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ÉDUCATION / Roots
& Shoots
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Un
programme éducatif humanitaire pour l'environnement
pour et par les jeunes du monde entier, initié
par Jane Goodall. |
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POURQUOI
ROOTS & SHOOTS ?
Le programme Roots & Shoots rassemble des
jeunes du monde entier. Les jeunes réagissent
aux problèmes que l'homme inflige à
la Terre comme la destruction des forêts,
la désertification, le changement climatique,
la pollution de l'eau et de l'air, la faim dans
le monde, les guerres...
Le programme Roots & Shoots est un message
d'espoir : Il n'y a pas de fatalisme. Les jeunes
peuvent améliorer le sort du monde.
Pour plus d'infos :
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HISTORIQUE
Un jour de février 1991, le
docteur Jane Goodall reçoit un groupe
de jeunes tanzaniens désireux de s'investir
pour la protection des animaux et de l'environnement.
Que pouvaient-ils faire pour rendre ce monde
meilleur ?
Roots & Shoots avait germé
! Ce fût le début de l'aventure
du programme humanitaire en matière d'environnement
pour les jeunes.
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QU'EST-CE QUE
ROOTS & SHOOTS ?
"Tout être vivant compte,
chaque individu a un rôle à jouer,
chacun peut contribuer à changer le
cours des choses." - Jane Goodall
-
Roots & Shoots est un programme éducatif
international, environnemental et humanitaire
pour les jeunes.
Il permet aux enfants et aux adolescents,
de la maternelle au lycée de prendre
des initiatives et de travailler ensemble
afin d'améliorer l'environnement, la
protection des animaux, l'aide sociale ou
bien encore le soin à autrui.
Par le biais de projets à l'échelle
locale, le programme centre ses activités
sur l'apprentissage pratique, l'échange
sous la forme d'un réseau international
et les services communautaires.
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"C'est seulement
en comprenant que nous pouvons éprouver
de la sollicitude, c'est seulement grâce
à cette sollicitude que nous pouvons
aider, c'est seulement en aidant que tout
sera sauvé."
- Jane Goodall -
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| ©
JGI |
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OBJECTIFS DE ROOTS &
SHOOTS
Les souffrances des animaux, de l'environnement
et des hommes sont dans bien des cas très
intimement liées. Cette constatation
semble justifiée dans les pays les
plus pauvres comme dans les pays les plus
riches de la Terre.
C'est pourquoi la mission de Roots & Shoots
vise à encourager la compréhension,
favoriser le respect et la compassion et inciter
chaque individu à mener des actions
dans trois domaines majeurs :
. L'environnement (naturel et/ou façonné
par l'homme)
. La communauté animale (sauvage et/ou
domestique)
. La communauté humaine
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Roots
& Shoots,
c'est plus de 9000 groupes de jeunes actifs
répartis dans plus de 100 pays.
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Ils
nettoient des lits de rivières, ils informent
leurs camarades à propos des espèces
menacées d'extinction et de l'importance
des soins et du bien être de tous les
animaux, ils organisent des évènements
au cours desquels on célèbre différentes
cultures.
En 1993, Jane Goodall a encouragé les
groupes Roots & Shoots à construire
de gigantesques colombes pour qu'elles prennent
leur envol dans le cadre de la journée
internationale de la paix le 21 septembre. Au
cours de cette extraordinaire manifestation
mondiale, le Secrétaire Général
des Nations Unies, Kofi Annan, s'est joint au
Dr. Goodall pour participer à l'envol
d'une colombe au siège des Nations Unies
à New York. |
| ©
Michael Neugebauer |
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Redonner de l'espoir
à un camp de réfugiés
en Ethiopie
Le camp de réfugiés
de Shimelba, qui abrite 12 000 réfugiés
érythréens, est situé
dans une zone aride et poussiéreuse,
non loin de la frontière avec l'Erythrée.
Les groupes de jeunes Roots & Shoots de
Shimelba ont été créés
il y a trois ans par l'International Rescue
Committee (IRC), une organisation humanitaire
qui offre des services d'éducation
et de soins aux personnes dans le besoin.
