 2011, deux étudiantes diplômées de l’Ecole Nationale des Eaux et Forêts ont été recrutées pour des campagnes d’éducation environnementale. Leur intégration dans la fonction publique en septembre 2011 a favorisé les formations des éducateurs et conseillers pédagogiques des écoles primaires et des bénévoles de l’Institut.

Bénévoles de l’Institut Jane Goodall France
- Connaissances sur les grands singes, sur la biodiversité ; intervention de spécialistes (santé animale, tortues marines)
- Sensibilisation à l’environnement auprès de la majorité des bénévoles qui ont apporté leur aide lors des manifestations grand public
Sur les deux années scolaires 2010-2011 et 2011-2012, 50 rencontres bénévoles ont été organisées sur des thématiques variées. Ces moments ont permis de renforcer leurs connaissances sur les grands singes, de les former en vue des événementiels auxquels l’Institut Jane Goodall France participe (salon Gabon Durable, Journée Mondiale de l’Environnement, Semaine Nationale de l’Environnement...), d’organiser des manifestations grand public.

Educateurs et conseillers pédagogiques
En partenariat avec la Direction de l’Enseignement Privé Catholique et la Direction de l’Enseignement Primaire, l’Institut Jane Goodall France est intervenu au cours de deux sessions de formation, en octobre 2011 et en mars 2012, afin d’apporter les connaissances et compétences en éducation environnementale pour la conservation des grands singes à 12 encadreurs pédagogiques sélectionnés par leur Direction. Ces 12 encadreurs ont participé aux campagnes d’éducation environnementale mises en œuvre dans leurs établissements au cours de l’année scolaire 2011-2012.
Chaque année, ces éducateurs environnementaux pourront ainsi effectuer des animations sur les grands singes auprès des élèves de 4ème et 5ème années de leurs établissements.

Mise en situation des apprenants lors de la formation en éducation environnementale
des éducateurs des écoles catholiques, octobre 2011

Animateurs d’ONG locales de protection de la nature
L’Institut Jane Goodall France a organisé et animé plusieurs sessions de formation pour des animateurs d’ONG locales de protection de la nature.
- Novembre 2010, formation de 8 animateurs de l’ONG Muyissi Environnement à la conservation des grands singes et mise en œuvre de la campagne environnementale dans les écoles de Mouila
- Novembre 2011, formation de 7 animateurs issus de 4 ONG locales : Muyissi Environnement, Program, Projet Gorille Fernan Vaz et Figet (avec l’appui de l’Alliance Grands Singes Gabon) :
Ces formations avaient pour objectif d’apporter à ces futurs éducateurs environnementaux les connaissances, compétences et outils nécessaires à la réalisation d’actions d’éducation environnementale pour la conservation des grands singes. Les ONG formées pourront ainsi mettre en œuvre des campagnes d’éducation environnementale dans leurs provinces respectives.

Participants à la formation en éducation environnementale
pour la conservation des grands singes, novembre 2011

 

2. OUTILS PEDAGOGIQUES CREES

 

 


Différents supports de formation ont été créés pour les participants aux formations qu’il organise. Ce sont ainsi 2 outils pédagogiques qui sont dès à présent à disposition de l’Institut Jane Goodall France (en compléments des outils illustrations) :

- Bases méthodologiques pour une animation réussie en éducation environnementale
- Guide d’intervention et connaissances pour l’animateur pour le module « Faire connaissance avec les grands singes »


ALLIANCE GRANDS SINGES DU GABON

L’Alliance Grands Singes du Gabon, réseau regroupant la plupart des acteurs de la conservation des grands singes du Gabon, se donne pour mission de coordonner les actions de conservation des grands singes dans le pays.

Ses 4 axes de travail sont :
- Gestion des grands singes orphelins
- Renforcement et application des lois sur les grands singes
- Education et sensibilisation sur ces espèces
- Veille et expertise

Le programme d’éducation environnementale sur les grands singes s’articule autour de 4 volets :
1. Création d’outils pédagogiques
2. Campagne de sensibilisation grand public
3. Renforcement des capacités locales
4. Activités dans les écoles

Ce programme est à ce jour coordonné par l’Institut Jane Goodall France, qui assure en particulier la conception et la réalisation des documents nécessaires, la mise en œuvre de certaines formations prévues, la coordination des actions de sensibilisation grand public.

