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NOS
PROGRAMMES |
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Au début
du 20ème siècle, entre un et deux
millions de chimpanzés vivaient dans les
forêts de 25 nations africaines.
A ce jour, seuls quatre pays, la République
démocratique du Congo, la République
du Congo, le Gabon et le Cameroun, comptent encore
une population importante de chimpanzés.
Cependant, ces derniers bastions perdent progressivement
leur combat face aux besoins grandissants des
populations locales.
Les causes de la
disparition progressive des chimpanzés
sont multiples : destruction de leur habitat par
l’homme mais aussi braconnage de la viande
de brousse. Les braconniers tuent les femelles
chimpanzés pour en vendre la viande et
capturent leurs petits pour les vendre vivants
sur le marché local. Ils seront condamnés
à finir leur vie comme animaux de compagnie
à moins qu’ils ne soient vendus par
des contrebandiers aux industries internationales
du divertissement et de la recherche médicale.
Enfin, certains
meurent également d'infection après
s'être faits prendre dans un piège
tendu pour les antilopes, les potamochères
ou d'autres animaux sauvages.
Il n'existe aucune solution simple pour empêcher
les gens de chasser et de tuer les chimpanzés.
Agir pour changer les attitudes, c’est le
défi que l'Institut Jane Goodall, ainsi
que d'autres organisations semblables ont relevé.
Pour ce faire, l’Institut Jane Goodall a
entreprit un travail avec les gouvernements africains
afin de sensibiliser les populations locales sur
les bienfaits de la conservation faunique.
La plupart des pays africains ont ratifié
le traité CITES, rendant ainsi le commerce
des chimpanzés illégal. Malgré
cela, les chasseurs et les braconniers qui obtiennent
de très bons prix pour un bébé
chimpanzé continuent leurs actions meurtrières.
Les trafiquants s’enrichissent encore davantage.
Les autorités gouvernementales sont souvent
disposées à confisquer ces bébés
chimpanzés qui sont mis en vente. Mais
que doivent-ils faire ensuite des orphelins ?
La réinsertion en milieu naturel est impossible
: la mère a fort probablement été
tuée et il est impossible de présenter
le bébé à un autre groupe.
Comme les bébés humains, les jeunes
chimpanzés apprennent en observant, en
imitant et en reproduisant les comportements des
membres adultes de leur groupe. Dans la nature,
un bébé sans sa mère, ou
sans tout autre gardien ne peut survivre seul.
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| Nakuu et
Nani en train de dîner .... |
©
George Strunden |
Afin
de trouver une solution à ce problème,
l'Institut Jane Goodall s'est impliqué
auprès de bon nombre de sanctuaires dans
différentes régions d’Afrique.
Dans ces lieux d’accueil, véritables
refuges, les jeunes chimpanzés peuvent
vivre ensemble et jouir d'autant de liberté
que possible sous la surveillance attentive de
gardiens expérimentés et affectueux.
AUCUNE SOMME, pas même un dollar, n'est
échangé contre ces orphelins. Si
c'était le cas, l'Institut Jane Goodall
contribuerait au commerce des chimpanzés.
Notre but est de créer sur chaque site,
un centre pour la conservation et l'éducation
afin d'aider les populations locales, surtout
les enfants, à mieux comprendre et à
apprécier ces êtres extraordinaires.
Un centre d'éducation à la conservation
a déjà été fondé
pour notre sanctuaire en Ouganda et un projet
semblable est en train de voir le jour pour notre
sanctuaire au Congo.
Ces centres qui auront également pour mission
de traiter d'autres animaux, seront principalement
axés sur les problèmes environnementaux.
De plus, les sanctuaires offrent des perspectives
d'emploi à la population locale en qualité
de soigneurs, gardiens et formateurs. Nous contribuons
également à l'économie locale
en achetant autant que possible aux villageois
les produits destinés à nourrir
les chimpanzés. Notre but est d'impliquer
au maximum les communautés locales.
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Le Sanctuaire de Tchimpounga en République
du Congo |
Le Sanctuaire de Tchimpounga
a été construit en 1992
par Conoco pour l’Institut Jane
Goodall. À cette époque
l'Institut Jane Goodall s'occupait de
25 jeunes chimpanzés orphelins
au Zoo de Brazzaville (aujourd'hui fermé).
Les 25 chimpanzés ont alors été
transférés au sanctuaire,
ainsi que trois chimpanzés en provenance
du Zoo de Pointe-Noire.
Tchimpounga se trouve sur une plaine
côtière, entre savane et
îlots de forêts. Le sanctuaire
se trouve à 50 km au nord de Pointe-Noire,
dans la région de Kouilou, en République
du Congo. C’est le plus grand sanctuaire
pour chimpanzés de tout le continent
africain. Le sanctuaire accueille aujourd’hui
plus de 139 chimpanzés orphelins,
chiffre qui ne cesse d’augmenter.