Les travailleurs de l'IRC voulaient rendre
l'estime de soi et redonner courage aux jeunes
réfugiés qui avaient déjà
tant perdu dans leur vie.
Les groupes Roots & Shoots ont
commencé à construire 50 maisons
pour les résidents du camp les plus
fragiles : personnes âgées, malades
mentaux, jeunes femmes... Une équipe
de 15 jeunes peut construire une maison en
deux jours.
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© Michael Neugebauer |
Les membres des groupes Roots &
Shoots de Shimelba s'occupent également
des animaux présents dans le camp. Une
fois tous les quinze jours, ils nettoient les
abreuvoirs utilisés par les chèvres,
les ânes, les chiens, les volailles et
les chameaux du camp. « Parfois, sans
s'en rendre compte, les gens maltraitent ou
négligent leurs animaux domestiques »,
déclare Baihalu Mekonnen, le responsable
du programme de l'IRC pour les jeunes, «
alors nous essayons juste de sensibiliser les
gens à bien traiter leurs animaux. »
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Les camps de réfugiés comme
celui de Shimelba ont souvent un impact négatif
sur l'environnement naturel car ils concentrent
un grand nombre d'individus dans un espace
très réduit. Pour aider à
résoudre ce problème, les membres
de Roots & Shoots ont planté des
jeunes plantes et encouragent les autres membres
de la communauté à en faire
autant.
« De nombreux jeunes resteraient simplement
assis là, déprimés ou
frustrés », explique Baihalu.
« Roots & Shoots est un bon moyen
de garder ces jeunes occupés et de
leur permettre de faire quelque chose de constructif
et d'utile à leur communauté.
»
La création par l'IRC de groupes
de jeunes Roots & Shoots dans les camps
de réfugiés de Shimelba et de
Yarena a été rendue possible
grâce au soutien de l'UNHCR et de Stichting
Vluchteling.
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Programme éducatif
en Tanzanie
Shadrach Meshach
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Shadrach avec des écoliers |
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A 25 ans,
Shadrach Meshach – membre actif de Roots
& Shoots en Tanzanie et bénéficiaire
du programme d'une bourse d'étude du club
Roots & Shoots de l’American University
of Paris en France - a récemment été
récompensé par le
Dr. Jane Goodall.
Il a reçu le Prix Jeunesse
pour les efforts remarquables dont
il a fait preuve afin de protéger l’environnement
et d’améliorer la vie des populations
et des animaux en Tanzanie. |
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| Ce
prix vient récompenser l’engagement
de ce jeune homme méritant dans le programme
Roots & Shoots en Tanzanie en 1999. Depuis
plusieurs années, il a encouragé
de nombreux enfants à protéger
la nature et à œuvrer pour la paix,
notamment au sein du camp de réfugiés
congolais de Lugufu. Dans le camp,
Shadrach travaillait en étroite collaboration
avec des organisations telles que le Haut Commissariat
des Nations Unies pour les Réfugiés,
CARE et la Croix Rouge Internationale.
Aujourd’hui, Shadrach poursuit
des études de sciences sociales
tout en coordonnant une initiative de soutien
aux femmes et aux jeunes filles en Tanzanie.
Il a souhaité partager ses expériences
et ses projets avec les membres de l’Institut
Jane Goodall en France en répondant à
ces quelques questions:
Parle-nous
de tes études :
Je suis en licence de sociologie. J’aime
cette matière car elle me permet de mettre
en perspective ce que j’ai appris de par
mes origines et mon expérience.
Que représente
le programme de bourse du groupe Roots &
Shoots de l’American University of Paris
pour toi ?
Je suis extrêmement reconnaissant de l’aide
qui m’a été apportée
par ce programme. Cette bourse me permet d’étudier
à l’université. Je n’en
serais pas là sans l’aide de Jane
Goodall et de mes amis en France.
Quels sont
tes projets ?
J’aimerais faire bénéficier
ma communauté d’origine de ce que
j’ai acquis à l’université,
tout en poursuivant une maîtrise en sciences
sociales.
Comment as-tu
entendu parler de l’Institut Jane Goodall
et de Roots & Shoots la première
fois ?
A Kigoma, le programme Roots & Shoots
est pratiquement dans toutes les écoles.