1. CREATION D’OUTILS PEDAGOGIQUES

Bande dessinée pour les enfants
Une bande-dessinée démontrant les proximités entre chimpanzés, gorilles et hommes ainsi que l’importance de ces espèces a été créée par l’AGSG (scenario Institut Jane Goodall France, dessin d’un jeune artiste gabonais Ralph Cédric Moumba).



   

Première et dernière de couverture de la bande-dessinée   Pages de la bande-dessinée

 

Poster et dépliant sur les lois protégeant les chimpanzés et gorilles

Il s’agit d’un dépliant recto-verso (60x80 cm) à destination principalement des chasseurs et des agents du Ministère des Eaux et Forêts [Minef] (brigades et cantonnements). Validé fin novembre 2011 par le Minef, il a été imprimé fin décembre en 2.000 exemplaires (dont 500 pour le Minef).

Une plaquette à destination du grand public sur la détention de grands singes

Cette plaquette (format A5 RV couleur) sur la détention de grands singes explique l’illégalité, les risques sanitaires, la sécurité ainsi que la cruauté d’une telle pratique. Validée fin novembre 2011 par le Minef, elle a été imprimée en décembre à 2000 exemplaires (dont 500 pour le Minef).


Recto - verso de la plaquette sur la détention


Ces différents documents seront diffusés gratuitement aux publics ciblés,
aux ONG et partenaires de
la conservation et permettront de renforcer la protection de ces espèces.

 

2. CAMPAGNES DE SENSIBILISATION GRAND PUBLIC

Emissions radio
Un partenariat a été établi entre l’Alliance Grands Singes et la radio locale Radio Emergence afin de diffuser régulièrement des émissions sur les grands singes. Ainsi, 6 émissions « Nature Ecolo » d’une vingtaine de minutes ayant pour thématiques spécifiques les grands singes (qui sont-ils, vie sociale, rôles, espèces protégées, menaces et solutions, santé) et 4 autres émissions « L’Invité » permettant aux membres de ce réseau de présenter leurs activités ont été enregistrées entre juin et septembre 2011, sous la coordination de l’Institut Jane Goodall France.

Six émissions sur les 10 ont été enregistrées par l’Institut Jane Goodall France : une émission « L’invité » et 5 émissions « Nature écolo », la 6ème (santé) ayant été enregistrée par le Centre International de Recherches de Franceville (CIRMF) et la ZSL.

3. RENFORCEMENT DES CAPACITES LOCALES
Plusieurs formations ont été réalisées dans le cadre du programme d’éducation de l’Alliance dont deux animées par l’Institut Jane Goodall France (cf. p.14 : Formations mises en œuvre) :
- Formation des encadreurs pédagogiques dans les écoles catholiques
- Formation des animateurs des ONG de conservation
Les activités menées dans le cadre de l’Alliance appuient le programme d’éducation environnementale de l’Institut Jane Goodall France et permettent d’une part de produire des supports qui sont diffusés lors des activités réalisées par l’Institut Jane Goodall France, et d’autre part de financer certaines activités que celui-ci souhaitait mettre en œuvre et qui n’auraient pu l’être sans l’appui de l’Alliance (formations en particulier).

 

CONCLUSION

 

Ce rapport dresse un état des lieux des nombreuses activités d’éducation environnementale et de sensibilisation menées dans le cadre du programme d’éducation environnementale (PEE) de l’Institut Jane Goodall France pendant les années scolaires 2010-2011 et 2011-2012.

Les objectifs de ce PEE sont :

- d’introduire l’éducation environnementale dans les programmes scolaires
- de développer une méthodologie d’intervention dans les écoles
- d’effectuer des animations d’éducation environnementale dans les écoles gabonaises
- d’impliquer les jeunes dans la protection de la nature au Gabon - de sensibiliser le grand public à la protection des chimpanzés et plus largement à la conservation de la biodiversité
- de renforcer les capacités locales en éducation environnementale et conservation de la biodiversité.

Fort de son intervention auprès de plus de 6.500 enfants en deux années scolaires et de sa participation à plusieurs évènements nationaux en faveur de la protection de la biodiversité, l’Institut Jane Goodall France est aujourd’hui reconnu comme un interlocuteur clé de l’éducation environnementale. L’Institut a élaboré en particulier un module d’intervention auprès des classes de 4e et 5e années (CM1 et CM2) afin de transmettre des savoirs sur les grands singes aux élèves et le désir de protéger ces espèces.

