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AUTRES PROGRAMMES
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Créé
en 1984, ChimpanZoo est un programme
de recherche international consacré à
l’étude des chimpanzés en captivité
dans les zoos et autres structures. Environ 200
chimpanzés sont impliqués dans ChimpanZoo,
ce qui en fait le plus important programme de recherche
sur les grands singes jamais entrepris. Formés
par les zoos et l’Institut Jane Goodall, étudiants,
soigneurs et volontaires observent et prennent des
notes sur le comportement des chimpanzés
captifs. Ces observations servent à améliorer
leurs conditions de vie en captivité et sont
comparées avec celles effectuées sur
les chimpanzés sauvages.
Les résultats
de ces recherches sont présentés lors
de la conférence annuelle de ChimpanZoo,
qui se déroule chaque année dans un
lieu différent. Cette conférence sert
de forum de discussion où sont échangées
de nouvelles idées et informations.
Elle réunit un public varié d’universitaires,
de zoologues, mais également de particuliers.
Des conférenciers sont également invités
pour faire part de leurs plus récentes recherches,
et leurs découvertes sont publiées
dans des revues scientifiques.
La base de
données est accessible aux zoos, aux étudiants,
et aux enseignants.
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Les objectifs de ChimpanZoo
:
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Sensibiliser
le public au sort des chimpanzés et aider
à la compréhension de leur comportement.
-
Contribuer
aux efforts déjà fournis par les
zoos pour améliorer les conditions de
vie en captivité des chimpanzés.
-
Faciliter
l’échange d’informations
sur les méthodes d’enrichissement
de l’environnement des chimpanzés
captifs.
-
Etablir
une base de données internationale sur
leur comportement en compilant les observations
effectuées sur les chimpanzés.
Un des projets en cours les
plus importants consiste en une étude du
vieillissement des chimpanzés. Des données
sur le comportement et la personnalité
de nombreux individus ont été transcrites
sur une période de plusieurs années.
Par l’observation des changements comportementaux
et de personnalité, les scientifiques peuvent
désormais étudier les effets du
vieillissement chez les chimpanzés.
Zoos participants
:
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. Aux
USA :
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Chimpanzee & Human
Com. Institute
Central Washington
University - Ellensburg |
Lion Country Safari, Inc.
West Palm Beach, FL |
North Carolina Zoological Park
Asheboro, NC |
Oakland Zoo
Oakland, CA |
Potawatomi Zoo
South Bend, IN |
Sunset Zoological Park
Manhattan, KS |
Southwick’s Zoo
Mendon, MA |
Rolling Hills Zoo
Salina, KS |
Sacramento Zoo
Sacramento, CA |
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Tulsa Zoo
Tulsa, OK
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Oregon Zoo
Portland, OR |
Sedgwick County Zoo
Wichita, KS |
Little Rock Zoo
Little Rock, Arkansas |
Los Angeles Zoo
Los Angeles, CA |
Center for Great Apes
Wauchula, FL |
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Lowry Park Zoological Gardens
Tampa, FL |
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Dans les autres pays :
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Bioparco SpA
Rome, Italie
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Fauna Foundation Retirement Sanctuary
Chambly, Quebec
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Taipei Zoo
Taipei, Taiwan |
Taronga Zoo
Mosman, Australie |
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L’objectif
des programmes africains
de l’Institut Jane Goodall
est d’assurer la protection à long
terme
des populations de grands singes sauvages
et de leur habitat naturel en préservant
la biodiversité et les traditions culturelles.
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Centre de Recherche de Gombe Stream (Tanzanie)
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La recherche
au Centre de Gombe Stream s’est
focalisée sur l’étude
du comportement de
deux communautés de chimpanzés d’Afrique
de l’Est (Pan troglodytes schweinfurthii),
la communauté de Kakombe observée
dès
1960 par Jane Goodall et celle de Mitumba dont
l’observation
a commencé dans les années 90.
L’étude
de plusieurs groupes de babouins (Papio anubis)
a commencé dans le début des années
70 ainsi que quelques études sur les colobes
rouges (Colobus badius tephrosceles). |
© Michael
Nichols |
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.
Recensement des chimpanzés en Ouganda
En 1999, l’Institut Jane Goodall Ouganda et la
Wildlife Conservation Society (WCS) ont mis en œuvre
un programme de 4 ans en collaboration avec l’Uganda
Wildlife Authority (UWA) et l’Uganda Forest Department
(UFD) pour évaluer le statut des populations sauvages
de chimpanzés à travers l’Ouganda.