J’ai pu donc facilement m’informer
à son sujet. Son approche basée
sur l’entraide m’a tout de suite
séduit.
Pourquoi as-tu
voulu t’engager dans ce programme ?
J’ai rejoint le programme Roots &
Shoots dans la région de Kigoma
en 1999 parce que j’ai vu à quel
point il améliorait la vie de mes camarades
d’école. Ils ont pu également
s’informer sur des sujets aussi divers
que la protection de la nature, l’éducation
à la paix, le soutien aux personnes vulnérables,
etc…
Comment t’es-tu
retrouvé à travailler au camp
de réfugiés de Lugufu ?
Je m’y suis rendu pour la première
fois en septembre 2003 avec des jeunes de mon
groupe Roots & Shoots au lycée,
afin de célébrer la Journée
Internationale de la Paix avec des
jeunes réfugiés. Un an plus tard,
j’ai postulé pour travailler en
tant que coordinateur de projet au camp et ainsi
m’investir encore plus pleinement dans
le programme Roots & Shoots. Il
fallait assurer le suivi des activités
entreprises dans toutes les écoles du
camp.
Cela n’a pas toujours été
facile. J’ai notamment eu du
mal à me faire reconnaître et respecter
compte tenu de mon jeune âge. Je marchais
alors environ 20 kilomètres par jour,
et je manquais de moyens de transport et de
communication de base (ordinateur, téléphone,
etc…). Je manquais aussi d’expérience
et de compétences en développement
de projet et en animation. En 2005,
j’ai failli être tué par
des réfugiés congolais qui pensaient
que je faisais partie d’une ethnie ennemie.
Qu’est-ce
que tu aimes dans le programme Roots & Shoots
?
C’est l’un des seuls programmes
qui permet aux jeunes de prendre confiance en
eux et d’améliorer les choses dans
leur communauté locale au travers d’un
réseau mondial. C’est ainsi qu’en
2008, j’ai pu participer à un sommet
mondial Roots & Shoots aux Etats-Unis
avec de nombreux autres jeunes de plusieurs
pays. C’est à cette occasion que
j’ai rencontré Julia Coburn qui
vient de Toronto. C’est avec elle que
j’ai développé mon initiative
actuelle.
Parle-nous
de cette initiative :
Suite à ce sommet, nous avons lancé
l’initiative ACACIA-AFLI pour la promotion
et la participation des femmes. Ce projet promeut
les capacités sociales et professionnelles
des jeunes femmes à travers l’éducation
et la formation – ce qui inclut notamment
un programme de bourses et d’échanges
internationaux – mais aussi la participation
à des réseaux professionnels,
comme celui que nous mettons actuellement en
place entre les étudiants de l’université
de médecine de Bugando et des professionnels
de santé à l’étranger.
Enfin, l’initiative comprend des campagnes
d’information sur la pollution et la promotion
du rôle des femmes dans les milieux ruraux.
En quoi ce
prix va aider ton projet ?
Ce prix a redoublé ma capacité
et ma volonté d’apporter des améliorations
dans la vie des jeunes en Tanzanie par la promotion
de la coopération et des bonnes pratiques.
Quels enseignements
as-tu retenu de toutes ces expériences
?
Je me suis rendu compte que tout ce que je fais
ne vaudrait rien si je ne m’efforçais
pas d’améliorer la vie des personnes
défavorisées. Ce n’est pourtant
pas une pensée très partagée
parmi les gens en Tanzanie.
As-tu un message
à partager avec les jeunes en France
et dans le monde ?
Je pense que la vie n’a pas de mode d’emploi.
Il suffit d’écouter son cœur
et de poursuivre ses rêves. Nous faisons
tous partie de la même famille et j’espère
que nous rassemblerons nos efforts pour venir
en aide aux femmes et aux jeunes filles qui
ne sont pas encore assez reconnues en Tanzanie.
Propos recueillis par Julie Estal
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Témoignage
: volontariat international
Roots & Shoots en Tanzanie
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Il y a quelques mois,
j’ai eu l’occasion de partager
une expérience exceptionnelle autour
du lac Tanganyika en Tanzanie, où je
suis partie sur les traces du Dr. Jane Goodall,
mon modèle depuis l’enfance.