De nouvelles campagnes d’éducation environnementale auprès des réseaux d’écoles avec lesquels l’Institut Jane Goodall France travaille au Gabon sont prévues en 2012-2013 (plus de 30 écoles et 7.500 enfants sont visés).

En complément, afin d’éduquer à l’environnement l’ensemble des enfants du Gabon, il est indispensable de développer et prioriser des formations pour les structures intervenant directement auprès de ces derniers, ONG locales sur le terrain comme établissements scolaires.

Enfin, afin d’élargir le public des enfants ciblés, il conviendra de travailler pour l’année 2012-2013 sur des modules adaptés pour les élèves de collège et de lycées, voire pour les étudiants en universités.

 

Les programmes d'éducation environnementales de l'Institut Jane Goodall France au Gabon,

ont pu être réalisées avec le soutien de :

 
  >> haut de page

SAUVETAGE D'UN CHIMPANZÉ
Julie, jeune chimpanzé femelle d’environ 3 ans, a quitté Libreville dimanche 7 février 2010 pour séjourner dans un premier temps en quarantaine au Centre International de Recherches Médicales de Franceville, avant de rejoindre définitivement le Parc de la Lékédi à Bakoumba où elle retrouvera ses congénères.

L’histoire de Julie, c’est malheureusement l’histoire de nombreux autres chimpanzés orphelins. Une histoire triste à laquelle nous avons donné une fin heureuse grâce à la mobilisation de plusieurs partenaires de la conservation au Gabon, l’Institut Jane Goodall bien sûr, mais aussi le CIRMF, la SODEPAL (Société d’Exploitation du Parc de la Lékédi), Gabon Environnement, sans oublier l’administration des Eaux et Forêts et la famille de Célestine qui a recueilli et soigné Julie dans l’attente de son transfert.
 
  Julie à l’attache lors de la première visite
de Cécile Martin en décembre 2009
Julie est originaire du sud ouest du Gabon, dans la région de la Nyanga. Elle a été récupérée par un couple de chasseurs qui a tué sa mère pour le commerce de viande de brousse. Après s’en être occupé quelque temps, le couple, ne pouvant pas faire face aux coûts et soins nécessités par Julie, l’a remise à un écogarde local qui l’a d’abord gardée avec lui, puis a organisé son transfert vers Libreville. Julie a alors séjourné 10 mois à Libreville dans des conditions difficiles à la fois pour elle et pour la famille de Célestine pour qui nourrir et soigner Julie représentait une véritable charge financière.

Julie était attachée toute la journée à une chaîne d’un mètre de long, au pied d’un arbre, dans la cour en terre de la maison. Le soir, Julie était rentrée dans la maison, de crainte que, durant la nuit, elle ne disparaisse ou subisse de mauvais traitements de la part de voisins excédés par ses cris dus aux morsures. La journée, elle chapardait tout ce qui passait à sa portée, au grand dam des passants. Cépendant, pour les enfants du quartier qui jouaient avec elle, c’était un peu comme une « petite sœur ».
Conscients, d’une part, que sa place n’est socialement pas au milieu des humains. D’autre part, que la détention de chimpanzés est interdite par la loi au Gabon, comme toute espèce intégralement protégée (article 92 du Code Forestier de 2010), l’écogarde et sa famille ont alors alerté le Ministère des Eaux et Forêts afin de placer ce chimpanzé à la Lékédi, seule structure accréditée à ce jour au Gabon qui soit capable d’accueillir des chimpanzés dans de bonnes conditions.

 
Julie et les habitants du quartier de Libreville
le jour de son transfert
  Barthélémy Ngoupangoye (avec crayon),
Cécile Martin, Célestine en discussion

Le transfert, après une première tentative en décembre 2009 avortée pour cause de panne de véhicule, a pu être organisé début février 2010, à la grande émotion de la famille qui l’avait recueillie. Pendant que Cécile Martin (Institut Jane Goodall) et Barthélémy Ngoupangoye (vétérinaire CIRMF) faisaient le point avec Célestine sur l’histoire de Julie, son comportement, ses conditions de vie, les soins qu’elle a reçus, ainsi que ses contacts physiques avec les hommes (pour des raisons sanitaires), Julie est montée docilement dans la cage installée pour elle dans la voiture de la Sodepal venue la chercher.