Durant les deux dernières années,
le sanctuaire a accueilli 40 nouveaux
chimpanzés et en un an la population
du sanctuaire a augmenté de 20%.
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Cliquez pour agrandir
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Depuis plus de vingt ans, le Sanctuaire
de Tchimpounga sert de refuge aux chimpanzés
orphelins du Bassin du Congo, rescapés
du braconnage de la viande de brousse. Dans
la plupart des cas, les autorités
congolaises amènent les jeunes chimpanzés
au sanctuaire après les avoir confisqué
aux chasseurs qui essayaient de les vendre
comme animaux de compagnie ou de divertissement.
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Une grande superficie
comportant des forêts et des espaces herbeux
borde les installations principales, qui sont
entourées par une clôture électrique.
Cet espace à ciel ouvert permet aux personnes
locales et aux écotouristes d'observer
les chimpanzés tout en limitant les interactions
entre les chimpanzés et les visiteurs.
C'est une façon de protéger les
chimpanzés tout en offrant un centre éducatif
permettant à de nombreuses personnes de
relier la théorie à la réalité
de la vie des grands singes.
Les enceintes spacieuses du sanctuaire abritent
les chimpanzés la nuit. Les individus malades
ou nouvellement confisqués passent également
la journée dans ces enceintes jusqu'à
ce qu'ils se soient remis de leur maladie ou de
leur traumatisme.
Un des objectifs du centre éducatif est
de permettre aux écoles d'organiser des
sorties et d'y amener des classes. Pour les enfants,
le sanctuaire est un endroit aussi amusant qu’enrichissant.
C'est aussi un moyen de former des écologistes
et naturalistes locaux. Les écoliers et
les habitants de Pointe-Noire ont la possibilité
de visiter le sanctuaire régulièrement
afin d'apprendre à mieux connaître
ces animaux fascinants. Cela permet également
de les amener à prendre conscience des
atrocités dont ils sont les victimes ainsi
que des dommages occasionnés par l’homme
sur leur habitat.
>>>
cliquez ici pour plus d'info sur le Sanctuaire
de Tchimpounga
>>>
cliquez-ici pour plus d’info sur le programme
de parrainage
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Le Sanctuaire de Jane Goodall’s Chimpanzee
Eden à Nelspruit (Afrique du Sud)
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Un sanctuaire "pilote"
Situé à Nelspruit, en Afrique
du Sud, le Jane Goodall Institute
Chimpanzee Eden offre un environnement
propice au développement des chimpanzés
et au repos des visiteurs.
L'Institut Jane Goodall France a décidé
d'instaurer un partenariat avec l'Institut Jane
Goodall South-Africa, et en particulier d’élaborer
un programme de parrainage destiné à
soutenir le sanctuaire dans sa mission.
Le Chimpanzee Eden
a été inauguré par le Dr.
Jane Goodall en mars 2006 et a ouvert ses portes
au public en juillet suivant.
Pionnier du genre, ce sanctuaire doit sa singularité
à son implantation en Afrique du Sud,
aux portes du Parc National Kruger. L'Afrique
du Sud n'abrite pas de chimpanzés à
l'état naturel; ceux-ci vivent uniquement
dans les forêts d'Afrique équatoriale,
qui s'étendent de la Guinée à
la Tanzanie. Le sanctuaire est exclusivement
dédié au sauvetage et à
la réadaptation de chimpanzés
rescapés de situations périlleuses.
Le site
Le sanctuaire est implanté dans une réserve
privée dont l'environnement se rapproche
de l'habitat naturel des chimpanzés,
grâce à ses forêts d'eucalyptus
et au climat tropical dont bénéficie
cette région. Ces conditions exceptionnelles
permettent aux chimpanzés d'apprendre
à s'adapter à un habitat ressemblant
à ce qu'ils pourraient connaître
à l'état naturel.
La réserve couvre 1000 hectares, et abrite
une flore et une faune abondantes. Girafes,
antilopes, zèbres se côtoient et
vivent paisiblement dans une nature luxuriante.
La réserve est situé à
quelques kilomètres de Nelspruit, centre
économique et touristique important,
et capitale de la province de Mpumalanga –
"l'endroit où le soleil se lève".
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Les
objectifs
Le sanctuaire s'est fixé pour objectif
le sauvetage de chimpanzés en situation
critique : petits orphelins vendus illégalement
comme animaux de compagnie après le massacre
de leurs parents braconnés pour servir
de viande de brousse, ou victimes du trafic
illégal vers les zoos, les cirques et
les laboratoires de recherche médicale.
Le sanctuaire constitue un foyer pour ces primates
qui ne peuvent être replacés immédiatement
dans leur environnement naturel du fait de leurs
blessures physiques ou psychologiques, de leur
condition générale ou de leur
inadaptation.
