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Le
Sanctuaire de Tchimpounga |
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le sanctuaire abrite 150 chimpanzés
orphelins, chiffre qui ne cesse d'augmenter.
Au cours des deux dernières années,
le sanctuaire a accueilli 45 nouveaux chimpanzés
et en un an seulement, la population du sanctuaire
a augmenté de 20 %.
Il est aujourd'hui impératif
de moderniser et de développer les
infrastructures en place !
Depuis plus de vingt ans, le Sanctuaire de
Tchimpounga constitue un refuge
au cœur du Bassin du Congo pour les chimpanzés
orphelins dont les mères ont
été victimes de la chasse.
Dans la plupart des cas,
ce sont les autorités congolaises qui
amènent les bébés chimpanzés
au sanctuaire, après les avoir
confisqués aux chasseurs qui
essayaient de les vendre comme animaux de
compagnie ou comme attraction. |
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La
Réserve de Tchimpounga |
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Outre
les 26 ha du sanctuaire, une réserve
de 7284 ha a été créée
en mars 1999 et classée par le gouvernement
de la République du Congo. Sa gestion
a été confiée à
l'Institut Jane Goodall. Un programme de recensement
organisé par le ministère de
l'Économie forestière de la
République du Congo estime qu'entre
50 et 60 chimpanzés vivent à
l'intérieur de la réserve. L'Institut
Jane Goodall prévoit d'effectuer un
nouveau recensement en dehors de la réserve,
le long de la rivière Kouilou où
une population de chimpanzés serait
installée. La réserve est surveillée
par des éco-gardes originaires des
villages voisins, pour lutter contre le braconnage. |
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Tchimpounga
travaille également à l'amélioration
des conditions de vie des populations
installées aux abords de la réserve
et conduit une politique de lutte contre la
viande de brousse (viande de singe).
Grâce au financement de l'Economic Support
Fund (ESF), l'Institut Jane Goodall a développé
un programme à long terme intitulé
Conservation Centrée sur les
Communautés (CCC). L'Institut
Jane Goodall mène également
des campagnes d'information et de mobilisation
de protection de la biodiversité. |
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Le Programme CCC
Notre programme CCC a pour objectif
d' impliquer les communautés
locales dans la protection de la réserve
et des ressources naturelles, tout
en stimulant leur propre développement
économique et social. Dans
cette optique, le projet combine différentes
activités qui touchent l'ensemble des
difficultés rencontrées par
ces communautés : renforcement de la
société civile et des organisations
gouvernementales locales, coordination de
la gestion de la réserve avec les villages,
développement de techniques de gestion
durable pour l'agriculture, encouragement
à l'obtention de diplômes reconnus,
présentation de nouvelles activités
agricoles et d'alternatives au trafic de viande
de brousse, amélioration des infrastructures
sociales et de leur gestion par les villageois,
et enfin l'éducation des plus jeunes
qui constitue une priorité pour l'Institut
Jane Goodall.
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L'Institut
Jane Goodall a reçu un retour très
positif et très encourageant.
L'Institut s'est vu proposer de soutenir les
actions de développement menées
par les autorités locales à
tous les niveaux. Notre équipe
agit sur le terrain comme un médiateur
entre les différentes autorités
responsables de l'éducation, de la
santé, des travaux publics, de l'agriculture
et de l'environnement, ainsi qu'avec les comités
de villages.
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Le bureau et l'équipe de JGI Congo
à Pointe-Noire. |
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Grégoire |
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Grégoire,
le plus vieux chimpanzé connu
d’Afrique, est décédé
le 18 décembre 2008.
Grégoire, qui était
âgé d’environ 66 ans, est
mort paisiblement dans son sommeil au sanctuaire
des chimpanzés de Tchimpounga
de l’Institut Jane Goodall au Congo.
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| Avant
d’être sauvé par le Dr.
Jane Goodall, Grégoire avait survécu
à plus de 40 ans de confinement solitaire
dans une cage inhospitalière du zoo
de Brazzaville.
Grégoire était déjà
une célébrité dans toute
la région lorsque Jane Goodall l’a
rencontré dans des conditions pénibles
en 1990.