Les objectifs de ce recensement étaient : l’estimation
de la taille des populations des différentes forêts,
l’estimation de la répartition des chimpanzés à travers
ces forêts afin d’identifier les zones à protéger
en priorité, l’estimation du statut des
autres primates et des grands mammifères, et l’évaluation
des menaces pesant sur les forêts et leurs habitants.
L’estimation de la couverture forestière était également
un objectif du projet. Les images satellites des forêts
de l’ouest de l’Ouganda ont révélé qu’environ
800km2 de forêts ont disparu depuis la fin des
années 80, la majorité toutefois, en dehors
des aires protégées.
Il a été recommandé à l’Uganda
Wildlife Authority (UWA) de développer une politique
qui concernera le statut des chimpanzés en dehors
des zones protégées. Cette politique est
en cours de développement par le comité national
du GRASP (Great Ape Survival Project). Une autre recommandation
concerne une politique visant la mise en place de corridors
forestiers entre les zones forestières principales.
.
Réintroduction de chimpanzés
L’objectif
du programme de recherche sur la réintroduction de
l’Institut Jane
Goodall est de faire établir une étude
préliminaire sur la réalisation potentielle
d’un tel projet au Congo et en Ouganda, dont
les sanctuaires accueillent plus de 150 chimpanzés.
La
mise en place d’un régime de semi-liberté,
où les jeunes chimpanzés apprendront à chercher
leur nourriture dans un environnement
naturel, à construire
des nids, et à créer les liens
sociaux indispensables à leur survie constitue la
première étape cruciale de ce projet. |

© Bill Wallauer
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Les
nouveaux projets de l’Institut Jane Goodall en Afrique
sont interdépendants non seulement géographiquement
à travers le Bassin du Congo mais également
par leur thématique. Ils visent à déterminer
les facteurs économiques et sociaux qui influencent
la relation de l’homme avec son environnement. Grâce
à la collaboration directe des gouvernements et
de l’industrie, et associée aux compétences
locales, notre approche holistique offre l’opportunité
d’établir des programmes de conservation
et de développement à long terme.

© Kristin Mosher |
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La gestion
des ressources naturelles est souvent perçue par les communautés locales
comme une politique autoritaire allant à l’encontre
des droits traditionnels. Les populations locales
sont les gardiens immédiats des ressources
naturelles, mais elles restent réfractaires à la
mise en place d’une gestion des ressources
naturelles quand elles ne sont pas prises en compte
dans les solutions de protection des ressources
locales. Grâce au programme de Conservation
Centrée sur les Communautés (CCC)
de l’Institut Jane Goodall, les communautés
locales deviennent les représentants et
les gestionnaires de leur environnement.
L’approche CCC dote les communautés locales des outils nécessaires à une
gestion de leurs ressources naturelles, capables de leur apporter une prospérité économique
et environnementale. En augmentant les compétences locales, les responsabilités
et la participation à la gestion durable des ressources, les communautés
s’investissent avec fierté dans la protection de leur environnement
et de la faune sauvage locale. Les communautés locales n’ont souvent
aucun contrôle sur l’accès aux ressources naturelles et sont
donc incapables d’empêcher tout étranger de les exploiter.
En leur confiant la |
responsabilité de
gérer
ces ressources, et
en les faisant participer à tous les niveaux de nos projets, nous avons
réussi à améliorer leurs conditions de vie tout en prônant
la conservation et le besoin de préserver la biodiversité au bénéfice
de tous.
La structure holistique du programme de l’Institut Jane Goodall – mettant
en œuvre un partenariat public et privé pour aider les projets locaux
d’enseignement, le développement socio-économique et les
projets de gestion durable des ressources – est un modèle de succès
basé sur le programme de reboisement et d’éducation du lac
Tanganyika (TACARE) à l’ouest de la Tanzanie.
Ce type de programme est également mis en place dans les réserves
de Mengamé au Cameroun et de Tchimpounga au Congo. La priorité est
sur ces deux sites est la sensibilisation à l’environnement et l’accès
aux soins médicaux. En travaillant avec la population locale les programmes
du CCC s’adaptent aux particularités de l’environnement et
aux caractéristiques sociales de chaque communauté rurale. Ce type
de projet est également à l’étude en République
Démocratique du Congo grâce au financement de l’Alliance pour
le Développement Global (Global Development Alliance - GDA) via l’USAID.
L’Institut Jane Goodall envisage d’étendre le modèle
TACARE à d’autres régions riches en biodiversité à travers
le Bassin du Congo, l’Ouganda, et la Tanzanie. |
.
L’exemple du programme TACARE

© JGI
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L’Institut
Jane Goodall a initié en
1994 un programme de reboisement et d’éducation
du lac Tanganyika (TACARE) en Tanzanie.