A terme, il s'agit de reconstituer autant que
possible des "familles" de chimpanzés,
socialement structurées et composées
d'individus indépendants et aptes à
vivre dans un environnement totalement libre,
dans le but de les réinsérer dans
leur milieu naturel, dans une réserve
dont l'implantation est en cours d’étude.
Le travail de rééducation
Après une période de quarantaine
et, si nécessaire, de soins physiques
et psychologiques, les chimpanzés rapatriés
au sanctuaire découvrent pleinement leur
nouveau foyer et apprennent à vivre dans
des conditions très similaires à
celles qu'ils connaîtraient à l'état
sauvage.
Pour ceux qui ont grandi sans aucun contact
avec d'autres chimpanzés, le travail
consiste d'abord à les aider à
se débarrasser de "l'empreinte"
humaine qui leur a été imposée
par leurs propriétaires. La première
leçon est d'apprendre à être
un chimpanzé ! Ce processus nécessite
patience, doigté et persévérance
de la part des soigneurs. La période
de la quarantaine permet de préparer
l'étape cruciale qu'est la "rencontre"
physique avec d'autres chimpanzés. Durant
celle-ci, les nouveaux arrivants sont effet
séparés les uns des autres dans
plusieurs grandes cages. Pour les cas les plus
délicats, des volets recouvrent les grillages
et sont découverts un peu plus chaque
jour, leur permettant de s'entr'apercevoir.
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Attention
: tout
contact entre le public et les chimpanzés
est strictement interdit.
Seul le personnel du sanctuaire est autorisé
à entrer en contact avec les pensionnaires,
et ce uniquement pour des soins ou des interactions
éducatives. |
Ce n'est qu'une fois effectuée
cette première "pré-adaptation"
que les chimpanzés sont présentés
au reste du groupe, dans leur logis de nuit
ou dans les enceintes appropriées. Durant
tout ce temps, l'équipe veille au grain
!
Plusieurs enceintes de différentes superficies
permettent par la suite d'accueillir les pensionnaires
dans la journée, selon leur âge,
leur condition physique, et leur degré
d'adaptation. La nuit, les chimpanzés
retrouvent leur ‘lit’ pour dormir
au calme et au chaud.
Dans ce régime de semi-liberté,
les chimpanzés apprennent à se
débrouiller dans un environnement naturel,
chercher leur nourriture, construire des nids,
utiliser des outils, grâce à des
méthodes d'apprentissage ludiques. Par
exemple, des "Arbres à nourriture"
cachent du sirop et du beurre de cacahouètes
et ne livrent leurs trésors qu'aux petites
mains agiles et patientes ! Ou encore, les soigneurs
placent du miel dans des cavités pour
que les chimpanzés le récupèrent
à l'aide de longues tiges d'herbes, comme
s'ils pêchaient des termites !
Regroupés au départ en fonction
de leurs affinités, les chimpanzés
s'initient à la création de liens
sociaux qui sont essentiels à la vie
de tout chimpanzé. Ces liens établis,
ils partagent mutuellement leur savoir et l'apprentissage
progresse vite.
L'équipe tache de leur apprendre des
vocalises. Les chimpanzés restent souvent
perplexes au début, faute d'avoir entendu
de tels sons dans leur vie précédente,
puis comprennent et s'amusent vite.
La première phase d'adaptation acquise,
les chimpanzés sont transférés
dans une enceinte plus grande, abritant des
arbres plus imposants et l'interaction avec
les soigneurs se restreint.
Lors d'une dernière étape, les
chimpanzés rejoignent un troisième
et vaste espace. Ils y vivent à l'état
le plus proche possible des conditions naturelles,
ils s'organisent et gèrent leur structure
sociale sans contrainte, et les contacts avec
les soigneurs se limitent au strict nécessaire.
>>>
Cliquez ici pour plus d'info sur le Sanctuaire
de Jane Goodall's Chimpanzee Eden
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La Réserve de Tchimpounga (Congo-Brazzaville)
Outre les 26 ha du sanctuaire, une réserve
de 7284 ha a été créée
en mars 1999 et classée par le gouvernement
de la République du Congo. Sa gestion a
été officiellement confiée
à l’Institut Jane Goodall. Un programme
de recensement organisé par le Ministère
de l’Economie Forestière de la République
du Congo, estime qu’entre 50 et 60 chimpanzés
vivent à l’intérieur de la
réserve. L’Institut Jane Goodall
prévoit d’effectuer un nouveau recensement
en dehors de la réserve, le long de la
rivière Kouilou où une population
de chimpanzés serait installée.
La réserve est surveillée par des
éco-gardes originaires des villages voisins,
pour éviter le braconnage.