Du Parc National de Gombe que j’avais
imaginé dans mes lectures de jeunesse,
à celui que j’ai parcouru sur
la piste des chimpanzés l’été
dernier, le chemin a été riche
en enseignements, obstacles et espoirs qui
resteront ancrés dans mon cœur
pour la vie.
Lors de ma première rencontre avec
le Docteur Jane Goodall à Londres en
2003, elle m’avait demandé de
mobiliser les jeunes de mon entourage pour
construire des colombes géantes pour
la paix en France. C’est ainsi qu’une
première colombe a défilé
à Marseille à l’occasion
de la journée internationale de la
paix la même année.
A l’issue d’études dans
le domaine des relations internationales,
je souhaitais acquérir une expérience
de terrain. C’est alors que j’ai
appris que je pouvais partir comme volontaire
en Tanzanie dans le cadre de Roots & Shoots,
le programme jeunesse de l’Institut
Jane Goodall.
J’ai pu ainsi
réaliser mon rêve…
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Visite du Dr. Goodall
au camp de réfugés
de Lugufu. |
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Fête en l'honneur
de la visite du Dr. Goodall
à Lugufu. |
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Initialement partie
pour quatre mois, je suis finalement restée
dix mois, et pour cause : le programme était
chargé ! Sur place, j’ai
assisté le personnel local dans la
gestion administrative et logistique des projets,
ainsi que dans l’organisation de formations
sur la protection de l’environnement
dans les écoles, et d’actions
de sensibilisation auprès d’enfants
vulnérables (orphelins, enfants malades…)
Après quelques mois à Dar es
Salaam, je me suis rendue à Kigoma,
à proximité du Parc Natioanl
de Gombe, sur les rives du lac Tanganyika.
En effet, mon projet principal était
de travailler avec de jeunes réfugiés
congolais bénéficiant du programme
Roots & Shoots à Lugufu, l’un
des nombreux camps de réfugiés
que compte la région de par sa situation
géographique, près de la République
d émocratique du Congo et du Burundi.
En attendant d’obtenir les permis nécessaires,
je me suis d’abord rendue dans la région
de Masito-Ugala, une zone forestière
d’environ 5760 km 2 au sud de Kigoma.
Au cours des dernières années,
cette région a largement souffert de
la déforestation, du trafic de viande
de brousse et de mauvaises pratiques agricoles
qui ont accru la pauvreté, l’érosion,
ainsi que la disparition de la faune et de
la flore. Sur place, nous avons visité
des écoles particulièrement
isolées et, pour la plupart, dénuées
de tout (classes, professeurs, matériel
scolaire…) afin de sensibiliser les
écoliers à la protection de
l’environnement.
Aux abords du camp de réfugiés
de Lugufu, un simple coup d’œil
suffit pour s’apercevoir que l’environnement
a particulièrement souffert de la déforestation.
La nomination du Dr. Goodall en tant que messagère
de la Paix des Nations Unies a permis à
l’Institut d’introduire Roots
& Shoots dans ce camp, dans le but d’éduquer
les réfugiés en matière
de protection environnementale et de réduire
les tensions avec la population locale.
Sachant que les rations alimentaires des réfugiés
sont dépourvues de protéines
animales, et que la consommation de viande
de brousse est une pratique culturelle répandue
parmi les Congolais, les réfugiés
se sont livrés à un vaste braconnage
autour du camp. Pour lutter contre ce trafic,
les volontaires locaux de Roots & Shoots
ont organisé un élevage de volailles
pour augmenter la sécurité alimentaire
et les revenus de nombreuses familles. Après
éclosion dans un incubateur de fabrication
locale, les poussins sont soignés et
nourris pendant un mois avant d’être
distribués à des enfants formés
à l’élevage. Plusieurs
écoles entretiennent également
un jardin potager. Les récoltes sont
utilisées dans le cadre de restaurants
scolaires pour améliorer la nutrition
des élèves, qui distribuent
les excédents aux personnes les plus
démunies du voisinage.