Le programme a été conçu comme
un projet pilote destiné à localiser
la pauvreté et à aider
les villages autour du lac Tanganyika à trouver
des moyens durables de subsistance
en stoppant la dégradation rapide des ressources
naturelles,
en particulier dans les forêts qui subsistent.
Le
programme se focalise sur le développement
socio-économique des communautés
et propose des stages et des cours de gestion
durable des ressources naturelles. TACARE représente
un modèle innovant de notre approche de
la conservation centrée sur les communautés,
qui précise les besoins humains tout en
assurant la promotion des valeurs de la conservation.
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Les activités de TACARE se divisent
en cinq domaines principaux :
. Développement économique
des communautés – exécution
de programmes de crédit et d’épargne
pour les communautés, fonds de développement
pour les villages, et encouragement de l’utilisation
de fourneaux à faible consommation d’essence.
La partie du programme TACARE concernant le développement
des communautés se concentre sur l’amélioration
de la qualité de vie dans la région du
lac Tanganyika en organisant des programmes de reboisement,
de limitation de l’érosion des sols, et
d’éducation à la conservation de
la population locale. TACARE s’intéresse
particulièrement au cas des femmes et encourage
et participe à la mise en place d’un réseau
de femmes qui soutient les petites entreprises et les
projets individuels.
. Sylviculture – Nurseries d’arbres, plantation
d’arbres autour des villages, établissement
de réserve forestières protégées
par des arrêtés municipaux. |

© JGI
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L’initiative sylvicole de TACARE a plusieurs
facettes. Les nurseries d’arbres aident à la
reforestation et constitue une opportunité économique.
La plantation d’arbres dans et autour des villages
assure la promotion de l’éthique de la
conservation et du reboisement. Les réserves
forestières gérées par les villages
assurent à long terme leur protection efficace.
. Agriculture – développement
et distribution de jeunes plants améliorés
de palmiers à huile, développement de cultures
commerciales, et stages d’agriculture forestière.
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| © JGI |
© JGI |
Afin de maintenir les
ressources naturelles pour les générations
futures et pour permettre aux agriculteurs d’aujourd’hui
de vivre de la terre, les pratiques agricoles doivent
suivre des principes de gestion durable.
Le programme agricole de TACARE
met en place des terrains de démonstration,
des stages pour les agriculteurs, ainsi que des
éducateurs locaux à l’agriculture
forestière en ferme et aux mesures de contrôle
de l’érosion des sols. TACARE informe
sur la gestion de la terre, la plantation sur le
contour des champs d’herbes vétivers
(graminées qui réduisent l’érosion
des sols), et l’utilisation d’engrais
organiques et de pesticides naturels.
TACARE met en place des cultures commerciales pérennes
ainsi que la culture de légumes et de champignons.
TACARE fournit graines et fertilisants à
prix coûtant.
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© JGI |
. Santé – planning familial,
assainissement de l’eau et de l’environnement,
et sensibilisation aux problèmes du SIDA et autres
MST.
Les projets
de TACARE liés à la santé ont
pour objectifs principaux de faciliter l’accès
au planning familial, de donner des cours d’éducation
sexuelle, et de mettre à la disposition
des communautés des moyens contraceptifs
et de protection contre les MST.
. Roots & Shoots – programme
d’éducation environnementale et humanitaire
à destination des jeunes.
Roots & Shoots, fait également partie
du programme TACARE. Dans 45 écoles primaires
et dans les centres pour enfants de 20 villages,
les enfants jouent un rôle actif dans le développement
et la mise en œuvre de projets en rapport avec
les animaux, l’environnement et leurs communautés.
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© JGI |
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A
Mtoupo, un petit village dans les
environs de la Réserve de Tchimpounga au
Congo-Brazzaville,
l'Institut Jane Goodall Congo mène
des programmes d'éducation pour les jeunes
à l'environnment. |
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© Jeroen
Haijtink et David Lefranc |
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Au début du 20ème siècle,
entre un et deux millions de chimpanzés vivaient
dans les forêts de 25 nations africaines.
A ce jour, seuls quatre pays, la République démocratique
du Congo, la République du Congo, le Gabon et le
Cameroun, comptent encore une population importante de
chimpanzés. Cependant, ces derniers bastions perdent
progressivement leur combat face aux besoins grandissants
des populations locales.
Les causes de la disparition progressive des chimpanzés
sont multiples : destruction de leur habitat par l’homme
mais aussi braconnage de la viande de brousse. Les
braconniers
tuent les femelles chimpanzés pour en vendre
la viande et capturent leurs petits pour les vendre
vivants sur le marché local. Ils seront condamnés à finir
leur vie comme animaux de compagnie à moins
qu’ils ne soient vendus par des contrebandiers
aux industries internationales du divertissement et
de la recherche médicale.