"Tchimpounga" travaille à l’amélioration
des conditions de vie des populations installées
aux abords de la réserve et à la
détermination des causes originelles de
la crise liée à la viande de brousse.
Grâce au financement de l’Economic
Support Fund (ESF), l’Institut Jane Goodall
développe à présent un programme
à long terme basé sur le même
principe de Conservation Centrée sur les
Communautés (CCC) que le programme TACARE
en Tanzanie. Le sanctuaire mène également
des campagnes d’information sur les problèmes
liés à la consommation de viande
de singe et sur l’importance de la biodiversité.
Notre nouveau programme CCC a pour objectif l’investissement
des communautés locales dans la protection
de la réserve et des ressources naturelles,
tout en stimulant leur propre développement
économique et social. Dans cette optique,
le projet combine différentes activités
qui touchent l’ensemble des difficultés
rencontrées par ces communautés
: renforcement des organisations civiles et gouvernementales,
coordination de la gestion de la réserve
avec les villages, développement de techniques
de gestion durable pour l’agriculture, encouragement
à l’obtention de diplômes reconnus
en environnement, présentation de nouvelles
activités agricoles et d’alternatives
au trafic de viande de brousse, amélioration
des infrastructures sociales et de leur gestion
par les villageois, et beaucoup d’éducation.
A ce jour, le projet a été bien
accepté par les communautés et les
autorités régionales. L’Institut
Jane Goodall a reçu un retour très
positif et très encourageant et on lui
a proposé de soutenir les actions de développement
menées par les autorités locales
à tous les niveaux. Notre équipe
agit sur le terrain comme un médiateur
entre les différents départements
régionaux responsables de l’éducation,
de la santé, des travaux publics, de l’agriculture
et de l’environnement, ainsi qu’avec
les comités de villages. Plusieurs visites
aux villages ont déjà été
organisées par ces départements.
Les comités de village travaillent aujourd’hui
dans la perspective de renouer des liens avec
les autorités régionales en organisant
des programmes locaux et réalistes.
Les succès
de notre programme dans le secteur de l’éducation
sont les suivants :
. Une
école a été financée
et construite par les habitants de Tchikafi, un
village qui n'avait jamais eu d’école
auparavant.
. L’école de Mpili
a été rénovée et le
nombre d’élèves a doublé.
. Une nouvelle maison pour l’instituteur
a été construite à Notoupou,
rendant ainsi possible la dispense de cours tout
au long de la semaine.
. Le projet a désigné
deux nouveaux inspecteurs de l’éducation
pour cette zone, qui travailleront à l’amélioration
de la qualité de l’enseignement et
des aptitudes administratives des comités
des écoles.
. L’Institut Jane Goodall
fournit des livres et d’autres matériels
scolaires aux écoles des villages.
L’Institut
Jane Goodall a également développé
un programme pilote d’éducation à
l’environnement dans lequel les étudiants
visitent la Réserve de Tchimpounga et le
sanctuaire. Le groupe principal dans cette nouvelle
expérience est constitué d’enfants
pauvres, orphelins, réfugiés, et
d’enfants des villages. Tous ont entre 10
et 17 ans. Les excursions sont régulièrement
organisées depuis la ville et les villages
voisins. La visite au sanctuaire de Tchimpounga
a été décrite par les enfants
comme une expérience extraordinaire. La
plupart y ont vu un chimpanzé pour la première
fois. Cette expérience a pour objectif
d’aider les congolais à évaluer
l’importance de leur héritage naturel.
Le programme local UNDP (United Nations Development
Program) de Prévention et de Sensibilisation
contre le SIDA dans les écoles (PRESIEC)
a été d’un grand secours pour
l’Institut Jane Goodall. Notre programme
repose sur une équipe de 23 éco-éducateurs
et un manuel pilote d’éducation qui
place l’enfant au centre de l’expérience
d’apprentissage. L’IRC (International
Rescue Committee) et l’UNHCR (United Nations
High Commissioner for Refugees) ont également
apporté leur aide par leur connaissance
des groupes marginaux.
L’Institut Jane Goodall a engagé
une équipe supplémentaire de villageois
éco-gardes chargée d’aider
à protéger la réserve contre
les braconniers des autres villages, notamment
en sensibilisant à l’environnement
chacune de leurs communautés respectives.
L’éducation, les inventaires faunistiques
et floristiques, et l’organisation de visites
sont également une part importante de notre
travail.
L’infrastructure sociale est une composante
importante du programme CCC à Tchimpounga.
Dans cette perspective, le gouvernement met à
notre disposition ses connaissances techniques
et son aide. L’Institut Jane Goodall a mis
en place un dispensaire à l’usage
des communautés de Tchimpounga. Il est
géré par deux infirmières
locales, qui y ont été affectées
par le ministère de la santé Congolais.