Outre mes rôles improvisés de
maman poule et de jardinière, j’ai
animé des ateliers sur la planification
de projets à la suite desquels certaines
écoles ont mis en place des micro-projets
pour améliorer les conditions de vie
au camp. C’est ainsi qu’un salon
de coiffure a été ouvert pour
permettre aux enfants les plus défavorisés
de se faire raser les cheveux à tarif
réduit, une formalité obligatoire
pour être admis en cours.
Enfin, à la suite d’une sortie
au Parc National de Gombe, nous avons organisé
des projections vidéo et une exposition
sur la protection des chimpanzés et
de leur environnement.
Par ailleurs, pour encourager de bonnes relations
avec la population locale, Roots & Shoots
offre aux jeunes réfugiés de
multiples occasions de rencontrer les enfants
tanzaniens à proximité du camp
: camping annuel d’intégration,
mais aussi rencontres sportives et théâtrales,
auxquelles le Dr. Goodall a pu assister lors
de sa visite au camp en Juin 2008.
Après avoir pris part en tant que réfugiés
au programme Roots & Shoots, plusieurs
jeunes qui ont regagné leur pays d’origine
souhaitaient le faire connaître auprès
de leurs compatriotes. J’ai eu la chance
de rencontrer certains d’entre eux qui,
malgré de nombreuses difficultés,
ont réalisé de nombreuses actions
en République Démocratique du
Congo et au Burundi. Le Dr. Jane Goodall souhaite
aujourd’hui les soutenir dans le cadre
d’une initiative transfrontalière
pour la paix. Celle-ci permettrait à
des jeunes de Tanzanie, de RDC et du Burundi
d’unir leurs forces pour faire face
à plusieurs préoccupations communes
: la protection du lac Tanganyika,
des chimpanzés et de la faune locale,
ainsi que la promotion d’une meilleure
tolérance interethnique.
Dans cette perspective, nous avons commencé
à recueillir des informations par le
biais de questionnaires et d’un voyage
d’étude. Ce dernier a dû
être reporté pour ce qui est
de la RDC pour des raisons de sécurité.
Néanmoins, nous avons pu nous rendre
au Burundi à la rencontre de jeunes,
d’autorités et de groupes particulièrement
meurtris par la guerre : filles-mères,
enfants soldats démobilisés
et rapatriés privés de leurs
terres. Tous sont porteurs d’initiatives
pour relancer l’économie de leur
pays et se remettre définitivement
des conflits civils.
Au Burundi comme en RDC, les volontaires
de Roots & Shoots manquent de tout : moyens
de transport et de communication, matériel
pédagogique, etc… Ils ont donc
besoin de l’aide de jeunes du monde
entier pour concrétiser leurs projets.
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Remise
de livres envoyés par le groupe
Roots & Shoots de l'AUP.
Bibliothèque de l'Ecole de Kazuramimba.
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A présent que j’ai
regagné la France, je profite de toutes
les occasions qui me sont données pour
partager mon expérience et faire connaître
Roots & Shoots, par le biais d’expositions,
de diaporamas et de soirées de témoignage
dans ma région, notamment au Conseil
Régional de Provence-Alpes-Côte
d’Azur lors de la journée internationale
de la paix le 21 septembre 2008, ainsi qu’à
Montpellier le 6 février 2009 et à
Istres le 10 mars 2009, en espérant
toucher encore davantage de jeunes à
l’avenir.
Par ailleurs, le partenariat avec le groupe
Roots & Shoots de l’American University
of Paris continue à porter ses fruits,
puisque après avoir envoyé des
livres à une bibliothèque pour
la protection de l’environnement dans
une école aux abords du camp de Lugufu,
le groupe parraine les études de trois
jeunes tanzaniens qui se sont fortement impliqués
dans le cadre de Roots & Shoots. Espérons
que ces initiatives contribueront à
renforcer Roots & Shoots en France, ainsi
que les liens qui unissent leurs membres avec
l’Afrique et les autres pays !
Julie Estal
Plus d’informations sont disponibles
sur mon blog : rptanzanie.blogspot.com
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A
Mtoupo, un petit village dans
les environs de la Réserve de Tchimpounga
au Congo-Brazzaville,
l'Institut Jane Goodall Congo
mène des programmes d'éducation
pour les jeunes à l'environnment. |
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©
Jeroen Haijtink et David Lefranc |
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