Enfin, certains meurent également d'infection
après s'être faits prendre dans un piège
tendu pour les antilopes, les potamochères ou
d'autres animaux sauvages.
Il n'existe aucune solution simple pour empêcher
les gens de chasser et de tuer les chimpanzés.
Agir pour changer les attitudes, c’est le défi
que l'Institut Jane Goodall, ainsi que d'autres organisations
semblables ont relevé. Pour ce faire, l’Institut
Jane Goodall a entreprit un travail avec les gouvernements
africains afin de sensibiliser les populations locales
sur les bienfaits de la conservation faunique.
La plupart des pays africains ont ratifié le
traité CITES, rendant ainsi le commerce des
chimpanzés illégal. Malgré cela,
les chasseurs et les braconniers qui obtiennent de
très bons prix pour un bébé chimpanzé continuent
leurs actions meurtrières. Les trafiquants s’enrichissent
encore davantage. Les autorités gouvernementales
sont souvent disposées à confisquer ces
bébés chimpanzés qui sont mis
en vente. Mais que doivent-ils faire ensuite des orphelins
? La réinsertion en milieu naturel est impossible
: la mère a fort probablement été tuée
et il est impossible de présenter le bébé à un
autre groupe. Comme les bébés humains,
les jeunes chimpanzés apprennent en observant,
en imitant et en reproduisant les comportements des
membres adultes de leur groupe. Dans la nature, un
bébé sans sa mère, ou sans tout
autre gardien ne peut survivre seul.
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| Nakuu et Nani en
train de dîner .... |
© George
Strunden |
Afin de trouver une solution à ce problème,
l'Institut Jane Goodall s'est impliqué auprès
de bon nombre de sanctuaires dans différentes
régions d’Afrique. Dans ces lieux d’accueil,
véritables refuges, les jeunes chimpanzés
peuvent vivre ensemble et jouir d'autant de liberté que
possible sous la surveillance attentive de gardiens expérimentés
et affectueux. AUCUNE SOMME, pas même un dollar,
n'est échangé contre ces orphelins. Si
c'était le cas, l'Institut Jane Goodall contribuerait
au commerce des chimpanzés. Notre but est de créer
sur chaque site, un centre pour la conservation et l'éducation
afin d'aider les populations locales, surtout les enfants, à mieux
comprendre et à apprécier ces êtres
extraordinaires. Un centre d'éducation à la
conservation a déjà été fondé pour
notre sanctuaire en Ouganda et un projet semblable est
en train de voir le jour pour notre sanctuaire au Congo.
Ces centres qui auront également pour mission
de traiter d'autres animaux, seront principalement axés
sur les problèmes environnementaux. De plus, les
sanctuaires offrent des perspectives d'emploi à la
population locale en qualité de soigneurs, gardiens
et formateurs. Nous contribuons également à l'économie
locale en achetant autant que possible aux villageois
les produits destinés à nourrir les chimpanzés.
Notre but est d'impliquer au maximum les communautés
locales.
.
Sanctuaire de l’île de Ngamba en
Ouganda
L’île
de Ngamba (40 ha) se trouve sur le lac Victoria,
à 23km au sud-est d’Entebbe en Ouganda.
Le sanctuaire pour chimpanzés de l’île
de Ngamba a été créé
en octobre 1998 pour accueillir les chimpanzés
orphelins saisis par les autorités. Dix-neuf
chimpanzés ont été transférés
avec succès du sanctuaire de l'île
Isinga et du Centre d'Education Faunique d'Entebbe
en direction du sanctuaire pour chimpanzés
de l'île de Ngamba, sous la direction
de Debby Cox, la Directrice Générale
de l'Institut Jane Goodall d’Ouganda.
Les sanctuaires insulaires permettent de ne pas
avoir recours à des clôtures.
En effet, les chimpanzés n’aiment pas
l’eau en général et ne savent
pas nager. |

Cliquez pour agrandir
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Plusieurs fois par jour, les
soigneurs se rendent sur l’île pour les
nourrir car la forêt ne leur en fournit pas suffisamment.
Ce sanctuaire s’inscrit dans le cadre d’un
programme global de conservation des chimpanzés
en Ouganda. Ce programme comprend notamment : le recensement
des populations sauvages de chimpanzés, la neutralisation
des pièges, la familiarisation des chimpanzés à l’observation
par de petits groupes d’humains afin de développer
l’écotourisme, et l’éducation à l’environnement.

Les bébés s'adaptent bien et se
font une place au sein des groupes sociaux. |
La capacité maximale du sanctuaire (42
chimpanzés) a déjà été dépassée.