Les ministères de l’environnement
et de l’agriculture ont participé
à une étude socio-économique
approfondie de la zone, préparée
par les communautés elles-mêmes et
menée par leurs nouveaux agents de développement
local. Ce recensement va permettre une meilleure
compréhension des problèmes locaux
et la planification des futures actions à
mettre en œuvre.
Notre projet consiste également à
développer des stratégies de gestion
durable des ressources naturelles pour tous les
villages. Un des objectifs principaux du programme
est de faire comprendre aux communautés
que leur prospérité économique
et sociale à long terme passe par la gestion
durable des ressources naturelles.
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Centre de Recherche de Gombe Stream (Tanzanie)
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La recherche au Centre de Gombe Stream
s’est focalisée sur l’étude
du comportement de deux communautés
de chimpanzés d’Afrique de
l’Est (Pan troglodytes schweinfurthii),
la communauté de Kakombe observée
dès 1960 par Jane Goodall et celle
de Mitumba dont l’observation a
commencé dans les années
90.
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©
Michael Nichols |
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Les nouveaux projets de l’Institut
Jane Goodall en Afrique sont interdépendants
non seulement géographiquement à
travers le Bassin du Congo mais également
par leur thématique. Ils visent à
déterminer les facteurs économiques
et sociaux qui influencent la relation de l’homme
avec son environnement. Grâce à
la collaboration directe des gouvernements et
de l’industrie, et associée aux
compétences locales, notre approche holistique
offre l’opportunité d’établir
des programmes de conservation et de développement
à long terme.

© Kristin
Mosher |
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La
gestion des ressources naturelles est
souvent perçue par les communautés
locales comme une politique autoritaire
allant à l’encontre des droits
traditionnels. Les populations locales
sont les gardiens immédiats des
ressources naturelles, mais elles restent
réfractaires à la mise en
place d’une gestion des ressources
naturelles quand elles ne sont pas prises
en compte dans les solutions de protection
des ressources locales. Grâce au
programme de Conservation Centrée
sur les Communautés (CCC) de l’Institut
Jane Goodall, les communautés locales
deviennent les représentants et
les gestionnaires de leur environnement.
L’approche CCC dote les communautés
locales des outils nécessaires
à une gestion de leurs ressources
naturelles, capables de leur apporter
une prospérité économique
et environnementale. En augmentant les
compétences locales, les responsabilités
et la participation à la gestion
durable des ressources, les communautés
s’investissent avec fierté
dans la protection de leur environnement
et de la faune sauvage locale. Les communautés
locales n’ont souvent aucun contrôle
sur l’accès aux ressources
naturelles et sont donc incapables d’empêcher
tout étranger de les exploiter.
En leur confiant la responsabilité
de |
gérer ces ressources, et en les
faisant participer à tous les niveaux
de nos projets, nous avons réussi
à améliorer leurs conditions
de vie tout en prônant la conservation
et le besoin de préserver la biodiversité
au bénéfice de tous.
La structure holistique du programme de
l’Institut Jane Goodall –
mettant en œuvre un partenariat public
et privé pour aider les projets
locaux d’enseignement, le développement
socio-économique et les projets
de gestion durable des ressources –
est un modèle de succès
basé sur le programme de reboisement
et d’éducation du lac Tanganyika
(TACARE) à l’ouest de la
Tanzanie.
Ce type de programme est également
mis en place dans les réserves
de Mengamé au Cameroun et de Tchimpounga
au Congo. La priorité est sur ces
deux sites est la sensibilisation à
l’environnement et l’accès
aux soins médicaux. En travaillant
avec la population locale les programmes
du CCC s’adaptent aux particularités
de l’environnement et aux caractéristiques
sociales de chaque communauté rurale.
Ce type de projet est également
à l’étude en République
Démocratique du Congo grâce
au financement de l’Alliance pour
le Développement Global (Global
Development Alliance - GDA) via l’USAID.
L’Institut Jane Goodall envisage
d’étendre le modèle
TACARE à d’autres régions
riches en biodiversité à
travers le Bassin du Congo, l’Ouganda,
et la Tanzanie. |
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L’exemple du programme TACARE

© JGI
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L’Institut
Jane Goodall a initié en 1994 un
programme de reboisement et d’éducation
du lac Tanganyika (TACARE) en
Tanzanie. Le programme a été
conçu comme un projet pilote destiné
à localiser la pauvreté
et à aider les villages autour
du lac Tanganyika à trouver des
moyens durables de subsistance
en stoppant la dégradation rapide
des ressources naturelles,
en particulier dans les forêts qui
subsistent.
Le programme se focalise sur le développement
socio-économique
des communautés et propose des
stages et des cours de gestion
durable des ressources naturelles.