Julie monte docilement dans sa cage avec l'aide de M.Ibolo

Après des au revoir émouvants, Julie est partie pour Franceville accompagnée par deux agents de la Sodepal et le vétérinaire du CIRMF ayant pour mission de s’assurer des bonnes conditions de transfert et de la santé de Julie tout au long du voyage. Voyage qui s’avéra plus long que prévu, la voiture ayant eu quelques problèmes techniques (un peu d’eau dans le carburant semble t-il !). Partis à 9h dimanche matin de Libreville, c’est à 4h du matin lundi que Julie et ses accompagnateurs ont atteint le CIRMF, épuisés mais tous en bonne santé.

 
Au revoir poignant de Célestine et son mari à Julie

Le premier bilan de santé de Julie montre, à priori, un état sanitaire et physiologique satisfaisant, sans infection susceptible de lui avoir été transmise par l’homme avec qui elle a été en contact durant plus de 2 ans, ni sans infection qu’elle-même serait susceptible d’avoir transmise à l’homme. Les analyses sont encore en cours pour se prononcer définitivement et écarter tout risque sanitaire.

La prise en charge de la quarantaine de Julie (soins, nourriture) est assurée par le CIRMF et la SODEPAL.
Si tout se passe bien pour Julie, elle devrait pouvoir rejoindre le parc de la Lékédi et ses congénères courant avril 2010 après quelques semaines passées en quarantaine au CIRMF. Elle retrouvera entre autres Tarzan, Ebéa ou Cerise, d’autres chimpanzés orphelins issus du commerce illégal de viande de brousse et recueillis précédemment à la Lékédi. On imagine aisément, après une période d’habituation à ses congénères et à la vie en forêt, que Julie sera beaucoup plus heureuse dans ces nouvelles conditions de vie !

 
Julie le jour de son transfert vers une nouvelle vie

Si pour Julie le dénouement est heureux, ce n’est malheureusement pas le cas pour beaucoup d’autres chimpanzés orphelins. Il manque cruellement de places en sanctuaires pour accueillir tous les orphelins recensés ou estimés au Gabon. Par ailleurs, il n’y a pas de prise de conscience de la part des chasseurs et détenteurs de chimpanzés de la nécessité de préserver ces proches cousins de l’homme, qui nous permettent de comprendre notre propre évolution et qui jouent un rôle vital dans le maintien de la forêt équatoriale, et donc dans la préservation de la biodiversité.

Si nos missions au Gabon sont de protéger les chimpanzés en milieu naturel et de sauver les chimpanzés captifs en contribuant à leur offrir un environnement propice à leur développement avec une éventuelle réintroduction en milieu naturel, nous avons aussi pour objectif d’enrayer ce phénomène des chimpanzés orphelins dont les mères ont été souvent tuées dans des conditions atroces, en informant les populations et par un renforcement de l’arsenal juridique.

Cécile Martin
Photos © Cécile Martin, Sandrine Mahé

cliquez ici pour suivre le transfert de Julie en images
> vidéo : 'Il faut sauver les gorilles'

 



PROGRAMME DE PROTECTION DES CHIMPANZÉS AU GABON
La population de chimpanzés au Gabon.

La population de chimpanzés d’Afrique Centrale (Pan troglodytes troglodytes) est estimée entre 50.000 et 80.000 individus répartis au Cameroun, en Guinée Equatoriale, au Gabon, en République du Congo, en République démocratique du Congo, en République Centrafricaine et en Angola, sur une aire de répartition couvrant 695.000 km2.
 
Les forêts gabonaises, au cœur du Bassin du Congo, abritent à elles seules la plus importante population de ces chimpanzés d’Afrique Centrale, estimée à 40.000 individus, soit 50 à 80% de la population mondiale de Pan t. troglodytes !
 
Le Gabon a dû pourtant faire face à une diminution de 50% de leurs effectifs ces vingt dernières années. La chasse illégale, qui alimente le commerce de viande de brousse et le marché d’animaux de laboratoires et d’agrément tout en laissant derrière elle de nombreux jeunes chimpanzés orphelins, la destruction ou l’utilisation non durable des habitats et, plus récemment, le virus Ebola contribuent fortement à ce déclin.

C’est dire l’importance, pour l’Institut Jane Goodall, d’être présent au Gabon pour participer à l’amélioration des connaissances et à la protection des chimpanzés !
Nos ambitions au Gabon sont élevées, mais les 40.000 chimpanzés le valent bien !
 
 

Travailler à la protection des chimpanzés, c’est essayer d’enrayer les menaces qui pèsent sur les populations de chimpanzés en milieu naturel, mais c’est également sauver et améliorer les conditions de vie des chimpanzés captifs.