C’est pourquoi la construction d’un
second sanctuaire sur l’île Nsadzi, à côté de
la première, est déjà prévue.
Les bébés et les femelles adultes
resteront au sanctuaire principal, tandis que la
plupart des mâles adultes seront transférés
au nouveau sanctuaire. En gardant les bébés
et les femelles adultes ensemble, on permet aux
bébés de bénéficier
de l’attention et de l'affection des femelles.
On offre également ainsi aux visiteurs la
possibilité d'observer les jeux espiègles
des petits. |
>>> www.ngambaisland.org
.
Sanctuaire de Tchimpounga en République du
Congo
Le Sanctuaire de Tchimpounga a été
construit en 1992 par Conoco pour l’Institut
Jane Goodall. À cette époque l'Institut
Jane Goodall s'occupait de 25 jeunes chimpanzés
orphelins au Zoo de Brazzaville (aujourd'hui fermé).
Les 25 chimpanzés ont alors été
transférés au sanctuaire, ainsi
que trois chimpanzés en provenance du Zoo
de Pointe-Noire.
Tchimpounga se trouve sur une plaine côtière,
entre savane et îlots de forêts. Le
sanctuaire se trouve à 50 km au nord de
Pointe-Noire, dans la région de Kouilou,
en République du Congo. C’est le
plus grand sanctuaire pour chimpanzés de
tout le continent africain. Le sanctuaire accueille
aujourd’hui plus de 139 chimpanzés
orphelins, chiffre qui ne cesse d’augmenter.
Durant les deux dernières années,
le sanctuaire a accueilli 40 nouveaux chimpanzés
et en un an la population du sanctuaire a augmenté
de 20%.
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Cliquez pour agrandir
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Depuis plus de quinze ans, le Sanctuaire de
Tchimpounga sert de refuge aux chimpanzés
orphelins du Bassin du Congo, rescapés du
braconnage de la viande de brousse. Dans la plupart
des cas, les autorités congolaises amènent
les jeunes chimpanzés au sanctuaire après
les avoir confisqué aux chasseurs qui essayaient
de les vendre comme animaux de compagnie ou de divertissement.
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Une grande superficie comportant des forêts
et des espaces herbeux borde les installations principales,
qui sont entourées par une clôture électrique.
Cet espace à ciel ouvert permet aux personnes
locales et aux écotouristes d'observer les chimpanzés
tout en limitant les interactions entre les chimpanzés
et les visiteurs. C'est une façon de protéger
les chimpanzés tout en offrant un centre éducatif
permettant à de nombreuses personnes de relier
la théorie à la réalité de
la vie des grands singes.
Les enceintes spacieuses du sanctuaire abritent les
chimpanzés la nuit. Les individus malades ou
nouvellement confisqués passent également
la journée dans ces enceintes jusqu'à ce
qu'ils se soient remis de leur maladie ou de leur traumatisme.
Un des objectifs du centre éducatif est de permettre
aux écoles d'organiser des sorties et d'y amener
des classes. Pour les enfants, le sanctuaire est un
endroit aussi amusant qu’enrichissant. C'est
aussi un moyen de former des écologistes et
naturalistes locaux. Les écoliers et les habitants
de Pointe-Noire ont la possibilité de visiter
le sanctuaire régulièrement afin d'apprendre à mieux
connaître ces animaux fascinants. Cela permet également
de les amener à prendre conscience des atrocités
dont ils sont les victimes ainsi que des dommages occasionnés
par l’homme sur leur habitat.
>>>
cliquez ici pour plus d'info sur le Sanctuaire de
Tchimpounga
>>>
cliquez-ici pour plus d’info sur le programme de
parrainage
. Sanctuaire
Jane Goodall’s Chimpanzee Eden à
Nelspruit (Afrique du Sud)
Le sanctuaire Jane Goodall’s
Chimpanzee Eden a été inauguré
en mars 2006, en présence du Dr. Jane Goodall.
Ce sanctuaire pour chimpanzés
est le premier et le seul du genre en Afrique du Sud.
Il est le fruit de plus de trois années de collaboration
entre JGI South-Africa et la famille Cussons, qui a accueilli
sur 1000 hectares de réserve privée le sanctuaire.
En entrant dans la réserve, située
à Nelspruit près du Parc national Kruger,
les visiteurs pourront y admirer la flore et la faune
caractéristiques de ce territoire, mais ils pourront
surtout observer les chimpanzés lorsque ceux-ci
sont nourris par exemple.
L’objectif de Jane Goodall’s Chimpanzee
Eden est de secourir les chimpanzés qui ont
survécu à la chasse, qui sont la proie du
trafic illégal vers les zoos, les cirques et les
laboratoires de recherche médicale.