TACARE représente un modèle
innovant de notre approche de la conservation
centrée sur les communautés,
qui précise les besoins humains
tout en assurant la promotion des valeurs
de la conservation. |
Les activités
de TACARE se divisent en cinq domaines principaux
:
. Développement économique
des communautés – exécution
de programmes de crédit et d’épargne
pour les communautés, fonds de développement
pour les villages, et encouragement de l’utilisation
de fourneaux à faible consommation d’essence.
La partie du
programme TACARE concernant le développement
des communautés se concentre sur
l’amélioration de la qualité
de vie dans la région du lac Tanganyika
en organisant des programmes de reboisement,
de limitation de l’érosion
des sols, et d’éducation à
la conservation de la population locale.
TACARE s’intéresse particulièrement
au cas des femmes et encourage et participe
à la mise en place d’un réseau
de femmes qui soutient les petites entreprises
et les projets individuels. .
Sylviculture – Nurseries
d’arbres, plantation d’arbres
autour des villages, établissement
de réserve forestières protégées
par des arrêtés municipaux. |

© JGI
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L’initiative sylvicole
de TACARE a plusieurs facettes. Les nurseries
d’arbres aident à la reforestation
et constitue une opportunité économique.
La plantation d’arbres dans et autour
des villages assure la promotion de l’éthique
de la conservation et du reboisement. Les réserves
forestières gérées par
les villages assurent à long terme leur
protection efficace.
. Agriculture –
développement et distribution de jeunes
plants améliorés de palmiers à
huile, développement de cultures commerciales,
et stages d’agriculture forestière.
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| © JGI |
© JGI |
Afin de maintenir
les ressources naturelles pour les générations
futures et pour permettre aux agriculteurs
d’aujourd’hui de vivre de
la terre, les pratiques agricoles doivent
suivre des principes de gestion durable.
Le programme agricole de TACARE
met en place des terrains de démonstration,
des stages pour les agriculteurs, ainsi
que des éducateurs locaux à
l’agriculture forestière
en ferme et aux mesures de contrôle
de l’érosion des sols. TACARE
informe sur la gestion de la terre, la
plantation sur le contour des champs d’herbes
vétivers (graminées qui
réduisent l’érosion
des sols), et l’utilisation d’engrais
organiques et de pesticides naturels.
TACARE met en place des cultures commerciales
pérennes ainsi que la culture de
légumes et de champignons. TACARE
fournit graines et fertilisants à
prix coûtant. |
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©
JGI |
. Santé
– planning familial, assainissement de
l’eau et de l’environnement, et
sensibilisation aux problèmes du SIDA
et autres MST.
Les
projets de TACARE liés à
la santé ont pour objectifs principaux
de faciliter l’accès au planning
familial, de donner des cours d’éducation
sexuelle, et de mettre à
la disposition des communautés
des moyens contraceptifs et de protection
contre les MST.
. Roots & Shoots
– programme d’éducation
environnementale et humanitaire à
destination des jeunes.
Roots & Shoots, fait également
partie du programme TACARE. Dans 45 écoles
primaires et dans les centres pour enfants
de 20 villages, les enfants jouent un
rôle actif dans le développement
et la mise en œuvre de projets en
rapport avec les animaux, l’environnement
et leurs communautés. |
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©
JGI |
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Créé
en 1984, ChimpanZoo est un
programme de recherche international consacré
à l’étude des chimpanzés
en captivité dans les zoos et autres
structures. Environ 200 chimpanzés
sont impliqués dans ChimpanZoo, ce
qui en fait le plus important programme de
recherche sur les grands singes jamais entrepris.
Formés par les zoos
et l’Institut Jane Goodall, étudiants,
soigneurs et volontaires observent et prennent
des notes sur le comportement des chimpanzés
captifs. Ces observations servent à
améliorer leurs conditions de vie en
captivité et sont comparées
avec celles effectuées sur les chimpanzés
sauvages. |
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Les résultats
de ces recherches sont présentés
lors de la conférence annuelle de
ChimpanZoo, qui se déroule chaque
année dans un lieu différent.
Cette conférence sert de forum de
discussion où sont échangées
de nouvelles idées et informations.
Elle réunit un public varié
d’universitaires, de zoologues, mais
également de particuliers. Des conférenciers
sont également invités pour
faire part de leurs plus récentes
recherches, et leurs découvertes
sont publiées dans des revues scientifiques.
La base de données
est accessible aux zoos, aux étudiants,
et aux enseignants.
Les objectifs de
ChimpanZoo :
-
Sensibiliser le public au sort des chimpanzés
et aider à la compréhension
de leur comportement.
-
Contribuer aux efforts déjà
fournis par les zoos pour améliorer
les conditions de vie en captivité
des chimpanzés.