"J’ai regardé cet être
étrange, seul dans sa cage, nu sur
des dalles de ciment. Sa peau pâle et
presque sans poils était si tendue
sur son corps émacié qu’on
voyait tous ses os. Ses yeux étaient
ternes lorsqu’il a tendu sa main maigre
et osseuse pour recevoir un morceau de nourriture
qu’on lui tendait. Etait-ce vraiment
un chimpanzé ? "
écrivait Jane Goodall.
Grégoire vivait dans sa cage du zoo
de Brazzaville depuis 1944. Jane Goodall prit
des dispositions pour qu’un soigneur
lui fournisse une alimentation plus saine
dans la perspective de son sauvetage. En 1997,
la guerre civile au Congo s’est aggravée.
Le zoo, situé à seulement un
kilomètre environ de l’aéroport,
était devenu le théâtre
de nombreux affrontements. Chaque fois qu’un
obus éclatait, Grégoire se mettait
à l’abri sous l’étagère
en bois qui lui servait de lit pour dormir,
s’éraflant ainsi le dos à
vif.
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Grégoire
le doyen |
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Grégoire
et Jane |
L’Institut
Jane Goodall, la Fondation John Aspinall et
l’Ambassade des Etats-Unis prirent des
dispositions pour faire évacuer par
un pont aérien les chimpanzés
du zoo vers Pointe-Noire au Congo et, par
la suite, les transférer au sanctuaire
de l’Institut Jane Goodall à
Tchimpounga.
En dépit d’un profond traumatisme,
Grégoire s’était finalement
adapté à son nouvel environnement.
Il était devenu le chimpanzé
emblématique de notre cause.
Grâce à la générosité
de ses parrains à travers le monde,
il avait plus tard bénéficié
au sanctuaire d’un espace réservé
en compagnie de La Vieille, une femelle adulte
au caractère tempéré
qui avait également été
sauvée du zoo.
Ils formaient ainsi un couple inséparable.
Grégoire est inhumé sur les
terres du Sanctuaire de Tchimpounga.
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Le
Sanctuaire de Chimpanzee Eden en Afrique
du Sud |
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Un sanctuaire
"pilote"
Situé à Nelspruit, en Afrique
du Sud, le Jane Goodall Institute
Chimpanzee Eden offre un environnement
propice au développement des chimpanzés
et au repos des visiteurs.
L'Institut Jane Goodall France a décidé
d'instaurer un partenariat avec l'Institut
Jane Goodall South-Africa, et en particulier
d’élaborer un programme de
parrainage destiné à soutenir
le sanctuaire dans sa mission.
Le Chimpanzee Eden
a été inauguré par
le Dr. Jane Goodall en mars 2006 et a ouvert
ses portes au public en juillet suivant.
Pionnier du genre, ce sanctuaire doit sa
singularité à son implantation
en Afrique du Sud, aux portes du Parc National
Kruger. L'Afrique du Sud n'abrite pas de
chimpanzés à l'état
naturel; ceux-ci vivent uniquement dans
les forêts d'Afrique équatoriale,
qui s'étendent de la Guinée
à la Tanzanie. Le sanctuaire est
exclusivement dédié au sauvetage
et à la réadaptation de chimpanzés
rescapés de situations périlleuses.
Le site
Le sanctuaire est implanté dans une
réserve privée dont l'environnement
se rapproche de l'habitat naturel des chimpanzés,
grâce à ses forêts d'eucalyptus
et au climat tropical dont bénéficie
cette région. Ces conditions exceptionnelles
permettent aux chimpanzés d'apprendre
à s'adapter à un habitat ressemblant
à ce qu'ils pourraient connaître
à l'état naturel.
La réserve couvre 1000 hectares,
et abrite une flore et une faune abondantes.
Girafes, antilopes, zèbres se côtoient
et vivent paisiblement dans une nature luxuriante.
La réserve est situé à
quelques kilomètres de Nelspruit,
centre économique et touristique
important, et capitale de la province de
Mpumalanga – "l'endroit où
le soleil se lève".
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Les
objectifs
Le sanctuaire s'est fixé pour objectif
le sauvetage de chimpanzés en situation
critique : petits orphelins vendus illégalement
comme animaux de compagnie après
le massacre de leurs parents braconnés
pour servir de viande de brousse, ou victimes
du trafic illégal vers les zoos,
les cirques et les laboratoires de recherche
médicale.