 
L’Institut Jane Goodall n’ouvrira pas de sanctuaire pour chimpanzés au Gabon.

Néanmoins, nous avons d’ores et déjà commencé à travailler avec un programme d’accueil existant pour analyser les causes et réduire l’ampleur pressentie du phénomène des chimpanzés orphelins au Gabon.
 

En collaboration avec ce programme, nous avons un triple objectif :
sauver les bébés chimpanzés
, qui sans notre intervention, risquent fort de mourir;
soigner les orphelins;
préparer leur avenir par un programme de réintroduction en milieu naturel.

Ce programme de protection des chimpanzés captifs sera accompagné d’une campagne nationale d’information et de sensibilisation sur les risques et les sanctions encourues en cas de détention d’un chimpanzé ainsi que des propositions de développement du cadre juridique légal.
Nous voulons également mieux connaître les populations de chimpanzés sauvages afin de mieux les protéger.
Le dernier recensement exhaustif des chimpanzés au Gabon date de 1983 ! A cette époque, Caroline Tutin (membre du Conseil scientifique de l’Institut Jane Goodall France) et Michel Hernandez ont estimé le nombre de chimpanzés vivant au Gabon à 64.000 chimpanzés (± 13.000). Mais qu’en est-il aujourd’hui ?

Le Gabon dispose depuis 2002 d’un réseau de 13 parcs nationaux couvrant près de 11 % de son territoire.
Des données sur les grands singes existent dans certains parcs nationaux grâce au travail d’ONG ou d’instituts de recherche. Cependant, tous n’ont pas été couverts par ces études. De plus, de nouveaux inventaires permettraient de connaître l’évolution des populations de chimpanzés : ont-elles augmenté, stagné ou diminué (ce que l’on redoute du fait du braconnage, de l’exploitation forestière ou de l’émergence d’épidémies telle Ebola dans le nord-est du pays) ? Ces connaissances sont essentielles pour nous permettre d’adapter nos programmes de protection.

 
 
C’est pourquoi, dans un premier temps, nous réaliserons dans les prochains mois un inventaire des chimpanzés dans trois des aires protégées parmi les plus prometteuses. Nous envisageons par la suite d’étendre ces inventaires aux autres parcs nationaux, voire à l’ensemble du territoire national. Nous disposerons ainsi d’une base de données fiables et pouvant être comparées, tant dans l’espace que dans le temps.

Dans ces trois premiers sites, nous mettrons en place des équipes chargées de l’observation des différentes communautés de chimpanzés recensées. L’intérêt de ces études est double : mieux comprendre leurs comportements sociaux, les interactions entre groupes, leurs déplacements, mais aussi participer directement à leur protection : lorsqu’une équipe de scientifiques est présente tous les jours sur le terrain, le risque de braconnage diminue fortement !

Enfin, conformément à la politique de l’Institut Jane Goodall, nous développerons des programmes d’éducation environnementale et mettrons en œuvre des projets communautaires au bénéfice des populations locales, principalement autour des trois sites choisis afin de les associer dans la gestion des aires et des espèces protégées.
 
 
 
 
 

Notre projet consiste également à développer des stratégies de gestion durable des ressources naturelles dans les villages gabonais.

Le Programmes de Conservation des chimpanzés en partenariat avec les communautés locales (CCC)


La gestion des ressources naturelles est souvent perçue par les communautés locales comme l'expression d'une politique autoritaire en contradiction avec les cultures traditionnelles. L'Institut Jane Goodall estime que les populations locales sont les gardiens immédiats des ressources naturelles. Il y a peu de chances de protéger les ressources naturelles et de mettre en place une politique de développement durable sans une association sérieuse et équilibrée avec les communautés locales.
Notre programme de Conservation Centrée sur les Communautés (CCC) permet aux communautés locales de devenir des partenaires privilégiés des programmes de l'Institut Jane Goodall et d'acquérir un rôle essentiel dans la gestion des ressources naturelles garante pour elles d'un avenir meilleur.