-
Faciliter l’échange d’informations
sur les méthodes d’enrichissement
de l’environnement des chimpanzés
captifs.
-
Etablir une base de données internationale
sur leur comportement en compilant les
observations effectuées sur les
chimpanzés.
Un des projets en
cours les plus importants consiste en
une étude du vieillissement des
chimpanzés. Des données
sur le comportement et la personnalité
de nombreux individus ont été
transcrites sur une période de
plusieurs années. Par l’observation
des changements comportementaux et de
personnalité, les scientifiques
peuvent désormais étudier
les effets du vieillissement chez les
chimpanzés.
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Recensement des chimpanzés en Ouganda
En 1999, l’Institut
Jane Goodall Ouganda et la Wildlife Conservation
Society (WCS) ont mis en œuvre un programme
de 4 ans en collaboration avec l’Uganda
Wildlife Authority (UWA) et l’Uganda Forest
Department (UFD) pour évaluer le statut
des populations sauvages de chimpanzés
à travers l’Ouganda. Les objectifs
de ce recensement étaient : l’estimation
de la taille des populations des différentes
forêts, l’estimation de la répartition
des chimpanzés à travers ces forêts
afin d’identifier les zones à protéger
en priorité, l’estimation du statut
des autres primates et des grands mammifères,
et l’évaluation des menaces pesant
sur les forêts et leurs habitants. L’estimation
de la couverture forestière était
également un objectif du projet. Les images
satellites des forêts de l’ouest de
l’Ouganda ont révélé
qu’environ 800km2 de forêts ont disparu
depuis la fin des années 80, la majorité
toutefois, en dehors des aires protégées.
Il a été recommandé à
l’Uganda Wildlife Authority (UWA) de développer
une politique qui concernera le statut des chimpanzés
en dehors des zones protégées. Cette
politique est en cours de développement
par le comité national du GRASP (Great
Ape Survival Project). Une autre recommandation
concerne une politique visant la mise en place
de corridors forestiers entre les zones forestières
principales.
.
Réintroduction de chimpanzés
L’objectif
du programme de recherche sur la réintroduction
de l’Institut Jane Goodall est de faire
établir une étude préliminaire
sur la réalisation potentielle d’un
tel projet au Congo et en Ouganda, dont les sanctuaires
accueillent plus de 150 chimpanzés.
La mise en place d’un régime de semi-liberté,
où les jeunes chimpanzés apprendront
à chercher leur nourriture
dans un environnement naturel,
à construire des nids,
et à créer les liens sociaux
indispensables à leur survie constitue
la première étape cruciale de ce
projet.
.
Uganda Earth Education (Ouganda)
Le but de ce projet est d’influencer
et de réduire les pratiques dommageables
pour l’environnement dans les zones vulnérables
de l’Ouganda et en particulier celles qui
accueillent des chimpanzés.
Ce programme consiste
en :
.
Favoriser l’éducation à l’environnement
à travers l’Ouganda par l’organisation
de stages à destination des enseignants
du primaire et du secondaire et des membres des
communautés ayant des connaissances en
environnement, pour encourager l’évolution
des comportements.
. Aider les enseignants et le
système scolaire ougandais à dispenser
un programme d’éducation à
l’environnement à 10 000 écoliers
du primaire, et à 400000 étudiants
du secondaire, sur une période de trois
ans.
. Organiser pour les dirigeants
locaux et les politiciens une série de
visites de sensibilisation aux problèmes
de l’environnement et aux efforts nécessaires
pour les résoudre.
. Projet d’écotourisme
à la Réserve Forestière de
Budongo (Ouganda)
L’écotourisme en Ouganda, en particulier
l’observation d’espèces charismatiques
comme le chimpanzé, est considéré
comme une activité particulièrement
utile pour la conservation, qui aide à
la protection de certains sites, et au développement
économique local. Toutefois, il faut trouver
un équilibre entre la demande des touristes
et la disponibilité des sites. Le bien-être
des chimpanzés comme la qualité
de l’expérience des touristes doivent
être garantis pour assurer le succès
à long terme de ce type de programme, dans
une perspective à la fois économique
et de conservation.
Le grand nombre de visiteurs à Kanyanchu
(Kibale), durant la haute saison touristique,
nous a conduit à envisager la nécessité
de créer un nouveau site d’observation
des chimpanzés. Effet, pendant la haute
saison 2002, 32 visiteurs en moyenne par jour
a réalisé une marche en forêt,
incluant l’observation pendant une heure
des chimpanzés. Or, le maximum de visiteurs
recommandé par jour est de 6 pour l’observation
des chimpanzés. Ce chiffre est donc nettement
dépassé.
Forts du succès rencontré en Ouganda
dans le développement de programmes d’écotourisme
à Kanyanchu (Parc National de Kibale) et
au sanctuaire pour chimpanzés de l’île
de Ngamba, nous mettons maintenant en place une
stratégie pour développer l’écotourisme
à Kaniyo-Pabidi, dans la Réserve
Forestière de Budongo.