Le sanctuaire leur offre un habitat dans lequel ils peuvent
vivre comme à l’état sauvage.
Ils reçoivent aussi toute l’attention nécessaire
pour guérir des traumatismes qu’ils ont subi.
Les chimpanzés vivent dans de grands enclos proches
de leur habitat naturel. Ces enclos comportent des belvédères
dominant la forêt et les zones de nourriture qui
permettent aux visiteurs de découvrir les chimpanzés
tout au long de la journée dans leur environnement.
Doté d’infrastructures de première
classe, ce sanctuaire permettra non seulement d’étudier
les chimpanzés dans un milieu presque sauvage mais
aussi d’éduquer chaque visiteur afin que
chacun puisse jouer un rôle à son tour dans
la lutte pour la sauvegarde des Grands Singes.
>>>
cliquez-ici pour plus d’info sur le programme de
parrainage
>>>
plus d’info sur www.janegoodall.co.za
. La
Réserve de "Tchimpounga" (Congo-Brazzaville)
Outre les 26 ha du sanctuaire, une réserve de 7284
ha a été créée en mars 1999
et classée par le gouvernement de la République
du Congo. Sa gestion a été officiellement
confiée à l’Institut Jane Goodall.
Un programme de recensement organisé par le Ministère
de l’Economie Forestière de la République
du Congo, estime qu’entre 50 et 60 chimpanzés
vivent à l’intérieur de la réserve.
L’Institut Jane Goodall prévoit d’effectuer
un nouveau recensement en dehors de la réserve,
le long de la rivière Kouilou où une population
de chimpanzés serait installée. La réserve
est surveillée par des éco-gardes originaires
des villages voisins, pour éviter le braconnage.
"Tchimpounga" travaille à l’amélioration
des conditions de vie des populations installées
aux abords de la réserve et à la détermination
des causes originelles de la crise liée à la
viande de brousse. Grâce au financement de l’Economic
Support Fund (ESF), l’Institut Jane Goodall développe à présent
un programme à long terme basé sur le même
principe de Conservation Centrée sur les Communautés
(CCC) que le programme TACARE en Tanzanie. Le sanctuaire
mène également des campagnes d’information
sur les problèmes liés à la consommation
de viande de singe et sur l’importance de la biodiversité.
Notre nouveau programme CCC a pour objectif l’investissement
des communautés locales dans la protection de la
réserve et des ressources naturelles, tout en stimulant
leur propre développement économique et social.
Dans cette optique, le projet combine différentes
activités qui touchent l’ensemble des difficultés
rencontrées par ces communautés : renforcement
des organisations civiles et gouvernementales, coordination
de la gestion de la réserve avec les villages, développement
de techniques de gestion durable pour l’agriculture,
encouragement à l’obtention de diplômes
reconnus en environnement, présentation de nouvelles
activités agricoles et d’alternatives au trafic
de viande de brousse, amélioration des infrastructures
sociales et de leur gestion par les villageois, et beaucoup
d’éducation.
A ce jour, le projet a été bien accepté par
les communautés et les autorités régionales.
L’Institut Jane Goodall a reçu un retour très
positif et très encourageant et on lui a proposé de
soutenir les actions de développement menées
par les autorités locales à tous les niveaux.
Notre équipe agit sur le terrain comme un médiateur
entre les différents départements régionaux
responsables de l’éducation, de la santé,
des travaux publics, de l’agriculture et de l’environnement,
ainsi qu’avec les comités de villages. Plusieurs
visites aux villages ont déjà été organisées
par ces départements. Les comités de village
travaillent aujourd’hui dans la perspective de renouer
des liens avec les autorités régionales en
organisant des programmes locaux et réalistes.
Les succès de notre programme dans le secteur
de l’éducation sont les suivants :
. Une école a été financée
et construite par les habitants de Tchikafi, un village
qui n'avait jamais eu d’école auparavant.
. L’école de Mpili a été rénovée
et le nombre d’élèves a doublé.
. Une nouvelle maison pour l’instituteur a été construite à Notoupou,
rendant ainsi possible la dispense de cours tout au long
de la semaine.
. Le projet a désigné deux nouveaux inspecteurs
de l’éducation pour cette zone, qui travailleront à l’amélioration
de la qualité de l’enseignement et des aptitudes
administratives des comités des écoles.
. L’Institut Jane Goodall fournit
des livres et d’autres matériels scolaires
aux écoles
des villages.
L’Institut Jane Goodall a également développé
un programme pilote d’éducation à
l’environnement dans lequel les étudiants
visitent la Réserve de Tchimpounga et le sanctuaire.