Le sanctuaire constitue un foyer pour ces
primates qui ne peuvent être replacés
immédiatement dans leur environnement
naturel du fait de leurs blessures physiques
ou psychologiques, de leur condition générale
ou de leur inadaptation.
A terme, il s'agit de reconstituer autant
que possible des "familles" de
chimpanzés, socialement structurées
et composées d'individus indépendants
et aptes à vivre dans un environnement
totalement libre, dans le but de les réinsérer
dans leur milieu naturel, dans une réserve
dont l'implantation est en cours d’étude.
Le travail
de rééducation
Après une période de quarantaine
et, si nécessaire, de soins physiques
et psychologiques, les chimpanzés
rapatriés au sanctuaire découvrent
pleinement leur nouveau foyer et apprennent
à vivre dans des conditions très
similaires à celles qu'ils connaîtraient
à l'état sauvage.
Pour ceux qui ont grandi sans aucun contact
avec d'autres chimpanzés, le travail
consiste d'abord à les aider à
se débarrasser de "l'empreinte"
humaine qui leur a été imposée
par leurs propriétaires. La première
leçon est d'apprendre à être
un chimpanzé ! Ce processus nécessite
patience, doigté et persévérance
de la part des soigneurs. La période
de la quarantaine permet de préparer
l'étape cruciale qu'est la "rencontre"
physique avec d'autres chimpanzés.
Durant celle-ci, les nouveaux arrivants
sont effet séparés les uns
des autres dans plusieurs grandes cages.
Pour les cas les plus délicats, des
volets recouvrent les grillages et sont
découverts un peu plus chaque jour,
leur permettant de s'entr'apercevoir.
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Attention
: tout
contact entre le public et les chimpanzés
est strictement interdit.
Seul le personnel du sanctuaire est
autorisé à entrer en contact
avec les pensionnaires,
et ce uniquement pour des soins ou des
interactions éducatives. |
Ce n'est qu'une fois
effectuée cette première "pré-adaptation"
que les chimpanzés sont présentés
au reste du groupe, dans leur logis de nuit
ou dans les enceintes appropriées.
Durant tout ce temps, l'équipe veille
au grain !
Plusieurs enceintes de différentes
superficies permettent par la suite d'accueillir
les pensionnaires dans la journée,
selon leur âge, leur condition physique,
et leur degré d'adaptation. La nuit,
les chimpanzés retrouvent leur ‘lit’
pour dormir au calme et au chaud.
Dans ce régime de semi-liberté,
les chimpanzés apprennent à
se débrouiller dans un environnement
naturel, chercher leur nourriture, construire
des nids, utiliser des outils, grâce
à des méthodes d'apprentissage
ludiques. Par exemple, des "Arbres
à nourriture" cachent du sirop
et du beurre de cacahouètes et ne
livrent leurs trésors qu'aux petites
mains agiles et patientes ! Ou encore, les
soigneurs placent du miel dans des cavités
pour que les chimpanzés le récupèrent
à l'aide de longues tiges d'herbes,
comme s'ils pêchaient des termites
!
Regroupés au départ en fonction
de leurs affinités, les chimpanzés
s'initient à la création de
liens sociaux qui sont essentiels à
la vie de tout chimpanzé. Ces liens
établis, ils partagent mutuellement
leur savoir et l'apprentissage progresse
vite.
L'équipe tache de leur apprendre
des vocalises. Les chimpanzés restent
souvent perplexes au début, faute
d'avoir entendu de tels sons dans leur vie
précédente, puis comprennent
et s'amusent vite.
La première phase d'adaptation acquise,
les chimpanzés sont transférés
dans une enceinte plus grande, abritant
des arbres plus imposants et l'interaction
avec les soigneurs se restreint.
Lors d'une dernière étape,
les chimpanzés rejoignent un troisième
et vaste espace. Ils y vivent à l'état
le plus proche possible des conditions naturelles,
ils s'organisent et gèrent leur structure
sociale sans contrainte, et les contacts
avec les soigneurs se limitent au strict
nécessaire.
Le programme
de parrainage
Nous
proposons 4 chimpanzés à parrainer.
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Parrainer
un chimpanzé |
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