Kaniyo-Pabidi est géré par le Forest
Department. Un programme d’écotourisme
y a été créé en 1993,
et l’observation des chimpanzés a
commencé en 1994. Toutefois, le nombre
de visites est très bas par rapport à
celui de Kanyanchu au Parc National de Kibale.
Notre programme d’intervention sur quatre
ans a permis l’augmentation du nombre de
visites.
Malgré le
faible nombre de visiteurs, Kaniyo-Papidi a été
identifié comme un site très prometteur
pour l’écotourisme au regard de plusieurs
de facteurs :
.
La localisation du site est particulièrement
bonne. Il se trouve en effet sur la route d’une
attraction touristique majeure (les chutes de
Murchison). Il peut donc être facilement
intégré aux itinéraires organisés
par des tours opérateurs, et est également
accessible aux touristes indépendants.
. La géographie du site
est particulièrement favorable au développement
de l’écotourisme : le terrain est
plat, permettant des déplacements faciles
à pied pour la majorité des touristes,
le camp de base se trouve à la limite du
territoire des chimpanzés, diminuant ainsi
le risque de longues marches avant de les rencontrer,
la végétation est constituée
de forêt primaire et est moyennement dense
ce qui permet une bonne visibilité de la
canopée (et donc des chimpanzés)
et la présence de savanes et de prairies
permet l’observation de différents
écosystèmes. En outre, il y a un
réseau de 115km de sentiers bien entretenus
qui facilite l’accessibilité des
visiteurs.
Avant la troisième
année du projet, le Forest Department et
la communauté locale décideront
s’ils reprennent en main le programme ou
s’ils continuent à le confier à
une équipe entraînée capable
de gérer le programme de familiarisation
et les activités des visiteurs. Le manque
initial d’intérêt qu’a
connu ce projet indique que le potentiel maximum
de Kaniyo Pabidi en tant que site d’écotourisme
et d’observation des chimpanzés n’est
pas atteint. D’après notre expérience
dans le développement de projets similaires,
à Kanyanchu, qui accueille 3500 visiteurs
par ans et au Sanctuaire de l’île
de Ngamba, qui accueille 5000 visiteurs par an,
nous estimons qu’un plan d’intervention
de trois ans consacré à la formation
du personnel et au développement des infrastructures,
permettra à Kaniyo Pabidi de devenir un
programme d’écotourisme rentable
et prospère, contribuant au renforcement
des lois et à la protection de l’habitat
de la Réserve Forestière de Budongo.
. Central African World
Heritage Forest Initiative (CAWHFI)
L’objectif
ultime de CAWHFI est de créer un mode de
gestion durable des ressources naturelles, tout
en renforçant la capacité gouvernementale
et locale à gérer à long
terme la biodiversité. Les actions portent
sur le renforcement des lois, la gestion des aires
protégées, et l’augmentation
des activités communautaires visant l’amélioration
des conditions de vie et la limitation du trafic
de viande de brousse.
En tant que partenaire de CAWHFI, l’Institut
Jane Goodall travaille avec les ONG locales, les
gouvernements régionaux, et les infrastructures
des ONG déjà en place pour créer
un plan d’action régional et un plan
d’action communautaire pour l’amélioration
de la qualité de vie et la conservation,
avec un intérêt particulier pour
l’implication des femmes dans le trafic
de viande de brousse en tant que vendeuses sur
les marchés d’Afrique Centrale.
Les activités de ce projet révèlent
l’importance du lien entre la nécessité
de protéger la faune et la flore d’une
part, et l’ensemble des activités
économiques et sociales nécessaires
à l’engagement enthousiaste de la
population dans la protection de leur futur moyen
de subsistance d’autre part.
Les recherches précédemment effectuées
dans la région ont montré qu’il
était nécessaire d’accorder
plus d’attention et de valeur aux communautés
locales. En abordant le thème du trafic
de viande de brousse, la plupart des groupes de
discussion sur la conservation a initié
une tentative de compréhension des motifs
de participation à ce trafic, qui exploite
un ensemble commun de structures pré-identifiées,
ce qui inclut notamment : modèles d’association
avec la faune sauvage, politique, économie,
dynamique du trafic, causes et solutions à
la crise. Néanmoins, quand les médiateurs
des communautés ont été invités
à proposer des activités, l’accent
a été mis sur les facteurs sociaux,
incluant les questions d’identité
individuelles et communautaires, problèmes
et solutions liés au travail, rôles
respectifs des hommes et des femmes. Ainsi, toute
solution valable au commerce illégal de
viande de brousse doit intégrer les solutions
identifiées par les médiateurs.
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