Le groupe principal dans cette nouvelle expérience
est constitué d’enfants pauvres, orphelins,
réfugiés, et d’enfants des villages.
Tous ont entre 10 et 17 ans. Les excursions sont régulièrement
organisées depuis la ville et les villages voisins.
La visite au sanctuaire de Tchimpounga a été
décrite par les enfants comme une expérience
extraordinaire. La plupart y ont vu un chimpanzé
pour la première fois. Cette expérience
a pour objectif d’aider les congolais à évaluer
l’importance de leur héritage naturel.
Le programme local UNDP (United Nations Development Program)
de Prévention et de Sensibilisation contre le SIDA
dans les écoles (PRESIEC) a été d’un
grand secours pour l’Institut Jane Goodall. Notre
programme repose sur une équipe de 23 éco-éducateurs
et un manuel pilote d’éducation qui place
l’enfant au centre de l’expérience
d’apprentissage. L’IRC (International Rescue
Committee) et l’UNHCR (United Nations High Commissioner
for Refugees) ont également apporté leur
aide par leur connaissance des groupes marginaux.
L’Institut Jane Goodall a engagé une équipe
supplémentaire de villageois éco-gardes
chargée d’aider à protéger
la réserve contre les braconniers des autres villages,
notamment en sensibilisant à l’environnement
chacune de leurs communautés respectives. L’éducation,
les inventaires faunistiques et floristiques, et l’organisation
de visites sont également une part importante de
notre travail.
L’infrastructure sociale est une composante importante
du programme CCC à Tchimpounga. Dans cette perspective,
le gouvernement met à notre disposition ses connaissances
techniques et son aide. L’Institut Jane Goodall
a mis en place un dispensaire à l’usage des
communautés de Tchimpounga. Il est géré
par deux infirmières locales, qui y ont été
affectées par le ministère de la santé
Congolais. Les ministères de l’environnement
et de l’agriculture ont participé à
une étude socio-économique approfondie de
la zone, préparée par les communautés
elles-mêmes et menée par leurs nouveaux agents
de développement local. Ce recensement va permettre
une meilleure compréhension des problèmes
locaux et la planification des futures actions à
mettre en œuvre.
Notre projet consiste également à développer
des stratégies de gestion durable des ressources
naturelles pour tous les villages. Un des objectifs principaux
du programme est de faire comprendre aux communautés
que leur prospérité économique et
sociale à long terme passe par la gestion durable
des ressources naturelles.
.
Uganda Earth Education (Ouganda)
Le but de ce projet est d’influencer et
de réduire les pratiques dommageables pour l’environnement
dans les zones vulnérables de l’Ouganda et
en particulier celles qui accueillent des chimpanzés.
Ce programme consiste en :
. Favoriser l’éducation à l’environnement à travers
l’Ouganda par l’organisation de stages à destination
des enseignants du primaire et du secondaire et des membres
des communautés ayant des connaissances en environnement,
pour encourager l’évolution des comportements.
. Aider les enseignants et le système
scolaire ougandais à dispenser un programme d’éducation à l’environnement à 10
000 écoliers du primaire, et à 400000 étudiants
du secondaire, sur une période de trois ans.
. Organiser pour les dirigeants locaux et les politiciens
une série de visites de sensibilisation aux problèmes
de l’environnement et aux efforts nécessaires
pour les résoudre.
.
Projet d’écotourisme à la Réserve
Forestière de Budongo (Ouganda)
L’écotourisme en Ouganda, en particulier l’observation
d’espèces charismatiques comme le chimpanzé,
est considéré comme une activité particulièrement
utile pour la conservation, qui aide à la protection
de certains sites, et au développement économique
local. Toutefois, il faut trouver un équilibre entre
la demande des touristes et la disponibilité des
sites. Le bien-être des chimpanzés comme la
qualité de l’expérience des touristes
doivent être garantis pour assurer le succès à long
terme de ce type de programme, dans une perspective à la
fois économique et de conservation.
Le grand nombre de visiteurs à Kanyanchu (Kibale),
durant la haute saison touristique, nous a conduit à envisager
la nécessité de créer un nouveau site
d’observation des chimpanzés. Effet, pendant
la haute saison 2002, 32 visiteurs en moyenne par jour
a réalisé une marche en forêt, incluant
l’observation pendant une heure des chimpanzés.
Or, le maximum de visiteurs recommandé par jour
est de 6 pour l’observation des chimpanzés.
Ce chiffre est donc nettement dépassé.
Forts du succès rencontré en Ouganda dans
le développement de programmes d’écotourisme à Kanyanchu
(Parc National de Kibale) et au sanctuaire pour chimpanzés
de l’île de Ngamba, nous mettons maintenant
en place une stratégie pour développer l’écotourisme à Kaniyo-Pabidi,
dans la Réserve Forestière de Budongo.