Implication des communautés locales :

Le programme CCC attribue aux communautés locales gabonaises des outils nécessaires à une gestion de leurs ressources naturelles capable de leur apporter une prospérité économique et environnementale. En augmentant les compétences locales, les responsabilités et la participation à la gestion durable des ressources, les communautés s'investissent avec fierté dans la protection de leur environnement et de la faune sauvage locale. La mise en place de mesures locales d'incitation à la préservation des ressources naturelles est nécessaire à la réussite de tout projet. En confiant aux communautés locales la responsabilité de gérer les ressources naturelles et en les invitant à participer à tous les niveaux de nos projets, nous avons réussi à améliorer leurs conditions de vie tout en prônant le besoin de préserver la biodiversité au bénéfice de tous.

En mettant l'accent sur la capacité de chaque individu à contribuer par des actes éclairés et bienveillants à l'amélioration de l'environnement pour tous les êtres vivants, et en offrant aux populations la possibilité de mettre en place des modes de vie durables, l'Institut Jane Goodall revendique une approche holistique de la conservation, guidée par la certitude que l'avenir de notre planète dépend des actes de ceux qui la peuplent. Tous nos programmes ont pour but d'améliorer les conditions de vie des populations vivant aux abords de nos sanctuaires ou réserves, tout en favorisant la conservation et la compréhension du besoin de préserver la biodiversité de la zone au bénéfice de tous ceux qui y vivent.

En impliquant les communautés dans le processus de conservation, nous pouvons susciter une meilleure compréhension des populations et agir en même temps sur les causes sociales et économiques profondes qui influent sur les communautés.

 


Éducation et participation des plus jeunes :

La mise en place de programmes d'éducation à l'environnement, au sein des communautés locales gabonaises qui ont un accès limité à ce type d'informations, est un moyen efficace d'améliorer les chances de succès de nos programmes à long terme. Dans les zones où la conservation est un sujet de préoccupation, il n'est pas rare de rencontrer des enfants qui n'ont jamais été confrontés à la beauté ou aux merveilles de leurs propres richesses nationales. Les enfants qui ne sont pas en contact direct avec la vie sauvage et ceux qui ont appris à considérer les animaux sauvages comme des destructeurs de récoltes ou comme un fléau qu'il faut éradiquer, n'ont souvent pas pleinement conscience de l'importance des objectifs de conservation.
Le fait d'habituer les enfants, dès leur plus jeune âge, à comprendre et à apprécier l'importance de tous les êtres vivants et les liens étroits qui les unissent, peut avoir un effet positif sur leur manière de penser et favoriser une compréhension et un intérêt profonds pour le monde qui les entoure. Les programmes d'éducation à l'environnement encouragent les jeunes à apprécier la valeur de tous les êtres vivants et posent les jalons nécessaires pour favoriser leur implication future dans des projets visant à la fois la protection de l'environnement et le développement des communautés humaines.


Roots & Shoots
Le programme d'éducation environnementale et humanitaire à destination des jeunes de l'Institut Jane Goodall, a pour objectif de favoriser le respect et la compassion envers tous les êtres vivants, d'encourager la compréhension de toutes les cultures et croyances et d'inciter chaque individu à mener des actions bénéfiques dans les domaines de l'environnement, de la protection de la faune et du développement des communautés humaines.

 

Nos programmes africains ont à cœur d'associer les communautés humaines aux projets de conservation mis en œuvre dans les zones où nous intervenons. La création de groupes Roots & Shoots au Gabon est un moyen important d'impliquer les communautés et d'éduquer les plus jeunes aux valeurs de la conservation, tout en s'efforçant de bâtir un avenir durable.

 
Photos © Sabine Bernert - Cécile Martin - Virginia Rodriguez Ponga




  >> haut de page

 

LA CREATION DE L'INSTITUT JANE GOODALL GABON
 

La création de l’Institut Jane Goodall au Gabon.

En juillet 2007, le Dr. Jane Goodall et David Lefranc, actuel président de l’Institut Jane Goodall France, se rendent au Gabon. C’est à la suite de cette visite et après plusieurs entretiens avec les autorités gabonaises et les représentants des organisations locales de protection de la faune et de la flore qu’une antenne de l'Institut Jane Goodall a été créée en juillet 2008 à Libreville pour instaurer un programme d’étude et de conservation des chimpanzés à long terme, d'éducation des plus jeunes et d’appui au développement durable des populations.

 

Cécile Martin est ingénieur et spécialiste de la gestion de projets
de conservation de la biodiversité, de développement durable et d’aménagement du territoire.
Elle est depuis janvier 2009 salariée de l’Institut Jane Goodall France à Libreville, en charge de la coordination des programmes au Gabon.

 

 

  >> haut de page