Kaniyo-Pabidi est géré par le Forest Department.
Un programme d’écotourisme y a été créé en
1993, et l’observation des chimpanzés a commencé en
1994. Toutefois, le nombre de visites est très bas
par rapport à celui de Kanyanchu au Parc National
de Kibale. Notre programme d’intervention sur quatre
ans a permis l’augmentation du nombre de visites.
Malgré le faible nombre de visiteurs, Kaniyo-Papidi
a été identifié comme un site très
prometteur pour l’écotourisme au regard
de plusieurs de facteurs :
. La localisation du site est particulièrement
bonne. Il se trouve en effet sur la route d’une
attraction touristique majeure (les chutes de Murchison).
Il peut donc être facilement intégré aux
itinéraires organisés par des tours opérateurs,
et est également accessible aux touristes indépendants.
. La géographie du site est particulièrement
favorable au développement de l’écotourisme
: le terrain est plat, permettant des déplacements
faciles à pied pour la majorité des touristes,
le camp de base se trouve à la limite du territoire
des chimpanzés, diminuant ainsi le risque de longues
marches avant de les rencontrer, la végétation
est constituée de forêt primaire et est
moyennement dense ce qui permet une bonne visibilité de
la canopée (et donc des chimpanzés) et
la présence de savanes et de prairies permet l’observation
de différents écosystèmes. En outre,
il y a un réseau de 115km de sentiers bien entretenus
qui facilite l’accessibilité des visiteurs.
Avant la troisième année du projet, le
Forest Department et la communauté locale décideront
s’ils reprennent en main le programme ou s’ils
continuent à le confier à une équipe
entraînée capable de gérer le programme
de familiarisation et les activités des visiteurs.
Le manque initial d’intérêt qu’a
connu ce projet indique que le potentiel maximum de Kaniyo
Pabidi en tant que site d’écotourisme et
d’observation des chimpanzés n’est
pas atteint. D’après notre expérience
dans le développement de projets similaires, à Kanyanchu,
qui accueille 3500 visiteurs par ans et au Sanctuaire
de l’île de Ngamba, qui accueille 5000 visiteurs
par an, nous estimons qu’un plan d’intervention
de trois ans consacré à la formation du
personnel et au développement des infrastructures,
permettra à Kaniyo Pabidi de devenir un programme
d’écotourisme rentable et prospère,
contribuant au renforcement des lois et à la protection
de l’habitat de la Réserve Forestière
de Budongo.
.
Central African World Heritage Forest Initiative (CAWHFI)
L’objectif ultime de CAWHFI
est de créer un mode de gestion durable des ressources
naturelles, tout en renforçant la capacité
gouvernementale et locale à gérer à
long terme la biodiversité. Les actions portent
sur le renforcement des lois, la gestion des aires protégées,
et l’augmentation des activités communautaires
visant l’amélioration des conditions de vie
et la limitation du trafic de viande de brousse.
En tant que partenaire de CAWHFI, l’Institut Jane
Goodall travaille avec les ONG locales, les gouvernements
régionaux, et les infrastructures des ONG déjà
en place pour créer un plan d’action régional
et un plan d’action communautaire pour l’amélioration
de la qualité de vie et la conservation, avec un
intérêt particulier pour l’implication
des femmes dans le trafic de viande de brousse en tant
que vendeuses sur les marchés d’Afrique Centrale.
Les activités de ce projet révèlent
l’importance du lien entre la nécessité
de protéger la faune et la flore d’une part,
et l’ensemble des activités économiques
et sociales nécessaires à l’engagement
enthousiaste de la population dans la protection de leur
futur moyen de subsistance d’autre part.
Les recherches précédemment effectuées
dans la région ont montré qu’il était
nécessaire d’accorder plus d’attention
et de valeur aux communautés locales. En abordant
le thème du trafic de viande de brousse, la plupart
des groupes de discussion sur la conservation a initié
une tentative de compréhension des motifs de participation
à ce trafic, qui exploite un ensemble commun de
structures pré-identifiées, ce qui inclut
notamment : modèles d’association avec la
faune sauvage, politique, économie, dynamique du
trafic, causes et solutions à la crise. Néanmoins,
quand les médiateurs des communautés ont
été invités à proposer des
activités, l’accent a été mis
sur les facteurs sociaux, incluant les questions d’identité
individuelles et communautaires, problèmes et solutions
liés au travail, rôles respectifs des hommes
et des femmes. Ainsi, toute solution valable au commerce
illégal de viande de brousse doit intégrer
les solutions identifiées par les médiateurs.

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